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DUN

DUP

rond, du Nord, à 82 kil. N.-O. de Lille (par chemin de fer), port i'oititie sur la mer du Nord, malheureusement ensablé, avec une belle rade. Construction de navires, toiles à voiles, corderies. Commerce de céréales, de bois, de lin, de suif, de houille, de vins, de soufre, etc.; on y arme pour la pêche de la morue. Cette ville, importante dès le x« siècle, s'est rendue surtout célèbre par ses corsaires ; Louis XIV l'acheta aux Anglais en 4662; ses fortifications furent rasées de 1713 à 1783. Patrie de Jean Bart; 37,328 hab.

Duuod de Charnage (FRANÇOIS-IGNACE), né

à Saint-Claude, 1679-1752, professeur de droit à l'université de Besançon, a écrit un Traité des prescriptions et une Histoire du comté de Bourgogne, 3 vol. in-4<>.

Diinois, anc. pays de France, dans le gouvern. d'Orléanais, avait pour capitale Châteaudun. Il forma un fief, qui appartint au fils naturel de Louis duc d'Orléans, le fameux bâtard, comte de Dunois.

Dunois (JEAN, comte de Longueville et de), dit le Bâtard d'Orléans, fils naturel de Louis d'Orléans, frère de Charles VI, et de Mariette d'Enghien, né à Paris, 1403-1468, fut élevé Iiar Valentine de Milan, et devint l'un des meileurs capitaines de Charles VII, depuis le siège de Montargis, 1427, jusqu'à la prise de Pans, 4436. Entraîné un instant dans la Praguerie, 4440, il recommença a lutter glorieusement contre les Anglais jusqu'à la fin de la guerre de Cent ans. Maltraité par Louis XI, il entra dans la Ligue du bien public.

Dunoyer (BaRTHÉLEMY-ChARLES-PiERRE- JO- SEPH), ne a Carennac (Lot), en 1786, préfet, conseiller d'Etat sous Louis-Philippe, a écrit De la Liberté du travail, 3 vol.

Duns Scott (Jean), 1274-1308, né dans les lies Britanniques, élève d'Oxford, franciscain, docteur de l'Université de Paris, a soutenu le réalisme contre saint Thomas, et a été surnommé doctor subtilis. Ses Œuvres forment 12 vol. in-fol.

Dunstabie, v. du comté et à 26 kil. S. de Bedford (Angleterre); 2,500 hab.

Dunstan (Saint), d'une noble famille de Wessez, 924-988, fut le favori du roi Athelstan, puis fonda le monastère de Glastonbury. Evêque de Worcester, puis archevêque de Canterbury. il fut le censeur des mauvais rois. On lui doit un livre, Concordia Regularum.

Duawich, village du comté de Suffolk (Angleterre), à 41 kil. d'Ipswieh, anc. capitale de l'Est-Anglie.

Dupasquier (GASPARD - ALPHONSE) , né à

Chessy (Rhône), 1793-1848, docteur-médecin, chimiste, a laissé des ouvrages sur les eaux d'Allevard et inventé le sulfhydromètre pour l'analyse des eaux sulfureuses.

Duparc (Mlle), comédienne de la troupe de Molière, lui inspira, dit-on, une vive passion, qu'elle repoussa. Elle mourut en 1668.

Dupaty (CHARLES-MARGDERITE-JEAN-BAPTISTE

Mercier), né à La Rochelle, 1746-1788, evoeat général, puis président a mortier au Parlement de Bordeaux, a écrit : Réflexions sur le droit criminel; Lettres sur laprocédure criminelle; Lettres sur l'Italie, etc.

Dupaty (Louis-Marie -Charles-Henri nier.

cîer), fils aîné du précédent, né a Bordeaux. 4774-1825, abandonna le droit et la peinture pour la sculpture, et devint un artiste distingué, membre de l'Institut, conservateur de la galerie du Luxembourg.

Dupaty iLuUIS-EMMANUEL-FÉLICITÉ-CHARLES

Mercier), frère du précédent, né à Blanquefort (Gironde), 1775-1851, servit dans l'armée, fut ingénieur-hydrographe, puis littérateur. Il a écrit des vaudevilles, des comédies d'intrigue, des

opéras-comiques, une satire, et fut de l'Académie française en 1835.

Dupérac (Etienne), né à Paris, mort en 1604, peintre, graveur et architecte de Henri IV, a travaille pour Fontainebleau.

Dupérier (Charles), poète latin, né à Aix, mort en 1692, a été le rival de Santeuil.

Duperie (Victor-Guy), né à La Rochelle, 1775-1846, entra dans la marine de l'Et

fut k

l'Etat en 1792,

ans prisonnier des Anglais, devint capitaine de frégate en 1806; fut contre-amiral en 1810 ; contribua à la prise de Cadix en 1823. Vice-amiral 1826, préfet maritime a Brest, il fut chargé de diriger l'expédition maritime contre Alger, 1830, et contribua au succès de la campagne. Nommé amiral et pair de France, il fut trois fois ministre de la marine, 1834, 1839 et

Duperrey (Louis-Isidore), né à Paris, 4786- 1865, marin depuis 4802, accompagna Freycineî dans son voyage scientifique, 4817 , et lui-même fit une expédition remarquable sur la Coquille, de 4822 à 1825. Il fut membre de l'Académie des Sciences.

