‹ Dictionnaire biographique et bibliographique des prédicateurs et sermonnaires françaisChapitre 68 sur 78 · RUE · texte numérisé non relu

RUE

RUE (Charles de la. ) , né à Paris en i645 , entra chez îes jésuites , et y devini professeur d'hunianiléa et de rhétorique. Son talent pour la poésie brilh dî:s sa jeunesse. Le poëme lalin qu'il composa en 1667 sur les conquêtes de Louis XIV, fut traduit en français par le grand Corneille, qui en parla très-avantageusement au Roi. Telle fut l'origine de la bienveillance que ce monarque témoigna souvent dans la suite au P. de la Rue. Après avoir professé la rhétorique à Paris pendant plusieurs années avec réputation, le P. de la Rue se tourna du côté de la chaire , et prêcha avec succès dans les provinces , à Paris et à la cour. 11 aurait peut -être donné dans l'esprit, sans le propos que lui tint un courtisan : « Won Père, lui dit- il. conlinuez à prêcher » comme vous faites; nous vous écouterons toujours » avec plaisir, tant »|ue vous nous présenterez la raison : » mais point d'esprit. Tel de nous en mettra plus dans i> un couplet de chanson , que la plupart des prédicai> teurs dans tout un Carême, ollfut choisi pour prêcher cinq fois l'Avent devant le Roi, et quatre fois le Carême. Le pays desCevennes ressentit aussi les effets de son zèle; il y alla pour travailler à la conversion des calvinistes, et eut le bonheur d'en ramener plusieurs à la foi catholique. Il témoigna toute sa vie beaucoup d'ardeur pour aller prêcher l'Evangile dans les missions du Canada, mais il ne put jamais en obtenir la permission de ses supérieurs. Le P. de la Rue était le prédicateur de son siècle qui débitait le mieux. Cependant , c'aose fort singulière , il fut d'avis d'affranchir les prédicateurs de la peine d'apprendre par cœur. Il donnait pour raison , à ce sujet, que celte méthode ne nuirait

point à la vivacité Je l'action ; que le ptédicaleur, rassuré par son cahier, n'en réciterait au contraire qu'avec plus de chaleur; qu'il ne perdrait pas un temps considérable à apprendre un discours; enfin qu'il ne risquerait pas de compromettre sa réputation devant la multitude, qui regarde comme un très-grand ridicule un moment d'absence de mémoire. On peut regarder le P. de la Rue comme un modèle de cette éloquence sublime qui plaît et qui instruit. « Où voit-on , dit le » P. Gibert ( Éloquence chrétienne, pag. 36), une » imagination plus vive et plus sage tout ensemble, I) plus féconde et plus heureusement hardie ; un génie I) plus élevé , une plus noble facilité à concevoir et à » exprimer? Mais où tend , où aboutit tout cet assem- ») blage d'éminentes qualités? Au sublime, au lou- » chant , au pathétique : on oublie le prédicateur et ses » rares talens , pour ne s'occuper que des impressions » qu'il fait sur le cœur; et au lieu de s'amuser à se 1) récrier , on ne pense qu'à suivre , ou plutôt on suit » sans y penser ce rapide torrent d'impressions et de • » mouvemens , qui vous entraînent au bien presque » malgré vous. » Toutefois ses sermons de morale n'ap- ,prochenlni de ceux de Bourdaloue , ni de ceux de Massillon; on n'y trouve ni la solidité et la force des premiers, ni l'onction et la beauté des seconds. Le P. de la Rue était aussi aimable dans la société qu'effrayant daus la chaire. Sa conversation était belle , riche, féconde. Son goût pour tous les arts lui donnait la facilité de parler de tout à propos ; il plaisait aux grands par sou esprit, et aux petits par son affabilité. Au milieu du tumulte du monde , il savait se préparer

