CLÉ
Dément bien pris, des citations appliquées à propos, des xnouvemens bien ménagé.-» , des raisonnemeus et des preuves, voilà ce qui lui assurerait une place parmi le petit nombre des orateurs sacrés de la seconde classe, s'il avait plus d'onction. Parmi ses Pancqyriques , celui de Saint-Louis, qu'il prononça en i^Si , mérite d'être distingué ; il est écrit avec beaucoup de délicatesse et d'éloquence , et avec un éloignement bien prononcé pour la flatterie , que les ministres de l'Evangilo devraient toujours prendre pour modèle.
CLÉMENT ( Denis-Xavier) , de l'Académie deNanci, doyen de l'église collégiale de Ligny , docteur en théologie , prédicateur du Roi , confesseur de Mesdames ,' tantes du Roi , et aumônier du roi de Pologne, na(|uit à Dijon le G octobre 1706. Ayant surmonté, par sa patience , une difliculté qu'il avait à parler , il se consacra de bonne heure à la chaire et à la direction , et il servit utilement l'Eglise dans ce double emploi. Il mourut à Paris le 7 mars 1771. On a de lui. I. Set" mons y 1746, in-8; 1770 — 71 , 9 vol. in-12, y compris 5 vol. de Panégyriques et Oraisons funèùres. Quelques-uns de ces sermons avaient été imprimés à part. Dans celui sur la Politique, prononcé devant le Roi, le Jeudi-Saint 1745 , l'orateur établit qu'il n'y a point de mesures vraiment justes , si la religion ne les approuve , et qu'il n'y a point de succès vraiment heureux , si la religion ne les procure. Il règne dans tous les discours de l'abbé Clément l'éloquence simple et forte d'un homme de bien , qui n'a pas puisé ses orne- ^nensdansies auteurs profanes, mais (jui s'est nourri