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1786, d'abord connu sous le nom de comte de Stuinviile, épousa une fille du financier Crozat, et, grâce a Mme de Pompadour, fut ambassadeur à Rome, puis à Vienne. Il remplaça Bernis aux affaires étrangères, fut ministre de la guerre et de la marine et dirigea véritablement le gouvernement. S'il fit conclure le pact-i de famille, 1761, il fut forcé de signer le malheureux traité de Paris, 1763. Il s'occupa activement de réorganiser l'armée, la marine, donna ses soins à nos colonies, fit la conquête de la Corse, malgré les Anglais. 1768; travailla à arrêter les progrès de la Russie, en soutenant les Polonais, en excitant les Turks contre Catherine II.
On a attribué à son influence les édits contre les Jésuites ; ses ennemis se réunirent pour le renverser , Louis XV ne l'aimait pas, parce qu'il semblait être devenu un premier ministre et parce qu'il soutenait les parlements. Il fut brutalement disgracié en 1772 et exilé à Chanteloup, près d 'Amboise. L'opinion publique se déclara en sa faveur, mais il ne fut plus rappelé aux affaires.
Choiseul (ClàUDE-ANTOINE-GaBRIEL, duc DE),
d'une branche cadette, 4760-1838, élevé à Chanteloup par l'abbé Barthélémy, épousa une nièce du ministre. Duc et pair, 1*87, colonel de dragons en 1789, dévoué à la famille royale, il fut forcé d'éimgrer, 1792 ; jeté par un naufrage sur la côte de Calais, il fut condamné à mort, détenu jusqu'au 18 brumaire, puis exilé. Pair de France en 1815, il fut l'un, des chefs du parti constitutionnel et mérita la défaveur de la Cour. On mit son nom, sans le consulter, à côté de ceux de Gérard et de La Fayette, dans le gouvern. provisoire du 29 juillet 1830
Choisenl-€Sonffier(MARIE-GABRIEL-FLORENT-
Acguste, comte de), né à Paris, 1752-1817, visita la Grèce et publia un ouvrage remarquable, Voyage pittoresque en Grèce, 1782-1820. 11 fut de l'Acad. des Inscriptions, 1776, de l'Acad. française, 1784, ambassadeur à Constantinople. En 4792, il se retira en Russie, où Paul I« le nomma directeur de l'Acad. des Beaux-Arts. Il revint en France, 1802 ; fut ministre d'Etat et pair sous la Restauration.
Choiseul-d'Aillecourt (ANDRÉ-MAXIME-UR-
bain, comte de), neveu du précédent, 1782-1854, fut préfet et membre de l'Acad. des Inscriptions. Il a publié : De l'influence des croisades sur l'état des peuples de l Europe; Parallèle historique des révolutions d'Angleterre et de France sous Jacques II et Charles X; etc.
Chois? (François-Timoléon, abbé de), né à Paris, 1644-1724, eut une jeunesse très dissipée et très bizarre , une grave maladie le convertit. Il accompagna le chevalier de Chaumont à Siam, 1685, et fut de l'Acad. française, en 1687. Outre la relation de son Voyage à Siam, il a laissé : Hist de France sous saint Louis, Philippe VI, Jean, Charles V et Charles VI; Hist. de David et de Salomon, Hist. de l'Eglise, 11 vol. in-4<> ; Mémoires pour servir à l'Hist. de Louis XIV, etc.
Choïsj.ie.Roi, bourg du canton de Villejuif, à 9 kil de Sceaux (Seine), à 12 kil. S. de Paris, sur la rive gauche de la Seine. Toiles cirées, produits chimiques, porcelaine; 6,979 hab.
Choiet, ch.-l. d'arr. de Maine-et-Loire, à 50 kil S -O d'Angers, sur la dr. de la Moine Grande fabrication de toiles, batistes, mouchoirs de couleur Commerce de bestiaux; 15,912 hab
Choluia, v. de l'Etat de Puebla (Mexique), à 20 kil. O. de cette ville; 16,000 hab.
Chomei (Pierre-Jean-Baptiste), médecin et botaniste français, 1671-1740, seconda Tournefort, fut de l'Acad. des sciences, et a publié : Abrégé de l'histoire des plantes, 4 vol. in-12.