Duperron (JACQUES Davy), né à Saint-Lô,

1556-1618, fils d'un ministre protestant, acquit une grande instruction, se convertit au catholicisme, prononça les Oraisons funèbres de Ronsard et de Marie Stuart ; prépara la conversion de Henri IV et devint évêque d'Evreux, en 4594. Il fut chargé de mission a Rome, combattit victorieusement les protestants et fut nommé cardinal, 1604. Il fut aussi archevêque de Sens et grand-aumônier. Ses Œuvres forment 3 vol. in-fol.

Dupetit-Thouars (LOUIS-MARIE Aubert),

né à Saumur, 1758-1831, visita les îles Mascareignes, s'occupa de botanique avec zèle et a donné une théorie nouvelle sur la formation des couches annuelles du bois.

Dupetit-Thouars (Aristide), frère du précédent, né près de Saumur, 1760-1798, de bonne heure marin, se distingua dans les guerres de la République et mourut glorieusement au combat d'Aboukir.

Dupetit-Thouars (ABEL Aubert), 479C-1864, marin dès 4805, ne commença a se distinguer qu'en 4830. Il fit, sur la Vénus, un voyage de circumnavigation, qu'il a raconté (10 vol. avec atlas). Il expulsa de Taïti le missionnaire Pritchard; désavoué par le gouvernement pour avoir pris possession de l'île, il refusa l'épée d'honneur que lui offrait l'opposition. Il fut vice-amiral en 1846, puis membre de l'Académie des Sciences, 1855.

Dupeuty (Désiré-Charles), né à Paris, 4798- ^865, a été l'un des vaudevillistes les plus féconds et les plus applaudis de son temps.

Duphot (Léonard), né à Lyon. 1770-1797, général de brigade, accompagna à Rome l'ambassadeur français, Joseph Bonaparte, et fut tué dans une émeute par les soldats pontificaux.

Dupin (Louis Eiiies), né à Paris 1657-1719, docteur en Sorbonne, a écrit la Nouvelles Bibliothèque des auteurs ecclésiastiques, en 61 vol. in-8», immense travail, d'une assez grande impartialité. Dupin fut mêlé aux querelles suscitées par la bulle Unigenitus, contre laquelle il se prononça; il eut l'idée de réunir à l'Eglise catholique l'Eglise grecque, et même l'Eglise anglicane. — On. lui doit encore : Traité de la puissance ecclésiatique et temporelle; Hist. de l'Eglise en abrégé; Bibliothèque universelle des historiens, etc.

Dupin (Claude), né à Chàteauroux, 1700-1769, fermier général, a écrit : Economiques; Mémoire sur les blés; Observations sur l'Esprit des lois.

Dupin de Francueil (MARIE-AURORE), fille

naturelle du maréchal de Saxe, 1750-1821, épousa le fermier général Dupin de Francueil, fils du

DUP

DUP

précédent. M™ Georges Sand est leur petite-fille.

Dupin (Philippe), né à Varzy (Nièvre), 1795- 1846, fut un avocat distingué, et député en 1830 et en 1842.

Dupin (André-Marie-Jean-Jacques), frère du

g recèdent, né a Varzy, 1783-1865, fils d'un menirc de la Législative', avocat en 1800, publia un Précis élémentaire du droit romain, que la police fit supprimer. 11 acquit une grande réputation au barreau. En 1815", au Corps législatif, il fit pariie de l'opposition libérale. Sous la Restauration, il défendit plusieurs des victimes de la réaction royaliste, comme le maréchal Ney, puis Beranger le poète, le Constitutionnel, les Débats. Député en 1827, il prit part à la Révolution de 1830, entra dans le premier cabinet formé par Louis-Philippe, puis fut nommé procureur général à la Cour de cassation. 11 contribua à raffermissement du nouveau gouvernement, fut président de la Chambre des députés, de 1832 à 1840; puis l'un des chefs du tiers-parti, fit plusieurs fois opposition à la poniique royale, même sous le ministère du 29 octobre 1840. — Le 24 février 1848, il chercha vainement à faire reconnaître le comte de Paris comme roi ; membre de l'Assemblée constituante, il joua un rôle assez considérable, appuya la politique de Louis-Napoléon après le 10 décembre, et fut président de l'Assemblée législative; il montra alors beaucoup d'impartialité et de fermeté. — Au 2 décembre 1851, il protesta contre le coup d'Etat, donna sa démission de

Frocureur général, qu'il reprit en 1857, quand empereur le fit entrer au Sénat. Il était membre de l'Académie française depuis 1831, et de l'Académie des Sciences morales et politiques. — Parmi ses nombreux ouvrages, citons : Principia juris civilis, tum romani, tum gallici; Précis his- . torique du droit romain; Dictionnaire des arrêts modernes; Lois commerciales; Lois de procédure; Lois criminelles; Lois forestières; Lois des communes ; Les libertés de l'Eglise ga\licane ; Précis historique du droit français; Traité des apanages; Procès du Christ ; Manuel du droit public ecclésiastique français; Le Morvan; Mémoires ou souvenirs du barreau, etc., etc.

