VESSIE
décolorée et coagulée depuis quelque temps, qu'il avait expulsé par l'urèthre.
La mort peut même en être la conséquence. A la suite de quatre vésicatoires successifs, appliqués coup sur coup à !a même place pour combattre une pleurésie, une cystite suraiguë se manifesta chez un malade du Val-de-Grâce; puis l'adynamie survint, qui amena promptement une terminaison funeste. L'autopsie révéla la présence de foyers apoplectiques dans les reins et la vessie.
Sur la nouvelle que ces vésicatoires , ordinairement d'un grand diamètre, avaient été posés exactement les uns sur les autres et laissés en place durant vingt-quatre heures environ, il n'y a pas lieu de s'étonner de ces catastrophes. La simple précaution de les appliquer à côté les uns des autres et de ne les laisser en place que le temps nécessaire à leur action, c'est-àdire huit à dix heures, eût suffi à les prévenir. (Soc. médic, des hûp. , octobre.)
VESSIE. Gargouillement vésical. En pratiquant le cathétérismedansle cas d'affections chroniques des voies urinaires, j'ai souvent été frappé, dit M. le docteur Higguet, lors de la sortie des dernières gouttes d'urine par la sonde, d'un gargouillement accompagné du retour dans le cathéter de la goutte pendante à son extrémité comme si elle était aspirée et de sa sortie consécutive. Cette aspiration du liquide, coïncidant avec l'inspiration et l'expiration, produisant un second bruit avec sortie du liquide mêlé d'air, je dus rapporter ce gargouillement à l'entrée et à la sortie de l'air par la sonde.
Restait à en déterminer la cause. Tous les malades présentant ce phénomène avaient de la difficulté à uriner et des envies fréquentes. Les parois de la vessie étaient inégales, traversées par des reliefs ou des colonnes. Le palper décelait un corps ovoïde, gros comme le poing, persistant, après l'évacuation de l'urine. C'était donc une hypertrophie des parois vésicales.
Ce phénomène s'explique dès lors par l'épaisseur, la densité des parois vésicales et la diminution de leur capacité. Sollicité par la présence de l'instrument, le malade contracte avec énergie les muscles du ventre et du périnée, pour chasser le res te d'urine et donner les derniers coups de piston; les parois vésicales refoulées se mettent momentanément en contact; mais, dès que ces contractions cessent, ces parois, en vertu de leur
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élasticité, so redressent, s'éloignent. 11 se forme donc un vide suivi d'une aspiration à travers la sonde. L'air, en se précipitant dans la poche, rencontre une certaine quantité d'urine contenue dans l'algalie, et produit un gargouillement en s'y mélangeant. Survient une nouvelle contraction, l'air et l'urine s'échappent de nouveau de la sonde en faisant entendre le môme bruit.
Cette aspiration et le gargouillement qui en est la suite ne s'observent pas si le malade urine librement et sans le secours de la sonde. Le vide formé alors ne peut être comblé par l'air; l'accolement des parois de l'urèlhre empêche ce gaz dans la vessie. (Ann. de la Soc. méd. chir. de Liège.)
C'est donc là un symptôme spécial à l'hypertrophie des parois vésicales; quatre observations signalées par l'auteur en déposent. Il suffira de le signaler à l'attention des praticiens pour qu'ils l'observent et cherchent au besoin à en déterminer la production. Son absence peut ainsi devenir un moyen comparatif de diagnostic des affections souvent si obscures du réservoir de l'urine.
ZONA. Il résulte de plusieurs faits collectés par MM. Charcot et Cotard qu'il se développe sur le trajet des nerfs frappés de névrite, sans l'intervention d'une lésion des ganglions des racines postérieures. Mais l'inconstance do cette manifestation pathologique ne permet pas d'en saisir la cause positive. (Soc. de biologie.)