OREILLONS
l'indication, la nécessité des ponctions seulement dans l'orchite urélhrale.
Toutefois un danger semble particulier à l'orchite épidémique, c'est l'atrophie du testicule, qu'elle succède ou non aux oreillons. M. Goubaud en a observé plusieurs cas chez de jeunes élèves du lycée Saint-Louis. (Journ. de méd. et chir. prat., juin). — Voy. Testicule.
Eau végéto-minérale. A, tous les moyens plus ou moins héroïques et d'une application souvent difficile et embarrassante, le professeur Timermans de Turin, a ajouté celui-ci, comme pouvant suffire dans l'orchite ou l'épididymite blennorrhagique. Sans doute, elle doit être d'intensité moyenne. Le docteur Fubini en a obtenu du succès dans un cas de ce genre. (Gaz. med. di Torino, n° 34.) C'estdonc à n'appliquer ce remède que dans les cas subaigus que son indication paraît devoir se borner.
OREILLONS. Leur métastase sur les testicules, les mamelles et même les grandes lèvres semble une question résolue (Voy. Testicule). Dans l'épidémie qui a sévi sur la garnison et la population d'Arras, en1864, M. Rizet observa l'engorgement des testicules dans le plus grand nombre des cas chez les adultes. Un rapport même assez curieux eut lieu à cet égard : l'engorgement du testicule gauche coïncidait avec celui de la parotide droite et réciproquement. Quelques enfants Turent atteints d'engorgements mammaires. Deux sapeurs du génie eurent les mamelles douloureuses et engorgées. Deux femmes éprouvèrent des douleurs très-intenses dans le petit bassin et paraissant venir des ovaires. (Bull. méd. du Nord, décembre 1865.)
Si cette métastase sur l'ovaire est loin d'êlre évidente ici, M. le docteur Meynet l'a observée dans un cas qui ne semble pas admettre le doute ni la contestation. C'était chez une jeune domestique de seize ans non réglée, entrée dans son service de l'Hôtel-Dieu de Lyon, le 1er juin 1865, pour deux oreillons qui vont en augmentant le lendemain et diminuent les jours suivants, lorsque le 8 juin, la malade commençant à manger sans douleurs des mâchoires et toute grosseur ayant disparu, la fièvre recommence avec symptômes généraux et une douleur locale dans les deux fosses iliaques, surtout à droite, augmentant au toucher. Elle disparaît bientôt à gauche, mais