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cas. Il déterminait dos douleurs locales atroces et des vomissements, dès qu'il était ingéré.
Ne voulant pas perdre le bénéfice de la prétendue découverte, le docteur Hertzka eut recours à un stratagème ingénieux pour le faire supporter. Il pratiqua une ou deux injections hypodermiques de morphine par jour, avant l'administration du chloral, pour empêcher le vomissement, et fit prendre ensuite une cuillerée à café, toutes les deux heures, de la potion suivante :
% Hydrate de chloral
Eau distillée
Sirop de fleurs d'orangers Mêlez.
4 grammes.
Le malade fut soumis simultanément à l'usage de l'eau de Carlsbad et au régime du lait, qui, n'étant pas supporté par l'estomac, fut donné en lavements de 100 grammes toutes les deux heures. (Bull, de thérap.)
Ce traitement accessoire a bien pu être ainsi l'agent principal de la guérisou. D'où l'indication d'en tenir compte à l'avenir pour combattre cette affection redoutable et rebelle.
Ulcères des jambes. Hyprrosloscs consécutives. Aux graves dangers de ces plaies permanentes, le docteur P. Reclus en ajoute un qui n'avait pas encore été signalé. C'est le développement d'une ostéo-périostite de l'os sous-jacent, déterminant le plus souvent une augmentation de volume du tibia, qui le rend léger et spongieux, couvert d'ostéophytes, comme il en relate plusieurs exemples. Parfois même la diaphyse est dure et éburnée et le canal médullaire rétréci ou oblitéré. Chez les jeunes gens, l'os peut s'accroître en longueur de deux à trois centimètres au delà * de son congénère. Les ostéophytes sont plus abondantes, et une véritable diathèse osseuse peut s'ensuivre. Les aponévroses, les ligaments et les membranes fibreuses des vaisseaux et des nerfs de la jambe étaient ainsi ossifiés. Des exostoses saillantes s'élevaient même au centre de l'ulcère et s'opposaient à sa cicatrisation. De la leur confusion avec les lésions syphilitiques. C'est donc une grave complication, qui en compromettant la nutrition du membre et son usa^e peut
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en rendre parfois l'amputaLion indispensable. (Progrès méd., décembre 1879.)
Bandr de caoutchouc. De simples lames de caoutchouc, sans interposition d'étoffe et se distinguant de tous les produits similaires par leur élasticité et leur longue durée, ont été spécialement importées d'Amérique en Allemagne contre les ulcères des jambes. On en enveloppe le membre sans renversés jusqu'au genou, sans rien interposer entre l'ulcère. Sous leur influence, on constate, dès les premiers jours, une abondante sécrétion de la plaie , avec ramollissement des bords lardacés de l'ulcère; des granulations de bonne nature se montrent ensuite, et la cicatrisation s'établit. Dix-sept cas de guérison sont relatés sommairement par le docteur P. Bruns, qui préconise ce moyen.. Son extrême simplicité en fait la valeur pratique, d'autant plus que le malade n'est pas retenu au lit et peut vaquer à ses affaires, considération importante pour la classe ouvrière, particulièrement sujette à cette maladie. Cette bande doit être enlevée, lavée et séchée tous les soirs. (Berl. Mm. Woch., nos 25 et 26.)
URÉMIE. Au point de vue de la théorie nouvelle de la formation de l'urée et de l'acide urique dans le foie par la transformation des matières azotées, — soutenue et développée surtout par Murchison en Angleterre dès 1868 et depuis par MM. Charcot et Brouardel en France (Voy. Foie, 1877) — une observation très intéressante de cholélithiase est publiée par le docteur J. Besnier. En l'absence de toute maladie des reins et de la vessie, un homme de cinquantedeux ans présenta des troubles profonds du côté du foie, pendant dix-huit mois consécutifs, avec anémie profonde, expulsion de nombreux calculs à facettes, mûriformes, et de la gravelle biliaire dans les selles, consécutivement à des accès intermittents, sans coliques ni ictère, mais avec élimination de 1 gr. 33 d'acide urique et 35 gr. 15 d'urée par 1000 grammes d'urine. En venant à l'appui des nouvelles doctrines, ce fait tend donc à montrer que le foie, outre la sécrétion de la bile et du sucre dont il est chargé, produit encore l'urée et l'acide urique par la destruction des globules rouges du sang, suractivée et exagérée par la congestion hyperémique de cet organe, comme une occlusion calculeuse
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incomplète des voies biliaires peut la provoquer. {Archiv. de méd.. avril et mai.) Voy. Calculs biliaires.]
