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GALVANO-CAUSTIQUE

extra, par le docteur la Corbière. Un volume in-8°. 2e édi 1 tion.

FURONCLE. Son développement au niveau des boursen séreuses sous-cutanées doit être surveillé attentivement, car i peut donner lieu au phlegmon diffus, long, grave, et à l'hy-groma phlegmoneux par la propagation de l'inflammalior comme M. Verneuil en rapporte deux exemples au coude el au genou. Les tentatives répétées pour faire sortir le pus, le bourbillon, provoquent encore cette extension du mal. Le meilleur préventif serait donc d'ouvrir très-superficiellement de bonne heure ces collections purulentes. (Gaz, hebd., n° 15.)

Gr

GALE. D'après les expériences comparatives faites par leschefs du service de santé de l'armée prussienne, sur le moyenr. le plus sûr et le plus économique de détruire l'acarus, le styrasj devrait avoir la préférence sur tous les autres, mélangé à lau dose de 30 grammes avec moitié d'huile d'olive, et employé ainsi; en frictions sur toute la surface cutanée moins la tête; deux frictions suffisent pour tuer l'acare en vingt-quatre heures, sans? aucune irritation de la peau. (Berlin, klin. Woch.) Sous ce dernier rapport, en effet, il doit être préférable à l'huile de pétrole, de térébenthine et tous ces agents irritants, vantés dans? ces dernières années. Reste à savoir s'il est aussi sûr.

GALVANO-CAUSTIQUE. Couteau à chaleur graduée. Cet! instrument dû à M. E. de Seré, médecin-major à l'hôpital militaire de Vincennes, a une lame de platine qui s'échauffe à 1500 d6grés de chaleur, par le passage d'un courant galva-nique produit par une pile de Grenet.

Le platine étant un métal mou, celle lame n'a pas de tranchant qui lui soit propre; mais elle en acquiert un excellent au • moyen du feu électrique, qui lui communique instantanément avec un fulgurant éclat une trempe spéciale, car la lame redevient mousse dès que la chaleur disparaît. A 1500 degrés, au rouge blanc éclatant prêt à fondre, les tissus coupés net restent

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béants, le sang en sort à plein canal. Ce couteau à lame fixe est hémorrhagique.

Gradué de 1 500 à 600 degrés, sa chaleur augmente ou diminue en allongeant ou en raccourcissant la portion de platine comprise dans le circuit : la lame ardente passe ainsi par tous les tons de l'échelle lumineuse calorifique, depuis le rouge blanc éclatant qu'on obtient à 1 500 degrés jusqu'au rouge sombre à 600 degrés.

Par la graduation, cet instrument réunit la section hémorrhagique, à 1500 degrés; la section hémostatique, à 600 degrés; les sections et cautérisations graduées, à tous les degrés intermédiaires.

On peut le graduer hors du manche et dans le manche.

Hors du manche, il est à lame mobile : un bouton isolant pousse la lame graduée hors du manche, d'où elle sort en glissant sur une échelle de graduation de platine placée dans le manche.

Dans le manche, il est à lame fixe : un bouton mobile en métal très-bon conducteur déplace son point de contact en glissant sur une échelle de graduation en platine placée dans le manche.

M. Demarquay, qui a pratiqué plusieurs ablations de tumeurs avec co couteau, a été frappé de la facilité incroyable, effrayante avec laquelle il pénètre les tissus. On pourrait, si l'on n'était prévenu, dit-il, être exposé à de graves accidents. (Soc. de chir. )

Galvano-caustiq?:e chimique. C'est SOUS ce nom que M. Ciniselli persiste à appeler cette nouvelle méthode de réduction chimique des tumeurs, exécutée et introduite en France, sous celui ù'ëleclrohjlie, par M. Nélaton qui la donnait comme sienne (voy. année \ 864). En publiant de nouvelles guérisons de polypes et de tumeurs diverses pour celte méthode, l'ingénieux chirurgien italien s'en montre véritablement le créateur, et met sa découverte à l'abri de toute contestation. [Gaz. mêd., n° 12 et suiv.) — . Voy. Anévrysme.