Dupieix (Scipion). né à Condom, 1560-1661, historiographe de France, a publié Mémoires des Gaules depuis le Déluge; Histoire générale de France depuis Pharamond, 5 vol. in-fol. ; etc.

Dupieix. (César), mort en 1641, avocat au Parlement de Paris, a écrit contre les jésuites une mordante satire : l'Anti-Cotton.

Dupieix. (Joseph), né a Landrecies, 1697-1763, fils d'un ancien directeur de la Compagnie des Indes, administra avec intelligence le comptoir de Chandernagor, 1730, puis fut gouverneur général a Pondichéry, 1742. 11 voulut, profitant de l'anarchie des Indes, donner à la France de vastes territoires dans ce pays; il reçut du grand mogol les titres de nabab' et de radjah, se distingua dans la guerre contre les Anglais; mais, en lutte contre La Bourdonnais, cassa la capitulation de Madras et brûla la ville, 1746. Après la paix d'Aix-la-Chapelle, il reprit ses desseins, organisa les troupes indigènes ou cipayes, acquit toute la côte de Coromandel. Mais en lutte contre la Compagnie des Indes, sans cesse menacé par la jalousie des Anglais, il fut rappelé par Louis XV, en 1754. Il réclama vainement 13 millions qu'il avait avancés, et mourut dans la misère.

Dupiessis (Michel-Toussaint-Chrétien), né à Paris, 1689-1767, bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, a pris part à la rédaction île la Gallia christiana.

Dnpiessis (Joseph-Siffrein), né à Carpentras, 1725-1802, a excellé dans le portrait.

Dupont de Nemours (PIERRE-SAMUEL), né à

Paris, 1739-1817, s'attacha à l'école de Quesnay

et fut l'un des principaux économistes du xvme s. Il écrivit dans le Journal de l'agriculture, dans les Ephémérides du citoyen; seconda son ami Turgot, composa des Mémoires sur la vie de Turgot, 1782, et prépara le traité de commerce de 1783. Député aux Etats généraux, arrêté en 1793, sauvé par le 9 thermidor, il fut du Conseil des Anciens. 11 resta cinq ans aux Etats- Unis, et refusa toutes les fonctions que Napoléon lui offrit. Louis XVIII le nomma conseiller d'Etat; puis il alla mourir aux Etats-Unis. Parmi ses ouvrages, l'un des pius curieux est la Physiocratie, 2 vol. in-8°.

Dupont de l'Etang (PIERRE), né à Cha-

bannais (Charente), 1765-1840, devint général de brigade en 1793, et général de division en 1795. 11 était chef d'état-major de Bonaparte à Marengo. Ses brillants services le destinaient au maréchalat, lorsque sa malheureuse capitulation a Baylen, 23 juillet 1828, le fit disgracier; il fut dégradé et retenu prisonnier au fort de Joux! Il fut ministre de la guerre en 1814, membre du conseil privé de Louis XVIII, 1815, député de 1815 à 1840.

Dupont de l'Eure (JACQUES-CHARLES), né à

Ncubourg (Eure), 1767-1855, avocat en 1789, président à la Cour d'appel de Rouen, 1811, membre du Conseil des Cinq-Cenis, de la Chambre des représentants, en 1815, fut disgracié par la Restauration . Député de 1817 a 1848, il fut du parti de l'opposition avancée; peu de temps ministre de la justice en 1830, il donna sa démission le 27 décembre. En 1848, il présida le gouvernement provisoire, siégea à l'Assemblée constituante, mais ne fut pas réélu à la Législative.

Duport (Adrien), né à Paris, 1759-179&, conseiller au Parlement de Paris en 1789, fut député de la noblesse aux Etats généraux. Il plaida avec talent la cause de la liberté et de l'égalité civile; il contribua à faire introduire le jury dans la législation. Membre du tribunal criminel de Paris, en 1792, il quitta la France après le 10 août, revint après le 9 thermidor et fut encore rejeté dans l'exil par le coup d'Etat du 18 fructidor

Duport. Dutertre (MARGUERITE-LOUIS-FRAN-

çois), né à Paris, 1754-1793, avocat, lieutenant du maire de Paris en 1789, ministre de la justice, 1790, donna sa démission, avril 1792, fut décrété d'accusation, le 15 août, arrêté longtemps après et mis à mort, le 28 nov. 1793.

Duppel, v. du Slesvig, en face de l'île d'Alsen, a joué un rôle important en 1848-49 et 1864.

Duprat (Antoine), né à Issoire, 1463-1535, président du Parlement de Paris, 1507, devint chancelier en 1515. Veuf en 1516. il fut nommé archevêque de Sens, puis cardinal en 1527. Il contribua à la conclusion du Concordat, seconda François Ier dans ses expédients fiscaux, servit avec trop de zèle Louise de Savoie, surtout contre le connétable de Bourbon, fut poursuivi pour malveisations et fut promoteur ardent des persécutions contre les protestants. Il espéra vainement devenir pape.