Action du phosphore. Des expériences sur les animaux, faites par M. Thibaut, tendent à infirmer l'interprétation précédente. En les empoisonnant à petite dose avec le phosphore, l'urée a varié alternativement. De 15 gr. 66 dans les urines d'un jour au début, elle tombe à S gr.' 77, pour remonter ensuite à H gr. 59 et retomber finalement à un chiffre insignifiant. A mesure que son élimination diminue ainsi, elle augmente dans le sang de 225 milligrammes par litre avant l'administration du phosphore ; elle s'élevait à 2 gr. 20 lors de la mort, montrant une dégénérescence graisseuse non seulement du foie, mais des reins et des muscles. Et tous ces organes contenaient alors plus d'urée qu'à l'état normal, dans des proportions notables. D'où l'auteur conclut que, loin d'avoir son siège principal dans le foie, la formation de l'urée semble résider dans tout l'organisme, puisque sa quantité dans l'état normal, comme dans l'état toxique, est toujours supérieure dans le sang que dans le foie... chez les animaux. (Acad. des se., 15 mai.)
Tout en confirmant l'augmentation de l'excrétion de l'urée chez des chiens et des chats soumis à l'injection d'un gramme de phosphore dissous dans l'huile, M. P. Cazeneuve donne une interprétation toute différente de ce fait. L'action du phosphore est pour lui, comme pour Stork et Bauer, purement désassimilatrice, et c'est parce que M. Brouardel nourrissait ses animaux pendant ses expériences que l'urée n'a subi qu'une augmentation passagère. Les désordres apportés dans la digestion et l'assimilation par l'agent toxique suspendent les mouvements nutritifs, dit-il, d'où la diminution des déchets excrétés par rapport à l'état normal de nutrition. Aussi met-il ses animaux à la diète, et c'est dans l'état de jeûne pendant trois à quatre jours qu'il fait ses expériences, comme si c'était là un état normal. En voici les résultats sur un chien dont l'urine normale contenait avant : 2 gr. 50 d'urée, 15 grammes d'acide phosphorique et 18 grammes de chlorures. La sécrétion journalière de l'urée s'éleva ensuite à 7 grammes et demi, 88 grammes d'acide phosphorique et 55 de chlorures. L'azote et le fer étaient augmentés dans les mêmes proportions. 11 y avait aussi des
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traces d'albumine, sans bile ni sang, quoique L'urobiline fût appréciable. L'excrétion de ces principes constituants diminua graduellement et le pigment biliaire apparut; mais l'administration de 200 grammes de lait suffit à en élever immédiatement la quantité, presque au même point qu'après l'injection du pbospbore. (Acad. des sciences.)
La preuve que ce n'est pas la dégénérescence granulo-graisseuse du foie par le phosphore qui a fait diminuer l'urée, dans la dernière période de l'expérience, c'est qu'elle ne diminue pas quand l'animal n'est pas alimenté. Cette augmentation n'exprime donc que la décomposition des organes, comme la proportion plus forte de l'acide phosphorique, du soufre et de l'azote. Cette destruction s'effectue aux dépens du sang, en particulier des globules sanguins, et du tissu hépatique lui-même.