GANGRÈNE. Étiologie. Une forme spéciale ressort de l'observation rapportée par le docteur Grainger Stewart, d'un cordonnier, qui dès l'âge de dix-huit à vingt ans, avait été atteint à Charleston d'une affection extrêmement douloureuse des orteils qui en fit tomber les ongles. Cette douleur ressemblait

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plutôt à une sensation de brûlure qu'à une duuleur névralgique, I sans que rien ne pût l'expliquer ; elle s'aggrava considérablement ensuite sous l'influence de l'ergotisme et des conditions antihygiéniques de la guerre d'Espagne en 4 835. Plusieurs? phalanges des orteils tombèrent en gangrène. Soumis vingt ansplus tard à de nouvelles conditions antihygiéniques, les douleurs spéciales reparurent avec chute consécutive de nouveaux fragments d'orteils. Puis enfin, quatre mois après, ces accidents apparurent aux mains. Une sensation d'engourdissement se manifesta, surtout dans les deux derniers doigts de la main gauche qui, forts douloureux, froids, secs, décolorés, n'en étaient pasmoins sensibles. Plus tard, quoique la santé générale fût bonne, les mouvements de ces deux doigts diminuèrent ; ils étaient fléchis, la peau était comme tendue sur les tissus sous-jacentssans ses plis naturels, d'un aspect luisant, soit avec une pâleur cadavérique, soit un rouge noirâtre foncé. Ongles incurvés, détachés en partie de leur matrice et du dos de la phalange; ilsrecouvraient dans quelques points une matière puriforme desséchée.

Exempt d'affection du coeur, ce malade ne présentait pas d'arc sénile ni aucun signe d'altération athéromateuse des artères. Aucune modification pathologique du pouls ni d'altération du sang. Avec des alternatives de mieux et de pire, ces malade, entré à l'infirmerie royale d'Edimbourg, se plaignait au mois de janvier 1 866 d'une douleur intense, presque incessante, qu'il compare à une brulûre remontant par le trajet du nerf cubital, jusqu'au coude et même à l'épaule. Elle s'est donc beaucoup étendue, bien que l'état des doigts reste stationnaire, el la diminution de la sensibilité dans le trajet du nerf cubital font penser à l'auteur que cette forme de gangrène spéciale est due à une affection des nerfs. ( Mcdic. Press and Circular, janvier.)

Le docteur le Duc raconte qu'ayant réséqué la phalangettes du petit orteil gauche chez un vieillard de soixante-dix ans lee 11 novembre, il vit succomber son malade le 4 4, à une gangrène sèche due à l'embolie du membre opposé. Avertissement : pour ne pas opérer à la légère, en pareil cas, sans encourir une i i grave responsabilité.

Ligature artérielle contre la gangrène des membres. Ce n'estt !! jamais sans crainte de gangrène que le chirurgien procède à la. •

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ligature principale d'un membre, quel que soit l'accident qui la réclame, à moins d'être la gangrène elle-même. Par une espèce d'effet homoeopathique, elle aurait, au contraire, une influence thérapeutique très-marquée non-seulement sur la tuméfaction, l'engorgement et la suppuration de mauvaise nature dans les plaies des membres, mais contre la gangrène elle-même suivant le docteur Wright. Il cherche du moins à le démontrer par cinq observations relatées dans le Richmond med. Journal, et dans les six cas rapportés par le docteur Campbell, où la ligature fut pratiquée pour cause d'hémorrhagie. Aussitôt après on vit uniformément l'affaissement de la tuméfaction, une suppuration louable et de vigoureuses granulations remplacer le phagédénisme gangréneux, résultant de la séparation rapide des tissus mortifiés. Son effet fut si marqué sur la surface gangrenée, dit-il, que la question s'élève sérieusement de savoir si la ligature n'est pas expressément indiquée contre ce mal hideux. A défaut de pouvoir la résoudre par les faits qu'il rapporte, c'est à l'observation ultérieure d'en décider, maintenant que l'attention clinique est appelée sur cet important sujet.

