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AVORTEMENT

durant le deuxième el le troisième mois amènent une gestation normale et un heureux accouchement.

Une autre fois, après un avortement sans cause connue, l'utérus est trouvé anléversè de même qu'à la septième semaine dans la grossesse suivante. Le traitement est également couronné de succès. Après deux avortements successifs dans un troisième cas, l'utérus fut aussi trouvé fléchi en avant. D'où l'indication de tenir comple de ce déplacement dans l'étiologie de l'avortement. Que le danger résulte de la flexion elle-même par la gêne qu'elle apporte à la circulation, ou de l'hypérémie qu'elle provoque dans le tissu utérin, ajoutée à celle qui est le fait même de la grossesse, il n'est pas moins urgent d'y remédier par une ceinture ou la position jusqu'au troisième mois, où l'utérus s'élève au détroit supérieur et se trouve ainsi soutenu.

Avortement provoqué. M. Devilliers l'a exécuté avec succès, à cinq mois, chez une naine qui ne mesurait que \ mètre 2 centimètres de hauteur, avec tous les caractères du rachitisme le plus prononcé. La colonne vertébrale offrait deux courbures en sens opposé : l'une supérieure, à concavité antérieure et gauche; l'autre inférieure, à concavité postérieure et droite; les extrémités pelviennes, fémurs et tibias, étaient incurvées aussi en deux sens opposés, de manière à représenter exactement la forme delà lettre X. Mais ce que la fille Louise M... présentait surtout de remarquable, c'était la conformation du bassin, lequel paraissait extérieurement petit, même relativement à la petite taille de la femme. Les pubis n'offrent qu'une saillie modérée ; les hanches sont très-peu saillantes, la droite surtout, qui est complètement effacée et déprimée dans toute sa moitié postérieure ; l'examen interne fait constater l'exislenct, d'un rétrécissement considérable du détroit supérieur et d'une partie de l'excavation ; rétrécissement plus prononcé dans le sens du diamètre bisiliaque, par suite d'une saillie osseuse que l'on rencontre sur la paroi latérale gauche du bassin, et qu'un examen attentif permet de reconnaître pour être l'angle sacrovertébral et la partie supérieure du sacrum. Ici, en eff'et, les dernières vertèbres lombaireset les premières pièces du sacrum ont subi une torsion de gauche à droite sur leuraxe et en même temp» une forte incurvation en avant. Cette déformation singulière donne à l'ensemble du détroit supérieur et d'une partie de l'excavation la forme d'un croissant dont le milieu de l'arc rea-

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Irant , correspondant au milieu de l'angle sacro-vt-rtébral, regarderait la cavité cotyloïde droite, tandis que la pointe droite du croissant atteindrait la ligne médiane en arrière, la poinle gauche restant sur un plan plus antérieur à gauche de la femme. On dirait, enfin, que, si l'on suppose les os du bassin ramollis et les deux os pubis et l'os iliaque gauche maintenus dans leur situation normale, une pression a été exercée, d'une part, sur l'os et surtout sur la crête iliaque droits, en même temps qu'une torsion de gauche à droite et d'arrière en avant a été imprimée aux parties inférieures de la colonne lombaire et supérieure de l'os sacrum. Il est résulté de cette vicialion du bassin un rétrécissement considérable, qui a porté à 43 millimètres le diamètre s'étendant du milieu de la saillie sacro-verlébrale à un point correspondant à l'éminence iléo-peclinée du côté droit, les autres diamètres pris de cette saillie aux différents points du détroit supérieur n'offrant que de 40 à 35 et 25 millimètres d'étendue. Ces mesures internes ont été prises avec le doigt et avec l'intro-pelvimètre bilatéral, que M. Devilliers a présenté, il y a plusieurs années, à l'Académie. Quant au détroit inférieur du bassin de la fille L. M.. ., il ne présente pas de rétrécissement à noter ; mais les mesures des diamètres, prises à l'extérieur, indiquent une diminution considérable dans tous les sens lorsqu'on les compare à celles des bassins normaux.

Dans ces conditions, le parti à prendre ne pouvait être douteux ; l'avortement provoqué était la seule ressource préférable de beaucoup à l'opération césarienne. Pour le provoquer, M. Devilliers eut recours à la dilatation au moyen d'un appareil qu'il construisit extemporanément à l'aide d'une petite vessie en caoutchouc attachée à l'extrémité d'une sonde en gomme, et qui fut dilatée graduellement avec de l'eau tiède et à un degré déterminé par l'échelle marquée sur la tige de la seringue à injection ordinaire. Les premières douleurs régulières se manifestèrent dix-huit heures après la première application du dilatateur, qui avait été porté à fi centimètres de diamètre. Le travail marcha régulièrement, et, le lendemain, on put saisir l'extrémité pelvienne du fœtus qui se présentait, et procéder à son extraction. Mais lorsque la tête dut s'engager entre les bords du détroit supérieur, les tissus du col et les ligaments vertébraux se déchirèrent, malgré les précautions prises, et la tête resta dans l'utérus.

