DYSPEPSIE
sert que pour on favoriser l'introduction dans l'estomac. C'est là que s'opère leur désagrégation, leur hydratation, leur transformation en albuminose ou peptone, sous la double influence des acides et de la pepsine gastriques. Elle est donc loin d'avoir la même importance pour les carnivores que pour les herbivores, comme la différence de l'appareil dentaire chez ces deux espèces l'indique suffisamment.
En mâchant imparfaitement, avec une nourriture mixte, on devient donc à peu près infailliblement dyspeptique. Ceux qui se nourrissent exclusivement de viande ne courent pas le même danger de ce chef.
De là le précepte d'avoir une nourriture mixte, mais plus animale que végétale, pour les dyspeptiques qui ne peuvent mâcher et à ceux qui mangent trop vite, par habitude ou par nécessité, comme les voyageurs en chemin de fer, de se nourrir exclusivement de viande. [Soc. cl' hydrologie.)
De la dyspepsie par défaut de mastication suffisante du bol alimentaire, par M. Mialhe. In-8 de 10 pages. Librairie Germer- Baillière.
Dyspepsie flatulence. Charbon en capsules. En s'occupanl spécialement des affections gastriques, le docteur Leared à reconnu par expérience, et contre la croyance accréditée, que le charbon préparé avec les espèces de bois les plus compactes est de beaucoup supérieur, comme absorbant des gaz, à celui qu'on obtient avec les bois légers, le peuplier entre autres. Il croit, en outre, qu'il doit arriver dans l'estomac pour en absorber les gaz dans le même état que lorsqu'il est retiré de la cornue. En conséquence, il propose de l'enfermer dans des capsules -de gélatine et de l'administrer seulement sous cette forme. (Lancet, septembre, 1865.)
A priori, l'opinion du médecin anglais semble inadmissible. On ne conçoit pas comment un charbon lourd absorbe mieux qu'un charbon léger. Et puis comment son expérience prévaudrail-elle contre l'expérience générale? On peut cependant étudier comparativement. A défaut de capsules , des pains azymes peuvent les remplacer.
Traité de la dyspepsie, par Beau, médecin de l'hôpital de la Charité, etc. 1 vol. in-8, cartonné à l'anglaise.
On sait l'imporlance que le célèbre et regrettable clinicien
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attribuait on pathologie à la dyspepsie. Elle était pour lui la source d'une infinité de maladies. Ses vues, ses idées, ses observations ii ce sujet, pieusement recueillies et mises en ordre par un de ses élèves, ont donc un intérêt évident pour tous les médecins.
DYSTOCIE. Chloroformisalion. Ses avantages ont été démontrés dans un cas de contraction spasmodique, sinon tétanique de l'utérus, par le professeur Simpson. Les douleurs duraient depuis quarante-huit heures chez une multipare dont la grossesse avait été très-pénible. Pour faciliter un examen complet, la patiente fut chloroformisée. La main arriva au col trèsdilaté et s'éleva au-dessus de la tête; mais, à ce point, le cou de l'enfant était retenu fortement et comme resserré par une large et forte bande de fibres utérines, dans un état de contraction permanente qui empêchait l'engagement des épaules. C'était comme un enchalonnement ; néanmoins, quelques tractions modérées avec le forceps dans l'intervalle des douleurs suffirent pour vaincre l'obstacle, et la délivrance s'accomplit heureusement pour la mère et pour l'enfant. (Lancct.)
En rendant possible l'examen complet et la constatation de l'obstacle, nul doute que le chloroforme n'ait aussi agi favorablement sur la contraction utérine, et n'ait contribué doublement ainsi au succès.
The steel (Met (filet en acier). Sous ce nom, M. Sheaton a fait construire un instrument à deux branches minces comme le forceps, mais en acier malléable, léger, lesquelles sont mobiles sur le manche. Il s'applique comme le forceps et peut le suppléer par sa facilité d'application, [Med. Times, juillet.)
Filiroïdc. Chez une primipare de trente-huit ans, atteinte d'une tumeur fibreuse interstitielle démontrée p;ir l'autopsie, le ventre, mesurant 4 04, au centre, avait l'apparence d'un utérus bicorne ; au milieu, un enfoncement assez profond, d'où part une sorte de gouttière qui s'étend jusqu'à la symphyse ; la moitié droite de cet utérus ainsi partagé paraît plus basse et moins étendue que la gauche. Dans les deux, on a la sensation d'une résistance élastique due à la présence d'un enfant et de liquide amniotique; toutes les deux se contractaient sensiblement à chaque douleur, et comme en différents points, notamment à
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droite, en bas et à gauche ; en haut, on entendait des battements redoublés, on ne douta pas un instant de la présence de jumeaux.
