GOUTTE
Vémanateitr se compose d'une simple boîte métallique, de 0m,27 de largeur sur 0m,1 8 de hauteur et 0m,09 d'épaisseur, contenant du goudron deNorwégeou de bois. Au couvercle sont fixées six feuilles présentant douze surfaces, percées de trous en étoiles, et séparées entre elles par un intervalle de plus d'un centimètre ; la boîte fermée, ces feuilles ou plaques plongent entièrement dans le goudron liquide.
A l'aide de deux branchés ou coulisseaux glissant dans des rainures latérales, d'un ressort et d'un verrou, on peut élever le couvercle et le fixer à différents degrés de hauteur, selon la quantité d'émanations qu'on se propose d'obtenir. Un petit crochet d'arrêt, tournant sur son axe, vient à volonté contre la partie inférieure du verrou, s'opposer à ce qu'en levant le couvercle, les lames sortent complètement de la boîte et répandent le goudron. Les plaques imprégnées de goudron présentent ainsi une plus ou moins grande surface d'évaporation, dont le maximum, pour un appareil moyen, n'est pas moindre de 4 mètre carré. En peu d'instants l'air des appartements, collèges, bureaux, dortoirs, ateliers, magasins, hôpitaux, casernes, etc., est saturé de vapeurs goudronneuses, et il suffit, pour entretenir indéfiniment cet état hygiénique, de plonger à quelques heures d'intervalle les lames de l'appareil dans le goudron du vase.
Le goudron liquide, obéissant à son propre poids, descend le long des lames qui en ont été nouvellement revêtues; mais, à cause de sa nature adhérente et visqueuse, il ne s'écoule qu'avec beaucoup de lenteur en se roulant en quelque sorte sur lui-même, ce qui entretient et renouvelle longtemps l'humidité des surfaces, et, par conséquent, alimente les sources de l'évaporation.
Cet ingénieux appareil, propre et commode, facile à placer et à transporter, dont il y a cinq modèles de grandeurs différentes, a des avantages trop évidents sur le vase, la soucoupe, ou l'assiette, pour être énumérés. Fermé, l'appareil ne laisse exhaler aucune odeur; ouvert, au contraire, il dégage des vapeurs en telle abondance que l'air en est immédiatement imprégné. Les malades qui ont de l'antipathie pour cette odeur résineuse peuvent ainsi l'inhalera leur insu pendant leur sommeil.
GOUTTE. Excrétion des urales. En expérimentant chimiquement les sueurs d'un goutteux exposé dans un sudatorium, MM." de Martini et Ubaldini se sont assurés qu'elles ne conte-