HYDROCÉPHALIE
Les inflexions de ce canal en se rapprochant par impression assez forle en oblilèrent le calibre aussi exactement qu'une valvule [Journ. de méd. et chir. pratiques, août). Les exceptions rares doivent donc tenir lo praticien en défiance et y faire regarder à deux fois avant de se prononcer.
Il.rtlrocèlc du canal de Kiick. — • Chez une malade de l'hôpital Adélaïde, de Dublin, atteinte d'un cancer du sein, on observait, dans l'aine droite, une tumeur ovoïde, fluctuante, irréductible, occupant l'anneau extérieur du canal inguinal. Par la ponction, M. Walsh en évacua 60 grammes environ d'un liquide albumineux. Elle se remplit de nouveau en huit jours, et, à l'autopsie de celle femme, on constata qu'elle remplissait complètement l'anneau inguinal externe s'élendant dans le canal même. Les piliers de l'anneau en étaient si bien séparés qu'une sonde y passait facilement. Le sac se terminait profondément par une extrémité renflée adhérente au ligament rond dont elle semble une dépendance. Aussi, ce fait extrêmement rare est-il considéré comme une variété des hydrocèles de ce ligament décrite par Regnoli. (^Dublin med. Press, mai.)
HYDROCÉPHALIE. L'extrême difficulté de son diagnostic dans sa marche chronique chez les enfants à la mamelle ou n'ayant pas dépassé trois ans, et sa confusion possible avec le rachitisme borné à la tête, ont conduit M. Bouchut a recourir à i'ophthaimoscope dès le début pour en établir le diagnostic différentiel, pensant que les modifications apportées dans la circulation et la nutrition du fond de l'œil par la sérosité contenue dans le crâne, et qui compriment le cerveau, pourraient en être des signes importants. En effet, à mesure que la sérosité s'accumule et que la compression du cerveau augmente, il se fait dans l'intérieur de l'œil : \° une vascularisation plus grande de la papille et de la réline, avec dilatation des veines qui gardent leur couleur habituelle; 2° un accroissement du nombre des vaisseaux de la réline; 3"» une infiltration séreuse partielle ou complète de la papille; 4° une atrophie de la rétine et de ses vaisseaux; 5" une atrophie plus ou moins prononcée, quelquefois complète, du nerf optique.
Ces lésions varient avec l'ancienneté de la maladie et avec la quantité de l'épanchemont séreux. Elles résultent, soil de la compression des sinus, ce qui empêche le sang de l'œil de ren-
hydhonéphrose.
Irer dans lo sinus cavernoiix et ce cjui amène l'oerlèmo de la rélino, solide la compression des nerfs optiques à l'intéricurdu crâne. Elles n'ont pas nno influence égale sur l'exercice de la vision : car, sauf l'alrophie de la papille, les autres permoitpnt encore aux enfants de distinguer les objets. Enfin, ce qu'il v a de plus important, c'est qu'elles n'existent pas dans le rachitisme qui, parle volume considérable de la tête, peut se confondre, dans certains cas, avec l'hydrocéphalie.
En eiïot, sur 22 enfants rachitiques de o mois à 3 ans, dont le corps était peu déformé, et qui oiTraient surtout un accroissement do volume de la tête avec peràstance de la fontanelle antérieure; les uns ayant offert des convulsions internes ou de l'éclampsie, et les autres n'ayant eu aucun accident nerveux, le fond de l'œil conservait ses dispositions normales. Il n'y avait aucune altération do la papille ni de désordre dans la circulalion veineuse de la réline. L'ophlhalmoscope permet ainsi de différencier ces deux affections.
Un exemple d'hydrocéphalie congénitale observé par le d'icleur Triadou (d'.Aquessac), lui a fourni la confirmation de son identité avec le spina-bifida ou hydrorachis au point de vue anatomo-palhologique. La crête occipitale externe manquait sur l'occipital et était remplacée par une large scissure de même que l'écartement des lames vertébrales de l'apophyse épineuse et l'absence de celle-ci donne naissance à la hernie des enveloppes médullaires. Il trouve en outre, dans ce fait, une preuve de la vérité du système anatomique qui assimile l'occipital à une vertèbre et d'après lequel la crête occipitale externe représente l'apophyse épineuse. [MontpeUier méd. octobre.)
nYDROGI':NE SULFURÉ. Voy. Thérapeutique.