Chomérac, ch.-l. de canton, arr. et au S.-E. de Privas (Ardèche) ; 2,387 hab.
Chempré (Pibrre), écrivain français, 1698-
1760, a laissé : 17e de Brutus, premier consul de Rome; Selecta latini sermonis exemplaria, 6 vol., Dictionnaire abrégé de la Bible et surtout Dictionnaire de la Fable
Chonos, îles au S. de l'archipel de Chiloë.
Chopin (René), né près de La Flèche, 1537- 1606, avocat renommé, jurisconsulte, l'un des libellistes les plus ardents du parti ligueur, a écrit beaucoup de savants ouvrages De Domanio Franciœ ; de Legibus Andium municipalibus; de Privilegiis rusticorum libri III, Monasticon, seu de jure cœnobiorum libri II; etc., etc.
Chopin (Frédéric), né près de Varsovie, 1810- 1849, fut l'un des pianistes et compositeurs les plus admirés de l'Europe.
Chorges (Caturiges). ch.-l. de canton, arr. et a 22 kil. O. d'Embrun (Hautes-Alpes) ; 1,987 hab
Chorier (Nicolas), né à Vienne (Dauphiné), 1609-1692, a écrit Nobiliaire du Dauphiné, Hist générale du Dauphiné, etc.
Choris (Louis), peintre russe, né à Iékaterinoslav, 1795-1828, a donné plusieurs belles publications ; Vogage pittoresque autour du monde, in-fol. ; les Vues et paysages des régions équinoxiales ; Recueil de têtes et de costumes des habitants de la Russie, etc.
Choriey, v. du comté de Lancastre (Angleterre), à 45 kil. S.-E. de Lancastre; 14,000 hab.
Choron (Alexandre-Etienne), né à Caen, 1772- 1834, se livra tout entier à l'étude de l'art musical; écrivit, 1804, ses Principes d'accompagnement des écoles d'Italie; en 1808, ses Principes de composition ; en 1811, son Dictionn historique des musiciens. Il dirigea la musique des fêtes et cérémonies religieuses, l'Opéra, 1815-1817; puis fonda Y Institution royale de musique classique et religieuse. Il a beaucoup écrit, méthodes, solfèges, etc.
Chosroès I«, dit le Grand, OU Khosrou,
roi de Perse, successeur de son père, Cabadès, 531-579, combattit et soumit au tribut l'emper. Justinien, les Tatars, et mérita le surnom de Nouschirvan (généreux).
Chosroès îi, fils et successeur d'Hormisdas, 590-628, ravagea les prov. d'Asie de l'empire d'Orient, après la mort de Maurice, son bienfaiteur; menaça Constantinople, mais fut battu par Héraclius et déposé par son fils, Siroès,
Chott, nom des lacs salés de l'Algérie.
Chotusitz, village de Bohème, à 4 kil. N. de Cziislaw. Bataille du 17 mai 1742.
Chouans, nom donné pendant la Révolution aux paysans qui défendirent la cause royaliste dans l'Anjou, le Maine, la Bretagne ; ils furent ainsi appelés du surnom (chat-huant) d'un de leurs chefs, Jean Cottereau, sabotier près de Laval. Us combattaient par petites bandes et commirent beaucoup de désordres.
Choudieu (Pierre), né à Angers, mort en 1840, avocat, député à l'Assemb. législative, puis à la Convention, fut un ardent montagnard ; il fut exilé sous le Consulat et sous la Restauration.
Choumia, v du vilayet et au S.-E. de Sihstrie (Turquie), au N. des Balkans Belle position militaire; soieries; tanneries, 50,000 hab.
Chouster, v. du Khouzistan (Perse), au S.-O d'Ispahan, sur le Kéroun. Lainages, draps d'or et de soie; 25,000 hab-
Chouzé.sur-Loire , bourg du canton de
Bourgueil, arr. de Chinon (Indre-et-Loire), 2,734 hab.
