ALLAITEMENT
à sang chaud s'abaisse plus ou moins ; ils deviennent donc plus ou moins à température variable. Dans ces nouvelles conditions, ils doivent être moins sensibles que dans les conditions normales à l'action des aneslhésiques, qui ne sont autres que des poisons asphyxiants.
Chacun sait d'ailleurs que l'alimentation dans laquelle le café intervient en grande proportion n'est pas du tout incompatible avec la santé. On peut emprunter au goudron des antiputrides propres à faire des boissons dont l'usage journalier peut être longtemps et avantageusement soutenu. Suivant ce qui a élé dit, l'alimentation arsenicale elle-même, et sans doute l'alimentalion sous l'influence d'une multitude d'autres antiputrides par combinaison, par opposition à l'action de l'oxygène, n'est pas plus incompatible avec une bonne santé. On est donc conduit à ces applications : Pour diminuer les besoins de la respiration des animaux, de manière à rendre l'anesthcsie moins dangereuse. — 2° Pour produire artificiellement l'hibernation chez les mammifères. — 3" Pour favoriser l'engraissement sans fournir ni la graisse ni ses matériaux. — 4° Préparer l'alimentation dans les pays cliauds, pour éviter les effets dus à la gène de la respiration dans l'ascension des montagnes, lè séjour des mines, etc. — 5" Pour diminuer les inconvénients d'une alimentation trop peu abondante, et parfois à la faire supporter sans gêne. — 6° Pour rendre moins dangereuses les opérations chirurgicales. — 7° Prévision du pouvoir fébrifuge.
Emploi diététique des acides organiques. Voy. Goutte.
ALLAITEMENT. Crevasses du sein. Dans le but de les combattre, on se sert dans le peuple d'une eau acidulé dont on lave les bouts plusieurs fois par jour, puis on les recouvre après chaque lactation d'une petite calotte de plomb. Or, M. Guérard a pu constater que celte pratique présente de graves dangers pour les enfants, car il s'est assuré qu'après vingt-quatre heures d'usage, celte petite calotte est déjà couverte d'une couche blanche formée d'un composé de plomb dont une partie, en restant adhérente au mamelon, peut empoisonner l'enfant qui le suce. Beaucoup de coliques sont probablement dues à cette cause. C'est donc là un danger très-réel sans compensation, car les gerçures n'en persistaient pas moins dans le fait qui a suscité cette observation. (Soc. méd. des hôpit.)
AMAUROSE
La houiUie traditionnelle exigeant un long travail de l'estomac pour transformer l'amidon en sucre et dextrine, Liebig conseille d'ajouter à la farine autant de fine fleur de malt, soit '15 grammes de chaque, et 32 centigrammes de bicarbonate de soude pour suppléer à l'alcalescence de ces farines relativement au lait de femme. Le mélange intime se fait avec 30 grammes d'eau. Délayez ensuite dans 150 grammes de lait de vache, placez sur un feu doux en retirant dès que le mélange s'épaissit pour le replacer alternativement en ne portant à l'ébullition que lorsqu'il reste fluide, et après quelquesminules le tour est fait; il n'y a plus qu'à servir.
Ce potage nutritif, connu à Munich sous le nom de soupe de Liebig, s'est montré efficace dans un grand nombre de cas ; il remplace le mieux l'allaitement naturel. (Unionméd., n° 16.)
AMAUROSE. Une femme de trente-trois ans souffrait depuis douze ans de maux de tête, d'accès épileptiques revenant deux à trois fois par semaine. 11 y a dix ans, sa vue commença à faiblir -, après avoir lu au moyen de lunettes, elle fut réduite à renoncer à la lecture, quel que fût le grossissement employé.
A l'examen ophthalmoscopique, M. Hart trouva le disque optique irès-blanc ; les veines pleines et tortueuses ; pupilles dilatées et absolument immobiles.
Beaucoup de remèdes avaient déjà été essayés sans succès, entre autres l'application de glace sur la tête. M. Hart tenta cependant le froid sur la partie inférieure de la région cervicale suivant la méthode du docteur Chapman, comme moyen d'augmenter l'afflux du sang à travers le système nerveux du grand sympathique. (Voy. TminAPEUTiQUE, Dictionnaire, iSQi.) Les relations connues de la région cervicale de la moelle avec la circulation du cerveau et de l'œil encourageaient à priori cette tentative. On appliqua donc deux ou trois foispar jour le sac réfrigérantde Chapman au lieu indiqué, pendant une demi-heure. Trois jours après, ce topique appliqué durant l'accès l'abrégea et fut suivi d'un profond sommeil. On continua cinq semaines, et les accès ne reparurent plus que tous les dix jours.