Profitant alors do la présence du cou, dont les vertèbres se

BEG-DE-LJÉVRE.

sentaient au détroit supérieur, M. Devilliers introduisit à travers le canal vertébral un fil do ier recourbé, et s'en servit pour broyer la matière cérébrale; puis il attendit, pendant six heures, le résultat que pourraient amener les contractions utérines. Celles-ci, malheureusement, s'affaiblirent, cessèrent, et il fallut chercher à extraire la tête; mais le degré du rétrécissemeni du bassin ne permettait que d'introduire un ou deux doigts sur leur plat, ou d'employer des pinces à dents et à érignes, moyens qui n'aboutirent qu'à obtenir la disjonction des arcs vertébraux. C'est alors que, comptant sur l'évacuation de la matière cérébrale et sur le degré peu avancé d'ossification des os du crâne, M. Devilliers eut l'idée de passer derrière la femme, d'appliquer la paume ries deux mains sur le fond de l'utérus à travers les parois abdominales, et d'exercer une pression graduée, mais assez vive, sur la lôte du fœtus, qui fut écrasée contre les parois du détroit supérieur, se moula sur elles, s'y engagea et fut chassée au dehors avec le placenta. Les suites de couches ne présentèrent rien de particulier à noter, et la femme se rétablit. [Acad. deviéd., octobre.)

La forme du rétrécissement, l'instrument imaginé pour provoquer les contraclions utérines autant que les deux procédés auxquels l'habile accoucheur a eu recours pour broyer la matière cérébrale à travers le canal vertébral et écraser la tê(o fœtale conire les bords du détroit supérieur par la pression sur elle exercée à l'aide des deux mains à travers les parois abdominale et utérine, sans aucun accident pour la femme, tout est remarquable dans ce fait de haute pratique. Il contient ainsi de précieux renseignements pour les praticiens laissés à leurs propres ressources souvent très- limitées, mais aussi, dans des cas moins embarrassants, pour s'ingénier dans la fabrication et l'emploi de moyens simples qui assurent souvent mieux le succès que de très-compliqués. Le tout est de bien s'en servir.

ll.\h\vS. UaiiiM de va|iciii' «éréhcntliinés. V. PiiTHisif.

HEC-DE-LIKVUK. Un procédé, qu'il n'ose pas dire nouveau, est proposé par M, Giroldès sous le nom do procédé en

(iAUNltU. 7

BÉGAYEMKNT.

l'orme de mortaise. Il consiste essentiellement en deux lambeaux taillés séparément de chaque côté de la solution de continuité, l'un de haut en bas, à pédicule inférieur tenant au bord libre de la lèvre, l'autre de bas en haut, à pédicule supérieur situé sur le bord adhérent de la lèvre. De ces lambeaux, le premier est abaissé et constitue un lambeau inférieur, l'autre est relevé et forme un lambeau supérieur. Tous les deux sont renversés de manière à s'affronter par leurs surfaces saignantes, tandis que, par leurs surfaces sèches, celles qui constituaient avant l'opération les bords de la fente, le lambeau inférieur contribue à former le bord libre de la lèvre, et le lambeau supérieur à reconstituer la sous-cloison du nez. Ces lambeaux, ainsi disposés, s'engrènent, en quelque sorte, réciproquement, et se maintiennent l'un par l'autre, se renforcent, s'opposent mutuellement aux effets de leur rélractilité, comme ces griffes dont on se sert dans les fortifications pour renforcer les ouvrages et leur donner plus de solidité et de résistance. ■ — Ces lambeaux sont réunis par des fils métalliques, que l'auteur préfère à la suture entortillée, qui favorise l'étranglement des tissus, en amène la section, provoque l'ulcération et la mortification des lambeaux, ou bien empêche leur réunion par les tractions incessantes dont elle est la cause.

Les Gis métalliques, au contraire, quand ils sont convenablement serrés, ni trop ni trop peu, ne coupent jamais les tissus, quelle que soit la durée de leur application ; au lieu de les enlever dès le troisième ou le quatrième jour, comme on est obligé de faire des épingles, on peut sans inconvénient les laisser en place pendant huit, dix et quinze jours, pendant tout le temps nécessaire à la réunion et à la formation d une cicatrice solide et complète. On évite l'ulcération et la mortification des lambeaux, quelque petits ^u'on les ait taillés.

