LECTEURS
Voy. Ordinations, Frdits, EpItre , Matines, Ténèbres.
LIBERA NOS, QUMSVMUS.
( Kxplicalion du P. Lebrun. ) § I. Rubrique et remarques sur la palène.
Sur la fin du Pater, aux grand'messes, le diacre va au côté droit du prêtre, et le sousdiacre va au côté droit du diacre, qui reçoit lu patène, l'essuie avec le purificatoire et la présente au prêtre.
Aux messes basses, le prêtre essuie lui-même la patène, en disant : Libéra nos ; i7 la prend et la lient entre le second et le troisième dohjt, sans disjoindre les deux premiers, fait avec elle le sùjne de la croix sur soi, lorsqu'il dit : Da propilius pacetu, il la baise et la met sous l'hostie.
1 . Le diacre reçoit la patène du sous-diacre, pîirce que, dans la plupart des églises, c'est le sous-diacre qui la garde. Il y a eu beaucoup de variétés sur ce point, et l'on a cru , en diverses églises, qu'on pouvait la laiss;:r sur l'autel sans la faire tenir. C'est ce qu'on pratiquait à Grenoble, selon le Missel de 1522, et qu'on observe actuellement à Sens, à Clermont et au Puy-en-Vcl;.^/,^!). En effet, depuis plusieurs siècles, la p;itèiie est si petite qu'elle n'embarrasse poiut l'aulel, et qu'on peut l'y laisser, comme l'on f.iii aux messes basses. Voyez ce qu'on dira de la Patène en son lieu.
2. Le diacre à la grand'mcsse, et aux petites le prêtre, essuie la patène avec le purificatoire, afin qu'elle soit plus propre, sans poussière et sans humidité.
3. Le prêtre la prend entre le second et le troisième doigt , pour ne pas disjoindre le premier et le second, qui sont joints depuis la Consécration.
k. Il la tient élevée et appuyée sur l'autel, pour être plus à portée de s'en servir pour l'aire le signe de la croix.
S. £"11 disant : Da propitius pacem, (7 fait le signe de la croix avec la patène [i), et la baise par respect, comme l'instrument de la paix, et le vase sur lequel on dev/iit rompre Ici sainte Eucharistie qui est la paix des chrétiens ; et il s'en sert en même temps pour
(1 ) A Bourges on ne ta fait tenir qu'aux fêtes solennelles.
(-2) Le Cérémonial des évêques, et la plupart des Missels des Eglises de France imprimés depuis ceut ans, prescrivent ce signe de croix, quand ou dit les paroles qui précèdent immédiatement Da propilius, etc. (Noie de l'éditeur)
(5) lj)se est pa.\ noslra... suivons inimicllias iu carne sua, Eolies. II ii. '
faire le signe de la croix, parce qne c'est par la croix que Jésus-Christ a détruit en sa chair (3) tout ce qui s'oppose à notre paix. 6. Il met la patène tous l'hostie, parce que c'est de la palène qu il prendra plus facilement l'hostie pour la rompre, et où il doit la tenir jusqu'à ce qu'il ait communié,
§ II. Explicalion de l'oraison Libéra im, où l'on demande d'être délivré de toutes sortes de maux, et spécialement de la guerre, comme d'une source de pécbés et de troubles.
Délivrez-nous, Sei- Libéra nos, qnaesugneur , de tous les mus. Domine, ab otnmaux passés , pré- nibus malis prœlerisents et à venir, nous lis, praesentibus et vous en supplions , futuris ; et inlorce- Seigneur; et par l'in- dente beata el glorio. tcrcession de la bien- sa semper virginc heureuseMarie.mère Dei génitrice Maria, de Dieu , toujours cum bealis apostolis vierge, de vos bien- tuis Petro et Paulo, heureux apôtres, atque Andréa, et oni- Pierre, Paul et André, nibus sanclis, da proct lie tous les saints; pitius paicm in diedonnez-nous, par un bus nostris , ut ope effet de votre bonté, misericordiae tuae adla paix dans nos juli, et a peccato sijours , afin qu'étant mus semper liberi, et soutenus par le se- ab omni perturbacours de votre misé- tione securl, per eura» ricorde, nous soyons dem Dominum notoujours délivrés de strum Jesuni Chritoui péché, el exempts slum Filium luum , de toute sorte de irou- qui tecum vivit et blés. Par le même Je- régnât in unilale Spi sus-Christ Notre-Sei- ritus sancli Deus ; gneur, voire Fils, qui Per omnia saecula sœétanlDieu vil et règne culorum. Amen, avec vous dans l'unité du Saint-Esprit ; Par tous les siècles des siècles. Amen.
Libéra nos, qu^sumus... Deitvrez-nous de tous les maux passés [k). Les maux passés sont nos péchés passés, el les peines qu'ils ont méritées ; ce sont les mauvais effets que nos péchés ont causés, et dont nous sommes responsables ; ce sont les impressions el les traces qu'ils ont laissées dans l'imagination et dans les sens. L'expérience n'apprend que trop quelles impressions laissent après soi tout ce qui blesse la pureté ou la charité, les mauvaises lectures, les mauvais discours. Nous demandons d'en être délivrés (5).
Pr^sentibus. Les maux présents sont les maux qui nous affligent actuellement, soit dans l'esprit, soit dans le corps, comme les tentations , les maladies , les disgrâces, et généralement tous les maux qui nous viennent du dedans ou du dehors, soit que nous les sentions ou que nous ne les sentions pas. Il y a quelquefois des maux intérieurs que nous ne sentons oas assez, à cause delà
H) De propitiâto peccato noii esse sine melu. Eccli. v, 5. Csecus est, et manu tentans, oblivionem accipiens purgationis veterum siioruui delictorum. Il Petr. v, 9.
(S) Iniquitales uostrae, et peccats noslra super nos sunt, et in ipsis nos labesciums : quomodo ergo vivere potciiraus? Eiec/i. xxi.ii, 10.