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OBSTÉTRIQUE

Ncrfe sensttifs, Par de nouvelles recherches microscopiques sur les têtards, M. Rouget en constatant qu'ils se terminent dans les corpuscules de Pacini, par leur pénétration dans la substance centrale d'Enghelman, a reconnu 1" que ces corpuscules sont composés do substance conjonctive disposée par couche, faisant suite à l'enveloppe de Schwan qui entoure le nerf; 2° que leur substance centrale, loin d'être amorphe, comme le pensaient Enghelman et Ledig, est un amas de substance conjonctive disposée par lames, et entremêlée de noyaux pris pour des gouttelettes nerveuses, par ces auteurs. 3° Enfin que le cylindre de l'arc du nerf peut même être distingué dans la substance centrale.

Cette terminaison dans les appareils électriques a lieu en dentelle, et ne peut être bien observée que sur les animaux vivants. La queue des têtards présente cette disposition comme les poissons électriques. (Acad, deméd., juin.)

Des affections chirurgicales des nerfs. Thèse pour le concours d'agrégation, par Tillaux.

NÉVRALGIES. Les névralgies, leur forme et leur traitement. Monographie analytique résumant avec détails tout ce qui a été fait sur ce sujet important, ayant remporté le prix de la Société des sciences médicales et naturelles de Bruxelles, par le docteur Vanlair, médecin adjoint à l'hôpital militaire de Bruxelles. Un volume grand in-8°. Bruxelles.

Précieux comme indicateur des principales théories ou doctrines sur la matière, ce travail manque en général de critique et d'observations personnelles ; si bien faite qu'elle soit, ce n'est donc qu'une compilation ne contenant rien de nouveau.

NOURRISSONS. Voy. Allaitement, Mortalité.

OBSTÉTRIQUE. Une grande exposition obstétricale a eu lieu le 31 mars, au Collège des médecins de Londres, avec un grand apparat et un véritable succès. Une magnifique collec-

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lion d'instruments, la plus riche de ce genre, sans doute, qui ait jamais été rassemblée, se trouvait exposée par ordre, suivant leur usage. De nombreux envois avaient répondu à l'appel de la Société obstétricale de tous les points de l'Europe: Belgique, Suède, Danemark, France, Autriche, Prusse, Russie, Italie, conjointement à ceux des accoucheurs et des fabricants de la Grande-Bretagne. Un premier groupe comprenait les instruments fœticides, le premier céphalotribe de Baudelocque en tête, joints à ceux du professeur Braùn, de Vienne, Nyrop, de Copenhague, Assalini et d'autres- Dans un second figuraient ceux qui servent à extraire l'enfant vivant, et plus de cent forceps de toutes formes et de toutes grandeurs, vieux et modernes, étaient rangés par ordre chronologique, représentant les diverses modifications imprimées à cet instrument aux différentes époques et dans les divers pays. Ainsi à côté du forceps original de Chamberlen, prêté à cet effet par la Société médicochirurgicale, était celui employé par Richter pour mettre au monde l'empereur Alexandre de Russie; un forceps japonais, importé par sir Rutherford Alcock et prêté par le docteur M. Duncan; et ceux de Denman, Smellie, Boers, Davis, Assalini, Torg, de Leipzig, Busch, Nœgèle, Saxtorph, Tarcitani, de Naples et le long forceps de Baudelocque. 11 nest pas fait mention du léniceps de Matteï.

Lettres obstétricales, par Ed. C. J. Von Siebold, professeur d'accouchement à l'Université de Gœtlingue. Traduit de l'allemand par le docteur Alp. Morpain, avec une introduction et des notes par J. A. Stoltz, professeur d'accouchement à la Faculté de médecine de Strasbourg, ln-12 de 268 pages.

OCCLUSION INTESTINALE . Ce titre générique a, dû moins, un avantage : celui de ne pas préjuger la nature de la lésion qui produit l'occlusion ; lésion le plus souvent impossible à déterminer, qu'il s'agisse d'un volvulus, étranglement, torsion, invagination, constipation, engouement, ou simple contraction spasmodique. Il mérite donc d'être conservé comme s'appliquant à tous à la fois.