IIYDllOMiîlMtROSE. Un enfant observé par le docteur Hiilier était né avec une tuméfaction du venlre, simulant une ascite et qui fût reconnue pour un énorme kyste de la région lombaire droite vers l'âge de 4 ans. Son volume gênant la respiration et la marche, il fut ponctionné avec issue de 6 kilogrammes de liquide non albumiheux aydnt tous les caractères de l'urine diluée. Mais il fut trouvé albumineux, purulent et contenant une grande quantité d'urée dès la seconde ponction. Des essais pour établir une fistule en avant et en arrière échouèrent constamment par la cessatioH spontanée de récouiement.
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La vie de ronfanlélail mise en danger par ces pondions répétées, lorsque l'on s'aperçut que du liquide rendu par l'urèlhre était de môme nature que celui du kysle, ce qui lit admettre dès lors une communication de celui-ci siégeant sur l'uretère, sans doute avec la vessie. Depuis, aucune nouvelle ponction n'a été faite : le kyste, dès qu'il a acquis un certain volume, conlinuant à se vider de temps à autre par l'urèthre sans nuire à la santé générale.
Dans ces cas de kystes congénitaux, on rencontre ainsi d'heureuses exceptions. Chez une femme qui succomba à 23 ans, l'autopsie montra un énorme kyste simulant un rein dilaté provenant de l'oblitération de l'uretère; il était rétréci d'un côté et oblitéré de l'autre chez une fille de 17 ans {Roy. med. chir. Society, mars). L'hydronéphrose congénitale n'est donc pas absolument mortelle dès les premières années.
IIYGIÈA^E. Danger des poêles de fonte. Depuis que l'usage des poêles s'est répandu en Savoie, il règne spécialement en hiver, suivant M. Carret, une aiîeclion d'autant plus meurtrière et durable que cette saison est plus rigoureuse et plus longue. Sans se montrer contagieuse, elle atteint les habitants des montagnes, même des lieux salubres où régnent l'aisance et la propreté, soumis à l'influence de cet appanil, et les personnes sédentaires en sont plus frappées que celles qui travaillent au dehors. Ses progrès coïncidant avec l'emploi croissant du poêle, les 2 600 individus observés par l'auteur ayant été soumis à son influence et les communes rares où ce mode de chauffage n'est pas en usage étant ordinairement épargnées, il n'hésite pas à l'attribuer à l'action du gaz oxyde de carbone.
Il devenait donc urgent, selon la proposition de 31. Faye, d'examiner les effets de cet appareil dans d'autres lieux et notamment les centres d'instruction où il est employé. Mais MM. Regnault et Chevreul ont démontré que la quantité infiniment petite de ce gaz dégagé pendant vingt- quatre heures, en formant de l'acide carbonique avec l'oxygène de l'air, ne pouvait aucunement être ni toxique ni préjudiciable à la santé. [Acad. des sciences, avril). Ainsi se trouve résolue une question d'autant plus difficile à résoudre cliniquement que M. Carret n'a pas dit en quoi consistait cette épidémie. C'est par l'étude des symptômes qu'il faudra désormais en chercher la cause.
M. Carrel n'en a pas moins mis toutefois hors de doute la
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présenci! do l'oxydo do carbone dans la salle. Il fit allumer, à six heures du malin, le poêle do fonle avec le coke dont on'se sert liabiluellomenl, ol ayant fait passer, à l'aide d'un soufflet, à la fin do la journée, l'air do celte salle à travers un appareil de Liebig, contenant une solulion do chlorure d'or, un léger dépôt, d'un noir violacé, un peu grisâtre, apparut bientôt au fond de chaque boule, surlout de la première, preuve évidente du corps du délit. [Acad. des sciencer.)
