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RECT0T0M1E LINÉAIRE

M. Raynaud, ce n'était pas une raison pour le négliger.

Comme élément de diagnostic, il y avait enfin l'inoculation au lapin, qui s'y montre extrêmement sensible, comme M. Raynaud L'a constaté. Aucune de ces preuves n'ayant été faite, l'affirmation perd de sa valeur.

On invoque enfin des cas de fausse rage, observée cbez l'homme et les animaux. Deux cas en sont cités chez le chien par l'arrêt d'un os et d'une bille dans l'œsophage. L'expulsion de ces corps étrangers suffit à faire cesser immédiatement tous les symptômes. Il peut bien en être de même chez l'homme, et M. Lucas-Championnière rapporte à ce sujet qu'étant interne à la Pitié, un employé du Jardin des Plantes, mordu par un chien enragé deux ans auparavant, y fut reçu dans une agitation extrême, avec symptômes d'hydrophobie. Il mourut rapidement sur ce diagnostic. Mais l'autopsie, ayant été faite, révéla une méningite suppurée. Ce serait un cas de plus d'incubation prolongée, si l'autopsie n'eût pas été faite. (Acad. de méd., novembre, et Joum. de méd. et chir. prat., décembre.)

RECTOTOMIE LINÉAIRE. Elle a été exécutée par M. Verneuil avec le thermo-cautère pour l'extraction du corps étranger du rectum dont l'observation est relatée plus haut. (Voy. Laparotomie.) Arrivé à 4 centimètres environ de la marge de l'anus, ce corps étranger, dont le plus grand diamètre avait S centimètres, était arrêté par une énorme boursouflure œdémateuse des parois du rectum.

C'est alors que, l'opéré étant couché sur le côté, un thermo-cautère fut allumé et servit à pratiquer la rectotomie linéaire. La plaie cavitaire en résultant fut ainsi préservée de l'absorption des matières fécales, liquides et infectes, qui s'écoulèrent immédiatement comme un flot. Une sonde en caoutchouc, grosse comme le doigt, fut ensuite introduite assez haut dans le rectum et maintenue pendant plusieurs jours. Des injections avec une solution aqueuse de chloral purent être faites toutes les deux à trois heures, et c'est grâce à ce pansement antiseptique que les suites de cette double et redoutable opération furent des plus simples et des plus heureuses. Exemple à imiter dans les plaies cavitaires. (Soc. de chir., 5 mai.)

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RÉSECTIONS. L'éloge de sir W. Fergusson, par M. Holmes, au dernier Congrès de l'Association médicale britannique à Cambridge, dans son adclress en chirurgie, l'a conduit à s occuper spécialement des résections, qui sont l'œuvre capitale de ce grand chirurgien, comme elles sont la gloire et le triomphe de la chirurgie anglaise moderne. En en «gnalant les bienfaits les indications et les contre-indica-

nli Inv f eP-m! I empl0i du draina?e et la méUiode an optique, il s'est arrêté principalement aux résultats

obtenus dans les deux plus graves : celles du genou et de

la hanche, qm sont substituées si souvent à l'amputation.

tn voici le résumé exposé en tableaux synoptiques.

Résections du genou. 245 cas en ont été recueillis dans les cinq principaux hôpitaux de Londres, Manchester etLeeds pendant les cinq années de 1873 à 1878, sur des enfants et

ÎL\d\ "A?3 de dGUX a (ïUarante ans- Les résultats ont été 23 deces, 47 insuccès suivis d'amputations dans 36 cas, et 1/3 guénsons, sans dire de quel usage était le membre résultat capital dans cette opération. L'un des opérés guéris ne pouvait ainsi marcher sans béquilles. Une telle guérison est souvent pire qu'une amputation.

La mortalité a surtout diminué dans les dernières années. . BP"ant écnvait en 1876 que la résection du genou avant vingt ans était sept fois plus fatale que l'amputation, tandis que la statistique particulière de l'hôpital Guy donne seulement 6 décès sur 89 cas, sans un seul décès sur les 37 derniers, en 1877 et 1878.

Loin d'attribuer ce résultat favorable au traitement antiseptique, dont ù n'est pas partisan, M. Holmes cherche à montrer que la cause n'en est pas là. Et il invoque à 1 appui la pratique de M. Gant, qui, sur 25 résections du genou exécutées sur des pauvres à l'hôpital Free sans la méthode antiseptique, n'a eu que deux décès par tétanos.