La vue n'a pas été modifiée moins sensiblement. La malade, qui, au début du traitement, ne pouvait lire qu'un typeau-dessous du n" 1 0 de Giraud-Teulon, lisait à la fin le n° 4 aisément. Ses pupilles, quoique encore paresseuses, étaient moins dilatées, et à l'ophlhalmoscope les disques optiques étaient moins
AMAUROSE
blancs et avaient une couleur plus naturelle. {Lancel, janvier,)
Amaurose puerpérale sans albuminurie. Depuis les belles recherches de Landouzy sur les rapports de l'amaurose avec l'albuminurie et la conslaïalion de ce phénomène dans la grossesse, qu'il complique si souvent, bien des cas d'amaurose passagère se sont ainsi expliqués depuis. Tel est le cas cité par Morgagni. Beer aussi a décrit, en 1817, une forme d'amaurose commençant avec la grossesse et disparaissant avec l'accouchement. Ramsbolham rapporte également l'exemple d'une femme enceinte qui devint amaurolique dans les derniers mois do la grossesse. Un traitement très-énergique par les émissions sanguines et le calomel fut institué sans succès, tandis que l'accouchement fit disparaître spontanément cette cécité. Bien d'autres cas analogues existent sans doute dans les annales de la science, et l'on ne peut guère douter maintenant que l'albuminerie n'en fût la cause.
Une observation relatée par le docteur Eastlake à VObsletrical Society de Londres tendrait cependant à faire admettre cet accident comme purement sympathique de la puerpéralité. Appelé le 31 janvier près d'une femme de trente-quatre ans, mariée à un peintre, accouchée depuis trois jours normalement, sans aucun accident el en bon état de santé, il la trouva totalement aveugle, ne pouvant rien distinguer. L'examen ophthalmoscopique par M. Lavvrence ne découvrit aucune lésion organique. Il n'y avait pas d'albuminurie. Elle n'avait pas pris de seigle ergoté. La sécrétion du lait et l'écoulement des lochies étaient naturelles. Après l'accouchement, elle avait perdu soudainement connaissance et s'était trouvée aveugle en revenant à elle. Ses paroles avaient été momentanément incohérentes, mais bientôt elle avait recouvré toute sa raison et ne se plaignait absolument que de la perle de la vue à la visite, quoique cet accident ne fût pas nouveau pour elle, car c'était son neuvième accouchement à terme, et les sept derniers avaient été suivis de la môme cécité temporaire pendant trois à cinq semaines.
Par sa reproduction régulière, cet accident exclut toute supposition d'albuminurie ni d'aucune autre lésion organique. Ce serait donc un simple effet sympathique de la puerpéralité, sinon d'une congestion cérébrale.
AMAUROSE
Amanroso tœniformc. Un maçon de vingt-sept ans, traité précédemment du tœnia, s'étant exposé à un soleil ardent pour la réparation d'une toiture à Milianab, présenta deux jours après une céphalalgie violente avec diminution progressive, puis abolition de la vue dans l'espace de huit jours. A son entrée à l'hôpital, cécité absolue à droite avec douleurs profondes dans le globe oculaire; symptômes moins accusés à gauche. Pouls lent, régulier, roideur du cou. Un traitement antiphlogistique et révulsif énergique amena une amélioration notable de la vision, au point que le malade pouvait lire les gros caractères de sa pancarte lors de sa sortie.
Mais il s'établit dès lors des alternatives de mieux et de pire avec congestion, dysphagie, hébétude, que le sulfate de quinine ne fait pas disparaître; surviennent des vertiges avec contraction des membres, pupilles fixes, dilatées, délire aigu. Ces crises convulsives s'étant montrées à plusieurs reprises précédemment, le médecin, en soupçonnant la nature helminthique, prescrivit l'écorce de grenadier. 40 mètres de taenia furent bientôt expulsés et immédiatement la vue s'améliora, ainsi que l'état général, et la guérison fut consolidée, (/{ec. de mém. de méd. et dechir, mil., février.)
Jimaurosc dlplithéritiquc. Comme tous les autres sens, la vue est passible de l'action paralysante de la diphthérite; M. Gubler, l'un des premiers, a montré cette généralisation. M. Fano relate ainsi un cas d'amaurose consécutive s'accompagnant d'une certaine difficulté de la parole chez une petite fille de neuf ans. Il suffit de quelques excitants et surtout des toniques pour rétablir promptement ces fonctions {Gaz. des hôpitaux, n° 110). Ce n'est pas d'ailleurs seulement à la suite du croup que l'on observe ces paralysies consécutives par anémie ; elles se rencontrent aussi à la suite de la fièvre typhoïde comme de toutes les phlegmasies intenses et prolongées.
Dans tous les cas d'amaurose d'origine douteuse, M. Sichel voudrait que tous les praticiens constatassent rigoureusement la présence ou l'absence de l'étiologie par l'abus du tabac ou des boissons alcooliques. 11 croit que ces recherches établiraient d'une manière solide l'existence incontestable de ces deux espèces d'amanroses. {Ann. d'or.umiquc, mars et avril.)
