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afflue l'émigralion circassienne, fuyant la conquête et le joug moscovite, en proie à la misère physique et morale et au typhus épidémique, et semant partout la mort, le docteur Barozzi, envoyé sanitaire de la Porte, n'a pu diminuer l'épouvantable mortalité de ces émigrés qu'en les dispersant dans des campements appropriés et en leur faisant délivrer quelques vivres. [Gaz. méd. d' Orient, août.)
ULCÉRATION ARTÉRIELLE. M. Richet l'a rencontrée sur l'artère crurale à la suite de l'amputation, à 1 centimètre au moins de la cicatrice de la. ligature formant une perforation circulaire de 3 à 4 millimètres, s'effectuant de dedans en dehors comme l'a signalé le premier le chirurgien anglais Hogdson. Elle était produite par une plaque alhéromateuse. Mais il faut remarquer que c'était sur une artère ossifiée et sur un individu qui succomba un mois après l'amputation a une phlhisie galopante. Ce fait n'indique pas moins la possibilité de la production d'une nouvelle variété d'anévrysme artérioso-veineux, qui jusqu'ici n'a pas encore été observé. {Soc. dechir., 10 février.)
M. H. Lee en a rencontré également deux cas à l'hôpital Saint-George. Le premier de l'artère cubitale, à la suite d'une amputation du bras, ayant donné lieu à une abondante hémorrhagie; le second de la fémorale, après une contusion du genou qui détermina des accidents mortels. {Med. Times.)
Elle s'observe également à la suite d'abcès surtout à la région cervicale chez les enfants et produit alors des hémorrhagies foudroyantes. "Voy. Hémorrhagies.
Ulcérations syphilitiques €le la trachée. Yoy. Syphilis.
ULCÈRES DES JAMBES. L'usage interne de dix à quinze gouttes de teinture d'opium malin et soir a paru avantageux à M. Skey, chirurgien de l'hôpital Saint-Barthélemy (de Londres). On voit, dit-il, après cinq à six jours la base atonique se couvrir de petits points rouges qui finissent par constituer une couclie de bourgeons charnus qui comblent la perte de
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substance en même temps que la cicatrisation se fait rapidement. Ces effets surprenants ne peuvent-ils être rapportés aux topiques employés simultanément? L'auteur croit au contraire que 1 opium guérit l affeclion locale en modifiant l'état général de 1 économie. {Tlie Lamet, n" \ .)
On a aussi préconisé la teinture d'aloès. Voy. ce mot Le docteur Wolkmann recommande l'emploi de la ouaté quand la sécrétion n'est pas très-abondante, comme favorisant la formation des croûtes et la cicatrisation. On l'applique immédiatement en la recouvrant d'une bande roulée, et l'on ne change que tous les six à huit jours. La position horizontale du membre est indispensable. {Archiv f. klin. chir.)
Llcère simple du duodénum. V. Duodénum.
URÉMIE. Pour éclairer la question de la transformation de 1 uree en carbonate d'ammoniaque au sein de l'organisme soutenue par Frerichs, et mise en doute par plusieurs observateurs, M. Pélroff a extirpé les reins à des chiens et des chats pour produire 1 urémie et ayant examiné le sang ensuite à différentes époques en prenant toutes les précautions pour éviter la translormation ultérieure de l'urée, en carbonate d'ammoniaque, il a retrouve celui-ci tout formé dans le sang. De plus, il a in ecté aans le sang d autres animaux sans extirpation des reins de 1 urée, du carbonate et du sulfate de soude, du carbonate d'ammoniaque, et toujours il a observé des phénomènes en tout semblables à ceux de l'urémie, leur degré d'intensité et leur caractère étant en raison de la quantité d'ammoniaque contenu dans le sang et de l'état sous lequel cette substance s'y trouve {Archives de Virchow.) Voy. Cancer de l'utérus, Épilepsie.
