DUCKETT — DU DEB'FANT
marq. de l'époque ; sans autre préoccupation que la poésie, Ducis s'efforça d'imiter Shakspeare, mais en l'affaiblissant; il atteint quelquefois le sublime et pèche p. la correct, et l'unité du plan.
Hamlet, 1769. Roméo et Juliette, 1772. Œdipe CHEZ Admète, 1778. Le Roi Lear, 1783. Macbeth, 1784. Jean sans Terre, i79i. Othello, 1792. Abufar, 1795. Phédor et Waldamir, 1801. Épîtres. Poésies fugitives.
Œuv. p. Nepveu, 1827, 2, gr. 8», et 1826, 4, 8°; p. Ladvocat, 1827, 6, 12»; p. de Bure, 1824-26, 7, 32«.
Essais 8. D. p. Campeno7i,'mi, 8«. Études s. D. p. Leroy, 1832, 8o. Notice s. D. p. Montaland, 1845, 8". Quelques mots s. D.'p. Ch. Lacroix, 1870, Lyon, 8".
DUCKETT (W.). 1803, Paris. — 1873, ib.
Biographe et littérateur, fils d'un professeur de langue angl., fondât, du Courrier de Paris, 1848, et de l'Universel, 1849 ; direct, d'un Dict. de la conversation, imité d'un ouvr. analogue de l'éditeur allem. Brockhaus, de Leipzig.
Dict. de la conversation (avec div.), 1832-39; 2" éd. 1851-58, 16, gr. 8°; suppl., 1864-67, gr. 8», vol. I-II. Dict. de la conversation à l'usage des dames (avec div.), 1841-42, lo, 12». Monuments remarq. de France, 1865-66, gr. 8», pl.
DUCLOS [Ch. Pinot). 1704, Dinan(Côtes-du-Nord). — 1772, Paris.
Historien et moraliste, vint de bonne heure à Paris, hjstoriogr. de France, 1745, membre de l'Acad. des inscript., 1739, et de l'Acad. fr., 1747, dont il fut secrétaire perpét., 1755, maire de Dinan, député du tiers aux États de Bretagne ; eut une existence assez agitée ; obligé un moment de quitter Paris, il en profita pour visiter l'Italie ; son esprit et son érudit. ont fait de lui un des hommes les plus remarq- de son époque.
Hist. de la baronne de Luz, 1741, 12°. Confessions du c'« de 1742, 12°, et 1776, gr. 8». Caract. de la folie, 1743, 4». Acajou et Zirphile, 1744, 4«, et 12». HiST. DE Louis XI, 1745, 4, 12». Consid. s. les mœurs, 1751, 12». MÉM. POUR l'hiST, DES MŒURS, 1751, 12».
Gramm. de Port-Royal, 1754, 12». Voy. en Italie, 1791, 8°. Mém. secrets s. les règnes de Louis XIV et Louis XV, 1791, 2, 8°; n. éd. 1864, 2, 8», et 1846, 12».
Œuv. p. Auger, 1806, 10, 8», et 1820, 9, 8»; p. Villenave, I82i, 3, gr. 8», et p. de*Ris, 1855, 12».
Notice s. D. p. Villenave, dans Téd. des Œuv. et p. Auger, id. Éloge de D. p. Brieude, s. d. (1806), 8", et p. Nouai, 1806, 80. Cil. D. p. Peigné, 1867, 12". Causeries du lundi p. Ste-Beuve, t. IX.
DUCORNET (L. César Jos.). I8O6, Lille. — 1856, Paris.
Peintre, élève de Watteau (professeur de dessin), à Lille, 1819, et de Lethière, 1824, se fixa cette même année à Paris ; cet artiste, né sans bras, peignait avec les pieds ; il obtint plus. méd. et se fit remarquer p. son coloris. ,
Adieux d'Hector et d'Andromaque , 1828. Jacob refusant de livrer Benjamin, 1829. S' Louis rendant LA JUSTICE, 1831. Esclaves, 1833. Marguerite consultant une fleur. Scène du siège d'Anvers, 1834. JÉSUS apparaissant à Madeleine, 1835. Joyeux amis, 1836. Odalisque, 1837. Mort de Madeleine, 1840. Repos en Egypte, 1841. Le Retour, 1842. Jésus au tombeau, 1843. Jésus en croix, 1845. S' Denis
PRÊCHANT dans LES GrAULES, ViSION DE S'' PhILO-
mène, 1846. Le Nid de mésanges, . 1848. Gloria in altissimis Deo, 1850. La Belle Edith, 1855. Portraits.
