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Diamond.Harbour, port du Bengale (Hindoustan), à l'embouchure de l'Hougli, à 60 kil. S.-O. de Calcutta. On y décharge les forts bâtiments ; le climat est malsain.

Diana (Antonrj), né a Païenne, 1586-1663, de l'ordre des théatins, casuiste célèbre, a composé 150 traités de morale, et surtout Resolutwnes morales.

Diana (Benedetto), peintre vénitien du xve s.

Diana (Cristoforo), né à San-Vito (Frioul), peintre de l'école vénitienne.

Diana leteranorum, auj. Zatld, dans la

prov. de Constantine (Algérie).

Diane, appelée Artemis par les Grecs, fille de Jupiter et de Latone, sœur d'Apollon, née à Délos, était la déesse de la chasse. Les poètes lui avaient fait une légende populaire. Elle était adorée a Délos, où on l'appelait Délia et Cynthia, dans toute la Grèce, dans la Chersonèse Taurique, où on lui immola des victimes humaines, à Ephèse. Les Grecs l'invoquaient encore sous le nom de Phébé, comme déesse du ciel, et sous le nom d'Hécate, comme déesse des enfers. Alcamène la représenta pour cela dans une statue à trois faces ; de là le surnom de Trivia, lorsqu'on plaçait cette figure dans les carrefours. On la représentait encore armée d'un arc et de javelots, un croissant sur le front, la tête altière.

Diane de Poitiers, 1499-1566, fille du seigneur de Saint-Vallier, devint, en 1531, veuve de Louis de Brézé, grand sénéchal de Normandie. Elle exerça le plus grand ascendant sur l'esprit du dauphin, depuis Henri II, fut créée duchesse de Yalentinois, 1548, et poussa le roi à persécuter les protestants. A la mort de Henri II, elle se retira au château d'Anet. Elle avait fait don du château de Ghenonceaux à Catherine de Médicis ; elle conserva longtemps sa froide et remarquable beauté.

Diane de France, fille de Henri II et d'une jeune Piémontaise, Filippi Duc, peut-être de Diane de Poitiers, née en Piémont, 1538-1619, épousa Horace Farnèse, 1553. puis François de Montmorency, 1557. Elle eut aussi le titre de duchesse d'Angoulême ; elle réconcilia son frère Henri III avec le roi de Navarre, et eut toujours un grand crédit auprès de Henri IV.

Dianium, auj. Dénia, v. des Contestani, dans l'anc. Tarraconaise (Espagne), colonie de Marseille, près du cap Dianium.

Diarbékir ou Amid, jadis Amida, v. forte, capitale du Kourdistan (Turquie d'Asie), sur le Tigre, a quelques monuments remarquables, des fabriques de maroquins, de poteries, d'étoffes de soie et de coton ; cette ville fait un assez grand commerce de transit vers Alep et Alexandrette; 50,000 hab.

Dias ou Diaz (Barthélémy), navigateur portugais, découvrit en 1486-1487 le cap qu'il appela le cap des Tourmentes, et que Jean II nomma le cap de Bonne- Espér ance ; 11 périt dans une tempête sur la côte d'Afrique, en 1500.

Dias (Balthasar), né à Madère, poète comique du xvic s., a composé des Autos ou drames religieux.

Diascévastcs, nom de ceux qui arrangèrent ou retouchèrent les poèmes d'Homère, dès le vne et le vie s. av. J.-C., et surtout à Alexandrie plus tard.

Diaz (Michel), né en Aragon, compagnon de Ch. Colomb à son 2e voyage, 1493, lui resta toujours fidèle, fut gouverneur de Porto-Rico, 1512. et mourut disgracié, 1514.

Diaz (Gaspard), peintre portugais, du xvie s., élève de Raphaël.

Dibbî, lac du pays de Masena (Soudan occidental), formé par le Djoliba ou Niger.

Dibdin (Charles), né à Southampton, 1745- 1814, poète, comédien, musicien, a laissé une centaine de pièces.