Tout en accordant une certaine supériorité aux sutures métalliques sur la suture entortillée, M. Demarquay ne croit pas qu'elles aient tant d'importance ; la condition sine qua non du succès est le relâchement des tissus qui en prévient l'étranglement et la gangrène. {Soc. de chirurgie, août. Union méd. , h" 138.)

lîÉGAYEMEIVT. Une dame de vingt-cinqans était alteinlo, depuis trois ou quatre ans seulement, d'un bégayement d'une gravité exceptionnelle, contre lequel aucun traitement rationnel

KLENNOnUHAGiE. iil

n'avait été employé. M. Saenian (de Kœnigsberg) injecta, par erreur, 2 milligrammes et demi de nitrate de strychnine, croyant se servir de morphine. Le bégayement enfui exaspéré, le lendemain, d'une manière déplorable. Une véritable injection de morphine, avec un tiers de grain d'acé:ate , immédiatement pratiquée, fut suivie d'un sommeil de huit heures, après quoi la parole devint plus facile. Ces injections, avec un sixième de grain, furent répétées tous les deux jours, pendant une quinzaine, et l'amendement progressa et se maintint. {Deutsche Klinik, \S6i).

Cette observation manque de détails : il semble évident qu'il s'agissait ici d'une affection convulsive, spasmodique, et, ce qui le prouve, c'est qu'après les bons effets des injections hypodermiques, le bégayement reparut momentanément et à plusieurs reprises. Il n'y a donc là rien de merveilleux. Ce fait reste une preuve démonstrative que, dans le bégayement, comme dans toutes les maladies, il faut savoir distinguer les cas pour se servir avec profit des médicaments; autrement, ils ne sont utiles qu'au hasard.

BLEmORRlIAGIE. En expérimentant, dans 16 ca<, l'essence de santal jaune, vantée dans l'Inde contre la blennorrhagie, M. Panas a trouvé qu'elle modifie promplement les phénomènes infiammatoires, la douleur a ces*é au bout do deux ou trois jours, après vingt-quatre ou quarante-huit heures : de muco-purulent, épais et jaunâtre, l'écoulement était séreux et transparent. Mais l'action s'arrêta là, et il a fallu atlendie quinze jours, trois semaines et plus^ pour obtenir la guérison définitive.

Employée en capsules de 8 gouttes chacune, et dont la dose est de 10 par jour et plus sans inconvénient, cette essence ne produit ni colique, ni diarrhée et ne faligue pas l'estomac; avantage immense sur le copaliu. (Soc. de chir., septembre.)

Deux nouveaux spécifiques sont aussi préconisés par M. Heuderson pour remplacer le poivro-cubèbe et le copabu contre l'écoulement blennorrhagique : l'un est l'essence de santal jaune, extraite du SirnMJi mt/rii/o/nini, dont on donne 23 à 40 gouttes, trois fois par jour, dissoute dans l'alcool rectifié, et aromalisto avec l'essence de cannelle. Un grand soulagement en résulte après quarante-huit heures, sans effet vomitif ni goût désagréable, La forme émulsive ne serait-elle pas préférable?

BKOMUKE DE POTASSIUM.

L'aulre ost l'huile de bois, retirée du Diplorocarim turbiuatun, qui croît dans l'Inde et en produit des quantités considérables ; elle a réussi où le copahu avait échoué après une semaine d'usage. La dose est d'une cuillerée à café, trois fois par jour. En raison de son bas prix, cette huile a été introduite en Angleterre, pour être mélangée au copahu, dont elle a le goût et les effets sur l'urine et les intestins, [Med. Tim., juin.)

Copahu. Associé au goudron, l'odeur et la saveur en sont enlevées, d'après M. Beyran, sans en diminuer en rien les propriétés. On peut ainsi l'employer en opiat, dont on prend 2 à 3 cuillerées à café par jour, d'après la formule suivante :

ââ 30 grammes.

Expérimenté dans les écoulements chroniques, les catarrhes de vessie, ce mélange produit des effets diurétiques très-marqués, ce qui n'est pas un mince avantage, dit M. Beyran, quand on pense que ce médicament n'agit réellement comme anlicatarrhal sur les muqueuses des voies urinaires, qu'en les Iraversant directement par l'urine saturée des principes du copahu.

BLÉPHA.ROPLAwSTIE. Au lieu de prendre son lambeau ii la joue, comme on le fait ordinairement, M. Richet, dans un cas de destruction cancéreuse de la paupière inférieure gauche, tailla ce lambeau au front immédiatement au-dessus du sourcil, de manière que le pédicule placé à la tempe fût plus élevé que la commissure externe de la paupière; si bien que, après la greffe du lambeau, celui-ci fut tiré en haut et en dehors par son pédicule. Les écueils de la méthode ordinaire, l'ectropion et l'épiphora, ont été ainsi évités du coup. Le résultai a été des plus satisfaisants et, après sept ans, aucune récidive cancéreuse ne s'était manifestée m sj«m, ce qui vient à l'appui de la proposition émise par M. Martinet (de la Creuse) que l'anaplaslie préserve de la repullulation du cancer sur place. {Soc. de chir., juillet.)

BROMURE 1>E POTASSIUM. On est encore loin de savoir le degré de valeur, l'action intime de ce nouveau médica-

Copaliu , Goudron.

Magnésie

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