Résection de la hanche. Aussi fréquente en Angleterre quelle est rare en France, cette opération a été soumise à une enquête sévère, provoquée par M. Croft, à la Société c inique de Londres. Sur 45 résections, don^ une double

S? de!e;fants malades dont la plupart -35 -avaient déjà séjourné de un mois à un an dans différents hôpitaux et qui

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tous présentaient des abcès ou des fistules consécutives de l'articulation, il a obtenu les résultats suivants : 18 guérisons, 16 morts et 11 encore en traitement. A l'appui de cette statistique, 12 malades ont été présentés, montrant une articulation mobile avec flexion et extension, quelquesuns exécutant même l'abduction et l'adduction dans une certaine étendue. 4 seulement pouvaient se tenir sur le membre opéré, sans aucune flexion du bassin. Le raccourcissement était de trois pouces et demi seulement dans la plupart des cas, la résection ayant été sous-périostée, suivant la métbode de Sayre.

Des 16 décédés, 6 seulement étaient morts de l'opération, 1 de dipbtbérite intercurrente et 9 d'affections diverses après guérison, mais se rapportant le plus souvent à la diatbèse, scrofule ou tuberculose, ayant déterminé la maladie de la banebe.

Ces résultats sont les plus ordinaires, d'après M. Holmes, c'est-à-dire un tiers de guérisons, un tiers de morts, l'autre tiers des opérés restant dans une condition douteuse. Pour M. Hulke, au contraire, sur 16 résections faites dans 80 cas de coxalgie, une mort seule put être attribuée à l'opération même. Sur 24 cas opérés par M. Baker à Saint-Bartbélemy, 2 décès seulement ont pu être rapportés directement à l'opération, bien que, dans 11 de ces faits, la tête du fémur fût séparée et perdue comme un séquestre dans la cavité cotyloïde. Mac Cormacn'a eu également que 2 morts sur 18 résections.

En confirmant la fréquence de cette opération, cette statistique montre le peu de gravité que les chirurgiens anglais y attachent. Ils la considèrent, en effet, comme aisée et bénigne en elle-même ; la maladie seule, ostéite ou nécrose, en fait toute la gravité, quand elle n'est pas locale La diatbèse tuberculeuse en serait seule une contreindication, quand elle s'étend sur d'autres organes. Et c'est précisément pour encourager à l'entreprendre de bonne heure, alors que le grand trochanter ou la tête du fémur sont le seul foyer de tuberculisation, que M. Croft a expose les résultats de sa pratique. En opérant avant la manifestation des abcès, il croit prévenir l'extension de la diatbèse, l'infection de l'économie. Dès que, par 1 incision, du pus s'écoule de l'articulation, il préfère la résection

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instantanée au simple drainage pratiqué par M. Holmes. C est par ces demi-mesures que beaucoup d'enfants pauvres vont d'un hôpital à l'autre après chaque amélioration obtenue, pour finir par la résection en derneir ressort et dans les plus mauvaises conditions. Cette opération est, d'après M. Wood, très rare dans la pratique civile, par cette raison que 1 extension, jointe à l'immobilité, suffit à la prévenir dans la plupart des cas. (Lancet, 20 et 27 décembre 1879.) C est en y soumettant les enfants dès le début, dans les hôpitaux, comme en France, ou en les envoyant au bord de la mer, que 1 on restreindra le nombre de ces résections ou que 1 on pourra les pratiquer dans de meilleures conditions, comme le prouve la statistique de M. Cazin. (Vov Coxalgie, 1876.) v J'

Sur 215 opérés enfants et adultes de tout âge, dans les hôpitaux de Londres, Manchester et Leeds, collectés par M. Holmes, de 1873 à 1878, figurent 41 décès, 57 insuccès et 117 guérisons. Mais dans ces guérisons figurent beaucoup de cas où les opérés avaient encore- des fistules ouvertes à leur sortie de l'hôpital, sans que le résultat final en ait été BdcHxci»

Quant à la valeur relative de la guérison par résection et par ankylose spontanée, l'auteur croit que celle-ci donne toujours un membre beaucoup plus utile que celle-là. Quand par des moyens appropriés, comme l'immobilisation dans 1 extension de 1 article et une position normale du membre on peut obtenir celle-ci sans raccourcissement ni défor' malien il est toujours plus sage et plus certain d'y recourir