Dibdin (Thomas), son fils, né à Londres, 1772 1842, fut aussi comédien et poète; il mourut dans l'indigence.

Dibdin (Thomas-Frognall), né à Kensington, 1770-1847, ministre anglican, fut surtout bibliographe. Il écrivit la Bibliomanie, roman en six parties; rédigea plusieurs catalogues de bibliothèques célèbres (Bibliotheca Spenseriana, Mdes Althorpianœ), et les accompagna du Bibliothecal Decameron. On lui doit encore : Excursion bibliographique, archéologique et pittoresque en France et en Allemagne ; — dans les comtés de l'Angleterre septentrionale et en Ecosse; — Introduction à la connaissance des éditions rares des classiques grecs et latins.

Dibutade, potier de Sicyone, inventa, diton, l'art de modeler en relief.

Dicé ou Diké, fille de Jupiter et de Thémis, déesse qui punissait les crimes.

Dicéarque, né à Messine, vécut dans le Péloponnèse. Disciple d'Aristote, il fut philosophe, géographe et historien. Il avait écrit une Description de la Grèce et des dialogues Lesbiaques et Corinthiaques ; il ne reste de lui que quelques fragments.

Diceto (Raoul de), doyen de la cathédrale de Saint-Paul à Londres, en 1283, a laissé : Historia compendiosa de Regibus Britonum usque ad sœc. VII; Abbrevationes Chronicorum,5&~-liil ; etc.

Dickinson (Edmond), né a Berk, 1624-1707, médecin et archéologue anglais, a écrit un livre paradoxal : Delphi phœnicizantes.

Dickson (Adam), né à Albemarle, mort en 1776, a composé un Traité de l'agriculture des anciens, 2 vol. in-8°.

Dicquemare (L'abbé Jean-François), né au Havre, 1733-1789, professeur de physique, a inventé plusieurs instruments utiles à la navigation, et écrit Connaissance de l'astronomie mise à la portée de tout le monde, avec plus de 60 Mémoires.

Dictamnum OU Dictynna, montagne, cap

et anc. ville au N.-O. de la Crète.

Dictature, magistrature de Rome, créée en 498 av. J.-C, pour les cas graves. Le dictateur était nommé, sur l'avis du sénat, par l'un des deux consuls, et rarement par le peuple, il avait un pouvoir absolu, marchait précédé de 24 licteurs, armés de haches ; il ne pouvait combattre qu'à pied (magister populi, peditum) et choisissait un lieutenant pour commander la cavalerie {magister equitum). Il ne conservait pas sa charge plus de six mois ; on le choisissait parfois pour remplacer les consuls absents, ou dans des moments de troubles populaires, ou pour enfoncer le clou sacré. Il y eut 88 dictateurs ; le premier fut Titus Lartius ; le premier dictateur plébéien fut Harems Rutilus, en 355 ; les derniers furent Sylla (82-79) et César (49 ) qui abdiqua au bout de 11 jours.

Dicté, nymphe de Crète, se jeta du haut du mont Dicté", pour échapper aux poursuites de Mmos.

Dictys de Crète, auteur prétendu d un journal de la guerre de Troie, Ephemeris belli Trojani, qui, trouvé dans son tombeau, au temps de Néron, aurait été traduit du phénicien en grec par Eupraxis, puis en latin par Septimius au ine ou au ive s Sous sa forme- latine, qu'on possède, il a inspiré beaucoup de romans au moyen âge.

Dicuil, moine irlandais, écrivit, en 825, un traité De mensura or bis Terrœ, espèce de résumé géographique.

Diderot (Denis), né à Langres, 1713-1784, fils d'un coutelier, finit ses études à Paris, au collège d'Harcourt ; entra chez un procureur, donna des leçons, se maria pauvrement; et, par nécessité, se fit écrivain. Il traduisit VHistoire de la Grèce de l'anglais Slanyan; écrivit un

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