‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 4)Chapitre 87 sur 127 · PÉRICARDE · texte numérisé non relu

PÉRICARDE

sort de l'inslmment et marque un point noir ; une série de points donne très-exactemenl la configuration des organes C est donc véritablement un plessigraphe. [Acad. de méd.)

PERICARDE. Le diagnostic de son adhérence n'est basé que sur des signes relatifs, il na pas de certitude absolue La reaction systolique de la paroi thoraciqgeau niveau de la pointe du cœur, loin d'être pathologique, se produit même alors que e péricarde est dans un état d'intégrité parfaite. Ce signe a bien plus de valeur, suivant le professeur Friedreich, lorsqu'il coïncide avec une déplétion brusque, saccadée, des veines du cou, s'opérant au moment de la diastole ventriculaire. Il l'a observé ainsi chez deux malades morts avec une adhérence complèle des deux feuillets du péricarde. On constatait alors, avec une augmentation considérable de l'étendue de la malité précordiale, une rétraction qui se produisait dans une grande partie de laj paroi thoracique gauche lors de la systole. Puis, dans la systole, on sentait dans la même région un rebondissement énergique que l'on aurait pu prendre tout d'abord pour le choc normal, mais qui co'incidait avec le deuxième bruit; ce rebondissement, qui n'est autre que le choc diaslolique de MM. Potain et Skoda, élait assez intense pour soulever la tète de l'opérateur.

On voyait, en outre, au moment de la systole ventriculaire, les veines sous-cutanées du cou se distendre considérablement; puis, au moment du rebondissement diastolique de la paroi thoracique, elles se vidaient, s'affaissaient brusquement au point de disparaître complètement; phénomènes plus prononcés lors de l'inspiration que de l'expiration. {Arclnv [Ur pathol. Anat.)

Rupture. Bruit de roue Iiydranluiuc. Le premier M. Morel-Lavallée paraît avoir reconnu cette lésion à l'aide d'un signe infaillible qui aurait dû être signalé à Auscultation : c'est un bruit de roue hydraulique, de moulin, non signalé jusqu'ici. 11 l'a rencontré dans trois cas en (rois ans et, dans deux, il a vérifié la lésion anatomique par l'autopsie. Elle était en mailles, à bords irréguliers, ce qui lui semble indiquer manifestement qu'elle résulte d'une violente commotion imprimant au péricarde des vibrations au-dessus de sa résistance. Aucun fragment ne pouvait l'avoir produite. Elle siégeait au côté droit du péricarde. Dans le troisième cas, au contraire, la fracture des côtes, déterminée par le passage d'une roue, avait di-

PÉRINÉORRHAPHIE.

rectement produit la déchirure et le blessé a guéri. De là une distinction capitale pour le pronostic.

Dans un cas, la rupture se bornait à un trou unique entouré d'une multitude de petits épanchements sanguins comme granuleux. Dans l'autre, elle intéressait toute la hauteur du péricarde avec de larges mailles dont l'une admettait l'extrémité des cinq doigts réunis. Les brides seules pouvaient empêcher le cœur de faire hernie. Aucune trace des épanchements sanguins précédents n'existait. La rupture du poumon et de la plèvre, l'épanchement de liquide séro-sanguin et la présence de l'air coexistaient avec ces lésions.

Une douleur profonde dans la région, de l'oppression, de l'altération dans les bruits respiratoires et dans la sonorité de la poitrine, sont des symptômes de cette lésion ; mais le signe pathognomonique, c'est le bruit de roue hydraulique qI non celui de roue de moulin, déjà connu en médecine et qui n'en donne pas une idée exacte, nette et précise. {Gaz. rnéd., n° 46 etsuiv.)

PÉRINÉORRHAPHIE. Procédé à double suture. Ainsi nommé par M. Deroubaix, chirurgien de l'hôpital Saint-Jean de Bruxelles, en raison de deux séries de sutures, les unes vaginales (entrecoupées), les autres périnéales et profondes (enchevillées) dont voici le manuel : les bords de la division étant avivés de haut en bas sur une largeur de près d'un centimètre, et de même les lambeaux de la cloison recto-vaginale sur la muqueuse vaginale seulement, en ménageant avec soin celle du rectum — de même qu'on le fait pour celle de la vessie dans la méthode américaine de la fistule vésico -vaginale, — il affronte et réunit ces surfaces en n'intéressant que les tissus avivés, au lieu de perforer la cloison en passant d'outre en outre. L'aiguille entre à la surface libre, cutanée ou muqueuse des lambeaux, passe sous la plus grande partie de la surface saignante et sort toujours dans l'aire de cette surface, et en la faisant rentrer de môme dans le côté opposé, elle y décrit un trajet semblable.

D'après ces principes, les points de suture qui doivent réunir la muqueuse vaginale sont d'abord applic^ués d'arrière eri avant, jusqu'à l'angle formé par l'éperon, et ensuite le premier point de suture du i)érinée proprement dit. On emploie à cet effet, une grande aiguille de Viilzer, enfilée d'un doublé fil métallique et entrant de gauche à droite dans la peau à 1 centimètre </2 en dehors de l'angle inférieur de la surface

PÉllINÉORKHAPHlE.

avivée, el qui, en passant dessous, pénètre en remontant dans l'épaisseur de la muqueuse vaginale avivée derrière les fils qui y sont placés, pour sortir au sommet de l'angle de la déchirure et elle en fait de môme du côlé opposé de dedans au dehors' Les extrémités de ces fils sont momentanément croisées sur la plaie pour en rapprocher les bords et faciliter les autres points de suture ; puis on revient aux sutures du vagin, que l'on exécute symétriquement aux premières, jusqu'à l'endroit où il convient de placer un second point de suture périnéale comme le premier, et ainsi de suite jusqu'au troisième, en ayant soin de les faire sortir dans un intervalle correspondant par tiers au premier. Exécuté dans deux cas, ce nouveau procédé a parfaitement réussi. {Presse méd. belge )

Par le procédé de M. Demarquay, l'avivement est le point essentiel et se divise en deux temps. Dans le premier, on enlève de chaque côlé de la cloison deux lambeaux triangulaires et proportionnés à l'étendue de la cicatrice et dont la base est inférieure et regarde la fesse, tandis que le sommet tronqué correspond à l'éperon de cette cloison déchirée. Dans le second, les parois vaginales et rectales sont séparées, disséquées avec soin par un dédoublement de la cloison à un centimètre environ de hauteur. On procède ensuite aux sutures.

Du côté du vagin, cinq à neuf sont faites avec des fils cirés en commençant par la plus profonde ; l'aiguille courbe armée d'un fil est enfoncée à gauche dans la muqueuse vaginale, elle traverse la lame de la cloison dédoublée et apparaît sur la surface d'avivement. puis la pointe est enfoncée sur le point correspondant de l'autre côté pour aller sortir également sur la muqueuse vaginale. Une anse de fil est ainsi laissée dans la plaie et les deux bouts dans le vagin. Les autres Bis étant successivement appliqués de la même manière, on peut les nouer dans le vagin et, grâce au dédoublement de la cloison, les deux lambeaux de la muqueuse vaginale se trouvent ainsi en contact, non-seulement par leurs bords, mais par une surface saignante d'autant plus étendue que les fils auront traversé une épaisseur plus grande de parties avivées.

On procèdB de même du côlé du rectum où trois ou quatre fils suffisent. 11 en résulte ainsi une plaie en forme d'entonnoir, limitée par les deux sutures qui, rapprochant séparément la muqueuse du vagin et du rectum, isolent complètement ces deux conduits, et dont les parois sont les surfaces avivées.

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