Duprat (Guillaume), son fils, 1507-1560, évoque de Clermont, fonda pour les jésuites le collège de Clermont, auj. lycée Louis-le-Grand.

Dupré, joaillier, né près de Grenoble, mort en 1772, proposa au gouvernement de Louis XV une sorte de feu grégeois d'un effet terrible. Le roi lui donna une pension, mais lui ordonna de garder son secret.

" Dupré de Saint-Maur (NICOLAS-FRANÇOIS),

né a Paris, 1695-1774, fut de l'Académie française. Il a traduit le Paradis perdu de Milton, et publié des ouvrages d'économie politique.

Dupré (Jules), né à Nantes, 1812-1869, s'est placé au premier rang parmi les bons paysagistes.

DUR

DUR

Dnpuis (Charles), né à Paris, 4685-1742, graveur, a exécuté de nombreux ouvrages; — Accotas-Gaspard, son frère, 4695-1771, a comme lui gravé avec talent.

Dupuis (Charles-François), né à Trie le- Chàteau (Oise), 1742-4809, professeur, avocat, savant, membre modéré de la Convention, fit aussi parue au Conseil des Cinq-Cents et du Corps législatif, qu'il présida. 11 est surtout connu par son grand ouvrage sur l'origine des Cultes, 40 vol. in-8o, ou il essaie de rapporter a une source unique, l'astronomie, les légendes, les symboles, les traditions du polythéisme. Membre de l'Institut, il publia deux Mémoires sur les Pélasges et une Dissertation sur le zodiaque de Denderah.

Dupuy (Pierre), né à Agen, 4582-4651, garde de la bibliothèque du roi, a écrit : Des Droits et des Libertés de V Eglise gallicane ; Traité des régences et majorités des rois de France; Histoire du schisme d'Occident, etc. Tl légua ses livres et ses manuscrits a la bibliothèque.

Dupuy (Henri) ou Van de Putte, né à Vanloo (Limbourg), 4574-4646, professeur de langue latine a Luuvain, a écrit beaucoup de petits livres en latin ; le plus connu est Cornus ou le Banquet dissolu des Cimmériens.

Dupuy (Louis), né à Chazey-sur-Ain, 4709- 1795, membre, puis secrétaire perpétuel de l'Académie des Inscriptions, a écrit des traductions de Sophocle et composé plusieurs Mémoires.

Dupuy (Alexis-Casimir), né a Breteuil (Oise), 1774-4849, professeur a Alfort, a fait faire de grands progrès à la science du vétérinaire par ses recherches et ses expériences sur la morve, le cornage et la pousse.

Dupuytren (Guillaume) né à Pierre-Buffière (Haute-Vienne), 4777-4835, fils d'un avocat, devint un chirurgien célèbre. En 4845, il était chirurgien en chef de l'Hùtel-Dieu ; Louis XV11I le nomma baron, 1820. 11 fit partie de l'Institut. 11 était excellent professeur. Ses travaux sont dispersés dans les recueils spéciaux ; on a publié ses Leçons orales et un Traité des blessures par armes de guerre.

Duquesne (Abraham), né à Dieppe, 4640-46ôo, fils d'un capitaine de vaisseau, commandait une galère dès 4637. Il servit sous l'archevêque Sourdis, sous le marquis de Brézé ; puis, au service de Christine de Suède, battit les Danois. Nommé chef d'escadre par Anne d'Autriche, il aida Colbert dans la réorganisation de la marine, devint lieutenant général en 1667, remporta les belles victoires de Slromboli, d'Agosla, de Païenne. 4676 ; châtia les corsaires de Tripoli, 4681. d'Alger, H82-83, et fut forcé de bombarder Gènes, 4684. A la révocation de l'édit de Nantes, Duquesne, qui était protestant, s'éloigna et alla mourir en Suisse.

Duquesnoy (François), né à Bruxelles, 4594- 4646 , sculpteur célèbre , s'attacha surtout à traiter des sujets gracieux, travailla a Rome pour Urbain Vill, a Paris pour Richelieu. Il fut empoisonne par un frère jaloux.

Duquesnoy (Adrien-Cyprien), né à Briev, 4759- i 8^8, fut député a la Constituante, inaire de Nancy ; accuse de relations secrètes avec Louis XVI, arrêté en 47(J4 et sauvé par le 9 ther midor. 11 fut, sous le Consulat, chef de division au ministère de l'intérieur. Il a traduit plusieurs ouvrages anglais et allemands d'économie politique.

Duquesnoy, 4748-4795, moine avant 1783, députe du Pas-de-Calais a la Législative et a la Convention, d'opinions très exaltées, fut arrêté après l'insurrection du 1er prairial 1795 eL se frappa mortellement après sa condamnation.

Durameau (Louis), né à Paris, 4733-4796, membre de l'Académie de peinture, a travaillé à la décoration du Louvre. ,

Durance (Druentia), rivière de France, vient du mont Genèvre, arrose Briançon, Mont-Dauphin, Embrun, Sisteron, Cavaillon, et finit dans le Rhône au-dessous d'Avignon, après un cours de 380 kil. Elle est rapide et change souvent de lit. Elle reçoit le Guil, l'Ubaye, la Luye, la Bléone, le Verdon, etc.