Chramne, fils de Clotaire I«, se révolta contre son père, s'unit au comte de Bretagne. Conobre, fut pris et brûlé avec toute sa famille,
Chrestien de Troyes, mort en 1191, 1195 OU
1198, poète célèbre, a composé beaucoup de romans de chevalerie : Irec et Inide ; Perceval le Gallois; le Chevalier au Lion, Lancelot du Lac ou de la Charette; Guillaume d'Angleterre, etc.
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Chrestien (Florent), né à Orléans, 4541-1596, élève de Henri Estienne, l'un des auteurs de la Satire Ménippéc.
Christ (Ordre du), ordre religieux et militaire, fondé en 4318 par le roi de Portugal, Denis I«; Jean XXII lui donna la règle de saint Benoît.
Chiisichurch,\. du Hampshire (Angleterre), à 32 kil S.-O. de Southampton, port de pèche ; 6,000 hab.
Christian ou ciiristiern I", roi de Danemark, 44i9-1481, chassa Charles VIII que les Suédois avaient proclamé, et rétablît l'union des trois royaumes, 1 io6. Les Suédois se soulevèrent de nouveau et reprirent leur indépendance, 1470. Il fonda l'Université de Copenhague et abandonna a Jacques III d'Ecosse les Orcades et les Shetland. TT
Christian II, le Cruel, fils de Jean II, roi de Danemark et de Norvège, en 4512, fut forcé d'abandonner le pouvoir aux nobles; battit, soumit les Suédois, se fit couronner roi à Stockholm, 4520, et fit décapiter 90 notables du rovaume. Mais Gustave Wasa souleva les Suédois, fut victorieux, et proclamé roi en 15-23 ; en Danemark, les nobles mécontents proclamèrent Frédéric, oncle de Christian, qui alla chercher des secours en Allemagne et adopta les doctrines de Luther. En 4531, il arma une flotte en Hollande, débarqua en Norvège, mais^fut pris et resta prisonnier jusqu'à sa mort, 4559.
Christian in, roi de Danemark, fils et successeur de Frédéric Ier. né en 1502, ne fut reconnu roi qu'après la guerre sanglante du Comte, 1534-4539. Il acheva l'établissement de la Réforme en Danemark; s'unit à la ligue de Smalkalde, à François I", à la Suède contre Charles- Quint, protégea les lettres et le commerce, et mourut en 4o59. ,
Christian IV, fils de Frédéric II. ne en 1577, roi de Danemark, 4588-1648, introduisit de sages réformes dans ses Etats, lutta heureusement contre Charles IX, roi de Suède, 1611-1613, acquit Tranquebar, 4648, dirigea de nombreuses expéditions maritimes, fit occuper le Groenland, fonda beaucoup de villes. Mais il intervint malheureusement dans la cuerre de Trente Ans, 462o, fut battu a Lutter, 4626, et forcé de signer la paix onéreuse de Lubeck. 4629 Plus tard il se déclara contre les Suédois, vit ses Etats de Jutland et de Scanie ravagés, et fut forcé de signer la paix de Brœmsebro, 4645. Il est resté populaire en Dane-
Christian "V, fils de Frédéric III, né en 4646. roi de Danemark, 4670-4699, opéra de sages^ reformes, déclara la guerre aux Suédois, 16/o, et s'empara de presque toute la Scanie; mais Louis XIV le força a rendre ses conquêtes par les traités de Fontainebleau et de Lund, 16*9. Le commerce fut florissant sous ce règne, et un code fut publié en 1683. .
Christian VI, fils de Frédéric I\, ne en 4699, roi de Danemark, 1730-1746, eut un règne paisible, protégea les lettres, les sciences, 1 industrie, le commerce. Mais la religion exagérée du roi et de la reine rendit Christian "S I peu populaire. . , . „
Christian Vil, fils de Frédéric V, ne en 1749 roi de Danemark. 4766-1808, épousa Caroline-Mathilde, sœur de George III, donna d abord sa confiance au médecin ^truensee, le laissa renverser par le parti réactionnaire, et, après le supplice du ministre, après le divorce de la reine, fut frappé d'une sorte d'aliénation mentale. Le ministre Bernsî. rff reprit quelquesunes des réformes de Struensee. Le Danemark entra dans la Ligue de neutralité armée, 1 *80. fit une courte guerre a la Suéde, 1788, et maintint sa neutralité dans les guerres de la Révolution. C'était le prince Frédéric qui gouvernait depuis 1784. Le servage des paysans fut aboli,
1788, puis la traite des nègres. Le Danemark entra dans la 2« ligue des neutres; il en fut cruellement puni; la flotte anglaise de Nelson et Parker attaqua Copenhague, en 4802 ; plus tard, les Anglais vinrent encore bombarder odieusement la ville, août 4807.