àli AMÉNORRHÉE.
AMÉNORRHÉE. Pour montrer la nécessité d'un examen complet en pareil cas, M. Raciborski en relate un où, consulté sur l'opportunité du mariage pour une jeune personne de dix-huit ans, splendide de fraîcheur et de santé, qui n'avait jamais été réglée, sans en éprouver de troubles ni de dérangements, crut devoir, avant de répondre, exiger un examen complet, malgré la résistance de la mère et de la jeune fille. Bien lui en prit, car il constata l'absence complète de vagin et d'utérus, et prévint ainsi tous les désagréments graves pouvant résulter d'un mariage contracté dans ces conditions. De là la nécessité, ressortant de considérations intéressantes, de ne se prononcer jamais légèrement en pareil cas et sans avoir constaté que le but du mariage peut être rempli. [Gaz. des hôp. , mars.)
Aménorrhée primitive. L'ulililé des explorations Utérines et du cathétérisme utérin, dans ce cas, ressort surtout des leçons de M, Huguier sur Vhystéromélrie. Voy. ce mot.
Aménorrhée par cause psychique. M. Raciborski en faitune espèce particulière lorsqu'elle est produite par une forte émotion de crainte d'être enceinte ou un vif désir de le devenir. Il en assimile la production à l'anaphrodisie momentanée chez l'homme préoccupé de son impuissance. Dans deux cas qu'il rapporte en détail [Arch. de 7néd., mai), avec trop de détails peut-être dans le premier, où il s'agit d'une épouse et d'une mère ayant manqué à ses devoirs, il y avait, en effet, retard de plusieurs jours avec fièvre et surexcitation telle que déjà, prévenu du retard, le praticien pouvait juger de suite qu'il ne s'agissait pas de grossesse. En l'absence d'affection utérine, il lui suffirait donc de constater le trouble général, le trouble nerveux, intellectuel. En connaissant le sujet de la préoccupation morale, M. Raciborski put ainsi rassurer ces femmes et, au moyen de quelques excitants, les capsules d'apiol entre autres, voir bientôt apparaître les règles et dissiper tous les accidents.
De f aménorrhée par causes psychiques, cic, parM. le docteur Raciborski, 1G pages in-8.
AMPUTATIOIV. L'avis unanime des chirurgiens américains, après la triste expérience qu'ils ont acquise durant la dernière guerre, est que les amputations primitives par suite
AMPUTATION
de plaies par armes à feu sont préférables aux amputations secondaires; opinion confirmée par la statistique suivante des amputations faites à l'hôpital Stanton, à Washington.
Amput. piimitives . . . 61 d8 niorls. Amput. secondaires. 12 0 niorls.
— de cuisse ...1810 — — — 73 —
— de jambe ... 25 4 — — — 4 2 — *■ — tibio-larsienne .20 — — — »» —
— du bras ....12 3— — — 11 —
— de l'avant-bras .20 — — — » » —
{Am. Journal ofmed. Science, 1 864.)
Leurs succès dans les hôpitaux et la prévention consécutive de l'infection purulente, de l'érysipèle, etc. , sontsubordonnés, du moins en partie, selon M. Gosselin, à certaines précautions qui ne sont pas toujours observées; ainsi, de ne pas presser les malades à se faire opérer toutes les fois que l'amputation peut être différée, de les faire persuader, par les sœurs ou autrement, de manière qu'ils demandent eux-mêmes l'opération. Les placer en général dans l'endroit qu'ils peuvent désirer après l'amputation, éviter le voisinage des malades qui leur déplaisent ou qui peuvent leur être nuisibles par des affections susceptibles de se communiquer. C'est à les interroger ou à pressentir leurs idées à cet égard que le chirurgien peut ainsi, en évitant de les démoraliser et au contraire en leur étant agréable, leur être utile, de môme qu'en évitant de provoquer la douleur par des pansements simples. [Union méd., x\° 10.)
Température du moignon. Dans un exemple de vice de conformation de l'avant-bras gaucho, présentant un tronçon de 1 4 centimètres de long formé des deux extrémités supérieures du radius et du cubitus brusquement terminées à la partie moyenne comme un moignon d'amputé sans cicatrices, M. Demarquay constata non-seulement une diminution de volume des muscles du bras et de l'épaule correspondants, mais encore une diminution de 4 a 5 degrés de température avec le bras opposé. Pour décider s'il s'agit dans ce cas d hémimélie, d'un arrêt de développement ou d'une amputation dite spontanée, co qui lui paraît le plus probable, il propose de rechercher si les moignons des amputés ne présentent pas ainsi généralemonl celte diminution de température. [Union méd., "n" GO.)