à la solitude du cabinet et à la retraite du cloître. Il mourut à Paris le 27 mai i7'25. Ses OEuvres consistent en des Sermons de morale cjui forment un Avent et un Carême, en 4 vol. in 8 ; on les a réimprimés en 4 vol. in- 12; des Panégyriques, des Oraisons funèbres et des Poésies. Parmi ses sermons , les trois sur ta nécessité de la 'pénitence dans les maux publics , sur Vétat du pécheur mourant , et sur l'état du pécheur mort , sont cités comme étant supérieurs à tous les autres. Souvent , dans la chaleur du débit , il enfantait (juantité de traits qui rendaient ses sermons encore plus intéressans. Parmi ses Panégyriques , on n'en distingue aucun particulièrement. Parmi ses Oraisons funèbres, celle du maréchal de Luxembourg est ce qu'il a fait de plus beau dans ce genre. Ses Poésies sont pleines d'esprit , de délicatesse et de sentiment , et lui méritent un rang distingué parmi les poêles latins modernes.

SAINT-MARTIN ( Guillaume de ), prêtre docteur en théologie, aumônier du Roi et curé de l'église de la basse Sainte-Chapelle de Paris, était renommé parmi les prédicateurs du dix-septième siècle. Il avait prêché l'Avent devant Louis XIV en 1677. 0" a de lui des Sermons en 7 vol. in-8 , Paris , iG83 et i685 ; Avent ,

1 vol.; Carême, 2vol.; Panégyriques des Saints,

2 vol. ; Octave du Saint-Sacrement , 1 vol. On publia du même auteur , en 1694 , 1 vol. sur les Mystères et professions religieuses , avec des Discours prononcés aux synodes de Paris, et autres pièces. M. de Saint- Martin parut dans un temps où l'éloquence de la chaire

avait éprouvé d'heureux changemens. On en avait déjà presque banni toules les citations des auteurs profanes, les applications allégoriques et forcées (!e l'Ecriture Sainte et les expressions énigmatiques ; mais l'on n'était pas encore parveuvi à ce degré de perfection dont nous sommes redevables a Bourdaloue , Massillon et quelques autres célèbres prédicateurs. Ainsi la méthode d'écrire et de composer, de l'abbé de Saint-Martin, tient le milieu entre celle des anciens prédicateurs et celle des modernes.

SARAZIN ( Pierre ) , prêtre, docteur en théologie , chanoine et théologal de Chartres, mort le 37 décembre 1692 , à quatre-vingt-.'ix ans, s'était distingué par quelque talent pour la prédication. On adelui, Sermons pour un A vent , Paris, 1678, 3 vol. in -8. L'auteur y représente J. C. dans ses grandeurs et dans sa sainteté , comme la source et le modèle des grandeurs et de la sainteté des chrétiens , et l'opposition de l'esprit du monde à l'esprit de J. C. Chaque discours est ordinairement divisé en trois parties. Dans la première , il est parlé des perfections de J. C. ; dans la seconde , des perfections que doit avoir le chrétien ; et dans la troisième , des défauts qui régnent dans le monde.

SAUVIGNY (Edme-Louis), curé de Jarnac , diocèse d'Angoulême , mort en 1809 , a prononcé en 1780, à l'Oratoire, le Panégyrique de Saint- Louis . Paris, in-8. Il y a quelques mouvemens oratoires assez bien développés ; mais l'auteur n'a pas su tirer un parti avantageux de son sujet. On a encore de cet ecclésias-

lique : I. Oraison funèbre de Marie-Thérèse , impératrice, Paris, 1781 , in-8. 11. Tie de Saint-Grégoire^ évêque de Tours ; cette vie est écrite avec trop de partialité. III. Discours sur les devoirs des Sujets envers tes souverains , prononcé au Louvre , en présence de MM. de l'Académie française , le 25 août 1786 , Paris , in-8. IV. II fut l'éditeur des Œuvres choisies de Bossuct , évêquede Meaux , 10 vol. in-8 , 1783 et années suivantes. V. Des Histoires, des Mémoires, des Poëmes, des Odes , etc.