Dans l'incertitude de la nature précise de l'obstacle au cours des matières fécales, et devant l'insuffisance des moyens ordinaires, généraux, on néglige trop, suivant M. Isnard (de Marseille), les secours des moyens mécaniques. Dans leur diversité

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d'action, tous ont rendu des services, tous ont donné des succès. Les boules métalliques , le mercure coulant, tant employés autrefois, contre l'invagination spécialement, sont à peu près rejetés aujourd'hui. Les douches et le marteau de Mayor, appliqués sur la peau du ventre, ont, parfois, réduit un étranglement interne en externe, par la contraction brusque et violente qu'ils provoquent des muscles de la paroi abdominale. L'électricité, en sollicitant les contractions intestinales, a eu également quelques bons résultats. La sonde soulève, dégage directement l'anse déplacée de l'intestin, et convient spécialement dans l'invagination située vers le côlon descendant, l'S iliaque ou le rectum. Les malaxations avec la main et les énormes ventouses ont réussi dans quelques cas.

Ces divers moyens pourront dégager les portions d'intestin retenues sous une bride, détruire les invaginations, modifier les engouements et remédier ainsi à l'occlusion (Trousseau, Clinique médicale). On comprendra aisément leur mécanisme, en assimilant le premier degré de l'étranglement interne à l'engouement d'une hernie ordinaire, et en comparant les malaxations et les grandes ventouses aux tentatives de réduction extérieure, avec cette différence que, dans l'occlusion, la manœuvre est plus aveugle, moins directe et moins sûre.

Injections forcées. Les insufflations d'air et les grandes injections d'eau froide ont entre elles beaucoup d'analogie. Elles l'emportent sur les moyens précédents par leur action plus générale, plus régulière, plus immédiate et plus complète ; toutefois, les injections forcées, en particulier, ont une puissance incontestablement plus grande.

C'est à peine, cependant, s'il en est question dans les livres classiques récents; on les passe sous silence ou l'on se borne à les mentionner. M. Isnard a comblé cette lacune en recueillant les diverses observations éparses dans la presse périodique, au nombre de huit qu'il rapporte. Deux faits exposés par lui y sont joints, dont voici le résumé:

I. Enfant de quatre ans et demi, bien constitué, atteint d'occlusion intestinale au milieu d'une santé parfaite. Du 22 octobre au 6 novembre, la constipation persiste avec coliques intermittentes au début et vomissements d'abord alimentaires, puis bilieux, enfin, stercoraux. Le ventre acquiert un

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volume considérable, sans fièvre, ni celle sensibilité exquise el superficielle de la péritonite.

Malgré l'emploi interne et externe de la plupart des médications usitées, notamment la belladone, le séné, lecalomel, etc., tout resle sans résultat. Le 6 novembre, la dépression des forces est extrême, le pouls petit, filiforme, insensible, la respiration très-gênée, la peau froide et visqueuse, la face pâle el profondément altérée; les yeux enfoncés; la vie semble, près de s'éteindre. Dans la soirée, un courant continu d'eau froide, aussi abondant que possible, est poussé par le rectum. Dans son affaissement, l'enfant s'abandonne presque sans résistance à cette manœuvre, dont le résultat immédiat est d'augmenter encore l'angoisse respiratoire.

Les selles ne tardent pas à avoir lieu. Elles se répètent plusieurs fois très-copieuses, avant minuit; l'eau est rendue, entraînant avec elle des gaz et des matières stercorales; celles-ci n'offrent rien de remarquable ni par leur quantité, leur dureté, leur fétidité gangreneuse, leur couleur noirâtre, ni par la présence de corps étranger ou de débris d'intestin.

A ces évacuations succède un soulagement instantané; le ventre se déprime; les vomissements s'arrêtent; la prostration cesse ; la physionomie se ranime : tout, en un mot, signale la disparition de l'étranglement.