Ces résultats sont extraits du rapport synoptique présenté

% clT*G°n?îèS de rAssociation médicale britannique de Cahibndge. (Lancet, 14 août.) 1

Dans la coxalgie suppuréc, M. OUier la pratique plus hardiment avec la méthode antiseptique. Après une première ponction de l'abcès, il en fait une seconde et môme une troisième si le pus se reproduit; puis, en cas d'insuccès il ouvre la jointure et la draine, et pratique au be oh la résection de la tête du fémur chez les enfants. E priftoe" cette méthode à l'immobilisation du sujet pendant plus eu années. Sur 11 cas, 4 ont guéri par la rumination 4 2 la résection, les 3 autres étant encore en traitement. (Zol française, septembre.) [^»>>ol.

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Avantages du pansement phéniqué. Depuis qu'il emploie le Usterism dans toute sa rigueur, M. Ollier est frappé de ses grands avanLages. Sur 20 résections pratiquées dans le dernier semestre, dont 2 de la tête numérale, 8 du coude, 3 du poignet, 3 de la hanche, 1 tibio-tarsienne, 1 des fragments d'une pseudarthrose claviculaire et 2 résections cunéiformes du tibia, il n'a pas eu un seul mort. Bien plus, la cicatrisation a été plus simple et rapide, les complications moins fréquentes. Pendant le semestre d'hiver précédent, des complications permanentes, comme la gangrène septique, l'érysipèle et même la pyoémie, avaient tellement sévi sur les 6 résections comparables que 3 décès en étaient résultés. Au lieu du froid et du manque d'aération des salles, c'est donc sur le défaut d'emploi rigoureux' du listérisme qu'il est disposé à attribuer ces funestes résultats.

Cependant, sur un total de 32 résections du coude pratiquées depuis quatre ans, il n'y a pas eu un seul cas de mort, et 9 seulement ont été traitées rigoureusement par la méthode de Lister. Les 23 autres ont été traitées par le pansement à découvert, ou l'occlusion inamovible antiseptique, ou un pansement phéniqué imparfait. Ils ont donc été également efficaces pour la conservation de la vie-, mais les complications, nulles dans les premières comme dans les quatre traitées à découvert par le nuage phéniqué, ont été nombreuses et variées dans les autres. Il y a eu ainsi cinq érysipèles et deux cas de pourriture d'hôpital avec suppurations interminables.

Le listérisme, employé dans toute sa rigueur, supprime donc à peu près sûrement la pyoémie ; il diminue aussi l'érysipèle et modère la prolifération des tissus en en atténuant l'inflammation, sinon en la prévenant. De là son influence heureuse sur la réunion immédiate des plaies, la cicatrisation des os et leur réparation hâtive. Elle n'est retardée, comme dans les fractures, que dans les cas ou sur les constitutions où l'irritation formative est indispensable.

L'influence du listérisme sur la réunion immédiate est si active, que M. Ollier s'y oppose prudemment dans les résections pour arthrite fongueuse ou suppurée, en ne suturant pas toute la plaie et en y plaçant des drains. Le pus est souvent nécessaire pour la destruction de certaines parties exubérantes, formant comme des corps étrangers à

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l'intérieur, et c'est en détruisant en excès les fongosités par le raclage que l'on retarde le processus plastique dans les plaies de résection.

En supprimant les complications inflammatoires et infectieuses, le listérisme facilite surtout les résections souspénostées, en permettant de les rendre plus partielles et de n enlever que les parties exubérantes ou inutiles. (Revue ■mens., décembre.)

Résection du poignet. Malgré l'autorité de Mal^aio-ne écrivant que c'est là « une opération déplorable, quïî est temps de rayer absolument de la pratique », elle y est restée grâce au pansement pbéniqué surtout. Mais son manuel opératoire compliqué empècbe beaucoup de chirurgiens d y recourir toutes les fois qu'elle est indiquée, car la simplicité d'une opération est la mesure de sa perfection, a dit Desault. C'est pour combler ce desiderata qu'un jeune chirurgien anglais, M. Roger Williams, propose de remplacer incision dorsale et l'écartement laborieux, le refoulement latéral des tendons, par une incision le long du bord externe du poignet, près de son bord interne. Elle commence ainsi sur le tendon de l'extenseur dncarpi ulnaris, à peu de distance de la tête du cubitus. Elle est prolongée aussi entre 1 apophyse styloïde de cet os jusqu'au sommet du cunéilorme, et de là le long du bord interne du cinquième métacarpien, au milieu duquel elle se termine. Le tendon peut être mis de côté au milieu, le pisiforme désarticulé, et les opposants du petit doigt sont détachés du métacarpien à la partie inférieure. Le tendon extenseur est dès lois séparé de cet os à sa base, ainsi que du cubitus, aussi loin qu'il est nécessaire. La surface articulaire de ces deux os est séparée '