Durand (David), né à Saint-Pargoire (Hérault), 4680-4763, théologien calviniste, pasteur de l'Eglise française de Savoie à Londres, a écrit la Religion des Mahometans, une Histoire du xvic s., et a continue l'Histoire d'Angleterre de Rapin Thoiras.

Durand (François), né près d'Alençon, 4727- 4846, ministre protestant, a publié des Sermons estimés.

Durand de Saiat.Pourçain (GUILLAUME),

né en Auvergne, dominicain, évêque du Puy, 4318, surnommé doctor resolutissimus, mort en 4oo2, a écrit De origine Juridictionum, Commentaires de sententiis LombardU etc.

Durand de Maillane (PIERRE-TOUSSAINT),

né a Saint-Remy en Provence, 4729-4844, avocat, membre de la'Constituante, de. la Convention, élu Conseil des Anciens, a laissé : Dictionnaire du droit canonique; lnstitutes du droit canonique ; les Libertés de l'Eglise nationale; Histoire de la Convention, etc.

Durango, Etat du Mexique, qui jadis formait avec Chihuahua l'intendance de Durango ou Nouvelle-Biscaye. Les montagnes de la Sierra- Madre renferment beaucoup de mines d'argent. On élève un grand nombre de bestiaux. Les villes sont Durango, San-Juan-del-Rio, etc.

Durango OU Guadiana, Capitale de l'Etat

de ce nom (Mexique), à 726 kil N.-O. <*» Mexico. Evèché; hôtel des monnaies; 27,000 hab.

Durango, v. de Biscave (Espagne), à 30 kil. S.-E. de Bilbao. Quincaillerie, fabr. de lames d'épée; 4,000 hab.

Durant (Gilles), sieur de la Bergerie, né à Clermont - Ferrand, 1550-4615, avocat, poète gracieux, est l'un des auteurs de la Ménippée.

Durante (François), né à Naples, 4695-4755, compositeur de musique, chef d'une fameuse école napolitaine, n'a guère composé que de la musique d'église.

Duranti (Jean-Etienne), né à Toulouse, 4534- I .r 8 J, président du Parlement de Toulouse, tué par la populace soulevée, a écrit de Ritibus Ecclesioz cathoiicœ.

Duras (Duracium). ch.-l. de canton, arrond. et a 24 kil. N. de Marmande (Lot-et-Garonne), terre érigée en marquisat, 4609, en duché, 4689, en duche-pairie, 4757; 4,607 hab.

Duras (JACQUES-HENRI de Durfort, duc DE), d'une famille originaire de Guyenne, 4622-4704, servit sous son oncle Turenne, puis sous Comté pendant la Fronde; fut nommé maréchal en 4675, et prit Philipsbourg, Mannheim, en 1C88.

Duras (LOUIS de Durfort, baron DE), SOI1

frère, se mit au service de Charles H d'Angleterre, fut crée comte de Feversham, vice-roi d'Irlande, et prit Monmoulh vaincu a la bataille de Sedgemore.

Duras (CLAIRE de Kersaint, duchesse DE),

née a Brest, 4778-4829, fille de l'amiral de Kersaint, épouse du duc de Duras, connu par son dévouement à Louis XVI et premier gentilhomme de la chambre sous Louis XVIII (1770-4838), a publié deux romans, Ourika et Edoaard,remarquahles par la distinction du style.

Durazzo {Epidamne, puis Dyrrachium). port de l'Albanie (Turquie), sur l'Adriatique, a 82 kil. S de Scutari, jadis ville importante, prise par Robert Guiscard en 4084 ; par les Turks en 4502; 6,000 hab. Ide Duras.]

DurazzoOU Duras (CHARLES de). V. CHARLESj

Durban, ch.-l. de canton, arrond. de Narbonne (Aude); 900 ûab%

DUR - 3

Dureau de la Malle (JEAN-BAPTISTE-JOSEPH-

Reké), né â Saint-Domingue, 1742-1807, fit

d'excellentes études à Paris, écrivit les notes de la traduction des Géorgiques de son ami Delille ; traduisit le De Beneficiis de Sénèque, Tacite, Salluste, une partie de Tite Live ; fit partie du Corps législatif, 1802; de l'Académie française, 1804.

Dureau de la Malle (ADOLPHE-JULES-CÉSAR-

Auguste), fils du précédent, né à Paris, 1777- 1857, bon paysagiste, traducteur de Y Argonautique de Valerius Flaccus, composa deux poèmes, les Pyrénées, Bayard ; puis s'occupa surtout d'érudition. Il a publié des Mémoires sur la géographie de l'Afrique septentrionale, et surtout l'Economie politique des Romains, 2 vol. Il fut de l'Académie des Inscriptions en 1818.

Duren {Marcodurum), v. de la Prusse rhénane, sur la Roër, à 26 kil. E. d'Aix-la-Cha- Selle. Draps, rubans, tanneries ; usines nomreuses aux environs ; 15,000 hab.