Christian vin, fils du prince Frédéric, né en 4786, roi de Danemark, 4839-1848, gouverna sagement la Norvège, comme prince royal, et même fut proclamé roi constitutionnel en 1814; mais il fut forcé d'abdiquer. Il visita l'Europe» 1819-1823, et, quand il fut roi, prépara, par des réformes progressives , l'établissement d'une liberté constitutionnelle. Mais il y eut dans les derniers temps de sa vie plusieurs tentatives insurrectionnelles pour séparer du Danemark le Holstein et le Slesvig.
Christiana, v de l'Etat de Delaware (Etats- Unis), à 60 kil. S.-O. de Philadelphie; 9,000 hab. Christiania, capit. de la Norvège, ch.-l. du diocèse et du bailliage d'Aggershuus, au fond de la baie de Christiania, formée par le Skager- Rack et longue de 90 kil. Siège du çquvern. norvégien, université, évêché, écoles militaires. Port vaste et sûr, faisant un commerce actif, surtout en bois, en poissons secs ou salés, en 1er: 76,000 hab., et avec les faubourgs 95,000.
Christianisme, la religion de Jesus-Christ, la foi nouvelle, développement admirable de la loi de Moïse, a pris naissance en Judée. Les Evangiles enseignent les dogmes, les préceptes et racontent les origines du Christianisme. Les disciples de Jésus-Christ, les Apôtres, baptisent en son nom les Juifs et les Gentils; saint Pierre fonde a Jérusalem, à Antioche, à Rome les premières églises chrétiennes; les apôtres et surtout saint Paul répandent la vérité religieuse dans toutes les parties de l'empire romain. Les chrétiens ont longtemps a lutter contre les vices et la corruption de la société païenne et contre les persécutions des empereurs. Enfin, Constantin, par l'édit de Milan, 313, proclame le christianisme religion de l'empire. Le gouvernement de l'Eglise est alors constitué sous les auspices des papes, et le premier concile œcuménique, à Nicée, 325, formule le symbole définitif du dogme catholique. Les Pères de ('Eglise combattent alors les derniers efforts du paganisme et les hérésies. Lorsque les Barbares envahissent l'empire romain et le démembrent, ils sont tous successivement conquis par le christianisme, qui sauve les derniers débris de la civilisation antique et préside désormais aux destinées des sociétés nouvelles.
Christiansand, ch.-l. du bailliage de Mandai dans le diocèse de Christiansand (Norvège), au fond de la baie de ce nom. a l'emb. du Torrisdals, à 280 kil. S.-O. de Christiania. Port bien défendu, station d'une partie de la flotte. Evêché; construction de navires; commerce de bois et de poissons; 41,000 hab.
Christianstad, ch.-l. de la prov. de ce nom, au S. de la Suéde, v. forte à 42 kil. de la Baltique, au S.-O. de Stockholm. Comm. de bois, "oudron, potasse, par le port d'Anus; 7,000 hab. c christianstedt, bon port sur la côte N.-E. de Sainte-Croix; 5,000 hab- * ■ ,™ , -,
Christiansund, v. du diocèse et a 4o0 kil. S -O. de Drontheim (Norvège). Port de commerce; 4.000 hab.
Christine (Sainte), martvre sous Diocletien, patronne de Palerme. Fête, le 24 juillet.