Traitement. Quand elle succède à des exanthèmes aigus le docteur Lange (de Koenisberg) recommande le tartre stibié en solution aqueuse, 5 centigrammes pour 30 grammes d'eau que 1 on administre par cuillerées à bouche de quart en quart d heure ou toutes les demi-heures environ. Sur 5 cas où il a lait usage de celte médication, il en rapporte 3 ou la guérison eut heu alors que des convulsions violentes et le coma signalaient
rZTTv Ï^h'- ''''''' ^•^'^""^ P^^ Boerhaave, LuIIen, P. Frank et d'autres médecins de leur époque avec ce
médicament contre les hydropisies peuvent ainsi Ll rattachés à cette action spéciale. (Ebdomnd. clinico.)
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Nous croyons que le tannin à haute dose convient également sinon mieux dans ces cas.
URÉTIIROTOMIE. En présence d'une atrésie de l'urèlhre
chez un nouveau-né à l'hôpital des Sables d'Olonne, M. Peliteau, trouvant très-défectueux les procédés indiqués jusqu'ici pour remédier à ce vice de conformation, tenta avec succès d'établir un canal par la perforation de la verge dans toute sa longueur, par le procédé suivant : L'enfant placé sur les genoux, les jambes écartées, un bistouri à lame très-étroite fut plongé dans la direction uréthrale du gland, à quelques millimètres seulement, puis remplacé par un stylet cannelé enfoncé lentement en écartant les tissus et roulé de temps en temps sur lui-même, guidé à cet effet par la main gauche qui soutenait la verge. Arrivé à la prostate, une sonde cannelée fut glissée sous le stylet pour continuer la même manœuvre, et bientôt le défaut de résistance indiquait sa pénétration dans une cavité. L'urine ne coulait pas cependant. Une algalie en argent pénétra facilement et, en comprimant de toutes parts les parois de l'urèthre nouveau, arrêta l'écoulement du sang, dont 45 .grammes environ avaient été répandus; mais l'urine ne coula pas davantage. Elle fut remplacée par une sonde en caoutchouc à demeure, et la verge relevée et enveloppée d'une compresse d'eau froide.
Le lendemain, le petit opéré était tranquille et sans fièvre; la verge était à peine tuméfiée; une odeur urineuse s'exhalait des langes, et un petit jet d'urine s'échappa sans douleur entre les parois du canal et la sonde. Ventre indolore. La sonde, enlevée le soir, détermina un nouveau jet d'urine sans signe de douleur. Replacée le lendemain et maintenue pendant quinze heures, elle fut suivie de l'écoulement normal de l'urine par jets soutenus survenant subitement et s'arrêtant de même. Il n'y eut ni infiltration, ni aucun autre accident, et, sept semaines après, le canal avait la largeur et la régularité normales, l'enfant étant fort et bien développé. (Soc. de vied. de la Loire- Inférieure, vol. XXXIX, p. 2-1 2.)
Dans un cas absolument semblable, chez un nouveau-ne a l'hôpital Saint-Antoine, M. Le Fort prit ainsi pour une miperforation de la verge, comme le chef et l'interne du service d'accouchement, ce qui n'était en réalité qu'un simple hypospadias, démontré le lendemain par M. Jarjavay. Instruit par
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des faits antérieurs, il découvrit aux environs du filet un tout petit orifice presque invisible, tout à fait caché par un repli de la muqueuse, par lequel un stylet pénétra facilement jusque dans la vessie. {Gaz. hebd., n° 36.)
Fondé sur ce fait, M. Le Fort se croit en droit de dire que le succès de M. Peliteau repose sur une erreur semblable.
C'est donc là un nouvel élément de diagnostic dont on devra tenir compte, mais qui ne paraît pas infirmer l'observation précédente, d'après les huit exemples analogues rappelés dans la thèse d'agrégation de M. Guyon (Des vices de conformation de l'urèlhre chez l'homme, et sur les moijens d'y remédier. Paris in^S" de 180 pages). L'urine ne coula pas immédiatement, en effet, comme dans les cas d'imperforation, ce qui, joint au défaut de saillie de l'hypogastre, dénote qu'elle n'est pas sécrétée tout d abord : condition très-fâcheuse pour ceux qui conseillent la ponction hypogastrique ou rectale de la vessie, et qui pourrait faire croire à un insuccès. L'urine ne s'écoule que vingtquatre ou même quarante-huit heures après l'opération.