Danger du curage rfc.ç chaudières à vapeur. Il ne s'agit pas, dans ce cas, suivant M. Fonssagrives, pas plus que dans le curage des puits et puisards, du défaut ni de l'absence d'air respirable, mais d'un véritable empoisonnement résultant de la décomposition des matières organiques de l'eau qui sert à alimenter ces chaudières. Les symptômes cliniques aussi bien que l'analyse chimique tendent à le démontrer. C'est ainsi que 5 à 6 minutes après être entré dans la chaudière de l'aviso à vapeur le Bison, pour la nettoyer, un ouvrier était à moitié asphyxié dans un état de résolution complète, respiration ralentie, inspirations courtes, profondes; le malade happait l'air comme un noyé qui revient à la vie ; face vultueuse, rétine insensible, la cornée recouverte d'un nuage comme si elle avait été très-superficiellement cautérisée; conjonctives louges et enflammées, photophobie intense et prolongée. La connaissance ne revint qu'après 26 heures avec vomiss'jments, réaction fébrile intense, suivie d'un état ataxo-adynaniique grave. La persistance de l'ophtlialmie, une diarrhée abondante avec stomatite analogue à celle de l'empoisonnement mercuriel durant plus d'une semaine, témoignent assez d'une véritable intoxication.
L'ammoniaque ayant été accusée d'en être la cause et les mêmes conditions ayant été reproduites expérimentalement sur le Duquesne, l'analyse ne trouva qu'une diminution considérable d'oxygène, 14 au lieu de 21 pour 100, remplacé par l'acide carbonique; mais sans trace d'ammoniaque.
Il faut donc introduire prcalublemenl une bougie dans ces chaudières avant d'y pénétrer pour s'assurer que l'air on est respirable et en ventiler largement l'intérieur, afin de ne pas i voir se produire de pareils accidents.
Fabrication du verre mousseline. M. Hillairet croit être auto- • risé, d'après ses recherches, à admettre que l'estomac est le'
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seul organe où l'élément plombique de la poudre d'émail employée à hi fabrication du verre mousseline puisse êlre convertie en partie en sel soluble, et où, par conséquent, l'absorption puisse s'en effectuer. La marche lente de l'intoxication des ouvriers est proportionnée à la faible quantité des poussières ingérées et converties. D'où il conclut à la fréquence de leur intoxication et à ce que cette industrie soit inscrite dans la seconde classe des établissements insalubres. Voici les mesures qu'il propose pour y obvier : Séparer les deux ateliers dits du pochage et de la machine ; installer une seule rangée de tables dans l'atelier du pochage, en la surmontant de hottes communiquant avec des cheminées de tirage ; installer la machine dans une salle largement ouverte; interdire l'usage des roues à godets ou à palettes, et n'employer que le soufflage, et recommander aux ouvriers de porter un mouchoir devant la bouche et les fosses nasales pendant le brossage des verres; interdire de la manière la plus formelle aux ouvriers de déposer leurs aliments dans les ateliers ; exiger qu'ils se lavent complètement les mains, la bouche et le visage avant les repas et à la sortie des ateliers. {Acad. de méd.)
Elude sur l'hygiène des ouvriers employés à la fabricaiion du verre mousseline, par Octave du Mesnil, docteur en médecine, ancien interne de l'Asile impérial de Vincennes.
Hygiène publique. Pour prévenir la vente illicite, frauduleuse de la viande d'animaux malades ou morts, M. Defays, vétérinaire belge, propose d'empuantir tous les animaux abattus pour cause de maladie ou morts avant, d'en enfouir le cadavre en plongeant dans diverses régions une canule-trocart communiquant avec un flacon formant poignée et remplit de térébenthine ou de pétrole. Une simple pression suffit à en faire écouler le contenu dans les tissus et, de celte manière, la viande est invendable par l'odeur qu'elle répand et que l'on ne peut détruire. {Journ. de médecine belge, décembre 1864.)
Hygiène maritime. Ce n'est pas assez, selon M. Leroy de Méricourt, de l'ensemble des mesures prophylactiques, introduites dans notre système sanitaire maritime depuis 1861 et substituées à la temporisation décevante et arbitraire des quarantaines.
L'emploi des chlorures à large dose pour le déchargement du