Durer (Albert), né à Nuremberg, 1471-1528, peintre célèbre, d'une imagination féconde, d'un coloris plein d'éclat et de vie, mais trop amoureux du fantastique, a laissé des œuvres renommées, des portraits admirables d'expression, des eaux-fortes, de belles gravures. Il a écrit : Instruction sur l'art des fortifications ; De la Proportion humaine, etc.

Duret (Francisque), né à Paris, 1804-1865, sculpteur, élève de Bosio, a produit beaucoup d'œuvres remarquables par l'énergie et en même temps par la grâce. Il a travaillé pour Versailles, la Madeleine, l'Hôtel-de-Ville : il a fait la fontaine monumentale de la place Saint- Michel.

Durfort, famille illustre de France, tirant son nom de Durfort, village à 24 kil. S.-O. de Castres (Lot). Elle s'est divisée en deux branches, Duras et Lorges.

Durham (comté de), au N.-E. de l'Angleterre, touchant a la mer du Nord. Les eôles seules sont fertiles; mais on y élève des moutons renommés, et il y a beaucoup de houillères, de mines de plomb, des terres à poteries et à briques, des forges, etc.

Durham (Dunelmum), le ch.-l., à 412 kil. N.- E. de Londres, sur la Wear, ville fondée au Xe s., a de vieux édifices, château, cathédrale, université, collège catholique, etc.; l'évêque de Durham est l'un des plus riches prélats de l'Angleterre ; 14,000 hab.

Durham (JEAN-GEORGE LAMBTON, COmte DE),

d'une ancienne famille d'Angleterre, 1792-1840. membre de la Chambre des communes, pair en 1828, gendre de lord Grey, fit partie de son mi- • nistère et contribua à faire adopter le bill de réforme. 11 fut ambassadeur en Russie et gouverneur du Canada.

Duria. V. DoiRE.

Darius. V. DûURO.

Duriach ou Douriach (Turris ad lacum), V. du grand-duché de Bade, à 8 kil. S.-E. de Carlsruhe ; anc. capitale du margraviat deBade- Durlach; eaux minérales; 5,000 hab.

Duroc (Géraud-Christophe-Michel), né à Pont-a-Mousson (Meurthe-et-Moselle), 1772-1813; lieutenant d'artillerie en 1793, aide de camp de Bonaparte en Italie et en Egypte, devint général de brigade, 1800; remplit d'importantes missions à Berlin, à Saint-Pétersbourg; fut général de division, grand maréchal du palais, 1804, puis créé duc de Frioul, 1808. Il fut blessé mortellement à Wûrtchen dans la campagne d'Allemagne.

Durocasses, auj. Dreux, dans la Lyonnaise IV* (Gaule). [dans la Belgique Ile (Gauie).l

Durocatalaunum auj. Chalons-sur-Marne.\

Durocortorum, OU Rémi, auj. Rei?7lS, anc.

ville de la Belgique IIe (Gaule).

i — DUT

Durostorum, auj. Silistrie , dans la Mœsie Inférieure. [Bretagne, auj. comté de Dorset.]

Durotriges, anc. peuple, au S. de laGrande-J

Durovemum, auj. Canterbury, anc. capitale des Cantii (Bretagne I™).

Durozoir (Charles), né à Paris, 1790-1846, professeur, suppléa Lacretelle à la Sorbonne, écrivit surtout dans le Moniteur, a traduit les Discours de Cicéron, et dirigé, en partie, la Biographie Michaud. Il a laissé un Précis d'Histoire romaine et le premier volume d'une Histoire ancienne.

Durrenberg, saline, près de la Salza, prov. de Salzbourg (Autriche);— Saline près de la Saale et de Mersebourg (Saxe prussienne).

Durrenstein OU Diernstein, village a 5 kil.

O. de Krems (Autriche), sur le Danube. Victoire de Mortier, en 1805.

Durstède, v. des Pays-Bas, à l'endroit où le Rhin se partage en deux bras, le Rhin proprem ent dit au N.-O., le Leck au S.-O.

Durtai, ch.-l. de canton de l'arrond. et à 18 kil. N.-E. de Baugé (Maine-et-Loire), sur le Loir. Papeteries; château du xve s. inachevé; 3,294 hab.

Du Ryer (Pierre), né à Paris, 1606-1658, secrétaire du duc de Vendôme, historiographe de France, de l'Académie française, a écrit 17 pièces de théâtre et beaucoup de traductions.

Dusard (Corneille), né a Harlem, 1665-1704, élève de Van Ostade, peintre et graveur distingué.

Dusaulx. (Jean), né à Changes, 1728-1799, commissaire de la gendarmerie, de l'Académie des Inscriptions, membre de la Législative, de la Convention, du Conseil des Anciens, qu'il présida, a traduit Juvénal, et écrit De la passion du jeu; Voyage à Baréges, etc.

Duseigneur ( Bernard-Jean) , né à Paris, 1808-1866, sculpteur, a composé beaucoup de statues, de bas-reliefs, etc. Il a écrit une Histoire de la sculpture du IVe au XVI* siècle, etc.

