‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 3)Chapitre 23 sur 157 · ATROPHIE MUSCULAIRE PROGRESSIVE · texte numérisé non relu

ATROPHIE MUSCULAIRE PROGRESSIVE

son même de sa facture, une lubie analytique et alphabétique qui manque à ce volume, serait indispensable pour le consulter.

ASTRIiVGEIVTS. Charme. M. Blanchet a encore enrichi la classe déjà si nombreuse et variée de ces médicaments en montrant que les feuilles du charme {Carpinus belulus), qui se trouve si répandu, et qui forme ordinairement les berceaux des longues allées des jardins, contiennent jusqu'à 9 pour 100 de tannin. A défaut des autres astringents, on peut donc employer les feuilles ou l'écorce de cet arbre, en décoction, macération ou toute autre forme pharmacologique. On peut compter sur une action égale à celle du ralanhia. [Répertoire de pharmacie. )Yoy. Diarrhée.

ATxVIOGRAPIlE. Nouvel instrument imaginé par le docteur Sanderson, traçant sur le papier les variations des mouvements respiratoires, comme le sphygmographe et le cardiographe le font pour les battements du cœur. Celui-ci sert en outre à mesurer la quantité absolue d'air respiré [Lancet.]

ATRÉSIE. Atrésic vulvaîrc. Depuis que Michon, de si regrettable mémoire, publia onze faits de ce genre dans le Bulletin de thérapeutique en 1861, un nouveau cas de cette affection rare et curieuse, par contracture spasmodique du sphincter vaginal, s'est présenté à l'observation de M. Gaffe. C'était chez une femme de vingt-cinq ans, mariée depuis trois ans et demi, n'ayant jamais pu consommer l'acte du mariage, malgré l'absence de l'hymen, de fissure et de toute lésion locale. La dilatation sous toutes les formes ayant été vaine, la division du sphincter fut pratiquée, et malgré la dilatation consécutive, ce fut également sans résultat.

L'anesthésie locale ou générale ayant été refusée, il s'agissait de mettre en usage un dilatateur mécanique servant d'introducteur, s'échappant et tombant spontanément ensuite. {Union méd. n" 64.)

M. Marion-Sims appelle plus justement vaginisme ce spasme, surtout quand il est accompagné de sensibilité, d'hyperesthésie du vagin. (Voy. Vaginisme.)

ATROPHIE MUSCULAIRE PROGRESSIVE. On sait aujourd'hui qu'elle peut exister avec ou sans altération du sys-

'C'è AUSCULTATION.

lôme, nerveux. Cette inconstance est telle, que l'on a vu dans ces alléralions plul'ôl un ofTet que l<i cause du 1 airophie musculaire ; inlerprolHlion conlredile par cette observaiion de Al. Lockàrl Clarlie, de i'élal intact des deux moitiés de la moelle 'épinière d'un ampuié de la jnnbe, longlemfis auparavant. D'ailleurs ce serait de l'atropUip et non du ramollissement des exsudations que l'on observerait dans cette hypothèse.

Quoi qu'il en soit, il est impossible jusqu'ici de prévoir par aucun signe pendant la vie si ces alléralions existent. En attachant quelque importance à l'absence de doilleur comme signe négatif d'après un seid fait par lui observé, M. Meryon a été contredit formellement par M. Lockart Clarke. D'abord la douleur n'existe que dans un tiers environ des cas, et de plus, ayant examiné le pont de Varole, la moelle allongée et la [)artie supéirieurede la moelle épinière, envoyés par M. Puget et provenant (i'un enfant mort d'atrophie musculaire ayant débuté par la langue, puis les extrémités supérieures et d'autres parties, sans aucune douleur, il constata une dégénérescence évidente de la substance grise du renflement cervical. Une exsudation granuleuse occupait une partie du noyau du nerf spinal s'étendant à celui de l'hypoglosse. A ce niveau, les parties latérales du bulbe avaient subi un certain degré de dégénérescence. Aucun fond n'est donc à l'aire sur ce signe de la douleur pour ou contre les lésions anatomiques. (Soc. méà, chir. de Londres, février.)

AUSCULTATIOM. Bruit lie frottement péritonéal. Use

produit, selon M. Seidel, au niveau de tous les organes contenus normalement dans la cavité abdominale et des productions morbides les plus diverses qui peuvent s'y développer. Le plus souvent il dénote des altérations chroniques du péritoine, comme celui de la plèvre et du péricarde, mais les altérations du foie et de la rate peuvent aussi le déterminer comme il en rapporte des exemples. 11 l'a même observé dans l'entérite aiguë. Il a surtout de l'importance diagnostique pour le début de l'hépatile et de, la périhépatiie syphilitique.

Ne se produisant que dans des cas où le mouvement péristaltique des intestins est très-borné, soit par la péritonite, soit par l'emploi de l'opium, ce bruit, assujetti dans la plupart des cas au riiythme des mouvements respiratoires, peut en imposer pour un frottement dé la plèvre. Cette erreur sera évitée en faisant faire

AVORTERENT.

un effort énergique d'inspiration au malade, la glotte fermée, condiiiiin qui s'oppose au froliement pleurétique.

Ses ca'-acli'res varient entre lo frôlement léger et nu bruit de cuir neuf éclatant avec tous les inlermédiaire.s, de môme que dans les antres séreuses Le gargouillement des gaz en renrl la perception difficile, et il convient de prolongi^r l'examen, l'auscultation stéthosi opique, pour le bien distinguer. La douleur de la parlie où il se forme ei sa propagation sont d'autres causes d'inceriilude. Ce n'est donc que par une alionlion soutenue et en répéianl souvent l'examen, comme on le fdii pour le tlioras, que l'on pourra connaître ce bruit et en préciser les niodificaiions. [Deutsche [îlinilc, n° 51, I860.)

iTtatité tyinpauifiue. Voy. Pneumonie.

Stéllwscope de trousse. M. Mattel a pu le rendre ainsi portatif en en diminuant le volume et les angles. Aux extrémités d'une tige métallique sont articulés avec une charnière la plaque auriculaire et le cercle placé par le corps à explorer. Un tube en caoutchouc, en forme d'entonnoir, est adapté à ces deux plaques terminales recouvrant la lige centrale et les charnières. Il se ferme en rabattant les plaques perpendiculairement à la tige au moyen des charnières, s'ouvre en tirant dessus, comme on le fait du chapeau Gibus (Acad. deméd.). A l'avenir de dire Si cette nouvelle invention de l'ingénieux accoucheur est destinée à plus de succès que les précédentes, mais il est permis d'en douter.

AUTOPÏLVGISIIE. Désighàtion nouvelle introduite par M. Mourgue, indiquant un état de l'organisme qui, à bout de ressources, ordinairement à la suite d'une diète sévère et prolongée dans les lièvres continues, se mange, se détruit lui-même par un besoin impérieux de la nutrition, à défaut de l'alimentation qu'on lui refuse. L'apparition d'aphthes en, serait le meilleur signe. 'Voy. Fièvre typhoïde.

Bruits dédoublés.

AVORTEMEj\T. Pathogénie. Sous prétexte qu'en étudier les diverses causes, comme l'ont fait les auteurs, ne suffit pas pour s'en fnire une idée exacte, sans l'analy.se des phénomènes con-

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