MARINE
,1 aides. Suppression des seconds médecins en chef. L'assimilatmn des grades et des appoinlemenls qui y corrcspondenl sont iiissi proportionnellement améliorés. Plus do 200 000 fr. d'augenlation en résultent sur ce budget annuel de I :M 6 000 fr,, itro ce qui est afférent au service do santé colonial, dont les mclionnaires, dans les différents grades, sont de 150 environ, non compris les auxilliaires pour le service rhédica! seulement.
Le concours, exclusivement employé pour l'avancement, est lijourd'hui mitigé dans ce qu'il avait de trop exclusif par le :ioix, sinon pour les professeurs, car, lorsqu'il s'agit cVoccuper me chaire, dit le rapport, une aptitude toute spéciale est néceslire; il est bon quelle soit constatée aux yeux do tous; l'enseinement ûe peut qu y gagner. 11 est réservé, au contraire, pour s places où, dans la seconde classé, les sujets qui en sont bjet Ont pu faire pteuve de capacité dans leur grade, sans que le concours soit nécessairé pour la constater. De même pour les médecins en chef des colonies, admis maintenant à rentrer en France avec leni- grade.
Le côncoili's est conservé rigoureusement pour la nomination aux premiers gradesoù il s'agit de fairë preuve de connaissances spéciales pour les remplir. Le grade de docteur est d'ailleurs exigé pour concourir comme médecin de deuxième classe.
L'accession des médecins principalix au grade de médecin en chef, et dès lors dUx autres grades supérieurs qui sont au choix, saris avoir passé par le professorat, est une satisfaction donnée à une portion très-méritante du corps. Les directeurs seuls, qui sont les doyens par le fait des Ecoles existantes, d'oiveht être exclusivement choisis parmi les professeurs.
Les Ecoles spéciales de Brest, Toulon et Rochefort restent ce qu'elles sont, mais les conditions de scolarité sont tout autres. Ainsi, pohr être admis à conbourir ali grade d'aide-médecin, deux années d'études dans l'Ecole spéciale, une Faculté ou une Ecole préparatoire, à justifier par des inscriptions, sont indispensables. Un stage est fixé pour concourir aux autres grades, et il n'est plus ainsi permis d'escalader pour ainsi dire ces premieh échelons, toujours les plus difficiles.
Le service pharmaceutique participe aux mêmes lois, aux mêmes améliorations quant à l'avancement et à la solde, et est assimilé au service médical. Le niveaii est désormais égal, sinon parle litre d'inspecteur général. L'institution d'un conseil su-
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pcrieiir de siinté, à Paris, les réunit et les confond dans la personne des trois inspecteurs.
(Jiiant aux auxiliaires auxquels la marine est parfois obligée de recourir, ils peuvent, grâce au concours, rester définitivement dans ce service de santé sous certaines conditions d'âge.
Le nombre et le grade des médecins à embarquer sur un navire no sont plus déterminés par le nombre de canons, mais par celui dos hommes. Des améliorations très-réelles résultent donc de cet ensemble de mesures nouvelles pour l'avenir et les services du corps médical autant que de la santé des hommes confiés à ses soins.
[Neutralisation des blessés. La convention internationale, signée à cet effet pour l'armée (voy. Armée), a suggéré la pensée à M. Le Roy de Méricourt d'étendre cet acte de justice et d'humanité à la marine, dont les blessés sont dans une position encore plus critique et intéressante, ainsi qu'il le démontre. Voici les mesures qu'il propose à cet égard : I. Lorsque, dans • un combat naval, un navire engagé vient à être menacé prochainement d'une perle totale, soit par une voie d'eau, soit par un incendie, il serait à désirer que, sur un signal convenu, , l'ennemi, ayant connaissance de celte situation critique, cessât le feu. H. Chaque embarcation chargée de blessés porterait le' signe dislinctif: pavillon blanc avec croix rouge au centre. III. Le navire ou les navires les plus voisins du bâtiment en danger seraient tenus de coopérer au sauvetage des blessés. [■V. Les blessés reçus à bord des navires ennemis, les cbirur-giens et les infirmiers chargés de les soigner seraient traitéscomme neutres. V. Après guérison, les blessés recueillis par l'en- nemi seraient remis à la nation à laquelle ils appartiendraient, . à condition qu'ils ne porteraient plus les armes pendant le cours; do la guerre qui a donné lieu au combat où ils ont été blessés. . VI. II serait à désirer, enfin, que dans ces graves circonstancesil fut procédé, sous le rapport de la suspension d'hostilités,, comme il est procédé à terre lors de l'enlèvement des blessés? et des morts dans les tranchées pendant les sièges. "VII. Dansles cas où, à la suite d'un combat sur mer, un bâtiment ne^ pourrait pas offrir à ses nombreux blessés les soins nécessaires? et ne pourrait gagner d'autre port qu'un port du littoral ennemi, , il serait à désirer qu'il pût y déposer des blessés. Après une? communication par parlementaires, il serait autorisé à les confierr
MÉDEClNIi.