Notice s. D. p. 0. 1848, Amiens, 8°. Rapport s. D. p. Fonitenay, s. d. (1856), 4». Catal. de tableaux de D., I806, S».
DU COURET (Abd-el-Hamid). 1812, Huningue (H.-Rhin). — 1864 ? Paris.
Voyageur, employa 14 ans à visiter l'Egypte l'Abyssinie, La Mecque, l'île Bourbon, Maskate et la Perse, 1834-47; fut chargé d'une mission pour l'Afrique, 1848; mourut dans la misère, à l'hôpital.
Mém. à Napoléon III, 1853, 4». Voy. au pays des Niam-Niams, 1854, 16». Médine et La Mekke, 1855,
3, 8». MyST. du désert, 1859, 2, 12».
DUCPÉTIAUX (Éd.). 1804, Bruxelles. — 1868, ib.
Économiste belge, avocat, inspect. gén. des prisons et établissements de bienfaisance de Belgique, 1831, lauréat, 1850 et corresp. do l'Académie des sciences mor., 1856; se mêla, avant 1830, aux événements polit, de son pays.
Des caisses d'épargne, 1831, Bruxelles, 8». Moyens de prévenir l'indigence, 1832, ib. 8». PROGRiis et
RÉFORME pénitent., 1838, ib. 3, 12». CONDITION PHYS. ET MOR. DES OUVRIERS, 1843, ib. 2, gr. 8». De
la mortalité à Bruxelles, 1844, ib.» gr. 8». Enquête s. la condition des classes ouvrières, 1846, ib. 3, 8». Écoles de réforme, 1848, ib. 8». Du paupérisme des Flandres, 1850, ib. 8». Colonies agric, 1851, ib. gr. 4». Budgets des classes ouvrières, 1855, ib. 4". Rapport s. les colonies agric, 1857, ib. f». Mission de l'État, 1862, ib. 8», Ordres monast., 1865, ib. 12». Mortalité des enfants, 1867, s».
DUCRAY-DUMINIL (F. GuilL). 1761, Paris. — 1819, Ville-d'Avray (Seine).
Littérateur et romancier, rédacteur en chef des Petites-Affiches, 1790, membre du Caveau; ses productions, écrites pour la jeunesse, ont eu du succès; une saine morale et un vif intérêt s'y font sentir.
Les Deux Martin, 1786, 8». Lolotte et Fanfan, 1787, 4, 12». Alexis, 1788, 4, 12». Petit-Jacques et Georgette, 1789, 4, 12». Soirées de la chaumière, 1794, 8, 12». Victor, 1796, 4, 12». Cœlina, 1798, 5, 12». Veillées de ma grand'mère, 1799, '2, 12». Les 50 fr. de Jeannette, 1799, 2, 12». Contes mor. de ma gr.-tante, les Petits Orphelins du hameau, Paul, 1800, 10, 12». Les Journées au village, 1804, 8, 12», Le Petit carillonneur, 1809, 4, 12». Émilio, 1811, 4, 12». La Fontaine S'^-Catherine, 1813, 4, 12». Fêtes des enfants. Contes des fées, 1817, 7, 12». Le Faux Ermite, 1818, 3, 12°.
' Œuv. chois., 1843-64, 36, 12».
DUCROCQ (Théoph. Gab. Aug.). 1829, Lille.
Jurisconsulte, élève du collège Louis-1e-Gr., d' en droit à Paris, 1854, avocat, 1855, agrégé, 1858, et professeur de droit administr. à la Faculté de Poitiers, où il a ouvert des confér. de droit et d'économie politique.
Cours DE DROIT administr., 1861; 4» éd. 1874, 2, 8». Traité s. les matières domaniales, 1865, 8». De l'extradition, 1866, 8». Des Sociétés de secours mutuels, 1872, 8».
DU DEFFANT (Marie de Vichy-Chamrond, m'**). 1697, Chamrond, pr. S^-Bonnet (Saône-et-L.). — 1780, Paris.
Femme de lettres, mariée à 21 ans, se sépara bientôt de son mari déjà d'un certain âge; belle et spirituelle, elle vécut selon les mœurs du xviii» siècle, accueillit les hommes marquants de l'époque et perdit la vue à 54 ans ; son style a plus de finesse que de charme et de sentiment.
Correspond, avec d'Alembert, 1809; n. éd. 1865, 2, 8». Lettres à Hor. Walpole, I810; n. éd. 1827, 4, 8», et 1864, 2, 12». Correspond, inéd., 1859, 2, 8».