Le 12, l'enfant est bien, il se lève et a repris sa gaîté. Fonctions digestives régulières; une selle normale. Cet état satisfaisant dure encore une dizaine de jours. Les déjections alvines, en général naturelles, deviennent do temps en temps un peu liquides, sans jamais contenir de fragment d'intestin.

Le 23 novembre, une diarrhée abondante survient; rien ne peut l'arrê'.er; il y a tous les jours un grand nombre de selles; la maigreur et l'affaiblissement font de rapides progrès ; l'enfant expire le o décembre.

II. Vieillard de soixante-douze ans, portant une hernie inguinale gauche volumineuse depuis vingt ans. Elle s'engoue en juin et offre de grandes difficultés de réduction, et détermine seulement le malade à porter un bandage.

En août, survient tout à coup une occlusion intestinale sans étranglement inguinal, l'intestin rentre et sort aisément; l'anneau est très-large eL l'on ne constate ni tumeur, ni douleur à son voisinage.

Du 7 au 1 6 août, vomissements alimentaires au début, puis

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muqueux et bilieux, plus tard stercoraux. Soif vive, ardente. Constipation invincible pendant une dizaine de jours. Les boissons et les purgatifs, d'abord rejetés par les vomissements, sont entièrement gardés à la fin. Météorisme et ballonnement énorme du ventre. Altération des traits; faciès livide et grippé; anxiélé, angoisses; pouls petit, misérable, imperceptible: refroidissement de la peau ; sueurs visqueuses ; émaciation cadavérique; intelligence nette ; voix éteinte; langueglacée; hoquet; état alarmant.

Après divers purgatifs par la bouche et en lavements — séné en particulier, belladone, glace — ayant définitivement reconnu l'impuissance de ces moyens, le médecin fait pratiquer une injection très-abondante d'eau froide. On persiste jusqu'à ce que le liquide soit violemment repoussé à l'extérieur malgré la volonté du malade. A la suite de cette tentative, des matières slercorales et beaucoup de gaz sont entraînés au dehors avec le lavement. Dès lors, la liberté de l'intestin est rétablie; les selles se régularisent; les symptômes locaux et généraux de l'occlusion cessent et le vieillard est rendu promptement à la santé. (Union mêd. de la Provence, septembre.)

Dans les deux cas, le mal s'est révélé avec ses signes généraux les plus positifs : vomissements stercoraux, suppression complètedes selles et des gaz, ballonnement du ventre. Il n'est donc pas possible de mettre l'occlusion en doute. Quant à en déterminer la nature, on est forcé d'admettre, 'par voie d'élimination, soit une invagination, soit la torsion de l'intestin sur lui-même, soit l'étranglement par un anneau ou une bride intestinale.

L'invagination étant, dans le jeune âge surtout, le mode le plus commun d'étranglement interne, il faut supposer un accident de cette nature, chez l'enfant sujet de la première observation. — Chez le vieillard, la présence d'une ancienne hernie rend très-probable la constriction d'une anse intestinale subitement engagée sous une adhérence.

A ces deux faits, nous pourrions en joindre un troisième analogue, observé par nous au mois d'août dernier, chez un homme de quarante-cinq ans. Tous les symptômes de l'occlusion se trouvaient réunis, lorsque les purgatifs liquides et solides étant vomis indistinctement, je fis placer le malade dans un grand bain, pour la troisième fois, en recommandant de lui pousser des lavements forcés avant d'en sortir. Celle manière nous

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semble plus commode que toute autre d'employer ce moyen avec succès. En effet, des gaz et des matières fécales furent bientôt rendus et le patient sauvé.

Ces faits permettent donc d'affirmer, comme le dit M. fsnard, l'utilité des lavements forcés dans l'occlusion de l'intestin grêle! Si ce mode de traitement a moins de chances de réussir dans les étranglements de l'intestin grêle et la valvule iléo-caecale que dans ceux du gros intestin, s'il rencontre alors des difficultés plus sérieuses, il est cependant destiné à rendre encore de véritables services. On l'emploiera donc sans hésiter quelles que soient les incertitudes du diagnostic relalivement au siège et à la nature de l'occlusion : dans une situation toujours périlleuse, il constitue une méthode thérapeutique à la fois simple, rationnelle et féconde en résultats heureux.

