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POULS

à ce sujet, seraient ainsi justifiées par les nuances variées du tracé sphygmographique, qui mieux et plus exactement que le langage le plus riche, traduit aujourd'hui graphiquement l'état du pouls. Tout en repoussant la distinction de Bordeu en pouls supérieur et pouls inférieur, celui qu'il appelle stomacal ou du vomissement paraît bien être à M. Ferrand le pouls égal, mais fort peu développé, exprimé par la sphygmogiaphie dans cet état normal par une faible systole cardiaque, soit une forte tension artérielle. De même du pouls des trois périodes de la fièvre admises par Bordeu, distinction rejetée, condamnée par la criiique moderne, et justifiée, réhabilitée, restaurée par le sphygmographe.

Ainsi, la période d'irritation, dite d'augment ou de crudité, de concentration des forces, représentée par un pouls vif, serré, dur et convulsif, est à peu près le même que celui de l'algidité ou de concentration périphérique de M. Marey, c'est-à-dire ce pouls peu développé, faible, lent, correspondant à une forte tension vasculaire. Celui de la coction, comparé à celui de la fièvre, est de même développé, plein, fort, libre par le relâchement des vaisseaux, d'où la diminution dé la tension. Sauf quelques exceptions, il y a donc accord sur ce sujet.

De même du pouls des crises et de la sueur en particulier, décrit comme plein, souple, ondulant, fort et incident, et que l'exploraiion physique retrace bien tel après qu'une évacuation rapide a diminué brusquement la tension vasculaire. (Bull, de thér., juin.)

Quoi qu'il en soit de ces rapprochements curieux, dont il n'était possible de signaler ici que les principaux, ils indiquent une érudition de bon aloi et, faits ou non .pour la cause de la doctrine de la tension vasculaire, ils ne méritent pas moins l'approbation et l'éloge par les vues ingénieuses qu'ils suscitent sur la valeur du pouls comme élément de diagnostic.

Pouls dicrote. Variété. En s'occupant sans relâche des applications du sphygmographe qu'il a introduit le premier, en Portugal, à l'élude des diverses maladies, et notamment celles du cœur, où il excelle, M. Alvarenga a constaté et décrit une variété du pouls dicrote dans l'insuffisance aortique. Elle est rendue manifeste par une brisure dans la ligne ascendante près du sommet. Celle-ci, après s'être élevée verticalement avec rapidité, s'arrête en formant un crochet et continue ensuite

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obliquement jusqu'au sommet pour descendre de la même manière. Ce sont des lignes brisées et réunies par une sorte de crochet, comme on en voit le tracé sphygmographique. (Gazela medica de Lisboa; décembre.)

Au point de vue pratique, cette observation ne manque pas d'importance. Autant le dicrolisme est fréquent et sensible au doigt dans la systole, autant il est rare, faible , insensible dans la diastole. Les doigts de l'observateur le plus habitué ne peuvent souvent le distinguer. Exemple de la supériorité de cet instrument et de son exquise sensibilité, bien supérieure à nos sens.

Vérifiant, contrôlant les rapports de ce pouls avec les phénomènes critiques des maladies aiguës, inflammatoires, que les anciens lui attribuaient, M. Candela y Sanchez a trouvé qu'il précédait, annonçait l'épistaxis critique, sauf de rares exceptions, et que son intensité est toujours en rapport avec celle de cette hémorrhagie. Il serait donc un indice favorable et d'une grande valeur pronostique. Le médecin, dès son apparition, pourrait compter sur les ressources de la nature et une convalescence prochaine sans insister davantage sur une thérapeutique active. (Siglo medico; n° 670.)

PRIX. Voici l'énumération de ceux mis au concours par les principaux corps savants pour 1867.

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