;%mpu(n(lon (le In lanmic. Malgré deux premiers insuccès,
AMPUTATION
le professeur Syme, d'Edimbourg, a pratiqué celte opéraliou une troisième fois avec un résultat favorable. Il s'agissait d'un homme de cinquante-deux ans qui présentait la langue gonflée et indurée de la pointe à la racine, au point de remplir la bouche, d'être immobile, d'empêcher la parole et la déglutition des solides. De couleur bronzée, la surface en était tuberculeuse et ressemblait ainsi à la peau du crapaud. La salive était d'une odeur repoussante.
Divers traitements suivis depuis plusieurs années n'avaient pas empêché ce développement morbide et un nouvel essai n'ayant fait que l'aggraver, le malade demanda à être opéré, malgré les terribles conséquences qui pouvaient s'ensuivre et qui ne lui furent pas dissimulées.
L'opération fut faite sans chloroformisation, afin de prévenir l'écoulement du sang dans la gorge, le 27 décembre 1 864. Une incisive ayant été extraite, l'incision divisa au milieu la lèvre inférieure et se prolongea en bas jusqu'à l'os hyoïde ; puis, le maxillaire scié, les attaches, y compris celle des génioglosses, furent divisées sur l'index servant de guide, et les branches du maxillaire écartées permirent de disséquer le plancher delà bouche et de diviser les hyo-glosses. La langue put ainsi être attirée en avant et les artères linguales liées avec sécurité. L'opération aurait pu être terminée d'un seul coup, si ce n'eût élé la crainte que l'épiglolte ne participât à la maladie, ou de la léser avec le bistouri agissant sans guide. Les deux tiers antérieurs de la langue furent donc excisés, et le doigt pouvant ainsi atteindre l'os hyoïde, le fixa, tandis que le surplus des adhérences était divisé. Après la ligature des artères, les bords de la plaie furent réunis avec des sutures métalliques et un drain fut placé à la partie inférieure pour l'écoulement des liquides.
Les attaches dos muscles inylo- et génio-hyoïdiens, divisées dans les deux premiers cas furent ainsi respectées, afin do conserver la déglutition volontaire et prévenir la propagation de 1 inflammation traumatiquo au larynx aussi bien que l'effusion purulente dans les poumons dont étaient morts les premiers opérés. Ce fut une heureuse modilicntion, car dès le lendemain l'opéré put avaler du lait sans régurgitation, au moyen d'une tasse à goulot. Aucun accident n'enraya la cicatrisation, moyennant un appareil de gutta-percha maintenant les deux branches du maxillaire en place. Une abondante alimentation liquide ramena
AMPUTATION
rapidement des forces, et l'amélioration fut telle sous ce rapport que l'opéré put quitter Edimbourg le 23 janvier pour Manchester. (Lancet, février.)
Désarticnlation de l'épaule. Procédé spiro'ide. Considérant les difficultés opératoires du procédé de Lisfranc, la gêne d'aller comprimer l'artère dans celui de Dupuytren, le danger de trop marquer les échancrures dans celui de Larrey, et surtout l'inconvénient commun d'attaquer l'articulation par l'endroit où elle est le plus profondément masquée par la voûte acronriale, M. Foucher a proposé la modification suivante :
4" temps. Le malade est couché et un peu incliné sur le côté sain ; le chirurgien, placé de ce même côté sain, saisit de la main gauche le bras qu'il doit enlever et le ramène forte^ ment dans l'abduction forcée et dans la rotation en dedans.
2' temps. Un couteau à lame étroite est enfoncé par sa pointe immédiatement au-dessous de l'angle postérieur de l'acromion, jusqu'à ce qu'il rencontre la résistance de l'omoplate, puis il est conduit à travers les parties molles, que l'on inciso entièrement en bas et en arrière, de manière à tracer une courbe légère à convexité postérieure et à cinq travers de doigt, Au-dessous du point de départ, le couteau est dirigé obliquement sur la face externe du bras en formant une légère concavité inférieure qui se termine au bord extérieur du biceps (dans ce temps les tendons sont repris, et la capsule à sa partie postérieure a été coupée) ; le lambeau est disséqué et relevé.
3"= temps. On coupe la capsule en conduisant le couteau d errière en avant à travers l'articulation.
4" temps. Sans désemparer, le chirurgien, avec le couteau passé en arrière de l'humérus, achève la section du lambeau postérieur, que son aide a soin de tendre exactement.
Co procédé paraît bon, en ce sens que l'acromion est parfaitement recouvert, que les vaisseaux sont coupés en dernier lieu, qu'il est facile de les comprimer dans la plaie pendant leur section, que l'on peut opérer le malade couché, et qu'enfin la plaie est dans une position telle que le pus s'en écoulera naturellem.ont, et qu'il s'applique aussi bien à la résection qu'à la désarticulation. {Mouv. méd., n" 5.)
