MORTALITÉ
manières [Bull, de la Soc. de Seine-el-Oise, 1865). Mais, avant tout, il faut étendre l'observation pour la justifier, et les explications seront données par surcroît.
Des moyens pratiques de constater lu mort par iéleclricilé à l'aide de la faradisation , par le docteur Bonnejoy. Paris, in-8'' de 32 pages.
Mort subite. Voy. AncÈs.
MORTALITÉ. Morts-nés à Rome. Leur nombre extraordinaire, pendant l'année 1 SeS-l 866, a frappé le professeur Scalzi. Tandis que la moyenne des quatre années précédentes n'était que de 352, celle-ci a été de 955. Sans avoir découvert ni signalé la cause secrète de celte effrayante mortalité, il en accuse le défaut de constatation régulière, scientifique des naissances et des décès [Giorn. med. di Rama). C'est ainsi qu'un mal en engendre d'autres.
Mortalité des nourrissons. Selon M. Husson, directeur de l'assistance publique, elle est d'un sixième à l'état normal pour les enfants de un jour à un an, ainsi qu'il ressort de la statistique suivante, pendant les années 1 858, 1859 611 860, le déparlement de la Seine excepté, en raison de ses conditions exceptionnelles dépopulation. Voy. — Allaitement.
Naissances. Décès. Morlalité p. 100.
Population urbaine 249847 45 766 18,32
Population rurale 672857 121045 17,96
Populations réunies "92-2704 160811 18,08
L'écart entre la mortalité des villes et des campagnes est donc seulement de 0,3G pour 100 en faveur des campagnes, sans doute en raison des mauvaises conditions d'allaitement qu'y rencontrent les nouveau-nés.
La contre-épreuve de ce fait se trouve dans la statistique du département de la Seine, où la mortalité des enfants de un jour à un an eslde 1 6,38 pour 1 00 pour Paris, et de 17,98 dans les communes rurales. Les proportions sont renversées ici en raison des nombreux nourrissons de Paris qui meurent à la campagne. Sur une moyenne de 53 335 naissances, de 1 860 à 1863, les familles parisiennes ne confient pas moins de 1 8 000 enfants à
MORTALITÉ. :501 des nourrices salariées, ainsi qu'il résulte du tableau suivant, :
Enfants placés par les Buicaux pai'ticiiliei-s, en 18G5 (non compris SSGi enfants confiés, par leur intormcdiairo, à des noiir-
rires sur lien) 9 042
Enfant» placés par la Diroclion des nourrices i 074
Enfants assistés envoyés en nourrice 3942
Enfants placés directenicnl par les familles (environ) 3000
Total 17 958
Si, pour démontrer les causes de cette mortalité, M. Brocliard a conclu qu'elle était moindre à Nogent-le-Rotrou, où la surveillance des nourrices, par les médecins, pouvait s'exercer activement (voy. Allaitement), la différence provient aussi de ce que celte statistique porte sur des enfants de un jour à deux ans. Les résultais ne sont pas si beaux pour les enfants de un jour à un an, confiés à la direction des nourrices, comme l'indique le tableau suivant :
Mortalité moyenne.
18G2 minimum 30,02 —
1864 maximum 40,07 —
Celle mortalité, s'appliquanl à des enfants légitimes pour la plupart, rien ne montre mieux l'influence des conditions de la naissance sur sa proportionalilé, que la mortalité comparée de celiedes enfanls assistés de Paris dans des conditions opposées et âgés aussi de nu jour à un an.
En 1828 elle était do 5'J,70 p. 100.
En 1858 de 58,91 —
En 1800 de 49.84 -
En 180 i de 39,20 —
Mais si celle influence est inconteslable, celle d'une double action administrative et médicale combinée n'est pas moins évidente par la diminution progressive de cette mortalité, aussi bien sur les nourrissons que sur la généralité des enfanls assistés de un jour à douze ans qui, de 25,47 pour 1 00 qu'elle atteignait en 18.58, ne dépasse plus guère 7 pour 100, comme justifie le tableau suivant :