SAVIGNAC ( Louis ) , prêtre et docteur en théologie de la Faculté de Paris, vivait dans le dix- septième siècle. On a de lui les Panégyriques des Saints , qu'il avait prononcés dans différentes églises de la capitale , Paris et Amiens, 1687, 2 vol. in-8. Le premier vc- Iiune en contient vingt-trois , pour les fêtes des saints que l'Eglise célèbre depuis la Toussaint jusqu'au mois de mai; et le second en renferme autant, aussi médiocres, pour les autres mois de l'année.

SEGAUD ( Guillaume ) , né à Paris en 1674, prit l'habit de jésuite à l'âge de seize ans , et enseigna les humanités avec distinction dans le collège de Louis-Ie- Grand, puis à Hennés et à Rouen. Une des places de régent de rhétorique , à Paris , étant venue à vaquer, les jésuites balancèrent entre Porée et Segaud. Le premier l'emporta , et le second fut destiné à la chaire , quelqu'envie qu'il eût d'ailer annoncer l'Evangile aux lidèles. Ce fut à Rouen que le P. Segaud fit l'essai de son talent, et qu'il posa les fondemens de cette repu-

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talion brillante qui l'a fait regarder pendant <[uar»nt© ans comme un des premiers prédicateurs de son siècle. Il commença de prêcher à Paris en 17.29 ; on ne tarda pas à l'y admirer. Appelé à la cour pendant un Avent et trois Carêmes , il satisfit tellement le Roi , qu'il en obtint une pension de 1200 liv. Le P. Segaud vivait d'une manière conforme à la morale de ses sermons , fidèle à tous les exercices de piété , dur à lui-même , et ne connaissant point d'autres délassemens que ceux qui étaient prescrits par sa règle. Au sortir d'un Avent ou d'un Carême , il courait avec zèle faire une mission dans le fond d'une campagne. Ses mauières douces et simples; son air affable , lui attiraient les cœurs de tout le peuple. On trouve dans ses Serman» un grand fonds d'instruction , beaucoup d'élégance el d'énergie y. et sur-tout de l'onction. Quelques-uns de ses discour» sont des modèles ; mais ils ne sont pas tous d'une égale force , et l'on en pourrait ciler plusieurs qui ne sont que médiocres, lisent été imprimés à Parts en ijSoet 1752 , 6 vol. in-12, par les soins du P, Berruyer, si connu par son Histoire du peuple de Dieu. Entre les sermons du P. Segaud , on estime sur-tout le Pardon des injures , les Tentations , le Monde , la Probité , la Foi pratique et le Jugement général. Ce jésuite a aussi composé plusieur.s pièces de vers qui ont eu le suflrage des connaisseurs ; la principale est sou poème latin sur le camp de Compiègne : Castra Compen^ dietisia. On lui doit encore une édition des Sermons du P. Patlu , son confrère, Paris , 1744 » ^ vol. in-12.. Le P. Segaud mourut à Paris dans la maison professe^ le 19 décembre 1748.

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SEf.UI (Joseph), prédicateur du Roi, né à Rodez en 1689 , se consacra de bonne heure à l'éloquence et à la poésie. Il remporta le prix de vers à l'Académie française en 1733, et remplit les chaires de la cour et de la capitale avec distinction. Une place à l'Académie française, l'abbaye de Genlis et un canonical de Meaux, furent le prix de ses succès. Cet orateur mourut dans cette dernière ville, au mois de mars 1761. On a de lui :.I. Panégyriques des Saints , Paris , 17Z6 , 2 vol. in-12. Celui de Saint-Louis , prononcé à l'Académie française en 1729, eut un tel succès, qu'on l'attribua à Lamolhe; mais il n'avait pas besoin d'emprunter sa plume. Son Oraison funèbre du maréchal de Villars, qu*il prononça dans l'église de Saint-Sulpice de Paris , le 37 janvier 1735 , fut très-applaudie dans le temps; celle du Cardinal de Bissy , prononcée dans l'église cathédrale de 3Ieaux, le 5 décembre 1737, est une des meilleures pièces de l'abbé Segui , et on croit que c'est une de celles qui lui ont le moins coûté, parce que le cœur devait bien aider l'esprit. L'abbé Segui était redevable aux bienfaits de ce cardinal d'être placé dans le chapitre de Meaux. II. Sermons pour tes principaux jours de Carême , c'est-à-dire , pour lea dimanches et fêles ; Paris , 1^44 » 2 vol. in-12. Ces deux volumes ne renferment que dix discours. III. Discours ni pièces académ,iques. L'abbé Segui écrivait avec assez de noblesse et de pureté, quelquefois avec chaleur. Cependant , fait pour marcher dans les routes battues , et non pas pour se tracer une carrière nouvelle , il a peu de traits de la vraie et grande éloquence. Il avait commencé par versifier ; il abandonna cet art ingrat

