‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 5)Chapitre 39 sur 117 · ÉPILEPTIQUES. NON ÉPILEPTIQUES · texte numérisé non relu

ÉPILEPTIQUES. NON ÉPILEPTIQUES

Saillie frontale 57,44 0/0 51,06 0/0

aaillie malairo 53 yg gj g

Rotation de la face 4g 45 39*36

Déformation palatine 39 9 23*4

Niveau orbitaire 41; 74 37*23

Effacement d'un côté de la face. 71 ,'39 51 '06

Cet effacement d'un des côtés de la face est le plus fréquent ; mais, dans 30 cas, il était assez léger pour ne pas entraîner à lui seul une asymétrie appréciable. Au contraire, la déformation palatine, sur laquelle insiste spécialement M. Lasègue , est la plus rare. La concavité droite paraît la plus fréquente. Du reste, cette déformation n'est pas toujours facile à déterminer. Une saillie osseuse de la ligne médiane au niveau de la suture des deux maxillaires, signalée par M. Chassaignac, a été rencontrée chez 6 épileptiques et chez 4 non épileptiques dont deux syphilitiques seulement. La voûte palatine ogivale, en forme de V, ou V. shaped maxilla des Anglais, n'a été rencontrée que trois fois. Une dizaine de moules représentent ces diverses variétés.

La saillie frontale, ordinairement très-marquée à droite, n'a guère de valeur diagnostique, car elle n'est pas plus fréquente chez les épileptiques que chez les autres malades, et encore peut-elle résulter simplement d'un traumatisme antérieur.

Il en est autrement de la saillie de la pommette, réellement plus fréquente chez les épileptiques.

La rotation de la face caractérise le mieux l'asymétrie ; mais est elle parfois peu sensible.

Ce signe, qui aurait une si grande valeur quant au pronostic et l'indication du traitement, n'a donc qu'une importance limitée. Mais, en présence de ce vice de conformation du squelette , l'épilepsie est toujours d'un plus fâcheux augure, car il est incurable et ne peut que nuire au jeu régulier du système nerveux. C'est une épilepsic sympto-

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matique comme toutes les autres, mais sans que l'on puisse en changer ni modifier la cause. Quant à sa valeur diagnostique, on voit qu'elle est très -incertaine. (Lyon méd., n-s 1 et 2.)

Injections hypodermiques. L'insuccès des remèdes internes a conduit les médecins allemands à recourir aux injections hypodermiques des plus redoutables poisons. Le curare a été ainsi expérimenté par le docteur Kunze sur 35 épileptiques, dont 9 ont guéri, qui avaient résisté antérieurement à beaucoup d'autres remèdes et notamment au bromure de potassium. D'une solution de 5 décigrammes de curare dans 5 grammes d'eau, il injecte 8 gouttes toutes les cinq à sept heures, ce qui fait au moins 4 centigrammes de curare, dose énorme. (Zeitschr. fiir praM. mecliz.)

C'est Yatropine que le docteur Silvestrini a employée, à la dose de 2 milligrammes dans un gramme d'eau, mais en 1 additionnant de un ou deux centigrammes de morphine comme pour en neutraliser les effets, car ils sont antagonistes. Aussi les faits qu'il rapporte n'ont absolument rien de concluant, si ce n'est chez un garçon de 15 ans qui eut six accès en 30 minutes. Une injection de un centigramme de morphine et un milligramme d'atropine les fit immédiatement cesser. (Gazz, med. Venete, n° 45.)

Vallender a réussi également à suspendre des accès épi- Ieptiques en injectant pendant l'aura 80 centigrammes d une solution de un centigramme d'apomorphine dans 10 grammes de véhicule. Ce fut d'abord chez une paysanne de 20 ans qui, depuis deux ans seulement, avait des accès croissants dix à seize par jour, avec une sensation de chaleur à 1 estomac comme signe. Après quelques minutes, elle tombait en criant avec perte de connaissance et convulsions clomques. Cinq injections par jour suffirent à supprimer les accès. Il n'y avait qu'une espèce de syncope avec nausées, sans vomissements. En cessant les injections, le, accès reparurent d'abord, mais plus faibles, et disparurent ainsi à la longue.

Une fille de 22 ans, ayant une mère épileptique, avait do I TJT ètchafIue J°ur> P^cédés d'un court tournoiement. Lésais diminuèrent d'abord et cessèrent en un mois. Une fille de 44 ans était épileptique depuis longtemps et

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