Christine de Pisan, née a Venise vers Iûb3, morte vers 1431, suivit en France son père, astrologue de Charles V, 4368. Veuve a 25 ans, elle se créa des ressources par ses écrits, vécut assez pauvre, mais estimée. Elle a montré de la facilite, de la grâce, de l'honnêteté. On cite parmi ses poésies : le Roman de Othéa et d'Hector; le Débat de deux amants; les Dits moraux; le
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Poème de la Puceile, etc. — Parmi ses œuvres en prose : le Livre des faits et bonnes mœurs de Charles V; la Vision de Christine; le Livre des faits d'armes et de chevalerie; Lamentations sur les maux de la guerre, etc.
Christine de France, fille de Henri IV, née
en 1606, épousa Victor-Amédée Ier, duc de Savoie, 1619. Veuve, elle gouverna au nom de ses fils, avec l'appui de la France, contre ses deux beaux-frères que soutenait l'Espagne. Elle conserva le pouvoir jusqu'à sa mort, 1658.
Christine, reine de Suède, fille de Gustave- Adolphe, née en 1626 , reine en 1632 sous la régence d'Oxenstiern, très instruite, gouverna elle-même dès 1644, et profita des traités de Weslphalie. Elle refusa de se marier, adopta les maxim-es d'une sorte d'épicuréisme, laissa les favoris gouverner, s'entoura de savants, et finit par abdiquer, 1654. Habillée en homme, elle se mit à voyager, abjura le luthéranisme, étonna la France par la singularité de ses manières, 1656 et 1657, se souilla à Fontainebleau du meurtre de son grand-écuyer Monaldeschi, puis s'établit à Rome, s'occupant d'arts et de sciences, mais poursuivie de regrets. Elle mourut en 1689.
Christmas ou île de Noël, dans la Polynésie, au S. des îles Sandwich
Christodore, poète grec, né dans la Thébaïde, vivait à la fin du Ve s. On a de lui un poème descriptif en 416 vers.
Christophe (Saint), né en Syrie ou en Palestine, subit le martyre sous Dëcius, vers 250. Fête, le 9 mai ou le 25 "juillet.
Christophe, antipape en 903, mourut misérablement en 904.
Christophe , emper. d'Orient , associé au trône par son père, Romain I« 920, mourut en 931.
Christophe I", roi de Danemark, 1252-1259, eut à lutter contre les évêques danois.
Christophe il, roi de Danemark, 1319-1333, eut à lutter pendant tout son règne contre les grands, qui s'emparèrent de presque tout le pouvoir
Christophe m, roi de Danemark, succéda à son oncle, Eric de Poméranie, 1 440, fut reconnu roi par les Suédois et les Norvégiens ; fit de Copenhague sa capitale, favorisa trop les Allemands et ne fut pas aimé en Suède, où les paysans l'appelaient le roi d'écorce II mourut
Christophe (Henri), noir de l'île de Grenade, né en 1767, de parents esclaves, émancipé par un officier de marine français, devint chef de bandes à Saint-Domingue, 1793, et fut l'un des principaux lieutenants de Toussaint-Louverture. Quand l'insurrection de 1802 éclata contre les Français, il fut l'un des premiers à prendre les armes Généralissime de Dessalines, il contribua a sa mort, 1806 lutta contre Pétion, prit le titre de roi, 1811, sous le nom d'Henri Ier, gouverna despotiquement, prodigua les titres nobiliaires, provoqua une insurrection générale et se tua, 1820
Christophe (Saint-), OU Saint-Kitts, l'une
des Antilles anglaises, volcanique, au climat chaud et sec, peuplée de 25,000 hab. Le ch.-l. est Bat>se-Terre.
Christophe-en-Bazelle (Saint-), ch.-l.
de canton de l'arr. lssoudun (Indre); 779 hab.
Christopouios (Athanase), poète grec, né à Castoria. 1772-1847, exerça des fonctions publiques en Moldavie, écrivit un draine héroïque, des poésies lyriques, une grammaire de la langue grecque, etc.
Christ yn i J kan-Baptiste), né à Bruxelles, 1622-1690, ambassadeur d'Espagne au congres de Nimègue, a écrit beaucoup d'ouvrages sur le droit, les antiquités, et probablement les Délices des Pays-Bas.
Chrodegang (Saint;, né dans le Brabant vers 712. parent de Charles Martel, évoque de Melz, 742-766, a écrit la Iièyle des chanoines, qui fut adoptée presque partout.
