URINES
Recherches cliniques et expérimentales sur les altérations du sang dans l'urémie et sur la pathogénie des accidents urémiques, thèse inaugurale par le docteur Cuffer, Paris. La diminution très-notable des globules rouges, leur résistance aux réactifs, en indiquant qu'ils sont pour ainsi dire paralysés, comme dans l'empoisonnement par l'oxyde de carbone et dans les varioles graves,- rend compte de la dyspnée parfois très-intense qui s'observe par la difficulté des échanges gazeux de l'hémoglobine avec l'oxygène. De là l'insuccès des inhalations de ce gaz pour calmer l'oppression, tandis que les injections morphinées réussissent, suivant le docteur Huchard, en congestionnant le cerveau, comme il en rapporte des exemples. [Union méd., n° 116.)
URINES. Leur examen rigoureux montre mieux de jour en jour que les substances étrangères qui s'y révèlent, comme l'albumine, la glycose, le sucre, loin d'être un symptôme durable, persistant, sont souvent un symptôme aussi passager, transitoire que la cause qui le provoque. Le rapport est si étroit entre cet effet et la cause, qu'il peut à lui seul aider à découvrir la nature, l'intensité ou la gravité de celle-ci. Le moindre traumatisme, un coup, une chute, une émotion même et le moindre trouble porté à l'organisme, suffisent ainsi à faire apparaître momentanément ces substances. L'albuminurie de la grossesse en est un exemple. La plupart des affections cérébrales déterminent ainsi la glycosurie, comme Fritz l'a signalé. Il est facile de la produire expérimentalement chez les animaux. La commotion cérébrale y prédispose surtout, comme en voici un exemple à l'appui.
Un jeune homme est apporté à l'hôpital avec tous les symptômes d'une commotion cérébrale, suite d'une chute de voiture sur la tête. Les urines obtenues par le cathétérisme décèlent aussitôt une grande quantité de sucre et d'acide urique. Le lendemain, la glycosurie avait disparu avec tous les accidents cérébraux. (Soc. de biol., décembre 1877.)
Il paraît également se confirmer que la quantité d'urée excrétée est en proportion, sinon avec le nombre, du moins avec la qualité des globules rouges, c'est-à-dire leur richesse en hémoglobine et la température du corps. Cette vue nouvelle a été émise pour la première fois par le docteur Meu-