Du Sommerard (ALEXANDRE), né à Bar-Slir-

Aube, 1779-184-2, conseiller a la Cour des comptes, a recueilli avec passion une foule de monuments du moyen âge dans le vieil hôtel de Cluny. On a de lui ; Notice sur l'hôtel de Ciuny et le palais des Thermes ; les Arts au moyen âge, 5 vol. in-8° et 510 planches. Sa collection a formé le musée de Cluny.

Dussault (Jean-Joseph), né à Paris, 1769- 1828, professeur, puis journaliste, écrivit surtout dans les Débats. Ses anicles, réunis sous le titre d'Annales littéraires, forment 5 vol. in-8°.

Diisseidorf, v. de la Prusse rhénane, ch.-l. de régence, sur la Dussel et la rive droite du Rhin, à 565 kil S.-O. de Berlin. Château avec une belle galerie de tableaux et une bibliothèque; Ecoles polytechnique, de médecine, de peinture, Académie des sciences. Soieries, glaces, lainages, raffineries; 95,000 hab.

Dutems (Jean-François-Hugues), né à Reugney en Franche-Comté, 1745-1811, professeur d'histoire au Collège de France, a écrit : Eloge de Bayard; Le Clergé de France, 4 vol.; Hist. du duc de Marlborough, etc.

Dutens (Louis), né à Tours, 1730-1812, a publié la première édition des Œuvres de Leibniz ; Recherches sur l'origine des découvertes attribuées aux modernes; Itinéraire des routes les plus fréquentées, etc. r ,

Dutens (Joseph-Mïchel), son neveu, ne a Tours, 1765-1848, ingénieur des ponts et chaussées, a écrit : Mémoire sur les travaux publics de l'Angleterre; Hist. de la navigation intérieure de la France. Comme économiste, il a publié surtout Philosophie de l'Economie politique. Il était membre de l'Académie des Sciences morales.

Dutertre (Jean-Baptiste), né a Calais, 1610- 1687, dominicain, missionnaire, a laissé une Histoire générale des Antilles, 4 vol. in-8».

DUV

DYL

Dutot, caissier de la Compagnie des Indes au temps de Law, a publié un livre intéressant, Réflexions politiques sur les finances et le commerce, 2 vol in-8°.

Dutrorhet (René-Joachim-Henri), né au château de Néon (Indre), 1776-1847, s'engagea dans la marine, puis étudia la médecine et s'occupa surtout de physique et de physiologie. 11 a résumé ses travaux, pleins d'idées neuves, dans ses Mémoires pour servir à l'histoire anatomique et physiologique des végétaux et des animaux, 2 vol. in-8° Il a encore écrit Recherches physiques sur la force épiploïque.

Duumvii'.s, nom des deux magistrats qui, dans les colonies romaines et les municipes, dirigeaient le gouvernement.

i*u \air (Guillaume), né à Paris. 1556-4621, conseiller au Parlement de Paris, défendit la loi salique, fut premier président du Parlement d'Aix, 1599, garde des sceaux, 1616, et évêque de Lisieux, 1617. Comme moraliste, il a écrit : De la Constance ; la philosophie des stoïciens et surtout Traité de l'éloquence française.

Duvai (Pierre), né à Abbeville, 1618-1683, neveu et élève de Nie. Samson, a dressé de nombreuses cartes de géographie.

Duval (VaLKNTIN Jameray), né à Al'thon-

nay, près de Tonnerre, 1695-1775, bibliothécaire des ducs de Lorraine, a écrit de nombreux Mémoires d'archéologie et de numismatique.

Duvai (Amaury Piiae«), né a Rennes, 1760- 1839, avocat à Rennes, puis secrétaire de légation à Naples, a Rome, fonda la Décade philosophique, fut membre de l'Institut, et a écrit : Voyages dans les deux-Siciles (de Spallanzani) ; Paris et ses monuments; les Fontaines de Paris; Monuments des arts du dessin recueillis par Denon, décrits et expliqués, 4 vol. in-4°.

Duvai (Alexandre-Vincent Pineu) , son frère, né à Rennes, 1767-1842, aborda le théâtre comme acteur, puis comme auteur. Maison à vendre, opéra-comique en 1801, et Edouard en Ecosse, drame historique en 1802, commencèrent sa réputation, qui fut brillante jusqu'en 1815. Il fut de l'Institut en 1812, et bibliothécaire de l'Arsenal, 1831. Ses Œuvres forment 9 vol. in-8°.

Duvai (Georges-Louis-Jacques), né à Valognes, 1777-1853, attaché au ministère de l'intérieur, a écrit de nombreux vaudevilles : Une Journée à Versailles, M. Vautour, Werther, etc.; puis Souvetiirs de la Terreur, 4 vol in-8° et Souvenirs thermidoriens.

Duvai (Jules), né à Rodez, 1813-1870, se fit connaître par ses études économiques, écrivit de bons articles dans les Débats, la Revue des Deux Mondes, le Journal des Economistes ; a publié : \' Algérie; Histoire de l'émigration européenne, asiatique et africaine au xixe siècle; Notre Pays, Notre Planète, etc.