11 y aurait donc présomption de chercher à éclairer le phénomène physiologique de la formation de l'urée par le foie en recourant à un agent chimique entraînant des désordres généraux aussi complexes que le phosphore. Au milieu de la débâcle de matériaux qu'il provoque pathologiquement, comment mettre en évidence le rôle physiologique du foie à l'égard des principes azotés. Ce n'est pas par les déchets d'un organe en voie progressive d'auto-destruction, que l'on peut découvrir son fonctionnement cellulaire normal. Le problème est donc insoluble par l'étude expérimentale à l'aide du phosphore. Son action toxique est trop complexe et générale pour en tirer une analyse propre à étayer sa fonction physiologique.
Tout ce que l'auteur conclut de ces faits, c'est que le foie n'est pas le siège exclusif de la formation de l'urée, comme l'admettent la plupart des physiologistes et des pathologistes. (Revue mens., juin.) . .
Cette conclusion est un aveu d'impuissance des vivisections expérimentales. Malgré l'identité du fait, on ne peut s'accorder sur son interprétation. Et il en sera ainsi tant qu'il y aura deux esprits différents et opposés en présence.
Dyspnée urémique. Lorsque la dyspnée va jusqu'à la cyanose, sans que l'état du cœur ni des poumons en donne la cause, c'est un précepte rigoureux, donné par le professeur Sée, d'examiner les urines, car la présence de 1 albumine
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seule peut la déterminer et entraîner la mort. Tel est 1 exemple d une jeune personne entrée dans son service pour un accès d oppression formidable. Elle était cyanosée, et la face, les mains et les pieds étaient absolument bleus. La poitrine ne donnait que des râles disséminés, et le cœur un léger bruit de souffle au premier temps. Rien n expliquait donc cette suffocation intense, sauf les urines a bummeuses On apprit cependant qu'un accès semblable était survenu trois mois auparavant, dont elle s'était remise après quelques jours. Celui-ci, au contraire, l'emporta rapidement, sans que 1 on pût soupçonner la nature de la maladie, car il ny avait même pas d'œdème.
L'autopsie révéla un rein hypertrophié et rouge, comme dans la néphrite aiguë. Le cœur présentait aussi un certain degré d hypertrophie et de surcharge graisseuse, ce nui semble indiquer une néphrite ancienne, ayant retenti sur le cœur, suivant la doctrine de Traube, contredite en Angleterre et en France par la connexité des deux lésions &
Cette dyspnée, produite par l'urémie, est beaucoup moins connue que les localisations cérébrales et gastro-intestinales de celle-ci. On la méconnaît d'autant mieux qu'elle simule a s y méprendre, les accès d'asthme, et n'est pas immédiatement mortelle. C'est ainsi qu'un Égyptien, se croyant asthmatique vint consulter M. Sée pour qu'il lui appliquât son remède. Il fut d'abord soulagé. Mais un nouvel accès, plus violent, survint bientôt, et il était si net et caractéristique que les urines ne furent pas examinées. La médication ordinaire restant impuissante, M. Potain fut appelé, et c'est alors que es urines examinées montrèrent de l'albumine. Au lieu d asthme, c'était de la dyspnée urémique, à laquelle le malade succomba peu après.
Ce fut l'inverse chez un pseudo-asthmatique de M Potain. M. Sée découvrit l'albumine dans les urines du malade. Il faut donc se tenir sur ses gardes, en pareil cas, et ne se prononcer qu'après l'examen des urines. (Revue méd décembre.) '
Élimination médicamenteuse de l'urée. Dans un cas d'anu ne mécanique, ayant persisté quatorze jours consécutifs pour cesser ensuite chez une femme atteinte de cancer utérin, M. Debove s'est assuré que les moyens employés
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pour l'élimination artificielle de l'urée étaient bien insuffisants à cet effet. On a ainsi trouvé peu d'urée dans les vomissements, et l'on n'en a enlevé que 139 milligrammes par litre de liquide rendu. Pour ouvrir des voies d'élimination du côté de la peau et des glandes salivaires, une première injection sous-cutanée de un centigramme de pilocarpine, puis une seconde de deux. Mais l'effet sudorifique en a été très peu marqué, et l'urée rendue avec la sueur était absolument insignifiante. La salive seule contenait 2 gr. 64 d'urée par litre, tandis qu'elle est seulement de 156 milligrammes chez les malades non anuriques.