Chroscienski (Alber t-Stanislas). poète polonais, mort vers 1737, a célébré la victoire de Sobieski sur les Turks, et composé des poèmes religieux.
Chrudim, v. de Bohême, sur un affl. de l'Elbe, a 95 kil. S.-E. de Prague; 7,000 hab.
Chrysippe de Cnide, médecin grec du ive s. av. J.-C., dont on a perdu les ouvrages.
Chrysippe, philosophe stoïcien, né à Soli (Cilicie) vers 280 av. J.-C, mort vers 207, attaqua surtout les Académiciens et vulgarisa le stoïcisme. Son système était une sorte de panthéisme naturaliste : le sage est au-dessus des passions, des Svmffrances et des joies. On n'a que plusieurs fragments de ses 7C0 ouvrages.
Chrysoioras (Manuel), né à Constaiitinople. 1355-1415, envoyé par Michel Paléologue pour solliciter des secours contre les Turks, enseigna la langue grecque en Italie. Le plus connu de ses ouvrages, Erotemata (questions), est Tune des premières grammaires grecques.
Chucuito, v. jadis puissante de la Bolivie, à l'O. du lac Titicaca ou Chucuito. 30,000 hab.
Chun, 9e emper. de la Chine, suivant les traditions chinoises, aurait fondé la hiérarchie et commencé d'immenses travaux de canalisation.
Chun-Tchi, 1er emper de la dynastie tataremandchoue en Chine, né en 1636, régna de 1644 à 1662, acheva la conquête de l'empire, fit périr les derniers descendants des Ming, et chargea le jésuite Schaal de réformer l'astronomie chinoise
Chun-Ti , dernier emper. de la dynastie mongole-tatare, régna de 1333 à 1370; sa tyrannie provoqua des insurrections patriotiques", qui le forcèrent à se retirer dans la Tatarie, vers 135S
Chuprah, v de la présid. du Bengale (Hindoustan), à 60 kil. N.-O. de Patna, sur le Gange; plus de 40,000 hab.
Chuquisaca, Charcas OU La Plata (les Boliviens l'appellent Sucre), capit. de la Bolivie, sur la rive gauche du Cachimavo. Archevêché, université; 12,000 hab. (?)
Church (Richard), général grec, d'origine anglaise, 1780-1850, se rendit en Grèce, 1827, fut généralissime des forces de terre., combattit Reschid-Paclia. Plus tard, le roi Othon ie nomma conseiller d'Etat.
Churchill ( Charles ) , satirique anglais , 1731-1764, prêtre de mœurs irrégulières, écrivit des satires pleines de verve, mais aussi de personnalités, surtout pour soutenir son ami Wilkes.
Churchill, Missïnnipi OU English River,
riv de la Nouvelle-Bretagne, qui se jette dans la mer d'Hudson. à l'O., au fort Churchill ; grand commerce de pelleteries
Chus, fils de Cham, s'établit dans l'Ethiopie ou Terre de Chus, il fut le père de Nemrod.
Chypre, île de la Méditerranée, à 60 kil S. du cap Anemour en Anatolie, à 90 kil. O. des côtes de Svrie, longue de 210 kil. du N.-E au S.-O., et traversée par une chaîne de montagnes On y trouve de l'or, de l'argent, du cuivre (d'où son nom) ; mais les mines sont abandonnées; du beau cristal de roche. Elle est fertile, mais mal cultivée ; les vins de Chypre sont renommés. Les v. princ. sont : Nicosie, Baffa, Kervnia, Larnaka, Limassol, Famagouste La popûl. est d'environ 186,000 hab., dont les deux tiers sont Grecs. — Chypre fut célèbre dans l'antiquité par le culte de Vénus, sa fertilité, ses richesses; elle fut réunie à l'empire romain, 58 av. J.-C. ; elle appartint à la famille de Lusignan.de 1191 à 1489, puis aux Vénitiens, enfin aux Turks, en 1571 ; elle est aux Anglais depuis 1881.