Amputation de l'omoplate. Pour la troisième fois, comme le professeur Syme d'Édimbourg (V. ydmiec 1 864), M. Michaux
48 ANASARQUE.
de Louvain a pratiqué cette opération en conservant le reste du membre supérieur, et il a obtenu un succès complet. {Acad. des se. , avril.) C'est donc au moins sept cas que la science possède, en comptant celui du professeur Langenbeck, qui l a pratiquée le premier en 1 855.
Amputation de l'utérus. Par une coïncidence bizarre, il est arrivé à la Palhological Societii de Londres, dans sa séance du 1 6 mai, le même fait qu'à celle de chirurgie de Paris à propos de l'amputation de l'utérus par M. P'ieury. Le docteur Slayter, d'Halifax, a adressé, comme spécimen de ce genre, une pièce pathologique excisée en entier, au moyen de l'écraseur, chez une femme de trente-trois ans, sans perte de sang. Or, il s'est trouvé que, mise en parallèle avec un véritable utérus enlevé par la ligature et conservé dans les collections pathologiques, celte pièce en différait du tout au tout. C'était une masse ferme, solide, noirâtre, du volume d'une noix de coco, sans cavité à l'intérieur ni traces des trompes de Fallope qui s'observaient sur l'autre. Comme ici, la conclusion fut qu'une grosse méprise avait été commise. Il faudra donc y regarder désormais à deux fois.
AlVASARQUE. Aconit. Fondô sur son action déprimante du système nerveux et sédative de la circulation sans réaction sur l'encéphale et son heureux emploi dans la médecine infantile, M. Marcqde Bruxelles l'a employé avec succès dans l'anasarque scarlatineuse avec fièvre et chaleur sèche. Une abondantediaphorèse en résulte, que les sudorifiques, les fumigations étaient impuissants à produire ; une diurèse copieuse se manifeste, comme M. Hirtz l'avait déjà constaté dans d'autres cas.
La dose est de 50 centigrammes par jour de l'alcoolaturede la plante entière dans une potion appropriée. D'après son action générale, l'auteur croit qu'il agit sur la cause même de l'infiltration, et c'est ainsi qu'il l'adonné comme prophylactique à petites doses pendant la convalescence, et qu'il le propose dans le môme but comme sédatif dans la période éruplivo, afin de favoriser l'éruption. Mais «c'est à la condition de rencontrer dans l'organisme une résistance sur laquelle on puisse agir en la modifiant». C'est ainsi que dans deux cas d'épanchement dans les séreuses, où la réaction fit défaut, le médicament n'eut pas d'action favorable {Bull, de thérapeutiq. , mai). Il serait
ANASARQlîE. 49
lUperflu de s'étendre davantage sur tous les raisonnements plus lu moins hypothétiques sur lesquels se fonde M. Marcq pour uslifier l'emploi de ce médicament, c'est aux faits et à l'expé- •ience qu'il provoque de prononcer.
Anasarquc par rétention d'urine. Espèce nouvellement iécouverte par M. Bourgeois (d'Étampes), qui en a fait l'objet l'un mémoire, basé sur deux faits, envoyé à l'Académie de nédecine en 1 855. L'absence de signes ou de lésions propres à
i'.xpliquer l'hydiopisie peut seule conduire au diagnostic par ■xclusion qu'il s'agit de faire. Une tumeur ovalaire formée par a vessie très-dilatée, et qui plus d'une fois, sans doute, a fait jroire à une tumeur spéciale du bassin, en est le signe positif. Elle occupait tout l'hypogastre dans les deux cas de M. Bourgeois, et il suffit du calhétérisme répété pour voir disparaître l'infiltration. C'est en procédant aussi par exclusion que \I. Trousseau formula le même diagnostic dans plusieurs îxemples qu'il rapporte.
Il est d'autant moins étonnant que cette cause ait été mé- ;onnue que, dans ce cas, l'émission de l'urine n'est qu'entravée, liminuée; la rétention n'est pas complète. Une vessie paresseuse, une atonie dans un cas, un calcul dans un autre, une naladiedela prostate le plus souvent, déterminent cet accident, ^'attention du malade et du médecin manque ainsi d'être ap- )elée, dirigée de ce côté, et cela d'autant moins que dans l'anaiarquB symptomatique d'une lésion du cœur ou des reins, la iécrétion et l'émission de l'urine sont aussi plus ou moins dininuées. C'est donc avec grand soin qu'il faut interroger les (rganes génito-urinaires, toutes les fois que l'on ne peut se ren- Ire compte de l'étiologie d'une hydropisie générale, et M. Trousleau a rendu un véritable service de plus à la science et au nédecin en appelant leur attention sur ce sujet et en en faisant 'objet d'une de ses dernières leçons cliniques. {Union méd., 1» 28.)
Deux faits analogues ont été communiqués par lo docteur )avreux à la Société de médecine de Liège. H s'agit dans le )remier d'un jeune homme de vingt-cinq ans soulTrant depuis lix à sept mois d'hypertrophie de la prostate. Les urines, do )lus en plus rares, finirent par se supprimer. Il existait une nfillralion générale. La distension de la vessie était considéablo. On parvint à en extraire jusqu'à cinq litres d'urine.
