CONGESTION PULMONAIRE
CONGESTION PULMONAIRE. En insistant sur l'étude de cet état, déjà signalé sous le nom d'hypérémie ou de congestion, par de précédents observateurs, M. Woillez tend à la montrer plus fréquente qu'on ne le croyait en la faisant mieux connaître. Considérée idiopathiquement, c'est une fluxion sanguine avec fièvre éphémère au début, sans prodromes. Une douleur sous-mammaire, comme pleurodynique, est le phénomène constant de l'invasion, avec accompagnement de frissons, courbature, dyspnée variable, toux à peine sensible, expectoration muqueuse, incolore, rarement sanguine. Le meilleur signe physique est l'ampliation thoracique, déterminée avec le cyrtomètre : la sonorité tympanique, existait dans 22 cas, la matité sur 1 4 ; mais, souvent, l'une et l'autre font défaut. L'ordre de fréquence des signes stéthoscopiques s'est ainsi révélé :
Respiration faible 27
sibilante ou ronflante 49
Expiration prolongée 18
Respiration granuleuse ou rude 9
soufflante 9
puérile. 8
Râles humides 7
Il n'y en a donc pas de pathognomoniques ; leur transition est la plus sûre donnée du diagnostic. Stalionnaire, persistante sans traitement, elle cesse rapidement par celui-ci.
L'engorgement capillaire du poumon, sans extravasation, serait la seule altération anatomique de la congestion idiopathique. Son intensité est en rapport avec celle des phénomènes séméiologiques.