CIM
Chyrkauh (Assad-Eddyn), prince turk, oncle de Saladin, mort en 4169, soutint, le khalife fatimite d'Egypte contre son grand vizir Chawer, et prépara la puissance de son neveu.
Cibniis, v de l'anc. Pannonie, sur la Save. Bataille de 314.
Cibao, chaîne de montagnes, qui coupe l'île d'Haïti par le milieu, et qui renferme des mines abondantes. Le point culminant a 2,800 mètres.
Cibber (Colley), né à Londres, 1671-1757, directeur de Drury-Lane, a écrit 15 pièces remarquables par la vivacité du dialogue.
Cibyra, v de l'anc. Phrygie, près de la Carie (Asie Mineure).
Cicéron (Marccs Tullius), 107-43 av. J.-C, né près d'Arpinum, homme nouveau, quoique d'une famille distinguée, étudia l'éloquence sous Molon de Rhodes, Philon et l'orateur Grassus. Il débuta par un plaidoyer courageux en faveur de Roscius d'Amérie, 80 ; puis alla visiter la Grèce. En 75, il fut questeur en Sicile ; les Siciliens le chargèrent d'accuser l'odieux préteur Verres, 71 ; des 7 discours ou Verrines qu'il composa, deux seulement furent prononcés; mais Cicéron avait gagné sa cause. Edile, 69, préteur, 66, il s'attacha de plus en plus a Pompée, et, par son discours Pro lege Manilia, lui fit donner le commandement contre Mithridate. Nommé consul, de préférence à Catilina, 63, il fit rejeter la loi agraire du tribun Rullus, défendit l'ordre des chevaliers contre le peuple, qui avait hué le tribun Roscius, mais surtout sauva la république par sa vigilance, son courage, son éloquence, dans la fameuse conjuration de Catilina ; c'est alors qu'il prononça ses quatre Catilinaires, et que les bons citoyens lui décernèrent le titre de Père de la Patrie. Mais il avait de nombreux ennemis, dont son excessive vanité augmenta le nombre, et les triumvirs se déclarèrent contre le défenseur du sénat, ou l'abandonnèrent à la haine de son ennemi acharné, Clodius ; il fut forcé de s'exiler, se retira à Thessalonique, 58, vit ses biens confisqués, ses maisons rasées. Au bout de 47 mois, sur la proposition de Pompée, il fut rappelé et rentra dans Rome comme en triomphe, 57. Il composa alors des traités oratoires ou d'éloquents plaidoyers, comme celui de Milon, le meurtrier de Clodius, 52. Proconsul de Cilicie, il obtint de ses soldats le titre d'Imperator. A son relour, il essaya vainement de jouer le rôle de médiateur entre César et Pompée, et finit par se ranger du côté de Pompée et du sénat, mais sans se faire aucune illusion. Après Pharsale, il s'empressa de rentrer en Italie, fut traité par César avec une bienveillante familiarité, mais ne craignit pas de faire l'éloge de Caton. Après son divorce avec sa femme Térentia, il perdit sa fille chérie, Tullie, et dans sa douleur se livra tout entier à l'étude et aux lettres. Le meurtre de César, 44, lui rendit toutes ses espérances, son activité, son éloquence; il attaqua courageusement Antoine, et écrivit contre lui quatorze pamphlets, qu'il appela Philippiques ; il lui opposa le petitneveu de" César, Octave ; mais l'héritier du dictateur était encore plus dangereux qu'Antoine, et Cicéron fut la plus illustre victime du 2« triumvirat; il fut assassiné près de Formies par les meurtriers qu'avaient envoyés Antoine et sa femme Fulvie. — On peut diviser ses nombreux ouvrages en 4 classes : 1« Ouvrages sur l'art oratoire : de l'Invention, les Quatre Livres à Herennius; les Trois Dialogues de l'orateur; le Dialogue sur les orateurs illustres ; l'Orateur ; les Topiques ; des Partitions oratoires ; Du meilleur genre d'orateur ; — 2° Discours. — 3° Ouvrages philosophiques : des Devoirs; de la Nature des Dieux; Questions académiques; Tusculanes ; des Biens et de* Maux ; de la République ; de la Di-
vination ; des Lois ; de la Vieillesse ; de l Amitié; du Destin; les Paradoxes. — 4» Enfin un nombre considérable de Lettres à Atticus, à Quintus, à Brutus, etc. Il avait aussi composé des poésies et traduit les Phénomènes d'Aratus.
