‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales (volume 2)Chapitre 88 sur 149 · MALADIE · texte numérisé non relu

MALADIE

plômes s'élaionl considérablement amendés; le pouls était l'aiblo, fré(iufint et irrégulior, c'est-à-dire fièvre par dépression, et, dans la majorilé des cas, la face et les exirémilés refroidies, et la peau recouverte d'uni; sueur abondante. Des idées fixes, tristes, se rattachant h des préoccupations antérieures, en étaient l'objet avec hallucinations des sens.

Analogue au délire existant dans l'anémie, ce trouble nerveux est considéré par l'auteur comme résultant du choc subi par le système nerveux, d'où son nom de collapsus, ce que le traitement semble d'ailleurs justifier parfaitement en vertu de l'axiome. En effet, l'emploi des stimulants à l'intérieur et à l'extérieur, de l'opioni surtout, ont suffi dans tous les cas pour le faire disparaître, après une durée de huit à quarante-huit heures. {Lancel, Mai.)

Malgré les réserves de l'auteur on ne peut s'empêcher de penser au délire passif, si l'on peut dire, de la fièvre typhoïde signalé dans ces dernières années, notamment par M. Limousin, de Verrières, et contre lequel les préparations opiacées réussissent merveilleusement, aussi bien que l'alimentation, les toniques et les excitants.

M. le docteur Moussaud, de Niort, rapporte également deux exemples de ce délire passif, nerveux, si l'on peut dire, au dixième jour d'une pleuro-pneumonie, dont deux saignées, des sangsues, un vésicaloire, avaient obtenu la résolution chez un jeune homme de vingt-deux ans, et une scarlatine angineuse chez un homme de trente deux ans. Alors que la fièvre était disparue et que les malades semblaient entrer en convalescence, il y eut de l'insomnie avec loquacité, idées incohérentes, puis délire intense. Il suffit de donner 15 à 20 centigrammes, d'extrait gommeux d'opium pour faire cesser aussitôt cet accident. [Gaz. des hôp., n° 104.)

Ces cas ne sont pas rares dans la pratique, mais il est toujours utile de les rappeler, afin que le praticien ne se méprenne pas sur le caractère de ce délire passif, dont l'opium, en excitant le cerveau, est comme le spécifique, contrairement au délire actif.

Maladie»; «les enfauts. Un bon élément de pronostic signalé ou plutôt rappelé par M. Marten à l'occasion d'un cas do croup, quoique aucun livre classique n'en fasse peut-être mention, esU'absence ou la présence des larmes coïncidant avec

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