Mais l'événement démontra l'erreur. L'introduction de la main dans l'utérus, nécessitée par une hémorrhagie entretenue par des contractions douloureuses et la rétention du placenta, le docteur Hecker se convainquit qu'il n'existait pas de second fœtus; et, une péritonite consécutive ayant emporté la femme, l'autopsie montra le fibroïde, auquel le petit utérus était fixé comme un appendice, donnant encore la sensation d'une fluctuation si évidente, que l'on croyait positivement à un contenu liquide : c'était encore une erreur; il n'était que succulent, et ne contenait aucun foyer ramolli; il pesait, avec l'utérus, 2,980 grammes, long de 0m,27 et large de 0 , 4 7 ; partout entouré de substance utérine qui, au fond, avait une épaisseur de 0m,05. L'utérus lui-même et ses annexes étaient sains.
Le cas semblait bien plus grave chez une autre primipare de vingt-deux ans, qui éprouvait des tiraillements et des douleurs dans le bas-ventre avant terme. A l'examen, la portion vaginale est tout à fait plissée contre la symphyse pubienne et la voûte vaginale postérieure abaissée par une tumeur volumineuse, solide, immobile, remplissant tout l'intervalle de Douglas, tumeur dont il est très-difficile de déterminer les rapports avec les organes voisins. Après quelques vaines tentatives de réduction, et la disparition des douleurs par des injections souscutanées de morphine, la femme ayant refusé' la délivrance avant terme, on attendit au 2 août le développement naturel du travail.
Rien de changé dans la constitution de la tumeur, remplissant tout l'espace postérieur du petit bassin , immobile , molle et dilatable, laissant en avant tout juste assez de|place pour arriver avec deux doigts à la portion vaginale aplatie transversalement, pressée contre la symphyse; on ne pouvait toucher qu'un tout petit segment de la lôte. Toute la journée, les contractions extrêmement douloureuses nécessitent l'emploi réitéré de doses d'opium et, le lendemain, rien n'étant changé, le danger croissant, il fallut tenter la réduction de la tumeur pour permettre l'extraction du fœtus.
Le 3 août, la femme est couchée et chloroformisée; le docteur Hecker introduit toute la main droite, non sins peine à causo de l'etroitosse du vagin, sous la tumeur, cherche à la soulever
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et sent que, peu à peu, elle a l'air de devenir plus mobile : lout à coup il la sent s'échapper hors du petit bassin, l'orifice vaginal reprend sa direction normale, et un grand segment de la tête devient palpable à l'entrée du détroit supérieur, tandis que la région abdominale, où l'on avait senti jusqu'alors la tête, paraît maintenant comme aplatie. La mère et l'enfant se trouvent alors relativement bien ; on attend pendant quatre heures que la tête se fixe mieux et que la dilatation de l'orifice soit plus avancée.
Après anesthésie nouvelle, le forceps est appliqué sans grande difficulté; mais de nombreuses et fortes tractions, dues au volume et à une première position frontale de la tôte, furent nécessaires pour l'extraction; l'enfant était mort. Les couches furent heureuses ; mais ensuite, de nouvelles douleurs dans le bas-ventre se montrèrent, la tumeur reprit sa première position, entraîna la matrice et donna lieu à une descente. [Monalsschr . fur Geburlskunde und Fraaenlcr., décembre 1 860, et Union méd., n° 2h.)
Embryotomic. Comme preuve de la supériorité du forcepsscie des Belges sur le céphalotribe, pour pratiquer cette opération, M. Verrier montre que dans les rétrécissements moyens, le chiffre des femmes sauvées par le forceps-scie est de 15,5 pour 1 00 supérieur à celui que donne le céphalotribe; que dans les rétrécissements extrêmes, le chiffre des femmes épargnées parle forceps-scie est de 70,6 pour 1 00, alors que le céphalotribe n'en épargne que 52,7.
D'où l'on peut conclure que le forceps-scie est, pour la mère, d'une innocuité plus complète que le céphalotribe, et qu'il devra lui être préféré dans tous les cas de vices de conformation du bassin qui entraînent la nécessité de la céphalotornie. La comparaison des faits dans les rétrécissements extrêmes confirme surtout, avec l'évidence des chiffres, la supériorité rationnelle du forceps-scie. (Acad. de méd., septembre.)
Crochets sous-axillaires. Quand, par le fait de la crâniotomie, il ne reste d'autre prise pour extraire le fœtus que d'enfoncer des crochets aigus sur celte extrémité mutilée ou écrasée, la version étant impossible par une cause quelconque, M. le professeur Rizzoli préfère, comme moins barbare et plus sûr, de porter des crochets mousses dans les aisselles et de