Dans un cas très-remarquable de destruction traumatique do la région prostatique, relaté devant la Société de chirurgie (17 février), M. Notta a pu, à l'aide d'une opération et le séjour prolongé des sondes vulcanisées, rétablir la continuité et la perméabilité du canal. {Union méd., n° 27.)
Un rétrécissement datant de six à huit ans ayant donné lieu a une rétention complète, et l'introduction d'une sonde étant impossible, M. Bron donna la préférence à l'uréthrotomie externe sur la ponction. Les soufi'rances du malade, peut-être 1 absorption des urines avaient déterminé le délire et une extrême prostration. L'incision fut pratiquée sans sonde conducteur et donna issue à trois litres d'urine. Une sonde à demeure en assura ensuite le libre cours, et la guérison eut lieu. Mais après plusieurs mois, le malade est rentré à l'Hôtel-Dieû avec une fistule dans l'ancienne cicatrice. (Soc. de méd. de Lyon. )
M. Simpson choisit aussi cette opération pour un rétrécissement datant de deux ans avec fistule périnéale, donnant passage à la presque totalité de l'urine. L'urèthre était oblitéré depuis le bulbe jusqu'à l'ouverture fistuleuse, dans une étendue d un pouce et quart, et une fausse route tortueuse, n'admettant le passage d'aucun instrument, existait à sa place. Un conducteur introduit par la fistule fut conduit dans la vessie, et
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calhéler ayant été ensuite poussé jusqu'au rétrécissement, une incision fut pratiquée sur le trajet du canal, depuis la pointe de cet instrument jusque sur le conducteur. Le cathéter parvint dès lors facilement dans la vessie, et en réunissant la division uréthrale sur cet instrument laissé à demeure, la cicatrisation se fit rapidement et amena une guérison complète, qui s'est maintenue et a permis le passage des sondes n" 1 0 sans la moindre difficulté (Med. Times, p. 310). Succès obtenu au mépris du précepte classique qui consiste à suivre toujours le trajet de l'urèthre tant qu'il en reste des traces. Au contraire, ici le chirurgien a divisé au hasard, sans excision et en réunissant par première intention. Pratique osée, téméraire comme l'est ordinairement la chirurgie anglaise; mais qui, tout en s'écartant des procédés raisonnés et rationnels, n'en obtient pas moins de brillants succès.
Sauf les cas de traumatisme, où l'état de la constitution n'expose pas aux accidents fréquents qui suivent l'uréthrolomie externe chez les vieillards, M. Pollock donne la préférence à la ponction de la vessie dans les rétrécissements infranchissables. La section périnéale lui paraît une opération laborieuse, et en considérant que l'urèthre est parfois introuvable, que l'hémorrhagie, les abcès, l'infection purulente en sont souvent la suite redoutable, que la récidive ou une fistule ne sont pas rares, il n'hésile pas à recourir à la ponction par le rectum qui e'^^t simple et aisée. L'auteur y trouve cet avantage qu'en maintenant une sonde à demeure pendant quelque temps, le rétrécissement se modifie à l'abri du contact de l'urine, et qu'il est ensuite plus franchissable quand on veut fermer l'ouverture artificielle. [Veslern. med. and surg. Soc, octobre.)
Uréthrotomie interne. Dans deux cas de rétrécissements organiques infrancliissables, le professeur Barbosa en a introduit l'usage avec succès à Lisbonne, selon le procédé de M. Maisonneuve, en pratiquant trois incisions intra-uréthrales. Il insiste particulièrement sur la nécessité de ne plus passer de sonde après celle qui doit être introduite immédiatement l'opération pour en constater le résultat. Autrement on favorise la suppuration, la formation du tis.su inodulaire et la reproduction du rétrécissement au lieu de le prévenir. [Gaz. med. de Lisboa, n" 22.)
