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par quelque ouverulre capillaire du col ou du voisinage, le long des sutures métalliques, alors qu'elle n'a pu être découverte et ne s'est pas révélée par le moindre écoulement de sang ni d'urine? Le mystère subsiste donc dans son entier.
Production des sexes. Suivant M. Thury, le produit est toujours mâle quand la fécondation porte sur des œufs a complète maturité, et femelle dans les conditions opposées. On pourrait ainsi produire des troupeaux à volonté en soumettant les femelles à l'action du mâle au commencement ou à la fin du rut. Chez la poule, par exemple, où un seul accouplement suffit à féconder les six ou sept œufs échelonnés, il s'agit de vérifier si les premiers seront toujours des mâles et les derniers des femelles. Une expérience faite sur cinq œufs a donné un mâle entre le troisième et le cinquième pondus et femelles ; ce qui infirme la loi. Sur les œufs des pigeons, qui n'en pondent que deux de sexe dififéreni, M. Flourens, en expérimentant suivant les indications d'Aristole, a obtenu dans tous les cas un mâle avec le premier œuf et une femelle du second. [Acad. des sciences.^
EMPHYSÈME PULMONAIRE. Si la dilatation du ventricule droit du cœur, qui coïncide si souvent avec cette lésion, dit le docteur Waters, s'explique par l'obstacle à la circulation pulmonaire, il n'en saurait être de même pour le ventricule gauche, qu'il a trouvé aussi souvent hypertrophié. Dans ces cas, le déplacement que le cœur éprouve, par le fait même dfi l'emphysème, lui paraît en être la cause efficiente, car il en résulte alors un changement de rapports normaux avec les vaisseaux qui en dérivent, d'où des efforts plus intenses et plus répétés des parois et leur hypertrophie consécutive. {Lamet, nov.)
Emphysème orbitaire. 11 peut Succéder à un violent effort pour se moucher, comme M. Foucher en rapporte un exemple chez un homme de vingt-six ans, qui, atteint d'un coryza aigu, et en s'etîorçant de débarrasser la narine gauche, éprouva brusquement une douleur sourde et une sensation singulière, comparée à de l'eau ou de l'air pénétrant entre les paupières; il avait senti des espèces de bulles gazeuses circulant autour de l'œil et vu des points lumineux, des phosphènes. Les paupières sont fermées, tuméfiées, sans changement dé couleur. A l'angle interne existe une saillie comme un haricot,
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d'une mollesse pôteuso au loucher, avec crépitation emphysémateuse. Le globe oculaire est sain, mais un peu saillant.
Cette tumeur diminuant à la pression, M. Foucher diagnostiqua un emphysème sous-conjonctival et palpébral, déterminé par la rupture du sac lacrymal. En effet, des compresses froides et la pression sur l'angle interne de l'œil en se mouchant suffirent à amener la guérison en deux jours. {Gaz. des hûpii,)
EMPOISONIVEMENT. Les troubles circulatoires et respiratoires résultant de la section des pneumogastriques retardent, amoindrissent, on le sait, l'effet toxique de la strychnine introduite dans l'estomac, en en entravant l'absorption, tandis que cette opération, en changeant la sécrétion du suc gastrique, peut produire l'empoisonnement avec des substances qui ne le déterminent pas à l'état normal : ainsi l'amygdaline et l'émulsine. On en a donné pour raison que l'estomac à l'état sain digère celle-ci avant qu'elle ait pu réagir sur celle-là, tandis que par la section du pneumogastrique cette réaction avait lieu et produisait de l'acide cyanhydrique comme dans un vase inerte. Mais le professeur Lussana a infirmé cette explication, en montratit que le contact prolongé du suc gastrique avec l'émulsine ne l'empêche pas de produire de l'acide cyanhydrique plus tard avec l'émulsine, et que ces deux substances recueillies dans un estomac sain , où elles sont innocentes, deviennent ensuite toxiques dès que l'on change la réaction du milieu. Il a prouvé au contraire que la qualité du suc gastrique était la vraie cause de ce phénomène. Déjà, Selmi avait montré que ces deux substances donnaient le maximum d'acide cyanhydrique dans un milieu acide et le minimum dans un milieu neutre. L'acidité du suc gastrique paralyse donc seule l'action de l'émulsine sur l'amygdaline ; mais la propriété est si bien conservée, même dans l'estomac, que si l'on réussit à en neutraliser le contenu, l'empoisonnement éclate. Et il a lieu d'autant plus facilement chez les herbivores que le suc gastrique est chez eux le moins acide. C'est donc en neutralisant celle sécrétion que la section des pneumogastriques produit la réaction de ces deux substances et l'empoisonnement par l'acide cyanhydrique qui en résulte. [Acad. des sciences.)