ANATOMIE
Celle-ci n'était ni sucrée ni albuminense. Le malade succomba peu de jours après à une hémoptysie foudroyante.
Le second est relatif à un enfant de trois ans, qui, après une ctiute, ne pouvait uriner que goutte à goutte en poussant des cris. Dès le quatrième jour, il y avait de l'infillration locale. A l'aide d'onctions belladonées, le calhétérisme put être pratiqué et amena deux litres d'urine foncée et ammoniacale (Scalpel^ n" 10). Ce second cas ne paraît passe rapportera l'espèce spéciale d'anasarque signalée par M. Trousseau, le le premier seul paraît similaire aux précédents.
ANATOMIE. Glandes linguales. Elles présentent habituellement, selon M. Deville, la forme de deux corps ovalaires ayant', à peu près le volume d'un petit haricot, situées obliquement dO' chaque côté de la pointe de la langue, ayant leur extrémité antérieure dirigée en bas et en avant et convergeant l'une vers^ l'autre. Un intervalle de 4 lignes les sépare en avant. En enii faisant une préparation, Deville les trouva soudées à leur par-lie antérieure, où elles avaient un développement très-marqué,. La droite était plus volumineuse et plus allongée que la gauche.- Leur bord externe est recouvert par les fibres réunies du muscle lingual et du stylo-glosse. Bien développées, elles fontt saillir légèrement la muqueuse linguale de chaque côté du frein. Leurs canaux excréteurs sont de 4 à 6.
ïrès-vasculaires et recevant un très-grand nombre de ra • meaux de l'artère ranine, elles sont aussi très-riches en filets» nerveux, au point qu'aucune autre glande n'en est aussi abondamment pourvue, ce qui semble indiquer qu'elles remplissent des fonctions physiologiques importantes. Elles sont parfaitement isolées et ne se continuent pas avec les glandes salivaires, comme on l'a prétendu. {Med. Times.)
Plexus ARTÉRIEL sous-PLEURAL. De môme qu'en 1863, M. W. Turner a décrit, sous le nom de plexus artériel sous-périlonèal, des anastomoses entre le réseau artériel des parois abdominaleset celui des intestins, cet anatoiniste comprend sous ce nouveau litre des anastomoses entre les artères mammaires internes et: autres avoisinantes et les branches des artères superficielles du péricarde, du médiastin et celle qui accompagne le nerf phrénique. Celles-ci alors no se termineraient plus dans ces organes contrairement aux descriptions classiques, mais formeraient
ANATOMTE.
entre elles'un nouveau plexus situé sous la plèvre entre le médiastin et le péricarde. Il suffit, pour l'apercevoir et en constaler la disposition analomique, dit l'auteur, de pousser une injection colorée dans les troncs générateurs et d'enlever la porlion des parois thoraciques correspondantes. De là l'inutilité de le suivre dans les minutieux détails qu'il en donne dans la Brislish and foreicjn med.-chir. Review, janvier, et qu'il est sans doute plus facile d'observer que de comprendre.
Canaux périvasculaires des centres nerveux. Confirmant les remarques de M. Robin sur la structure des capillaires de l'encéphale, le professeur His a constaté aussi, par l'examen microscopique de minces couches des centres nerveux préparés, durcis, que^ de nombreuses fissures, plus rapprochées dans la substance grise que dans la blanche, les traversent surtout au niveau de la rencontre de la corne postérieure et de la substance gélatineuse. Observées chez le bœuf, le chien, le lapin, l'homme, elles sont accompagnées de vaisseaux sanguins qu'il a suffi d'injecter avec une solution de nitrate d'argent pour la voir passer dans ces fissures périvasculaires et en colorer les parois. Ce sont donc là de véritables canaux, puisqu'il a pu les injecter dans la moelle comme dans le cerveau. [Journ.de Vanat. et de la physwL, mai.)
Position normale de l'utérus. C'est une erreur de dire et de répéter comme on le fait, selon le professeur Claudius de Marbourg, que l'utérus est entouré en avant comme en arrière par les intestins dans sa situation normale. Par la congélation des cadavres et en opérant des coupes, il s'est convaincu qu'il doit toucher avec le ligament large la paroi postérieure du bassin et le rectum à l'état normal. C'est ainsi que sur le vivanl, le doigt introduit dans le rectum perçoit toujours immédiatement le stylet ou la sonde sans anses intermédiaires. La fixité de cet organe ne permet pas d'ailleurs aux circonvolutions de se placer entre lui et les parois du bassin. Quand on en trouve dans les replis de Douglas, dans le cul-de-sac utéro-rectal, l'utérus est toujours antéversé ou fléchi en avant. [Med. Tim., janvier.)