Duverdier (ANTOINE), sieur de Vauprivas,

né à Montbrison, 1544-1600, a laissé la Bibliothègue d'Ant. Duverdier, catalogue de tous les écrivains qui ont écrit en français.

Duvergier de Hauraime. V. SainT-C\tRAN.

Duverney (JOSEPH Guichard), né à Feurs

(Loire), 1648-1730, membre de l'Académie des sciences, donna des leçons d'anatomie au fils de Louis XIV, et a écrit : Traité de l'organe de fouie, Traité des maladies des os; Œuvres anatomiques.

Duvemoy (Georges-Louis), né à Montbéliard, 1777-1855, médecin, professeur a la Faculté des sciences de Strasbourg, 1827, au Collège de France, 1837, a été un zoologiste et un anatomisle savant. On a de lui beaucoup de Mémoires. de Rapports, etc.; et Leçons sur l'histoire des corps organisés.

Duvet (Jean), né à I.angres, 1485-1561 (?), le Maître à la licorne, a laissé des gravures recherchées {Le mariage d'Adam et d'Eve, etc.).

Duveyrier (ANNE-HONORÉ-JOSEPH) , COlinU

sous le nom de Mélesvil/e, né a Paris, 1787-1865, substitut, donna sa démission en 1814, travailla pour le théâtre, écrivit des mélodrames, fut le collaborateur de Scribe dans plus de 60 pièces, en composa plus de 300, soit seul, soit avec d'autres, et eut presque toujours -.le véritables succès. Il a également travaillé pour l'Opéra- Comique, Zampa, etc.

Duveyrier (Charles), frère du précédent, né a Paris, 1803-1866, disciple de Saint-Simon, écrivit plus tard pour le théâtre, souvent avec son frère et avec Scribe II fut inspecteur général des prisojis.

Duvicquet (Pierre), né à Clamecy, 1766-1835, siégea au Corps législatif, fut professeur et surtout critique au Journal des Débats.

Duvillard de Durand (EMMANUEL-ETÏENNE),

né â Genève, 1755-1832, d'une famille de protestants français, membre du Corps législatif, 1800- 1802, s'est surtout occupé de statistique • Recherches sur les rentes; Analyse et tableaux de l'influence de la petite vérole sur la mortalité a chaque àpe, etc

Duvivier (Franciade-Fleurus), né à Rouen, 1794-1848, sorti de l'Ecole polytechnique, capitaine du génie en 1817, se distingua surtout en \frique, fut maréchal de camp en 1839, et général de division en 1848 II fut blessé mortellement aux journées de juin. On a de lui ; Défense des Etats par les fortifications, Recherches et notes sur la portion de l'Algérie au S. de Guelma; Recherches sur les inscriptions phéniciennes et libyques, etc.

Duvivier (Jean), né à Liège, 1687-1761, graveur en médailles, eut beaucoup de réputation.

Duvivier (P.-Simon-Renjamin) , né â Paris, 1730-1819, graveur en médailles, étudia l'antique, et releva l'art de la gravure.

Duvivier (Ignace), peintre de paysages, de marines et de batailles, mort en 1832.

Duvoisin (Jean-Raptiste) , né a Langres, 1744-1813, exilé comme prêtre réfractaire en 1792, fut nommé évêque de Nantes en 1802, résida auprès de Pie VII â Savone et à Fontainebleau. On a de lui ■ Y'Autorité des livres de Moïse ; Défense de l'ordre social contre les principes de la Révolution; Essai sur la tolérance, une traduction des Voyages de Mungo-Park.

Dwemicki (Joseph), né à Varsovie, 1779- 1857, servit sous Napoléon 1er, fut colonel en 1812, puis devint major général sous Nicolas le"\ Dans la révolution de 1830, il commanda un corps de cavalerie, et fut arrêté par les Autrichiens. Il refusa en 1848 un commandement que lui offrait le gouvernement de Milan.

Dwina ou Diana du Nord, fleuve de Russie, tributaire de la mer Rlanche II est formé par la Soukhona et la Witchegda, arrose les gouvernements de Vologda, d'Arkhangel, passe à Arkhangel et finit par un golfe de 37 kil. Il a 670 kil. de cours. Il communique par un canal avec le Volga.

Dwina ou Dùna du Sud, fleuve de Russie, tributaire de la Raltique, vient des lacs du Waldaï arrose Witepsk, Polotsk. Dnssa, Dûnabourg, Riga, et finit dans le golfe de Livonie, près du fort de Dùnamunde. Il est peu profond; son lit est embarrassé de rochers et d'herbes. Il a l.OiO kil de cours. 11 reçoit l'Oula. la Dnssa, etc.

Dyck (Van). V. VAN DyCK.

Dyer, Dïer OU Deyer (JAMES), né à Round-

hill (Somerset), 1511-1582, président de la Chambre des communes, 1552, a laissé Rapports sur les affaires judiciaires d'Henri VIII a Elisabeth.

Dyie (Thilia), riv. de Belgique, naît près de Fleurus, arrose Wavre, Louvain, Malines; reçoit la Denier, et se réunit à la Senne et a la Nèthe pour former le Rupel. Cours de 86 kil.

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