Cicéron (Quintus), son frère, lieutenant de César en Gaule, fut proscrit et tué, comme son frère, 43. Il avait épousé la sœur d'Atticus.
Cicéron (Marcus), fils de l'orateur, combattit dans l'armée de Brutus, à Philippes, et se réfugia en Sicile. Auguste le prit pour collègue dans le consulat, 31, et lui fit donner le gouvernement de l'Asie.
Cicognara(Le comte Léopold), né à Ferrare, 1767-1834, conseiller d'Etat du roy d'Italie, président de l'Acad. des Beaux-arts à Venise, a laissé : Hist. de la sculpture depuis la renaissance de cet art jusqu'au siècle de Canova ; Mém. pour servir à l'hist. de la chalcographie, etc.
Cicones, peuple de l'anc. Thrace, près de l'Hèbre.
Cid (Rodrigue ou ituy nîaz de Bivar, surnommé le Cid Campéador), né vers 4040 près de Burgos, mort en 4099. C'est le héros de la chevalerie espagnole. Il servit avec vaillance Ferdinand Ier, roi de Castille et de Léon, puis Sanche, son successeur; mais il fut disgracié par Alfonse VI, et quitta la Castille avec ses parents et ses amis. Vainqueur de 5 rois maures, il fut reconnu par eux leur seid (Cid) ou seigneur Rappelé par Alfonse, il contribua à la prise de Tolède, 1086. Il lutta ensuite contre les Almoravides ; il s'empara de Valence, 1094. Les romances, les chroniques de l'Espagne ont mêlé beaucoup de merveilleux aux événements de sa vie. Il faut ranger parmi ces fables la querelle du Cid avec le comte de Gormaz, et son amour pour Ghimène, fille du comte.
Cienfuegos (Alvarez), né à Aguerra (Asturies), jésuite, mort en 1739, se déclara contre Philippe V, fut cardinal, 1720, évêque de Gatane et archevêque de Montréal. Il a écrit la Vie de saint François Borgia.
Cienfuegos, port de l'île de Cuba, au S., au fond de la baie Yagua.
Ciers.Lalande.et-Saint-Simon (Saint-),
ch.-l. de canton, arr. et à 18 kil. N. de Blaye (Gironde) , 2,853 hab.
Ci^nani (Carlo), né à Bologne, 1628-1719, peintre, élève de l'Albane, fut l'un des meilleurs artistes de son temps.
Cigoli (Lodovico Cardi da), peintre, sculpteur, architecte, poète et musicien, né à Cigoli, près de Florence, 1559-1613. Il mérita de ses contemporains le surnom de Corrège ou de Titien florentin.
Cilicie, contrée de l'anc. Asie Mineure, au S.-E., arrosée par le Pyramus, le Sarus, le Cydnus. On entrait dans ce pays, encaissé dans les montagnes du Taurus, par trois défilés : les Portes ciliciennes, au N., les Portes amaniques et syriennes, à l'E. On la divisait en Cilicie des plaines et Cilicie trachée (montagneuse). Les villes princ. étaient : Tarse, Soli, Issus, Sélinonte, Séleucie.
Ciliei (Barre de), 2e femme de l'emper. d'Allemagne, Sigismond, 1377-1451, mérita par ses désordres le surnom de Messaline de l'Allemagne. Elle disputa à son gendre, Albert d'Autriche, les couronnes de Hongrie et de Bohême, pour les donner au jeune Wladislas de Pologne, et s'appuya sur les Hussites.
Ciiiy ou ziiii, v. de Styrie (Autriche), à 90 kil. S. de Graetz. Eaux minérales; 5,000 hab.
Cima (Giovanm-Battista), né à Conegliano, vers 1460, existait encore en 1517. Peintre de l'école vénitienne, il a formé de nombreux élèves.
Cimabue OU Oualtieri (GlOVANNl), peintre
et architecte, né a Florence, 4240-4302 (?), élève