Dipsacus sylveslris (cardère ou chardon à foulon). Comme antiseptique, M. Beullard l'assimile au quinquina, au camphre. Après avoir réséqué les parties mortifiées, gangrenées, des plaies contuses et par armes à feu, et lotionné leur surface avec l'eau chlorurée, il les recouvre exactement des feuilles hachées et pilées de cette plante, ou à leur défaut de son extrait aqueux étendu sur des linges fenêtrés ou bien de charpie imbibée d'une solution concentrée. Le pansement est renouvelé toutes les vingt-quatre heures.

Sous son influence, la plaie se modifierait rapidement, et se changerait en vingt-quatre ou quarante-huit heures en plaie simple. [Acad. des se, septembre.) C'est donc un moyen à expérimenter par les praticiens des campagnes surtout.

Gangrène pulmonaire. Elle se manifesta chez un aliéné furieux, de la clinique de Pavie, non-seulement par l'haleine pathognomonique, mais une odeur gangréneuse de l'urine ayant une densité de 1025 à 1 026 et comme de l'encre, avec des cristaux de l'urine. Un abcès gangréneux enté sur une tuberculisation pulmonaire générale ayant été vérifié à l'autopsie, le docteur Lombroso se demande s'il n'y a pas là un

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nouveau signe de la gangrène pulmonaire, quand les autres font défaut ou sont obscurs, douteux. {Riv. clinica de Bologna.)

ftangrènc sénilc. Hydrochlorale d'ammoniaque. Chez une dame de quatre-vingt-trois ans, des douleurs intolérables se déclarèrent tout à coup dans le pied droit, sans aucune trace d'inflammation capable d'en rendre compte, et résistant à des cataplasmes laudanisés. Le lendemain, M. Ch. Gru constata une teinte générale bleu noirâtre, s'arrôtant à l'articulation tibiotarsienne, où un liséré rose indiquait, d'une manière bien tranchée, la ligne de démarcation entre la partie saine et la partie malade. Douleurs plus vives dans le deuxième et le troisième orteil, sans que rien indiquât extérieurement cette différence. Pied complètement froid, quoique la malade y accusât un feu dévorant.

Malgré l'ingestion d'un gramme d'extrait gommeux d'opium, de 5 grammes de laudanum, sans compter la quantité employée à non moins haute dose extérieurement, les douleurs persistaient plus violentes ; elles arrachaient des cris à la malade, dont les traits altérés, la face livide, annonçaient une mort imminente.

C'est alors que M. Gru pensa à l'hydrochlorate d'ammoniaque, qui lui avait réussi dans certains engorgements inflammatoires, espérant qu'il pourrait — la gangrène admise par coagulation du sang dans les capillaires — liquéfier le coagulum et rétablir la circulation. Le pied malade fut donc plongé dans un pédiluve avec 250 grammes de ce sel, et après deux heures d'immersion, un soulagement notable s'opéra. Des fomentations avec la même solution succédèrent sans relâche, car la douleur reparaissait dès que la compresse était enlevée. La nuit suivante fut bonne, la chaleur et la coloration normales revinrent insensiblement sous l'action de ce topique.

La preuve incontestable de l'exactitude du diagnostic porté, c'est la chute consécutive du deuxième orteil, laissant une plaie semblable à une cerise noire privée de pellicule. Pansée au quinquina, elle guérit cependant. Mais un an après, les mêmes signes précurseurs de la gangrène reparurent au même endroit, et furent suivis d'une phlyclèno noirâtre, au milieu du bord externe du pied, recouvrant une plaque gangréneuse des couches superficielles de la peau. Or, le chlorhydrate d'ammoniaque, employé d'emblée intàs et extra, triompha im-

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médialement de ces accidents. Son efficacité sédative des douleurs de la gangrène sénile n'est donc pas douteuse. (Bull, méd. de l'Aisne, n° 3.)