!>C10rr ftant divisé avec une ^ il est facile dé soulever toutes les parties molles du dos du poignet sans léser les membranes synoviales. Le tendon du fléchisseur cnpi raclas, passant dans la coulisse du trapèze, ne &£ pas être dérange. Les surfaces articulaires des tro s métacarpiens du milieu sont alors facilement réséquées, et le trapèze peut être séparé du trapézoïde et du scapboïde

U dernière partie de ce procédé peut être facilement exécutée, en introduisant la lame d'une pince à osZZ fe premier et le second métacarpiens, en coupant au-dessus^

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et en avant la partie externe et inférieure du radius. Lesparties molles étant soulevées avec une spatule, une petite scie, dont l'épaisseur est moindre que celle de la terminaison radiale, peut être dirigée sur cette partie pour la sectionner partiellement au-dessus de sa surface articulaire, la lame dorsale pouvant être fracLuréc ensuite. L'extrémité peut en être détachée du tendon dorsal, sans léser celui-ci, avec le bistouri. Il ne s'agit plus alors que de l'extraction des parties réséquées.

Si, dans le cas de lésions profondes, un autre procédé doit être employé, celui-ci a du moins l'avantage d'être conservateur. Il évite plus sûrement les lésions de l'artère radiale et permet de conserver les os non atteints, le trapèze en particulier. Et comme, d'après M. filiaux, dans son Anatomie topographique, il existe trois membranes synoviales distinctes et séparées au lieu d'une seule, la principale comprenant l'articulation du scaphoïde avec le trapèze et le trapézoïde, il sera toujours possible, après examen, de n'intéresser que celle qui enyeloppe les os malades en respectant les autres. C'est l'avantage de ce nouveau procédé, qui épargne en outre la cicatrisation disgracieuse du dos de la main. (Lancet, il décembre.)

RHUMATISME. Marche anormale. Un œdème des deux jambes, avec prédominance sur la gauche, où existe une plaque rouge, assez douloureuse, et avec prurit au niveau du genou, en, fut le début chez un homme de trente ans, sans antécédents morbides, entré à la clinique du professeur Lasègue. C'est là la forme goutteuse du rhumatisme articulaire. Ce n'est que quinze jours après qu'apparaît la sécheresse de la gorge, avec difficulté de la déglutition et rougeur, comme dans l'angine scarlatine use. Au lieu d'être précoce, antérieur aux douleurs, comme d'ordinaire, ce phénomène était tardif. Des douleurs lombaires furent ensuite le prélude d'urines sanguinolentes, d'hématurie.

Cette marche anormale était cependant expliquée dans ce cas par l'hérédité. Le père de ce malade avait présenté, quinze ans auparavant, des accidents identiques. Malgré leur terminaison heureuse, on doit toujours redouter, e» pareil cas, de graves complications de collapsus, d'hyper-

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thermie ou d'accidents cérébraux. C'est un avertissement pour le pronostic. (Journ. de méd. et chir. prat, art. 11465.)

Epistaxis Ce symptôme, qui jouait un si grand rôle dans ta médecine des anciens, passe presque inaperçu aujourd'hui

m-lîîïï f marqUe gUère qUQ COmme accident local des maladies des voies respiratoires, et ce n'est que par l'analyse rigoureuse des signes, dans la clinique moderne des maladies fébriles qu'il a été noté dans la symptomlSo-ie du rhumatisme M. E. Besnier le distingue ainsi, à cause de sa fréquence relative et du rôle critique que cerÏÏns au teurslui ont attribué. Sur 25 cas, le docteur ZZ 1 a rencontre onze fois. Sur 74 malades, observés par le docteur Durosiez, ayant présenté un épistaxis, - 32 hommes et

âuT2e7sd7if -étaie/ atteints de rhumatisme

aigu et 27 de lésions du cœur sans rhumatisme C'est rW la un signe relativement fréquent flC