Placenta. Contrairement à l'opinion reçue, de nouvelles recherches anatomico-microscopiques ont conduit M. Joulin à con-
52 ANATOMIK.
sidérer la membrane lamineuse comme dislincle et séparée du chorion. Ses éléments histologiques sont absolument difrérents. Constitués par des faisceaux des fibres lamineuses à lames parallèles parfois entrecroisées, de la matière amorphe et quelques granulations graisseuses, ils ne contiennent ni les noyaux, niles granulations nucléolaires qui forment la base du tissu chorial. Indépendantes de cette membrane, les villositésne sont en contact avec elle que par un point de leur surface et n'y adhèrent que par le tissu amorphe, ce que démontrent le raclage, les tractions ou la macération.
Cette membrane lire son origine, d'après cet auteur, du magma réliculé, débris du tissu allantoïdien, condensé à la face fœtale du placenta. On peut la séparer en deux feuillets distincts entre lesquels rampent les vaisseaux à leur sortie du cordon. Le feuillet superficiel, toujours extrêmement mince, adhère peu aux vaisseaux, tandis que le feuillet profond, plus épais, adhère très-intimement et est moins tenace. Ils se confondent à la racine du cordon et à la circonférence du placenta , et n'ont pas do vaisseaux propres.
Des différences anatomiques ont aussi été observées dans l'état du chorion au début de la grossesse et dans le placenta à terme. Les rapports des vaisseaux et des villosités sont changés, transformés, tellement que le chorion déplacé, entraîné par les vaisseaux, a fini par disparaître de la surface placentairecomme membrane continue. La doctrine admise sur les con-nexions des villosités avec le tissu utérin et la circulation malernelle est ainsi profondément modifiée. Elle aurait lieu, suivant l'auteur, au moyen du lissu amorphe, à l'aide de sa capillarité et des courants d'endosmose et d'exo?mose établis de la mère au fœtus, [Acad. rfe îîj^'d. , juin.)
Recherches sur la membrane lamineuse , l'élat du chorion et: la circulation dans le placenta à terme, par le docteur Joulin, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris. In-S".
Anatoniic chiriirgScnlc. Thonc BnACHiO-CÉPHALiQDE gauche. Une tentative d'assassinat sur le comte de B. , ., à l'ambassade russe, ayant lésé le tronc veineux, sur la position duquel les traités d'anatomie ne donnent que des notions vagues, M. Maisonneuve a pu observer ;
1° Qu'il est d'un volume énorme, au moins égal au volume du pouce j
ANATOMIE
2° Qu'il est placé directement en travers de la fossette cervicale inférieure, immédiatement au-dessus de la fourchette du sternum ;
3" Que dans ce point, il n'est séparé de la peau que par une couche de tissu qui n'a pas plus d'un demi-centimètre d'épaisseur, et que, par conséquent, il est extrêmement accessible aux violences extérieures. [Acad. des se, mai.) Voy. Chirurgie,
Piqûre analomiqiie. Un Yemède souverain contre cet accident si redoutable qui, chaque année, moissonne plusieurs élèves en médecine des plus zélés, c'est, suivant M. Gayet, la cautérisation transcurrenle sur les parties malades. Employée larga manu, elle a prévenu tout malheur à l'Ecole de Lyon. Bonnet en a guéri un cas, M. Ollier un autre, dont un interne de rilôtel-Dieu était le sujet, et M. Gayet lui-même en relate un exemple tout récent, qui lui est propre. Après quelques jours d'une incubation qui ne s'était révélée que par un travail local sur l'index droit, lieu de la piqûre, la main enfle tout à coup ainsi que l'avant-bras, avec rougeur, des traînées gagnent les ganglions axillaires en même temps que l'état général indique manifestement l'infection.
C'est à ce moment, selon M. Gayet, que l'on doit intervenir avec résolution, énergie, et sans retard, si l'on ne veut tout compromettre. Son malade endormi, il fait ainsi trois incisions le long du doigt, dans lesquelles il passe le cautère, puis il limite le mal par deux traînées transversales dans le repli interdigital, et sème ensuite sept boulons do feu sur la face dorsale de la main et sept dans la paume sur les points rouges et suspects. L'avant-bras est sillonné de même de quatre raies assez profondes descendant parallèlement du coude au poignet. Au-dessus, quatre boutons de feu sont appliqués sur des rougeurs menaçantes. Enfin, une traînée brachiale est pratiquée pour établir une barrière à l'entrée des lymphatiques, dans les ganglions de l'aisselle, et six boutons sont placés en redescendant vers le coude sur une traînée rougeâtre qui disparaît à l'instant. Un mois à peine après celte opération énergique, le malade était guéri.
Ces cas étant désespérés par les autres moyens, on peut même sûrement intervenir avec celui-ci à une période plus avancée. {Gaz. hebdom., n"' 7 et 20.)
