‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 124 sur 657 · DAC · texte numérisé non relu

DAC

Cyropédion, endroit de Phrygie ; bataille en 281 av. J.-G. fpour capitale Cyrrhua.]

c yrrhcstique* prov. de l'anc. Syrie, avait]

Cyrus (auj. Kour), affl. de la mer Caspienne, traversait la Colehide, l'Ibérie et l'Albanie; il recevait à dr. PAraxe.

Cyrus, fondateur de l'empire des Perses, fils du Perse Cambyse et de Mandane, fille d'Astyage, roi des Mèdes, l'un des grands noms de l'antique Orient, a une histoire obscurcie par les fables. Suivant Hérodoie, sauvé presque miraculeusement de la mort dans son enfance, il aurait détrôné Astyage, vers 559 av. J.-G. ; suivant Xénophon, dans son roman moral de la Cyropédie, Cyrus, doué de toutes les vertus, aurait paisiblement succédé à son oncle, Cyaxare H. Ce qui paraît certain, c'est qu'il réunit les forces des-Perses et des Mèdes, soumit toute l'Asie occidentale, de l'Indus à la mer Egée; vainquit Crésus, roi de Lydie, soumit les villes grecques d'Asie Mineure; puis, vainqueur du roi Labynit ou Balthazar, s'empara de Babylone, 538, et mit fin à la captivité des Juifs. Il mourut dans une guerre contre les Massagèles ou contre les Derbices. Xénophon le fait mourir tranquillement dans son lit, vers 529. Son vaste empire était divisé en 120 satrapies. Cambyse lui succéda.

Cyrus le Jeune, fils du roi des Perses, Darius Nothus, gouverneur de l'Asie Mineure, soutint Sparte contre Athènes, pendant la guerre du Péloponnèse. Il conspira contre son frère, Artaxerxès Mnémon, et, avec le secours de 13,000 Grecs mercenaires, avec 100,000 Barbares, il partit de Sardes ; mais il fut vaincu et tué à Cunaxa, près de Babylone, 401 av. J,-C.

Cysoing, ch.-l. de canton, à 16 kil. S.-E. de Lille (Nord) ; 3,157 hab.

Cythère (auj. Cérigo), île qui dépendait de ia Laconie, célèbre par son temple de Vénus.

Cyzique, v. anc. de la Petite Mysie (Asie Mineure), dans une île de la Propontide, port célèbre par son commerce et ses monuments.

Czaba, grand village du cercle de Bekès (Hongrie); 32,000 hab.

Czacki (Thaddée), historien polonais, né en

Wolhynie, 1765-1813, se distingua dans la diète constituante de 1789-1791, fut conseiller d'Etat sous Alexandre I«r, ct s'efforça toute sa vie de répandre l'instruction dans son pays. On a de lui : Essai sur les lois de la Pologne et de la Litkuanie, 2 vol. in-4" . Des Dîmes en général, et particulièrement en Pologne ; des Juifs^- etc.

Czarniecki (Etienne), né dans le palatinat de Sandomir, 1599-1665, fut l'un des meilleurs capitaines de la Pologne contre les Suédois et les Moscovites. 11 devint grand général de la couronne.

Czartoryski, famille polonaise, issue des Jagellons, qui tire son nom de la terre de Czartorysk en Wolhynie. Les deux frères, Michel-Frédéric, 1696-1775, et Auguste-Alexandre, 1697-1782, s'efforcèrent d'introduire des réformes dans la constitution polonaise, mais eurent le tort de rechercher l'appui des Busses.

Czartoryski (ADAM-CASIMIR), fils d'AugUSte-

Alexandre, né à Dantzig, 1731-1823, cousin du roi Stanislas-Auguste, partisan de la constitution de 1791, compta trop sur l'appui désintéressé de la Bussie.