Sulfure de carbone Son inQuence toxique est telle que le tuyau à air d'un scaphandre, ou barque à plongeur, ayant été
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' employé récemment après avoir élé renouvelé et exhalant une forte odeur, trois hommes successivement descendus sous l'eau en ont été très-incommodés et ont subi comme un empoisonnement aigu. [Arch. de méd. navale, 2° livraison.)
Quillai savonneux. Prise par mégarde, la décoction concentrée du bois de Panama, dont on se sert dans les ménages pour dégraisser à l'instar de la saponaire, a donné lieu à des accidents toxiques: refroidissement, frisson, tremblements, nausées, vomissements, anxiété précordiale. Une diurèse trèsabondante en est aussi l'effet caractéristique, selon l'observa- ! lion du docteur Lesseliers. Il est important de savoir que cet agent économique porte en lui, comme tant d'autres, son danger à côté de son utilité. {Bull, de la Soc. de méd. de Gand.)
I Plombage d'un moulin. Le docteur Brillât (de Belley) est I appelé soudainement au mois de mai dans six villages, où plu- ; sieurs malades sont en proie à des symptômes identiques : co- 1 liques sèches violentes, vomissements, urines rares. 11 croit d'abord à une épidémie de colique sèche, produite par d'énormes variations de température; mais bientôt ce mal s'étend et la rechute plus grave des premiers malades éclaire le diagnostic. L'évidence du liséré ardoisé des gencives , joint à des arthralgies et des douleurs musculaires, caractérise la nature saturnine des accidents.
Il n'était pas aussi facile d'en connaître la cause. Le poison ne peut se trouver ni dans le vin ni dans l'eau , qui sont trèshygiéniques. Point de vases de plomb ni de céruse dans les maisons ; la farine en paraît aussi exempte, et pourtant, devant l'évidence du poison, les soupçons se portent sur cet aliment. On les analyse et l'on trouve le plomb accusateur. Mais comment s'y trouve-t-il ? On apprend que le moulin a été réparé à neuf depuis peu, et le meunier accusé confesse avoir coulé du plomb dans ses meules pour en faciliter le jeu. Quatre jours plus tard, le médecin des épidémies, requis par l'administration procédait lui-même au nettoyage des meules.
Depuis lors, un fait semblable s'est produit dans le département de Maine-et-Loire, comme il s'était présenté aux environs Je Chartres en 1 86 1 . Les épidémies de coliques dites végétales le reconnaissent peut-être pas d'autre origine. Uourn. de méd ie Lyon, sept.)
Huile de pétrole. Un nouvel exemple, signalé par le Mé-
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morial de Lille, s'est produit dans les circonstances suivantes : L'un (les contre-maîtres de ia lilature de -M. Desmazières était allé prendre une demi-lasse dans un estaminet du voisinage ; on lui versa un petit verre dans son café , et comme il était pressé, il but presque d'un seul trait. Aussitôt il pousse un cri en ajoutant : « Je suis empoisonné. » La cabarelière accourut épouvantée et reconnut qu'elle avait servi un petit verre de pétrole pour de l'eau-de-vie.