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pour la chaire, où il transporta quelquefois , et assez

mal-à-propos , le langage de la poésie.

I. SENAULT (Jean -François), né à Anvers, (Vautres disent à Douay , en iSgg , d'un secrétaire du Roi , ligueur furieux , montra dès son enfance autant de douceur que son père avait fait éclater de frénésie. Le cardinal de Bérulle , instituteur de rOra'.oire , l'atlira dans sa congrégation naissante , conune un homme qui en serait un jour la gioire par ses talens et par ses vertus. Après avoir professé les humanités , il se consacra à la chaire, où il s'illustra pendant quarante ans à Paris, à la cour et dans les principales villes de France. 11 refusa des pensions considérables , deux évêciiés , et tut élu général de l'Oratoire en 1662. Il exerça cette charge pendant dix années avec applaudissement et l'amour de ses inférieurs , et mourut à Paris le 5 août 1672. C'est au P. Senault principalement qu'on est redevable d'avoir purgé la chaire de cette érudition profane , de ce phébus , de ce galimatias et de ces ridicules plaisanteries qu'on y croyait auparavant nécessaires pour attirer l'attention des auditeurs , et d'avoir substitué en leur place la dignité et la noblesse qui lui conviennent. Nous avons de lai : T. 3 vol. in-8 de Panégyriques dts SaintSy Paris et Lyon, i655 et '682. Quelque éloquens que soient ces Panégyriques , il y aurait cependant beaucoup d'endroits à retoucher. IL \}nTraité de VUsuge. dis Passions , imprimé pUisieurs fois in-4 et in-i2, et traduit en anglais, en allemand, en italien et en espagnol, III. Paraphrase de Job, iu-S , qui , en conservant toute Ja majesté et la grandeur

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de son original , en éclaiicit f ouf es les difficultés. IV. L'Homme chrétien, in 4 , et V Homme criminei, aussi in-4. V. Lu Monarque, ou les Devoirs du souverain , 1 vol. in-12. VI. Plusieurs Fies de personnes illustres par leur piétés etc. Senault fut pour le Père Bourdaloue ce que Rotrou fut pour Corneille ; son prédécesseur, rarement sou éi;al. Labbé Fromen- (ièrc, depuis évêque d'Aire, prononça l'Oraison funèbre de ce célèbre oratorien.

II. SENAULT ( Joseph ) , dominicain , docteur en théologie et neveu du !'. Senault de i'Oratoire, exerça, comme son oncle , le ministère de la prédication pen- <iant quarante ans à Paris et dans les principales éj;lises du royaume. On a imprimé en 1691 , en 2 vol. in-8 , ses Œuvres choisies, composant cent cinquante projets de discours en forme de sermons, sur tous les mystères de N.-S. , avec leurs dessins , leurs divisions, leurs preuves et leur morale.