„„ïnISiIa C0/ncidence est loin d'être constante. II apparaît surtout au deuxième et au troisième septénaire duXma tisme ; mais le plus souvent, c'est dans l'enfance ou la Tel nesse qu'il s'est montré chez les personnes frappées ; Su s tard de rhumatisme. Sur 3 rhumatisants, auscuUés à la Chanté pour des affections cardiaques, to us trois répond! rent que étant jeunes, ils saignaient dn nez pour a moindre SZ' S 1 i1;13^"336 aVant' Pendant ou ^ exhuma

^selst y avoir un « ™ ^

Habituellement très légère, cette complication constitue parfois un accident fâcheux par son abondance sa rté bon durant plusieurs jours pendant le rhumatisme EUe coïncide quelquefois avec une exacerbation ou une rechute du rhumatisme, le plus souvent avec une rémi slon sans qu on puisse lu, accorder une valeur critique, e™ me autre fois. Elle es au contraire d'un pronostic très défavorable d après M. Siredey, lorsqu'elle coïncide avec une éi uptiln confluente de sudamina. fiupuon

On peut d'autant plus rattacher ce signe au rhumatisme qu on l'observe fréquemment dans les* affections otgan ques du cœur sans manifestation rhumatismale. Plus d une fois, dit M. Durosiez, la lésion du cœur précède 1 rhum" tisme articulaire a.gu ou n'en est pas suivie. C'est ; donc

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dans la constitution, l'apparence extérieure de l'enfant on de la personne atteinte d'épistaxis répétées, que l'on peut voir un signe menaçant pour l'avenir. Un tempérament sanguin ou plutôt lymphatico-sanguin, avec peau blanche, fine, mince, transpirant facilement, un tissu vasculaire fin et mince, prédispose, suivant M. Bouillaud, au rhumatisme articulaire. L'arbre vasculaire joue ainsi un grand rôle dans la constitution rhumatismale, qui aboutit aux maladies du cœur. Les épistaxis abondantes et fréquentes chez les enfants ou les jeunes gens dans ces conditions en sont donc un prodrome, une menace. (Tribune mécl, nos b97 et 598.)

Influence de la diathèse rhumatismale sur la périostite externe. (Voy. Périostite.)

Mort subite. Cet événement, arrivé au docteur Goodhardl à la suite de quatre doses de 1 S grains d'acide salicylique, goit moins de 4 grammes en douze heures, est de nature à jeter le discrédit sur ce- médicament. C'était chez une jeune fille de dix-sept ans, qui subissait une première attaque de rhumatisme généralisé, auquel elle était prédisposée héréditairement, Elle avait subi, quatorze jours auparavant, l'excision d'un polype nasal, et, à son entrée à l'hôpital, elle était déjà malade depuis trois jours. Elle fut donc mise d'abord à la diète lactée, avec une poudre alcaline et 25 centigrammes de poudre de Dower matin et soir. Ce n'est que le surlendemain, c'est-à-dire le sixième jour au moins de la maladie, que, les douleurs persistant avec élévation de température, l'acide salicylique fut ordonné, comme analgésiant ou sédatif. Dès la seconde dose, la malade était tranquille, avec pouls à 120, mais il s'éleva à 160 dès la troisième dose, et après la quatrième, la mort eut lieu soudainement.

Des traces légères de péricardite, sans lésions du myocarde, ne pouvant expliquer cette mort subite, il s'agissait de savoir si l'acide salicylique en était la cause, ou si les caillots trouvés dans le ventricule droit et l'artère pulmonaire avaient agi comme embolie. Deux cas analogues au précédent, à la suite d'une première attaque chez des ieunes femmes faisant usage du même acide, rendaient cette question nécessaire, s'il est vrai que le rhumatisme lui-même, par l'effet de l'iiyperpyrexie, peut parfois paralyser le

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cœur et détourner la mort subite, comme le docteur Bristow en a relaté deux cas avant l'introduction de l'acide salicylique. La fréquence de ces malheurs depuis son emploi est de nature à fixer l'attention à ce sujet. La myocardite est sans douto une fréquente complication du rhumatisme aigu, mais on doit alors en trouver les traces anatomiques Leur absence doit donc faire chercher ailleurs la cause de la mort subite.

