‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicalesChapitre 74 sur 158 · HISTOIRE · texte numérisé non relu

HISTOIRE

tions. Un vomitif en imprimant une secousse à l'économie est ordinairement salutaire, suivi de quelques gargarismes et des révulsifs indiqués en pareil cas. (Soc. méd. chir. de Paris, février.)

IIÉTÉUOGÉNIE. L'expérienco des œufs invoquée par M. Donné contre la génération spontanée, l'a fait changer d'avis en la modifiant un peu. L'objection que la vie ne pouvait se développer au milieu d'éléments corrompus et morbides, a été prise par lui en considération (voy. année 4 864). Dès lors, il a introduit de l'air nouveau dans ces œufs en les perçant avec un stylet rougi au feu, après qu'ils étaient enveloppés dans une couche de coton cardé. En les exposant ainsi à la température ambiante, il a bientôt vu se développer des moisissures qui, au moyen d'eau bouillante, ont donné naissance à une infinité de vibrions. De là, la conversion du célèbre panspermisle à la doctrine de la génération spontanée. (Acad. des se.)

HISTOIRE. Conférences historiques faites pendant Tannée 4 865 à la Faculté de médecine de Paris, un vol. in-8° de 506 pages, librairie Germer Baillière. A défaut d'avoir rendu compte de ces conférences en 1 865, nous pouvons du moins en signaler la publication réunie. Mieux qu'une analyse critique, ce volume permet à chacun d'en juger le mérite et la valeur. On fera ainsi plus justement la comparaison des qualités et des défauts des divers orateurs, tous jeunes agrégés, pleins d'avenir et de talent, choisis, appelés parle doyen, M. Tardieu, à l'honneur dangereux de venir ainsi publiquement faire preuve, de leur savoir, de leurs connaissances et de leur talent d'exposition sur des matières sortant des études pratiques, cliniques. Instituées sur la suggestion généreuse de M. Verneuil, elles avaient spécialement pour but, il ne faut pas l'oublier, de familiariser les élèves avec les connaissances historiques, complètement hors du cadre des études scolaires. C'est ainsi que le premier, il traita des chirurgiens érudils et à'Anloine Louis comme exemple, ce qui forme comme une introduction à ce volume. En prenant l'école de Halle comme sujet de la deuxième conférence, M. Lasègue a mis en présence Holfmam et Stahl et comparé les deux grandes doctrines qu'ils représentent et qui divisent la médecine : le vitalisme et le mécanicisme. Sous une autre forme, M. Chauffard en prenant Laennec pour sujet de la

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