wK £oins do ronnomi on les faisant accompagner d'un de ses iiirurgiens qui partagerait le sort des blessés. Après guérison, s seraient rendus, par groupes, à leur nation, sous condition i' ne pas porter les armes et après remboursement des frais , lie leur séjour aurait entraînés. VIII. En aucun cas, les cliirurgions ni les infirmiers de la flotte ne seraient traités comme prisonniers de guerre, lorsqu'ils tomberaient entre les mains de l'ennemi pendant l'accomplissement de leurs fonctions. [Arch. de médecine navale,, novembre.)
MÉDECINE. Annuaire de médecine et de chirurgie pratiques ■pour 1865, résumé des travaux pratiques les plus importants publiés en France et à l'étranger pendant l'année 1 864, par M. le docteur P. Garnier, et M. A, Wahu, médecin principal des hôpitaux militaires retraité. 20*= année, 1 vol. in-32 de 280 pages.
A Diclionanj of iiraclical mcdiciiie. Nouvelle édition de l'ancien dictionnaire de médecine pratique de J. Copland, revue, augmentée et mise au niveau de la science avec la collaboralion de J.C. Copland. Réduit en un seul volume de 1537 pages, J.ondres.
The Practice of Medicine, par le docteur Tanner. 1 vol. in-S" de 938 p. Manuel choraux étudiants anglais. Une 5'' édition, considérablement augmentée et changée du format in-12 en in-S", en a été publiée à l'occasion de la rentrée.
Mt^dccinc navale. Voy. Marine,
Médecine légale. Lcs nécessités de l'inslruclion judiciaire et le milieu nosocomial où sont transportés certains blessés peuvent aggraver leur état au point de déterminer la mort. Ainsi a conclu M. Âzam devant la cour d'assises de la Gironde dans un cas de plaie pénétrante du poumon chez Cadette D.,;'igée de vingt et un ans, admise à l'hôpital Saint-André de Bordeaux. L'état satisfaisant des deux premiers jours malgré la gravité do la blessure et le développement des symplômes mortels, coïncidant avec un long interrogatoire et une épidémie d'érysipèles dans l'hôpital, lui ont permis de conclure que si le ccup de couteau était incontestablement la cause de la mort, celle-ci n'en devait pas être la cause nécessaire, et qu'on pouvait admettre scientifiquement que, dans d'autres circonstances et un autre milieu, cette fille eijt pu guérir {Jour, de med. de Bor-
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dcaux, mars). Uno observation scrupuleuse permet ainsi de dégager les diverses causes agissantes et donner crédit à la science et à la vérité on éclairant la justice.
Empoisonnement par un lapin. En Angleterre, le chirurgien Sprague d'AsIiburton a failli être victime de la prévention publique suscitée par les crimes d'empoisonnement de Lapommerais, Demme et Prittchard. Sa femme et les parents de celle-ci avec une domestique ayant éprouvé les symptômes d'empoisonnement par la belladone, à la suite d'un repas avec un pâté de porc et do lapin, et les restes du pûlé soumis k l'analyse ayant donné de l'atropine, il fut traduit devant le jury sous la prévention de tentative d'empoisonnement sur la famille Clialker, Heureusement, il put justifier de l'impossibilité absolue d'avoir introduit ce poison, et il fut acquitté.