Le docteur Mahomed, appelé à voir ce cas, a été frappé de la faiblesse du premier bruit du cœur et même de sa disparition après l'usage prolongé du salicylate dans le rhumatisme, comme dans la fièvre typhoïde. Le pouls s'éleva de 120 à 160 en trente-six heures, chez un typhique qui y était soumis, et les battements étaient si faibles qu'ils pouvaient à peine être comptés. Le salicylate fut cessé, et le cœur revint à 120 en vingt-quatre heures. Cette remarque déjà taitc de l'action de ce sel sur le cœur doit donc être prise en considération, pour ne l'administrer qu'en étudiant ses n-II et \u) 01'gan6' {CUniCal S0'cicty> 9 janvier> et Lan^t,

Traitement. Une réaction très manifeste a lieu en Angleterre, comme en France, contre l'emploi de la salicine et les sahcylates. Ces agents, conclut le docteur Grecnhow président de la Société clinique de Londres, sont les plus puissants antipyrétiques, et il est de règle que, en quelques heures, ils abaissent la fièvre ainsi que la températurepresque aussi promptement et souvent plus vite, les douleurs articulaires disparaissent. Mais les complications rhumatismales n'en sont pas prévenues; les altérations cardiaques s observent pendant leur emploi, et leurs effets toxiques se manifestent par la surdité, le délire, la céphalalgie ou 1 irritation gastrique. Les récidives sont très fréquentes soit par la nécessité d'en diminuer les doses, soit par la tendance naturelle des douleurs à reparaître. La durée de la maladie n est pas diminuée, mais plutôt prolongée par l'anémie et la débilité qu elles entraînent. C'est donc une question de savoir si les avantages compensent les inconvénients de cette médication. (Clinical soc, mai.)

L'action physiologique s'en résume, d'après les expériences du dodeur Laborde, à se manifester d'une manière prédo

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minante, élective sur les phénomènes de sensibilité à la douleur ou consciente. Le mécanisme de la substance chimique ne s'exerce donc pas sur la propriété conductrice du cordon nerveux sensitif, mais sur le centre récepteur et élaborateui des impressions périphériques. De là ses effets sur les symptômes douloureux dans l'état morbide. C'est donc à ce titre principal et peut-être exclusif d'analgésiant que l'acide salicylique intervient dans la cure du rhumatisme articulaire. (Tribune mûd.)

Action sur les matériaux solides de l'urine. L'élimination si rapide du salicylate de soude par les urines et leur augmentation notable en ont fait examiner la composition par plusieurs auteurs, sans qu'ils aient pu s'accorder sur les résultats. A une seule exception près (M. Marrot), tous ont bien constaté qu'il augmente la proporLion des matériaux solides, mais ils diffèrent sur leur proportion relative. L'urée augmente suivant les uns et diminue suivant d'autres, ou ne subit aucune modification pour la plupart. De même de l'acide urique et des phosphates.

Afin de trouver l'explication de ces divergences, le docteur Lecorché, aidé de son interne, a institué des recherches très rigoureuses à ce sujet dans son service de la Maison municipale de santé. Dix rhumatisants y furent soumis, dont sept hommes jeunes, de vingt-deux à vingt-cinq ans, atteint? pour la première ou la seconde fois d'accès aigus ou subaigus dont les observations sont relatées. Les trois autre? avaient seulement dépassé la quarantaine, dont un cas derhumatisme spinal apyrétique. La dose ordinaire du salicylate fut de 8 grammes pas jour. Elle fut seulement de moitié dans deux cas et réduite à 2 grammes dans un troisième. Voici l'énoncé sommaire des résultats.

Polyurie. Elle n'est que consécutive à l'administration du salicylate, au lieu d'être immédiate, et se manifeste seulement dans le rhumatisme articulaire aigu. De 1000 grammes, elle s'éleva au double le cinquième jour de l'emploi du sel dans le premier cas, et de 1000 à 1500 dans le cinquième.

Densité. Elle s'élève, au contraire, immédiatement de 4 à 6 degrés et se maintient ainsi trois à quatre jours dans le rhumatisme aigu, tandis qu'elle tombe dès le lendemain, dans le rhumatisme subaigu, au-dessous du chiffre normal.

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Coloration. Elle diminue en général avec l'abondance de l'urine-, mais cette corrélation n'est pas absolue, il y a des exceptions.

Acidité. Constatée à l'aide du papier tournesol, elle s'est montrée très variable, sans subir d'action bien marquée du saiicylate.

