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GARN1ER

BROMISME.

Une exploration minutieuse des organes ne révéla rien de particulier, ni aucun rapport de causalité avec l'état général; constaté. Pouls petit, de 1 15 à 120, avec une pulsation man-i quant de temps en temps.

Aucune infraction ni exagération dans le régime ; mais loi malade croyant à une exaspération du mal, et convaincu de] l'efficacité du remède, avait fait parfois trois pulvérisations par jour en les prolongeant sans compter les minutes Néanmoins, laj solution avait été renouvelée une seule fois. Moins d'un gramme de bromure avait donc été inhalé pendant les huit jours ; en ajoutant les 80 centigrammes pris en potion, c'était \ gramme 80 centigrammes. Ce qui n'est pas extraordinaire, même ei$ ajoutant les 2 grammes pris durant les jours précédents.

L'idée d'une intoxication étant admise aussitôt, il s'agissait (l'éliminer le poison. Dès lors, abstention complète du bromure ; tisane de chiendent nitrée ; bains sulfureux lièdes peu prolongés, quotidien^ suivis de frictions stimulantes ; régime exclusivement lacté qui fut très-bien supporté et digéré.

Après huit jours, nulle reprise du mal pharyngien, sensibilité épigastrique tolérable, douleurs occipito-frontales diminuées, violentes seulement par exacerbations irrégulières, surtout noc*1 turnes. Le lait était pris en abondance, avec une appétence prononcée pour d'autres aliments qui répugnaient auparavant. Et pourtant la maigreur avait augmenté, le teint toujours d'un jaune terreux aussi prononcé, forces nulles, tremblements des! avant-bras, vacillations des jambes, même fréquence du pouls, meilleur aspect de la face. L'examen des organes ne révélait rien de particulier. Rien ne fut changé au traitement, sinon] une nourriture graduellement plus tonique.

Pendant deux mois, l'affection continua à décroître, sauf] quelques exacerbations momentanées des symptômes en voie ] de disparition. Les symptômes frappants furent la persistance , longtemps continuée de la maigreur, de la faiblesse générale, et] surtout l'incertitude de la marche, alors que la nourriture était 1 depuis longtemps absorbée en notable quantité.

Le malade s'est remis complètement de cette crise longue et [ douloureuse. Il a repris des chairs et des forces ; le mal Iaryn- I gien semble guéri ; il n'y a plus de douleurs spontanées de ce1 I côté, et l'on trouve à peine une sensation pénible à la pression, I au niveau de la face gauche du cartilage thyroïde.

L'intoxication du brome est justifiée, pour lo médecin belge, I

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