Pompe stomacale. S'il serait téméraire d'espérer du succès de l'emploi de ce moyen dans le cas d'occlusion mécanique comme l'enroulement, l'invagination, la hernie, une tumeur, un entérolithe ou un changement de structure de l'intestin, il n'en est pas de même de la simple contraction, spasmodique ou non. Des accidents de cette nature s'étaient montrés à trois reprises chez un goutteux, précisément avant l'accès qui, comme une crise heureuse, semblait y mettre un terme. Le 22 novembre 4 865, n'ayant pas été à la garde-robe depuis ■juatre jours, l'huile de ricin, le calomel, le jalap, des sels, des oains, des lavements furent successivement administrés sans aucun résultat. Des fomentations sur le ventre et l'introduction d'un long tube jusque dans le côlon pour y pousser avec l'irrigateur des liquides purgatifs, furent aussi vains. La distension de l'abdomen était àsa dernière limite. Les symptômes généraux devenaient de plus en plus alarmants, lorsque le docteur Dickson, réuni en consultation avec MM. Fleming et White, le 26 novembre, proposa de faire passer de nouveau le long tube pour évacuer les gaz. On y fixa la pompe stomacale comme aspirateur. Le premier effet des coups de piston fut d'amener des gaz, puis ce furent des matières semi-fluides plein une cuvette. Le docteur White, qui soutenait l'abdomen, le sentait s'affaisser à chaque coup de piston ; un soulagement complet en résulta immédiatement.

Sous l'influence d'une nouvelle dose d'huile de ricin, des garderobes abondantes suivirent, et, comme d'habitude, tous

œsophage:

les symptômes graves disparurent avec la manifestation coïncidente de la goutte sur le gros orteil gauche. (Med. Times, avril.)

Plusieurs cas analogues, dus à la goutte, sont cités par le docteur américain Wood, dans son premier volume de Médecine pratique. La mort ici paraissait imminente, lorsque l'aspiration avec la pompe stomacale fut si heureusement employée. C'est peut-être la première fois, mais l'indication a été remplie d'une autre manière, c'est-à-dire avec la seringue ordinaire. M. Dechambre s'en servit aussi avec succès après avoir introduit un tube à plus de 40 centimètres, en retirant, par aspiration à plusieurs reprises, une grande quantité de liquide et degaz (Gaz. hebd., n° 19). M. Fonssagrives l'emploie également avec succès contre la pneumatose intestinale. On peut donc se servir indistinctement de ces deux instruments et tenter ainsi l'aspiration après avoir introduit soit des gaz, soit des liquides. — Voy. Pneumatose.

OESOPHAGE. Rétrécissement. La difficulté de distinguer cliniquement la contraction spasmodique d'une altération organique, surtout quand la première existe près du cardia, en a fait exposer les caractères différentiels par le docteur W. Brinton. Une douleur continue, profondément sentie au-dessous et à droite du sein gauche, augmentant par le passage des aliments et donnant la sensation d'un obsiacle bien senti et, dans quelques cas, la régurgitation, en sont les symptômes communs. Mais , dans le rétrécissement spasmodique, la régurgitation arrive presque immédiatement après l'ingestion; dans le rétrécissement organique, le bol alimentaire descend avec plus ou moins de difficulté, jusqu'à l'altération où il s'arrête, s'accumule, pourêtrerejetéaprôsquarante ou cinquante minutes.'

Dans le premier, les liquides passent souvent plus dificilement que les solides dans l'estomac. C'est le contraire dans le second; de même pour la température. S'il n'y a que spasme les aliments chauds, doux, traversent plus facilement l'obstacle', tandis que la difficulté à le vaincre est toujours la même quand il y a altération organique; sinon que froids, ils pénètrent plus facilement.

Le rétrécissement spasmodique est presque toujours précédé de dyspepsie par l'abondance des gaz qu'il détermine. Souvent localisé dans le pharynx, le spasme s'étend à l'œsophage à

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