ANATOMIE
Empoisonnement par les émanations cadavériques. Ce phénomène rare a 6té ressenti par M. Guéniot à la suite de l'aulopsie d'une accouchée morte d'hémorrhagie par l'insertion vicieuse du placenta. C'était lo 18 juillet, par un temps chaud et orageux, Le cadavre emphysémateux, et dans ime putréfaction avancée, répandait une odeur si fétide en étalant l'appareil génital, qu'il s'en trouva suffoqué et comme asphyxié pendant un moment en recevant cette bouffée délétère, il resta .30 à 40 minutes dans cette atmosphère sans en être incommodé autrement, sinon qu'une tasse de chocolat prise à son lever digéra Irès-lenlement. Mais en sortant de l'hôpital, il fut pris de faiblesse insolite, douleurs contusives et froid dans les jambes, conjointement avec douleur sourde à l'épigastre et éructations gazeuses, puis nausées, anxiété, frissons.
A ces accidents d'une simple indigestion succéda une chaleur insolite avec fièvre; puis enchifrènement subit et enfin des sueurs profuses trois heures durant, accompagnées de céphalalgie sus-orbitaire, oppression épigastrique, douleurs articulaires et musculaires, fugaces, etc. Le lendemain tout avait disparu. {Union méd. , n° i 04.)
Ces effets consécutifs sont-ils essentiellement toxiques ou la conséquence de l'indigestion provoquée par l'autopsie et de l'appréhension, des craintes bien naturelles qu'ils ont pu suggérer chez un médecin connaissant le danger et analysant toutes ses impressions? Une circonstance qui milite en faveur de cette dernière opinion, c'est qu'aucun des assistants, et notamment l'externe de service, qui prit une part active à celte autopsie, ne furent incommodés.
Conservation des cadavres. D'après le rapport du professeur de Filippi à l'Académie des sciences de Turin, à la suite d'expériences et d'études comparatives qui ont duré depuis lo commencement de l'été jusqu'au mois de novembre ■! 864, les cadavres conservés par le procédé Gorini restent pendant quelques mois avec la consistance naturelle, n'ayant d'autre odeur que celle qu'ils avaient au moment de la préparation. Dans cet étal, ^ ils peuvent toujours servir pour la dissection anatomique. Au . lieu de se putréfier après quelque temps, ils se dessèchent et j se momifient ; mais même dans cet état, il n'y a qu'à les pion- . ger pendant quelque temps dans un bain d'eau, pour les voir- , reprendre la mollesse primitive. Les viscères, les vaisseaux j
ANATOMIE
sanguins, les muscles, les nerfs, se conservent très-bien, et l'on DBut les isoler jusque dans leurs dernières ramifications. Ainsi -amollis, ces cadavres peuvent encore se dessécher en les remettant à l'air et -reprendre ensuite les qualités primitives étant plongés de nouveau dans un bain d'eau. Ces alternatives peuvent se répéter autant de fois qu'on veut sans que jamais la putréfaction se manifeste. [Acad. des sciences, janvier.)
Bibliographie. Eléments d'anatomie générale, par P. -A, Béclard (d'Angers), ancien professeur à la Faculté de médecine de Paris. Quatrième édition, augmentée d'un Précis d'histologie, de nombreuses additions et de figures'intercalées dans le texte, par M. Jules Béclard, de l'Académie impériale de médecine, etc., un fort vol. in-8°.
CEuvre filiale, cette réédition d'un ouvrage tombé dans l'oubli a respecté le texte primitif, que des notes claires et précises ont mis au courant de la science sur les nombreuses recherches et les découvertes faites depuis. Cet ouvrage offre ainsi l'inventaire fidèle et exact des progrès anatomiques faits depuis une quarantaine d'années.
Trallato dianatotnia fisiologica iimana, traduction en italien, sur la deuxième édition allemande de l'ouvrage du professeur Meyer, parle docteur Albini. Milan.
De la génération des éléments anatomiques , par le docteur Georges Clémenceau, ex-inlcrne des hôpitaux de Nantes cl de l'aris. Grand in-8° de 222 pages.
Eléments d'ostéologie descriptive et comparée de l'homme et des animaux domestiques, à l'usage des étudiants des écoles de médecine humaine'el vétérinaire, par le docteur Thomas (de Tours), ex-professeur d'anatomie à l'École de médecine de Tours, chirurgien en chef de l'hôpital général, etc. Un vol. in-8°, accompagné d'un atlas de 12 planches renfermant 89 fi gures, dessinées par M. Lackerbauer.
Le mérite particulier de cet ouvrage, qui en rend la lecture attrayante et attachante, au lieu de l'aridité qui se trouve ordinairement dyns les descriptions ostéologiques, c'est, comme le litre l'indique, la comparaison du système osseux de l'homme avec celui des animaux, et en particulier des carnassiers et des ruminants. 11 en résulte des aperçus nouveaux, ingénieux et justes, qui plaisent et attachent le lecteur.