SENSARIC ( Dom Jean-Bernard ), bénédictin delà congrégation de Saint-Maur, né à la Réole , petite ville du diocèse de Bazas , en 1710 , montra de grandes dispositions pour la chaire pendant ses cours de philosophie et de théologie. Après avoir fait à Toulouse et à Bordeaux les premiers essais de ses taleus , il vint à Paris en i^Sg, par ordre de ses supérieurs , et y exerça le ministère de la parole, dans les principales églises de cette capitale , pendant dix-huit ans. Il eut l'honneur, en 1753, de prêcher le Carême à Versailles devant le Roi , qui le nomma son prédicateur. Il mourut à Paris

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le 10 avril 1756. Les Serinons de dom Sensaric sont en ^ vol. in-12, Paris, 1771. Des vues neuves dans le choix des sujets , une sage économie dans les plans , une composition soignée j un style abondant, telles sont les qualités de ce prédicateur , à qui l'on pourrait désirer plus de nerf , de force et de profondeur. Ses sermons sur les grandeurs de Jésus et sur les deux alliances , sont regardés comme ses chefs-d'œuvre. Son' Discours sur la viligance chrétienne est plein de l'esprit des Pères et des Écritures , et d'un détail de mœurs qui n'a rien de frivole , ni de recherché. Mais il était fâcheux que sa faible voix ne se fît pas toujours entendre au gré de ses auditeurs. On doit encore à dom Sensaric VArt dépeindre à l'esprit, Paris, lySS , 5 vol. in-8 , ouvrage utile , dans lequel les préceptes sont confirmés parles exemples tirés des meilleurs orateurs et poètes français.

SÉRAPHIN ( le Père ) , célèbre capucin du dixseptième siècle , né avec de grandes dispositions pour Téloquence, déploya son talent dans les principales églises de Paris , et prêcha devant le Roi les Carêmes de 1696 et 1698; il mourut quelque temps après. Voici comme la Bruyère s'explique au sujet de ce grand prédicateur : « Jusqu'à ce qu'il revienne un homme qui , » avec un style nourri des Saintes-Écritures, explique » au peuple la parole divine uniment et familièrement,

» les orateurs et les déclamateurs seront suivis Les

> citations profanes, les froides allusions, le mauvais • pathétique, les antithèses, les figures outrées ont » fini ; les portraits finiront et feront place à une simple

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» exposition de l'Evangile , joiiiJe aux nioiivemens qui • inspirent la conversion. Cet homino que je souhaitais » impatiemment , et que je iie daùjnais pas espérer m de notre siècle, est enfin venu. Les courtisans, à force » de goût et de connaître les bienséances , ont ap- » plaudi. Ils ont, chose incroyable ! abandonné la cha- » pelle du Roi, pour entendre avec le peuple la parole » de Dieu annoncée par cet homme apostolique. » Le P. Séraphin a laissé un grand nombre ^''Homélies «ur les Evangiles des dimanches de l'année; Paris, 1694, € vol. ;n-i2 ; sur les Evangiles et Epitres des mystères •et des fêtes des mois de novembre et de décembre , Paris, 1697, 2 vol. in-12; sur les Evangiles et les Epilres des mystères et fêles des mois de janvier , février, mars et avril , Paris, 4 vol. in-12 , 1703.

SERMET (Autoine-Pascal-Hyacinthe), ancien évoque mélropolilain de Toulouse , naquit dans cetle ville «n 1752. Ses études , commencées d'une manière brilianle, s'achevèrent dans l'ordre des Carmes-Déchaussés. îïous l'habit monastique , il visita l'Espagne et l'Italie , professa la théorie avec distinction, et devint visiteur général de son ordre dans des conjonctures délicates. Des troubles y avaient éclaté , l'intendant de la province avait fait des tentatives inutiles pour les calmer ; ' le nouveau visiteur, entré en fonctions, présida le chapitre ) et dans l'espace de quelques heures pacifia tout. Ses taleus et son érudition lui ouvrirent les portes de l'Académie des Sciences de Toulouse. Les succès du P. Sermet, dans les chaires du Midi , retentirent dans la capitale ; il fut nommé prédicateur du Roi , après

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