Urée. Augmentation immédiate très manifeste et sensible sous l'action du saiicylate dans tous les cas. De 30 grammes, elle s'élève immédiatement à 47 avec 8 grammes de sel et de 23 grammes, l'excrétion monte aussitôt à 46 avec 4 grammes seulement de saiicylate. Sans être aussi élevée dans les autres cas, elle est toujours sensible. À cette bausse dès le premier jour, et qui continue les deux ou trois jours suivants, succède une baisse progressive, qui, dans lerbumatisme subaigu, se manifeste dès le second jour. Les divergences à cet égard s'expliquent ainsi par la date de l'analyse. Faite immédiatement, on constatera toujours une augmentation ; exécutée trop tard, elle ne donnera aucun changement, sinon une diminution. Il faut la faire tous les jours, pour avoir une donnée exacte de l'influence du saiicylate.

Acide urique. Il subit des modifications identiques à celles de l'urée. De 0,720 au début de l'accès, il s'abaisse à 0,624 les jours suivants, malgré l'usage du colchique. On donne le saiicylate, et il s'élève immédiatement à 1 gr. 950, 1 gr. 190 et ne diminue ensuite que lentement. Toutes les observations, sans exception, témoignent de cette influence directe.

Acide phosphorique. L'augmentation en est analogue et simultanée aux autres matériaux solides. Variable de 1 gr. 608 à 801, cet acide s'est élevé immédiatement dans le premier cas à 3 gr. 217, sous l'influence du saiicylate. De 0,8o8, il est monté à 2 gr. 402 dans un autre cas et de 0,429 à 1 gr. b84 dans un troisième. Si cette action est moins immédiate que sur l'urée, elle se maintient plus longtemps et se prolonge d'autant plus en général qu'elle a été plus tardive à se manifester dans quelques cas exceptionnels.

L'observation faite par Stevenson : que la guérison du rhumatisme articulaire aigu est d'autant plus rapide que l'excrétion des matériaux solides de l'urine est plus abon-

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dante, explique ainsi l'action salutaire du salicylate de soude. En augmentant cette excrétion dans des proportions énormes, il est la garantie d'une prompte guérison. [Rev mensuelle, mars.)

Rhumatisme asystolique. Forme spéciale du rhumatisme viscéral, se manifestant par une attaque parfois subite d'asystolie aiguë, pouvant tuer en quelques jours. Elle a lieu surtout chez les cardiopathes, dans le cours d'un rhumatisme aigu ou durant les récidives d'accès ayant déjà atteint le cœur. Le développement plus ou moins patent d'une endocardite ou d'une péricardite en est la cause exclusive, d'après quelques auteurs; mais l'absence de ces désordres dans un bon nombre de cas doit en faire admettre une autre, selon le docteur Letulle. Ce serait une névrite du plexus cardiaque, d'après M. Peter, donnant lieu à des accidents analogues à l'angine de poitrine, comme il eu rapporte des observations. Dans d'autres cas, une fluxion rhumatismale semble se porter sur le tissu musculaire du cœur, comme sur le cerveau dans le rhumatisme cérébral. Quoi qu'il en soit, cette forme asystolique du rhumatisme mérite de fixer toute l'attention des praticiens par sa gravité. Et, qu'elle se rattache à une inflammation du myocarde ou à un trouble profond de l'innervation du cœur, des sangsues ou des ventouses scarifiées sont le plus souvent indiquées et ont donné de remarquables succès, comme dans la cinquième observation. (Arch. de mrd., mai et juin.)

Rhumatisme cérébral. C'est une métastase, une substitution de la fluxion articulaire, qui se porte sur le cerveau, d'après M. Woillez. La fluxion articulaire cesse en effet aussitôt que le cerveau est atteint, et elle reparait dès que le cerveau se dégage. Dans l'encéphale, le mal évolue avec une si grande rapidité que le médecin n'a pas toujours vingt-quatre heures devant lui pour livrer le combat suprême. De là l'indication de se décider immédiatement pour l'emploi des bains froids, sans tergiversations ni atermoiement.

L'historique de cette redoutable affection montre les avantages de cette médication nouvelle sur la thérapeutique ncerlaine, vague et infidèle en usage avant la découverle

RHUMATISME 509 de cette méthode par Wilson Fox en 1871, et suivie depuis eu France sur l'initiative hardie de MM. Raynaud et Blachez II est vrai qu uue guérison par l'eau froide, obtenue pai Giamm au commencement de ce siècle, fut rappelée par Gubler comme un encouragement à employer ce traitement a 1 occasion du succès obtenu à Mulhouse en 1857 à la suite de six attisions froides. (Voy. année 1875.1 Mais