En présence de ces faibles résultats, comparés avec les moyens mis en usage pour l'élimination supplémentaire de l'urée et prévenir l'intoxication urémique du sang, l'auteur se demande s'il y a avantage, dans l'anurie, à médicamenter le malade, et si, dans des cas pareils, il n'y a pas plutôt inconvénient. En donnant un purgatif, on fait éliminer une très faible quantité d'urée pour une grande quantité d'eau, qui, en provoquant la résorption des liquides épanchés, très riches en urée, apportent cet excès dans le sang. L'apport est ainsi bien supérieur à l'élimination à la suite d'un purgatif. (Soc. mêd. des hôpit, décembre 1879.)
S'il n'est guère permis en principe de juger d'après un seul fait, il faut encore se demander si celui-ci est bien choisi à cet effet. Le fonctionnement organique d'une femme cachectique ne peut être comparé à celui de l'état normal dans l'anurie essentielle. C'est là le tort des cliniciens expérimentateurs de prétendre réduire tous les cas différents à un même dénominateur.
Action de la pilocarpine. L'augmentation des sécrétions salivaires et sudorales, provoquée par le jaborandi ou son alcaloïde, tendant à faire admettre qu'elles entraînent les substances anormalement accumulées dans 1 économie, ou elles jouent souvent le rôle de poison, des recherches expérimentales et cliniques ont été faites pour vérifier cette action sur l'urée en particulier. D'une observation et de quelques expériences sur les animaux, du professeur Lussana ,ù résulte en effet que la salivation si abondante provoquée par le jaborandi contient de l'urée en proportion plus ou Lins considérable, mais non dosée. Ce n'était quune prol
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habilité que la pilocarpine peut devenir un remède utile contre l'urémie. (Lo spcrimentale.)
Quatre observations cliniques de M. Bœgehold sont plus concluantes, en employant les injections sous-cutanées de pilocarpine contre l'urémie. En voici les résultats:
I. Fille de ciuq ans. Urémie grave pendant la convalescence d'une scarlatine. On fait une injection de 8 milligrammes de pilocarpine, les convulsions cessent; au bout d'une heure, elle reprend connaissance. Quelques jours après, nouvelle attaque, guérie de même par deux injections semblables. Les injections sont faites régulièrement pendant vingt jours ; les attaques ne se renouvellent pas. Dix jours plus tard, l'albumine a disparu et la guérison est complète.
II. Garçon de douze ans, pris de convulsions urémiques dans la convalescence d'une scarlatine. Des injections de un centigramme de pilocarpine font cesser les convulsions au bout de six minutes, à deux reprises différentes. Guérison.
III. Les injections font cesser les convulsions, mais la mort survient dans le coma.
IV. Sept ans ; néphrite chronique. Les convulsions cessent sous l'influence des injections de pilocarpine, mais l'enfant succombe aux progrès de la maladie.
URÉTHROTOMIE. L'éloge de cette opération moderne, comparée à la dilatation, a été l'objet de Vaddress de sir H. Thompson au dernier Congrès de l'Association médicale britannique, à Cambridge. M. Teevan a été jusqu'à dire qu'elle était exempte de danger et mit au défi d'en trouver un seul cas de mort chez un jeune homme. M'y aurait-il pas lieu d'être plus réservé, quand on sait que cette opération a été non seulement suivie de mort, mais d'abcès articulaires, d'hémorrhagies graves, d'infiltration et d'épanchement d'urine, ainsi que de rétention, d'érections permanentes, de frissons répétés, etc. Quand une opération innocente donne lieu à de tels accidents, elle peut bien être assimilée aux plus graves, d'autant plus que ses bons effets ne sont pas toujours permanents. L'enthousiasme est évidemment superflu pour une telle opération, et sa rivale, l'incision périnéale, maintient tous ses droits vis-à-vis d'elle et parait exempte de toutes ces objection. (Lancet, 21 août.)