Mais la présence du poison semblait établir d'une manière péremptoire et de l'aveu même de la poursuite comme de la défense, qu'une main criminelle en était l'auteur. Le verdict du jury laissait donc la question en suspens. Le docteur Ogle en a suggéré une solution très-plausible, en rappelant que le lapin se nourrit impunément des solanées vireuses, la belladone, le datura comme les aiitres, sans en éprouver aucun autre etfet que la dilatation delà plipille comme l'ont établi les expériences de Rûnge, de Berlin. Que le lapin apprêté s'en soit ainsi nourri, et c'était précisémënt au mois de juillet, où là belladone croît dans les endroits ombragés, les ruines désertes que le lapin fréquente, et l'accident est expliqué.
Viol, D'après les expériences négatives du professeur Kiiss, de Strasbourg, sur la transmissibiiilé de la blennorrhagie de ■ l'homme à la femme en plaçant sur le col, dans le vagin et l'urèlhre, des mèches imbibées de pus blennorrhagique, — expé-riences relatées dans la thèse inaugurale de M. H. Raymond 1 n° 778, 1864 — il s'ensuit que la coïncidence d'un écoulement: blennorrhagique chez un homme accusé de viol et celle qui se dit t violée est sans valeur médico-légale {Gaz . méd. de Slrasb. , no-veriibre). Il y a toutefois plus d'une réserve à faire à ce sujet. .
Parmi les sujets Choisis pour les discours de rentrée, ài Londres, celui du Lord Chief Justice Cvkburn, à l'hôpital Saihte-- Marie, mérite d'être distingué : c'est la recommandation expresse ? aux élèves de n'employer en médecine légale qué des termess usùëls et facilement corhpréhèiisibles dés jurés comme des jùgSêf
MÉLANODERMIE.
ux-mômes. Au lieu d'écrire périosHtis of ihe humérus, dil-il, l'est-il pas plus simple el plus inlelligiblede dire : inflammaiion lie la membrane enveloppant l'os du bras? Dans 99 cas sur 100, ajoute-l-il « le simple anglais esl préférable à un lalin ronllant (XI H du grec barbare. » A combien plus forte raison peut- on le dire du français !
Les observations de médecine légale oculaire, relatées par le docteur Sous, à la Société de médecine de Rouen, présentent un attrait de nouveauté qui les fera rechercher dans l'organe de cette compagnie savante, ne serait-ce que pour savoir à quoi nous sommes exposés sous ce rapport autant comme praticiens que comme experts.
Voy. AccoucH. précipité. Rupt. du cordon. Alcoolisme aigu. Nouveau -NÉS.
Trallalo leorico-pralico di medicina légale, par le professeur Aless. Gugini. En cours de publication par livraisons de 8 feuilles, grand in-8°. L'ouvrage entier en contiendra 12. Milan.
Leçons faites à l'université de Parme avec l'addition des cas les plus remarquables de médecine légale^ des questions les plus usuelles faites au médecin el le texte des codes en vigueur en Italie.
MELAIVODERMIE. Grâce aux persévérantes investigations de M. Gubler, on peut se convaincre de plus en plus que la lésion des capsules surrénales n'est pas en rapport direct, nécessaire avec la coloration bronzée de la peau, que celle-ci existe sans celle-là, et vice versa. Après avoir établi que la coloration bronzée paraît avoir été indiquée dans plusieurs auteurs anciens, cet auteur montre des pièces anatomiques et des dessins à l'appui de la thèse qu'il soutient. Ainsi, il a gardé pendant dix-huit mois dans son service ui\ sujet présentant une coloration bronzée d'une extrême intensité et atteint en même temps d'une cachexie prononcée avec hémi-paraplégie et signes de phihisie. L'autopsie montra des tubercules dans les poumons et dans les ganglions lombaires et dorsaux , mais les capsules surrénalesélaient très-saines, comme le montrent les pièces signalées.
Un autre sujet offrait une teinte bistre marquée. On trouva chez lui une augmentation de volume des globules du sang sans aucune lésion des capsules surrénales (Soc. méd. des hôp. do Paris). Ces faits ajoutés aux précédents, sont donc décisifs pour