éïanrït10nS/Urent inUtil6S 6t k méth0de P-ais

quinze ans à la thérapeutique vague et incertaine, nui aboutissait le plus souvent à la mort. q

M. Woillez n'a pu recueillir ainsi que 7 cas de guérison en France avant 1870, et encore les indications en^ont aus vagues et diverses que les autres sont précises. Sur 33 ca publiés depuis le travail de W. Fox, M%ucastel a étabT dans sa thèse d'agrégation, en 1875, que les 19 traités par 1 s

ZTZ ZTIT avaient *™ «* de mort, tandis

que des H traités par les bains froids, 10 guérisons s'en

c rH rn'-06^ SLatlStiqUG —itété plus° favorable enaW? v i COmpm qUe les faits a forme délirante,

ajoute 1 auteur, car sur 5 cas rencontrés à l'hôpital et en ville, les bains froids lui ont donné 5 succès, qu'il r late et met en parallèle avec les résultats désastreux qui s'en sont suivis, quand les familles ou les consultants ont mis obstacle a 1 emploi ou à la continuation de ce traitement énergique mais sauveur. C'est aujourd'hui le véritable traitement V

itL rre ?C, l°? V déj0Uait tous les efforts des cliniciens, affirme-t-il ; le doute n'est plus permis

Les bains froids ne sont contre-indiqués ni par les complications cardiaques ni les complications pulmonaires !l les a fait administrer dans ces cas, et l'encéphalopathie a cédé, ans aggravation des autres affections. C'est donc un véritable spécifique à employer sans retard, dès que le déhre coïncide avec la disparition du gonflement et des douleurs articulaires et une température de 40 degrés et audessus. E le «'abaisse dès la première immersion e c'eS ainsi qu'il faut la combattre sans relâche, dès qu'el e se i

trolt'ifn' t0UteS 168 LrùiS à qUatre ^ au ^toin et trois lois par jour au minimum. Ni les lotions, ni le dran

mouille, m la glace ne peuvent remplacer le bàin à Vde

grés, prolongé jusqu'à la manifestation du frisson.

RHUMATISME

M. Raynaud, qui a eu le mérite d'introduire le premier ce traitement dans la pratique, a confirmé ses effets merveilleux. C'est ainsi que, dans la première observation de M. Féréol, une femme inerte, en résolution complète, dans le coma de l'agonie, prête à mourir, fut plongée dans le bain, absolument comme un cadavre, et cependant elle se réveilla petit à petit et quitta l'hôpital guérie.

L'efficacité suprême de ce moyen est démontrée aussi évidemment par un autre fait du professeur Potain. Appelé un soir près d'un rhumatisant dont une certaine excitation, coïncidant avec l'élévation de la température, pouvait faire craindre le transport au cerveau, il recommande de préparer tout le nécessaire pour un bain froid le lendemain. Mais, dans la nuit même, le délire survient, et le médecin ordinaire, appelé, trouve le malade si près de l'agonie que ses cornées étaient déjà absolument ternes. Il fait des affusions froides, en attendant le bain, qui est donné et renouvelé pendant cinq jours, c'est-à-dire jusqu'à la guérison.

La marche lente des accidents cérébraux ne doit pas faire retarder l'emploi de ce traitement, comme M. Potain l'a reconnu par l'exemple suivant. Une femme de vingt-sept ans, ayant eu déjà deux attaques de rhumatisme, entre à la clinique, au sixième jour d'une troisième. L'état paraissait s'améliorer au treizième jour, lorsque, le lendemain, elle présenta une certaine excitation, avec une température à 40° et la diminution des douleurs articulaires. C'était l'indication des bains froids, car M. Raynaud considère le chiffre de 39°,S dans l'aisselle comme une température élevée dans le rhumatisme, s'il s'y joint du délire surtout. Mais, cet état ayant persisté jusqu'au vingt-cinquième jour, sans autre phénomène inquiétant que l'élévation de la température à 41° à deux reprises, on ne les donna pas, malgré un peu de délire la nuit. C'est alors qu'une attaque épileptiforme survint, et une seconde le surlendemain amena le corna et la mort. (Joum. de m éd. et chir. prat.,< art. 11532.)

Les symptômes somatiques sont les premiers et les plusj directement atteints, conjurés par ce traitement. Dïrrégu-j Hère et tumultueuse, comme dans l'asphyxie commençantej la respiration devient plus égale et profonde; l'hématose s^ fait mieux. La trépidation musculaire diminue, puis dispa

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