Mtrate acide de mercure. Une friction faite par méprise avec ce poison sur le côté gauclie de la poitrine chez une femme de vingt-six ans, faible, chloro-anémique, quoique n'ayant duré que cinq à six minutes , détermina aussitôt les plus vives douleurs. Amenée à l'Hôtel-Dieu, elle présentait une eschare d'un rouge brunâtre, tuméfiée et saillante latéralement, et une autre large de moitié en arrière. Le derme, vivement enflammé, était dun rouge vif, ecchymotique, parsemé de taches d'un jaune-brun avec une traînée jaune descendant vers la hanche droite. Prostration et anxiété extrêmes, vomissements bilieux qui persistent en se compliquant d'accidents cholériformes , pouls filiforme, suppression d'urine, peau froide, cyanosée, etc. Malgré tous les excitants, la mort eut lieu le neuvième jour.
L'aulopsie montra la surface interne de lestomac rouge, arborisée, parsemée d'ecchymoses qui se retrouvaient sous la muqueuse vésicale et dans presque tout l'intestin. Le sang était noir et fluide.
Au microscope, parenchyme rénal très-injecté , surtout au niveau des glomérules de Malpighi ; les cellules épithéliales sont déformées, granuleuses et en partie détruites, comme dans l'empoisonnement par le phosphore et comme M.Potam la retrouvé aussi dans un empoisonnement par l'ammoniaque. Cette lésion n'est donc pas caractéristique et peut se retrouver dans tous les cas où les substances corrosives absorbées sont éliminées plus ou moins lentement par les reins, le foie, les dsndcs gIc.
Le foie conlenai tune grande quantité de mercure à l'analyse. {Gaz. des hôpit.)
Champignons. Des lavements avec une forte infusion de café et d'anis réussirent chez un enfant de sept ans, apporte dans un état irès-alarmant au Royal [ree Hospital.
M. de Soyre conseille de même d'administrer immédiatement
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et en une fois une infusion avec 90 grammes de café et 5 centigrammes de tartre slibié, en répétant le café jusqu'à ce que les vomissements deviennent abondants. H est prudent même de prendre du café après un repas aux champignons. (Journ. de chim méd. et de toxicol.)
A tous les moyens classiques, comme les éméliques minéraux, les purgatifs, le sel commun, le café, le tannin, les acides qui forment la base du traitement, M. Coletti préfère la teinture d'opium dans de l'eau de cannelle, additionnée d'un vin généi reux. [Gazs. med. Venete, n° 43.)
Atropine. Un homme ayant bu par mégarde, au lieu de teinture thébaïque, vingt à trente gouttes d une solution d'atropine contenant 10 centigrammes pour 15 de véhicule, raconte I qu'il fut pris aussitôt d'une anxiété pénible et perdit connaissance. Le docteur de Schmid, ap|ielé immédiatement, le trouva agenouillé sur son lit, penché en avant et fouillant avec anxiété comme pour chercher quelque chose. 11 ne semblait pas reconnaître ; lèvres agitées d'un mouvement continuel; 1 langue très-gonflée, prise entre les dents et rendant toute arti- I culation impossible ; regard fixe, tête brûlante, figure livide, pupilles dilatées au plus haut degré, ne réagissant pas à la lumière; pouls à 130. Il existait une envie d'uriner continuelle, que le malade ne pouvait satisfaire; une très -grande sensibilité de la région vésicale, des érections , des mouvements érotiques. Cinq personnes étaient nécessaires pour recoucher le malade. Dans l'ignorance de la cause d'un pareil état, une saignée et des compresses froides ne produisirent aucun effet, et il fut très-difficile de faire avaler une cuillerée d'une infusion de séné.
L'excitation allant toujours croissant et le maintien du malade devenant impossible, une injection hypodermique fut faite avec 1 centigramme de morphine. Un calme complet suivit dix minutes après. Sans se ralentir, le pouls s'affaiblit et des convulsions cloniques eurent lieu dans les membres. Après une heure de calme, le malade ?e réveilla au plus faible bruit et deux heures ensuite, l'excitation et l'anxiété étaient revenues à leur première intensité, une nouvelle injection, plus forte que la première, fut faite à l'autre tempe et sept minutes après, le calme était rétabli. Un quart d'heure plus lard, le pouls était tombé à 1 20 et plus petit. Relâchement absolu ; la pression de