‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 4)Chapitre 97 sur 127 · RÉSECTION. Û · texte numérisé non relu

RÉSECTION. Û

diarrhée quand elle existait, et facilité l'assimilation. C'est donc là un précieux reconstituant. {Gaz. med. Lombardia.)

Rccons(i<uan<s des os. Le phosphate de chaux, selon M. Piorry, réussit très-promptement dans la maladie de Potl, comme il l'a montré par quatorze observations communiquées à l'Académie des sciences. 11 l'administre en poudre, soii la limaille d'os frais réduits à cette forme, à la dose de 5 à 1 0 grammes matin et soir dans du riz au lait ou tout autre potage. A l'aide du repos et d'un régime réparateur, il agit bien plus efûcacement que les cautères, lesmoxas, dont on couvre la région vertébrale. Des injections iodées quand l'abcès par congestion s'est formé viennent puissamment en aide à ce traitement. De môme dans le ramollissement des os ou ostéomalacie rachitique. Des expériences faites sur le cal des fractures, par M. Gosselin* démontrent son action immédiate. (J. de méd. et chir. pratia ' n" 4 2.) '

REDOUL. Voy. Coriamyrtine, Séné, RÉGÉ]>JÉRATIO]V. Voy. Phïsiologie, Réunion, Résection.

RÉGBIE. Il est exclusivement végétal à l'hôpital de 1 Umon des pauvres de Longford (Irlande). Dans son rapport annuel, le docteur Nicholls, médecin de cet établissement, établit que pas une livre de viande, ni une bouteille de vin, ni une pmte de.ïoWsfcy (eau-de-vie) n'y sont entrés dans les quinze dernières années, l'expérience lui ayant démontré que ces aliments doivent être donnés aux malades avec une grande prudence et de graves accidents pouvant en résulter

Une question importante est résolue par ce fait : c'est que les toniques et es stimulants alimentaires ne sont pas indispensables dans le régime des fiévreux. Au point de vue économique hospTtalierr ^^^s-lourde à éviter pour les établissements

RÉSECTIOIV D'accord avec le principe conservateur qui SnH r""'' P'"' P'*^' ^" ^^'■'"'•gie. cette opération «nrlf I J" P'^P'^' ' ''''''' '^^ P^^^>«^ ^q^elette^ Elle a surtout été successivement appliquée au maxillaire supérieur

r%faTvoT.t.;;:r '''''''' '

UftSECTION.

néscctîons soiis-péB'lost«;c.s. Favorablement jugées en principe et sans que leur utilité soit conteslée, les faits manquent encore pour établir la valeur définitive de ces opérations. Chez un garçon do quinze ans, scrofuleux, atteint d'une hyperostose dyaphysairc du tiers moyen du tibia gauche, consécutive à une ostco-myélite suppurée, le professeur J. Creus (de Grenade) réséqua la portion malade par une incision longitudinale parallèle à la crête du tibia à 1 centimètre en dedans, étendue de la tubérosilé antérieure jusqu'à S centimètres de l'articulation tibio-tarsienne. Incisions transversales de quelques centimètre!? aux deux extrémités pour le renversement des lambeaux ; dissection entre l'os et le périoste avec l'ongle et le manche du scalpel et la stylet en anse pour le décollement en arrière, ne divisant avec le tranchant que les parties pénétrantes et les insertions tendineuses. Une coupe oblique est faite avec la scie à chaîne, et l'on obtient ainsi un fragment qui mesure 19 centimètres en avant et 1 6 en arrière avec les caractères pathologiques suivants ; Ladiaphyse n'a pas perdu sa forme prismatique, elle est cylindrique avec une augmentation de volume trèsconsidérable à sa partie moyenne ; 1 1 ouvertures existent à sa surface, 6 grandes et 5 petites, communiquant toutes avec le canal médullaire et remplies de tissu fongueux ; trous vasculaires très-nombreux et dilatés; apparence de l'ivoire en certains endroits; surface rugueuse et couverte de sillons.

Un mois après, le nouvel os offrait déjà partout une consistance cartilagineuse, et la carie du fragment inférieur ayant •nécessité une nouvelle réfection partielle avec la gouge et le maillet au mois d'avril suivant, on constate la dureté cartilagineuse de l'os nouveau, lequel, malgré toutes les complications presque inséparables d'une pareille opération chez un sujet scrofuleux, lui a permis de marcher deux mois après et de se i livrer par la suite au travail sans autre inconvénient qu'une légère claudication. C'est donc là un beau succès dont les revers ne peuvent atténuer la portée ni l'enseignement. {Gaz. hebd., , n" 2.)

Un cas analogue est rapporté par M. Bottorio dans les .-I/iikï// %iniv. di merf., février.

Néanmoins, un autre cbirurgien espagnol, M. Rubio. persiste à nier l'utilité et la possibilité de ces opérations. D'après lui, le périoste sain ne peut êlreséparé de l'os, et s'il est altéré, auquel cas il se détache facilement, il ne doit pas être conservé, puis-

RÉSECTION. Zil7

qu'il est malade. Tous les tissus sont aptes dans les conditions physiologiques à reproduire l'os, dit-il, et il en trouve la preuve dans la reproduction de ceux qui sont dépourvus de périoste, comme le maxillaire supérieur gauche réséqué pour un osléosarcome, (La Cronica mcdica.)

Cette assertion est évidemment exagérée. Détacher le périoste sain de l'os, c'est une œuvre difficile, longue et laborieuse entre les mains des plus habiles, M. Richet l'a proclamé a la Société de chirurgie ; mais elle n'est pas impossible : M. Olher et d'autres l'ont exécutée. Epais et peu adhérent chez le lapin, le périoste s'enlève facilement et les os se régénèrent de môme, selon les jDelles et nombreuses expériences^de M. Marmy. Le chien présente des conditions moins favorables Chez 1 homme, il se détache facilement quand l'os seul est malade. Cette membrane n'est toutefois pas seule osléogénique les résections non périoslées de M. Marmy ont donné plus do succès que les résections sous-périoslées. L'exemple le plus remarquable de régénération diaphysaire a été offert par une résection simple. Quatre fois seulement on n'obtint pas d'os Il se reproduisit sur le lapin en conservant comme en sacrifiant le périoste, mais un peu moins régulièrement dans ce dernier cas, [Gaz. méd. de Slrasb., juin.)

Une condition de succès de la régénération de l'os est de ne pas faire les résections sous-périostées trop étendues Les conditions de jeunesse, de bonne constitution et d'hygiène des sujets sont aussi indispensables. Les individus cachectique, scrofuleux, sous l'influence d'une affection érisypélaleuse oû eruptive, ne sont pas propres à son succès. L'épaisseur la résistance du périoste, son adhérence à l'os sont nécessaires et Ion peut, d après M. Ollier, en préciser, en prédire l is'sue avec assez de précision suivant ces différentes conditions (Soc de clw., mars.) ' ^

Elle ne s'opère pas non plus également pour tous les os Celle des os longs a lieu différemment dans la diaphvse et l'éni' physe. Niée, celle-ci a été démontrée par M. Ollier sur rU pièces anatomiques, mais elle est plus lenle et tardive que celle c e la diaphyse ; pendant longtemps l'extrémité des os avani de se consolider, reste à l'état de cartilage ^'

Celle des os plats diffère encore bien davantage, suivant nu'il s agit du crâne ou de la face, du périoste externe o i e?n e Le premier reproduit parfaitement les os, et des pièces solide;

AÏS-

Page 1