Gangrène diabétique. Plusieurs des espèces précédentes, la dernière surtout, mériteraient peut-être d'être rangées sous ce litre. L'examen de l'urine est indispensable pour prouver le contraire depuis que M. Marchai (de Calvi) a montré que le diabète en était la cause dans plusieurs cas où elle n'était même pas soupçonnée. Cette cause est beaucoup plus fréquente que l'on ne croit d'après le témoignage de maint observateur digne de foi. M. Verneuil en a ainsi observé une série de six cas, soit en ville, soit à l'hôpital, dans un intervalle de trois mois, de juillet à septembre 1866. Dans quatre cas, il s'agissait de gangrène des pieds, une fois dans l'aine et d'un anthrax du dos. Or l'analyse des urines ayant démontré dans tous ces cas la présence d'une grande quantité de glycose, il s'agissait de résoudre immédiatement par la pratique la question de savoir s'il faut opérer, amputer les individus notoirement diabétiques, que l'opération soit recommandée par une lésion traumatique, l'écrasement d'un membre ou une lésion locale dépendante du diabète, comme la gangrène des extrémités.

Pour sa part, M. Verneuil est disposé à répondre négativement, car chez quatre de ses malades les eschares ont donné lieu à des hémorrhagies abondantes, difficiles à réprimer, soit spontanées, soit provoquées par des incisions. En affaiblissant les malades, ces pertes de sang influent très-défavorablement sur la maladie. Dans trois cas précédents de phlegmon gangréneux et d'ulcération gangreneuse pour lesquels il pratiqua l'amputation, il a vu la gangrène se reproduire dans les lambeaux ou dans le moignon et les opérés ont succombé. Le cas analogue de M. le docteur Musset fait seul exception. L'existence du diabète doit donc tenir sa place dans la solution du problème des indications et des contre-indications de l'amputation dans la gangrène des extrémités.

Il ne saurait y avoir de doutes à cet égard pour MM. Legouest et Trélat. Il faut débarasser l'économie de matériaux qui peuvent l'infecter, en instituant un traitement général, sans plus redouter les hémorrhagies ni les conséquences fatales que l'infection putride, la résorption purulente, qui sont à craindre autrement. TI n'y a à s'enquérir de l'existence du diabète que

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pour lo combattre par un traitement spécial sans que l'existence de fusées purulentes, de décollements profonds, d'étranglements, d'accumulation de liquides en décomposition . etc., n'exige impérieusement l'intervention active du chirurgien.

Quant aux amputations, la règle à suivre dans la gangrène des extrémités,. diabétique ou non, est celle d'attendre jusqu'à ce qu'elle se soit limitée, et d'agir dès qu'elle est arrêtée suivant la pratique généralement adoptée. (Soc. de ehir.)

Pour la solution de cette dernière question, on ne saurait pourtant assimiler la gangrène spontanée à la gangrène diabétique qui ne se limite pas aussi facilement, et est toujours prête à récidiver, la cause qui la provoque et l'entretient existant toujours.

GASTROTOMIE. Essai sur la gaslrolomie dans les cas de tumeurs fibreuses péri-utérines, par Stanislas Caternault, docteur en médecine, précédé des observations relatives aux huit premières ablations de la matrice pratiquées par le professeur Kceberlé, de Strasbourg. In-4° de 131 pages.

GLYCOGÉME. Nouvelle loi de sa formation. Cette fonction importante du foie de faire du sucre n'a cessé d'être l'objet des études expérimentales des physiologistes depuis que M. Cl. Bernard en a fait la découverte. En démontrant qu'elle n'a jamais lieu dans l'état physiologique, et qu'elle est toujours le résultat de la mort ou d'une altération pathologique pendant la vie, M. Pavy (de Londres), suivi de MM. Meissner et Jaeger en Allemagne, Schiff et Hersen en Italie, a changé considérablement la portée de cette découverte. Restait à déterminer l'influence qui présidait à cette formation. Un ferment diaslalique était soupçonné, lequel n'aurait agi sur l'inuline du foie que dans certaines conditions morbides, le pourquoi éla\[ inconnu. Par de nouvelles expériences, M. Schiff a démontré, en injectant la granulose ou le glycogène dans le sang des animaux, que ce ferment n'existe pas pendant la vie, et ne se développe que par le ralentissement, la stagnation, l'arrêt du sang en circulation. Il suffit, pour le démontrer, de suspendre la circulalion dans un membre en liant en masse la cuisse d'un animal, de une demi-heure à une ou deux heures, pour voir apparaître le sucre dans l'urine. La ligature du bras chez l'homme poussée jusqu'à la paralysie complète du mouvement et de la

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