‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 4)Chapitre 95 sur 127 · QUININE · texte numérisé non relu

QUININE

leur ou agoni do la sanlé, n'ôlre imposé que pour parlie, lorsqu'il sera reconnu que l'élat de la cale peul le permellre sans danger. La durée réglementaire des quarantaines des passagers de ces navires pourra élre abrogée aussi dans les conditions prévues par le premier paragraphe ci-dessus.

L'effet de ces heureuses dispositions basées sur l'observation rigoureuse des faits, une interprétation plus saine de la transmissibililé de la fièvre jaune, et d'accord avec les besoins du commerce, eût été incomplet si elles n'eussent également reçu leur application dans la Méditerranée. Un arrangement survenu entre la France et l'Italie, le 24 juin, et ratifié par décret du 28, y a pourvu. Modifiant la convention sanitaire internationale de 1852, et par dérogation spéciale à l'article 50, qui fixe uniformément la durée de la quarantaine pour les bâtiments, les personnes et les marchandises, il a réglé les mesures sanitaires à prendre désormais à leur égard, conformément au . décret du 7 septembre, et en en rappelant textuellement les dispositions.

II est à espérer que tous les gouvernements ayant pris part à la convention sanitaire internationale de 4 852 imiteront bientôt l'exemple de l'Italie. Déjà le Portugal a fait étudier officiellement l'économie et la pratique de cette mesure. L Espagne, ce pays de la contagion quand même, a déjà donne quelques promesses à cet égard au congrès médical de Madrid • la plupart des orateurs sur cette question ont exprime, en présence même du ministre, le peu d'importance des lazarets et des quarantaines, et ont été vivement applaudis. N e.l-ce pas un signe éclatant que ces institutions d'un autre âge ont fait leur temps.

OUININE Ses indications ont élé nouvellement étudiées et déterminées dans la fièvre typhoïde et la grippe ( voy. ces mots). La fin tragique du procureur général L... mourant d'une grippe au troisième jour après une hemorrhagie foudroyante, est un exemple à ne pas négliger pour employer ce médicament assez tôt afin de prévenir c^s accès larves ce e rémittence insidieuse qui tue comme dans la fievie peinicieuse.

Doses. Administré par erreur à l'énorme dose de 30 grammes en une seule fois à un soldat de trente ans, il ne s ensuivit

QUINQUINAS. Zi09 que do la surdité et un léger degré de stupeur. {Med. Times,

Admimstralion. Le docteur Moore l'emploie en injections à la partie interne du triceps brachial ou sur le deltoïde, à la cuisse ou au mollet, avec une solution aussi concentrée que pos- Hble ; on peut ainsi faire pénétrer 20 à 40 centigrammes dans - a 4 grammes de liquide, et l auleur prétend que celle dose injectée au moment de l'accès, suffit à le prévenir et équivaut a une dose quintuple administrée par l'esLomac, La douleur est nulle et celle solution môme acidulée n'a produit aucune irritation locale (Lancet). A défaut daulre- voie, c'est une ressource à ne pas négliger.

OUnyQUirVAS. Pharmacologie. L'annonce de divers méanges du er avec les vins cl les sirops de quinquina a porlé la Société de pharmacie de Paris à s'occuper de cette question Des expériences faites par M. Lefort à ce sujet, et exposées dans un rapport très-concluant (Journ. de pL m. et chim juin), ,1 est résulté ce fait facile à prévoir à priori que le si on deqmnquina au vm est le seul qui fournisse avec le py o phosphate de fer citro-ammoniacal un sirop de quinq na f rugineux de composition constante, et dans lequel le fer et e quinquina ne subissent pas de réaction appréciable.

guelle que soit la combinaison saline dans laquelle le fer P«t engage, M Lefort a constaté qu'il est radicaCt i c mpa- Uble avec les principes contenus dans les vins de quinnuina jaune rouge ou gris. Il faut donc en conclure que les v 2 quinquina ferrugineux sont des préparations sur le^e les la

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Les rubiacées s'y développent favorablement et dès lors cet essai d'acclimalalion offre des chances de succès {Acad. des se). Pourquoi donc ne pas le tenter et en courir les chances ? L'exemple est le meilleur précepte.

RACES. Selon M. Trémaux, la transformation de l'homme s'op^^e suivant le sol qu'il habite. Les terrams de formation Ee rendent la race'blanche et belle : a.ns. dans e -d et l'ouest de l'Europe, la Géorgie, la Circassie, la Perse, etc. MTs <=i les Terrains sont primitifs et situés surtout en des cli- ^ s pluv eux comme dans la péninsule indienne les races , Tnt noke et laides : tels les peuples du Térai et des N.lghe- ,

e" ayant L laideur du singe dont on leur donne e nom c'est ainsi qu'elle offre le même type en restant sur le même , ^ol tandis quelle change par les émigrations. Les basses . sol, lanms queiD & Savoie en sont

r"'" ^^Ucaddessc vril I cette doctrine était vraie,

l'esprit en face d'une pareille systématisation. 1 xxxcv Elle est assimilée au délire aigu des aliénés par

plômes, de la marche, de la "urée ae i ^ ffeions cadavéricues f f tn'a des pa-

ce ".-rété tr^-'^lT: ,ro..e. contre u„e i lelle idenlificalion. {Acai. de mid. , août.)