■ DilatabUiié de l'urèthre. Contrairement au précepte clas-
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sique, ce n'est pas une contre-indication pour M. Bryant, que la moyenne grosseur d'un calcul ou d'un corps étranger dans la vessie de la femme pour en tenter l'exlraclion par la dilatation de l'urèlhre, car il ne craint pas de pratiquer celle-ci, d'une manière rapide et forcée avec un dilatateur métallique, au point d'admettre le doigt, en prétendant qu'elle expose moins à la rétention d'urine que la dilatation lente, graduelle, mesurée. Sur 28 cas analysés par lui, cet accident, noté 4 fois, survint précisément par ce procédé qui a pour but de le prévenir, tandis qu'il fut à peu près nul dans les deux cas relatés par lui à la Roijal and med. chir. Society, malgré le volume des calculs, dont l'un mesurait 1 p. 1 /4 et l'autre 2 pouces de diamètre avec un poids de 60 grammes environ.
Suivant le chirurgien de l'hôpital de Guy, l'urèthre de la femme peut ainsi. être dilaté rapidement, sûrement, sans danger, après chloroformisation, à un degré considérable. C'est là un progrès sur les ditîérentes espèces de taille usitées, et qui les fera oublier dans une infinité de cas ; mais nous persistons à croire, d'après la deuxième observation même de M. Bryant, qu'il y a danger de rétention et de gangrène à vouloir porter cette dilatation trop loin.
M. Monteil a donné une nouvelle valeur à ce procédé en dilatant progressivement le canal chez une jeune fille, avec un spéculum aiiri, de façon à pouvoir introduire son doigt dans la vessie, et en extraire un étui à l'aide de pinces glissées sur le doigt. Des expériences sur le cadavre lui ont montré que cette dilatation peut être portée assez loin pour permettre le toucher vésical, susceptible de rendre ainsi de grands services. Après l'application d'une sonde de femme, puis du spéculum auri, on dilate et l'on masse l'urèthre d'abord dans sa partie antérieure, surtout au niveau du sphincter externe où se trouve la plus forte résistance, puis en arrière et au niveau du col vésical. [Soc. de chir. et Gaz. des hôp., n° -122.)
URINE. Une urine acide étant devenue de plus en plus alcaline après le cathétérisme chez un vieillard atteint de rétention et des vibrions s'y étant rencontrés, le professeur Traube conclut à leur introduction par la sonde et attribue ainsi à leur présence la réaction alcaline et tous les phénomènes consécutifs. Nouvelle émanation des idées de M. Pasteur sur la fermentation qui n'est ni médicale ni probable.
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Gaz libres. De même que Magnus en avait constaté la présence dans le sang, M. Morin, pharmacien à l'hôpital de Lourcine, imitant le procédé suivi à cet égard, les a également trouvés dans l'urine. Quinze expériences lui ont donné en moyenne 2 vol. 44 de gaz pour 100 volumes d'urine, lesquels se divisent ainsi :
Acide carbonique C5,40 \
Oxygène , . 2,74 ( sur 100 volumes.
Azote 31,86 (
Exprimée en centimètres cubes, en tenant compte du gaz restant dans l'urine, la quantité absolue de ces gaz est ainsi par litre d'urine de :
ce
Acide carbonique 19,620
Oxygène o,824
Azote 9/>89
Ces proportions varient suivant plusieurs conditions. L'ingestion d'une grande quantité d'eau, en déterminant la sécrétion rapide de l'urine, celle-ci dissout moins d'acide carbonique et retient une plus grande proportion d'oxygène. Ainsi, 100 volume d'urine du matin, recueillie une heure après l'absorption d'un litre d'eau de groseille, ont donné l^'o'-jSe de gaz se divisant en
ce
C02. . . 49, Gl sur 100 volumes ou 9,372 pour un litre d'urine. G. . . . 5,51 — 1,024 —
Az. . . . 44,85 — 8,347
Pendant six jours ou composa le repas du matin des mêmes aliments en quantité égale, après avoir uriné préalablement et l'ayant fait précéder et suivre trois fois de repos et trois fois d'une longue course, de manière à activer les combustions respiratoires, les urines examinées comparativement une heure après ont donné les différences suivantes ;
URINE
UniNES ou HEPOI.