Czartoryski (ADAM-GEORGES). Son fils, né à

Varsovie, 1770-1861, combattit les Busses en 1793, fut envoyé comme otage à Saint-Pétersbourg; devint l'ami d'Alexandre Ier, espéra qu'il pourrait reconstituer le royaume de Pologne, mais se retira en 1821. Président du gouvernement provisoire en 1831, il fut banni, dépouillé de ses biens, et vint vivre et mourir en France,

Czasiau, v. à 75 kil. S.-E. de Prague (Bohême). Victoire de Frédéric II, 17 mai 1742, 4,000 hab. [grie) ; 25,000 hab.]

Czegied, v. du cercle de Pesth-Pilis (Hon-J Czenstochow, v. de la prov. de Varsovie (Pologne russe), sur la Wartha, place forte, pèlerinage célèbre; 6,000 hab.

Czerna.Gora. V. MONTÉNÉGRO.

Czernowitz, ch.-l. delà Bukowine (Autriche), près du Pruth. Bijouterie, fabr. de voitures; comm. considérable ; 46,000 hab.

Czongrad, v sur la rive droite de la Theiss, en face du confl. du Kœrœs (Hongrie) ; 15,000 hab.

Dabo ou Dagsbourg, bourg de l'anc. canton de Phalsbourg, arrond. de Sarrebourg (Meurthe) ; auj. dans l'Alsace-Lorraine ,• 2,500 hab.

Dach (Mont), massif de montagnes inextricables, se détachant des Alpes Centrales, dans les Grisons, entre les deux sources principales du Bhin.

Dach (Simon), né à Memel, 1605-1659, professeur à l'Université de Kœnigsberg, a laissé des poésies religieuses.

Dachau, position remarquable de la Bavière, sur l'Ammer, entre Munich et Augsbourg.

Dacie, Daces. La Dacie était située entre la Theiss et le Pont-Euxin ; entre les Karpathes et le Danube. Elle correspond à la Hongrie orientale, à la Transylvanie, à la Bukowine, à la Bessarabie, à la Moldavie et à la Valachie. Elle était habitée par les Gètes à l'E., par les Daces à l'O., qui se confondirent vers le ie<" s. ap. J.-G. La Dacie fut conquise par Trajan et réduite en province romaine, 107, avec Ulpia Trajana pour capitale. Elle fut abandonnée aux Goths par Aurélien, 274. Les descendants des nombreux colons romains établis dans la Dacie, mêlés à d'autres peuples, ont formé les Boumains. — Aurélien appela Dacie la partie centrale de la Mœsie. — Au ive s., le diocèse de Dacie comprit, outre cette

province, la Mœsie supérieure, la Dardanie et la Prévalitane.

Dacier (André), traducteur français, né à Castres, 1651-1722, membre de l'Académie des Inscriptions, secrétaire perpétuel de l'Académie française. Ses traductions n'ont de valeur que par leurs notes archéologiques : P. Festus, Val. Flaccus, Horace, Platon, Poétique d'Aristote, Vies des hommes illustres de Plutarque

Dacier (Anne Lefèvre, Mme), femme du précédent, née a Saumur, 1654-1720. Fille de Tanneguy-Lefèvre. elle travailla avec son mari aux classiques ad usum Delphini, traduisit Térence, plusieurs comédies de Plaute et d'Aristophane. Elle est surtout connue par sa traduction d'Homère et par la lutte qu'elle engagea pour ce poète, contre La Motte : Traité des causes de la corruption du goût.

Dacier i Bon-Joseph), érudit et littérateur, né à Valognes, 1742-1833. Secrétaire perpétuel de l'Académie des Inscriptions, il entra successivement au Tribunat, à la Bibliothèque nationale, à l'Académie française, 1823 — Traductions d'Elien et de la Cyropédie ; Rapport sur les progrès de l'histoire et de la littérature ancienne depuis 1789.

Da Costa (isaac), né à Amsterdam, 1798-1860 théologien et poète, a traduit en vers les Perses

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