A.„o».B Chez trois 1^^^^^^^:';:^-

M. Bea», et ayant présente «ne r >.grande e^^^^^^^

la vie, il avait troove, a 1 cette dnreléi

^'"Srtrc'êt™ ^n^tf d^ eSti».*^^ cl,e. un bytS^Tjn l^ôpllal Beanion 1^2 „S dix-huit mois d'incubation bien constatée— son

RAGE. lin

en même temps, ayant succombé enragé quarante jours après, — et mort aussi enragé après une exaltation considérable, on ne trouva au contraire qu'un ramollissement très-marqué de tous ks centres nerveux. {Gaz. deshôp.)

i' CuRABiLirÉ, Le docteur Malingre a communiqué à la Société médico-chirurgicale de i'aris l'exemple très-remarquable d'un enfant de trois ans et demi qui, mordu à la main droite par un petit chien raiier, abattu ensuite en pleine rage, fut pris d'accidents rabiformes très-alarmants cent jours après. 11 devient colère, refuse toute boisson, le jour et la lumière le gênent l'excitent, il pousse des cris lorsqu'on lui présente un'e glacé ou un objet poli ; œil animé, parole brève.

Le cinquième jour de ces accidents croissants, sans fièvre, m vomissements, ni céphalalgie, apparaissent sur la langue et les lèvres des vésicules d'herpès ; l'enfant boit un peu de lait tout en continuant d'être excité, de se mettre en colère, de se rouler à terre et de pousser des cris affreux. Il éprouve surtout une grande frayeur en voyant la gravure d'un chien dans un journal.

MM. Gosselin et Mesnet, appelés en consultation vers la fin de ces accidents, n'ont vu là qu'une fièvre herpétique. Néanmoins l'enfant a encore été très-agité les deux nuits suivantes- 11 a eu des hallucinations de chats, de chiens, en demandant qu on lui retirât, et ce n'est que quinze jours après le début des accidents que l'enfant guérit. {Union méd., nM42.)

C est là sans contredit une affection bien bizarre et digne d une observation attentive. Ya-t-il eu affection rabique légère ou simple fièvre herpétique? Il est difficile de se prononcer

Deux nouveaux cas de guérison de rage, inoculée de chien à cnien et de 1 homme au chien, communiqués par M. Decroix vétérinaire, à l'Académie de médecine le 2 février, tendent à confirmer cette curabilité. Elle lui paraît même démontrée par la, et 11 conseille à cet égard de recourir avec confiance aux moyens les plus divers et les plus énergiques.

Traitement. M. Ramon de Luna propose de cautériser largement les parties mordues avec : acide chlorhydrique ] partie et acide azotique fumant 3 parties, sorte d'eau régale que l'on applique avec un pinceau. Il vaccine même sur le lieu de la morsure, pour neutraliser ainsi sur place l'action d'un virus par un autre, et rapporte des exemples de succès à l'appui

4i2 l^AGlî,

La Iranspiralion paraît lo remède souverainement efficace à M. Buisson, ce qui n'empôche pas de recourir à la cautérisation préalable. Des bains de vapeur russes, poussés rapidement jusciu'à 37 degrés, puis lentement jusqu'à 03 degrés centigr. , un par jour pendant sept jours de suite, sont pour lui le meilleur remède. Plus de quaire-vingis personnes mordues ont été à l'abri des accidents par ce moyen.

Une abondante sudation hydroihérapique est regardée comme un moyen préventif efficace par le professeur Bazin (de Bordeaux). Cet effet se produit aussi dans ïenlraincment, employé el préconisé comme le moyen par excellence pour combattre l'incubation de celle épouvantable maladie. (Gaz. Iwbd. , n" 1 7.)

Chez un homme arrivé au dernier degré d'une rage canine avec hydrophobie, le pôle négatif d'une machine fut mis en rapport avec son pied, et le pôle positif avec la bouche et la colonne vertébrale, le courant passant à travers une éponge imbibée d'eau salée et vinaigrée. Les spasmes cessèrent, puis reparurent de nouveau. [Journ. do méd. de Bruxelles.)

11 en fut de même chez deux enragés traités à l'hôpilal de Lemberg par le docteur Essroger [OEslerrach. zeilsch. fiir prakt. helk., janvier). Tous deu.K étaient en pleine rage, avec des convulsions épouvantables augmentées par la vue de l'eau, lorsque le pôle négatif d'une ballerie de Grove à deux éléments étant appliqué sur les membres inférieurs, il pratiqua à deux fois pendant dix minutes, avec un repos égal, la faradisatioti des parties latérales de la colonne vertébrale avec le pôle positif Le premier réagit d'abord violemment sous les efforts de quatre aides vigoureux, puis il se calma peu à peu et déclara qu'il ressentait une amélioration sensible. Le pouls était p us grand plus plein, et de 120 était tombé à 80 ; respiration plus tranquille température élevée. On pourrait se demander si ce n'était pas simplement la fin d'un accès coïncidant avec cette faradisalion; mais la disparition du symptôme hydrophob.e lève le doute et montre que cette amélioration est bien due a l'action de l'éleclricilé. Le malade put boire ensuite par petites quantités, et l'horreur de la lumière avait également disparu. Cinq heures après, l'agitation reparaît plus vive el «maigre electricité, qui n'amène cette fois qu'un peu de Iranquilhle,

le malade succombe. , - ^„ ^omi

Chez la seconde, la galvanisation fut ^-"ployee de den heure en demi-heure avec des effets semblables. L hydrophobie

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