‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 153 sur 657 · ECK · texte numérisé non relu

ECK

don Ruy Gomez de Silva, prince d'Eboli, ministre de Philippe II. Maîtresse du roi, elle le trahit pour Antonio Perez, et Ht assassiner le secrétaire Escovedo, qui avait surpris son secret.

Eboracum, capitale des Brigantes, puis de la Flavia Cœsariensis, sous les Romains. C'est auj. York.

Ebre (Iberus), fleuve d'Espagne, vient de la Sierra Sejos, coule du N.-O. au S.-E. par Logrono, Calahorra, Tudeia . Saragosse, Mequinenza, Tortose, et, après 616 kil de cours, finit dans la Méditerranée. Ses affluents sont : a gauche, l'Aragon, le Gallego, la Sègrè ; à droite, le Jalon, le Guadalupe.

Ebreuii, ch.-l. de canton, arrond. et à 10 kil. O. de Gannat (Allier) Belle église romane : 2,322 hab. [dun.]

Ebrodunum, anc. nom d'Embrun et d'Frer-J

Ebroïn, maire du palais de Neustrie de 659 à 681, lutta contre les leudes de l'Austrasie et de la Bourgogne, que dirigeait Léodgher (saint Léger) , "evèque d'Autan. Victorieux jusqu'en 670, vaincu, enfermé a Luxeuil, bientôt délivré, il combattit avec une énergie sauvage, fit périr Léodgher, triompha des Austrasiens a Leucofao, fit assassiner le duc Martin dans une conférence, et périt lui-même assassiné par le leude Hermanfried.

Ebudae însuise, anc. nom des Hébrides.

Eburons, peuple anc. de la Gaule Belgique qui, sous la conduite d'Ambiorix, combattit César et fut presque entièrement massacré.

Eburovices, anc peuple de la Lyonnaise 2e (Gaule) , leur capitale était Ebroïcum (Evreux).

Ebusus, nom anc. d'Iviça.

Ecartèlement OU Ecârtelure, terme de

blason, indiquant la division de l'écu en quatre parties ou écarts ou quartiers , il se faisait en croix ou en sautoir, et on mettait dans les différents quartiers les armes de la maison et celles des familles alliées.

Ecaussines.dEnghien, Commune du Hai-

naut (Belgique), au N.-E. de Mons. Carrières de belles pierres.

Ecbatane, capitale de l'anc. Médie, fondée, dit-on, par Déjoces, grande et belle ville. Elle fut plus tard l'une des capitales des Parthes. Auj. Hamadan.

Ecciesfieid, bourg du West-Riding, dans le comté d'York (Angleterre), au N. de Sheffield ; 14,100 hab.

Ecciesbaii , bourg du comté de Stafford (Angleterre); 5,000 hab.

Ecciésiaste, livre de la Bible, composé par Salomoii; mis au nombre des livres canoniques.

Ecclésiastique, livre de la Bible, composé

f>ar Jésus, fils de Sirach, au me s. av. J.-C, égaement livre canonique.

Eccobriga, v. de l'anc. Galatie (Asie Mineure), ou les Tectosages furent vaincus par Manlius Yulso, 489 av. J.-C.

Ecdicius, fils de l'empereur Avitus, beaufrère de Sidoine Apollinaire, joua un rôle important et honorable en Gaule au ve s. Il sauva Clermont assiégée par les Goths, et nourrit à ses frais plus de 4.000 personnes.

Echard (Jacques), né à Rouen, 1644-1724. dominicain, a écrit un ouvrage remarquable de notices biographiques : Scriptores Urdinis Prœdicatorum, 2 vol. in-fol.

Echard (Laurent), né à Barsham (Suffolk), 1671-173U. a publié une Hist. romaine jusqu'à Constantin, traduite en français, 16 vol. in-12; — une Hist. générale ecclésiastique, depuis là naissance du Christ jusqu'à l'établissement du chnstianhme sous Constantin; — Hist. d'Angleterre jusqu'à la révolution de 1688;— un dictionnaire géographique {l'Interprète du gazetier ou du nouvelliste).

Echelles (Ees), ch.-l. de canton, arrond. et

à 23 kil. S.-O. de Chambéry (Savoie), sur k> Guiers ; 756 hab.

Echelles du Levant, du mot turc iskele (jetée), nom des ports de l'Asie occidentale, visités par les navires du commerce européen. d'Alexandrie à Trébizonde. On fait aussi venir ce mot du provençal escale, échelle, terme de marine signifiant port où l'on passe pour faire relâche ou prendre des passagers.

Echevins. On donna ce nom (scabini) aux assesseurs des tribunaux de comtés sous les Carlovingiens ; il y eut aussi dans les villes des echevins qui jugeaient et administraient. Lors de l'émancipation communale, les echevins furent les magistrats municipaux. Ils durèrent jusqu'à la Révolution, élus d'abord jusqu'en 1704, puis nommés par le pouvoir central

Echidna, monstre de la Fable, moitié femme et moitié serpent, fille du Styx, mère de Cerbère, etc.

Echinades, auj. les Curzolaires, îles de la mer Ionienne, à l'entrée du golfe de Corinthe. Echiquier, haute cour de justice de l'ancienne Normandie, dont l'origine est, dit-on, antérieure à l'établissement des Normands, 912. Il se réunissait deux fois par an, à Rouen, Falaise et Caen; Philippe IV le fixa à Rouen, 1302. Louis XII le rendit perpétuel. 1499, et en fit un véritable parlement royal ; il eut ce nom en 1515, sous François 1er.

Echiquier (Cour de 1'), tribunal anglais qui connaît des droits et des revenus de la couronne. Le chancelier de 1 échiquier est le ministre des finances.

Echiquier (Chambre de 1'), haut tribunal anglais, qui reçoit les appels contre les décisions de la Cour de l'Echiquier ou de la Cour du banc de la Reine.

Echiquier (Billets de 1'), billets émis par la Cour de l'Echiquier, pour le paiement des dépenses ordinaires du trésor.

Echiquier (Iles de 1'), dans l'archipel de l'Amirauté (Polynésie), entourées de récifs.

Echo, nymphe, fille de l'Air et de la Terre, fut condamnée par Junon, qu'elle trompait, à répeter les dernières syllabes de ceux qui lui parlaient Dédaignée par le beau Narcisse, suivant d'autres légendes elle s'était retirée au fond des bois. [sur la Sure; 4,000 hab.]

Echternach, v. du Luxembourg hollandais,] Ecija (Astigis, Colonia Augusta Firma), v. de la prov. et au N.-E. de Séville (Espagne), sur le Jénil. Grande industrie; 2i,0u0 hab.

Eclc (Jean), théologien catholique, né à Eck (Souabe), 1486-1543, fut l'un des principaux adversaires de Luther.

Eckart (Henri), philosopne myscique du xive s., né à Strasbourg ou en Saxe, principal des dominicains, émit des doctrines panthéistes et mystiques, qui furent condamnées par Jean XXII. 1329.

Eckhart OU Eccard (JeAN-GeORGES de), né dans le Brunswick, 1674-1730. professeur d'histoire, historiographe de Hanovre, a laissé : Leges Francorum Salicœ et Ripuamorum, in-fol. , Origines familiœ Habsburgico-Austriacœ, in-fol. , Corpus historiarum medii œvi, 2 vol. in-fol. ; De origine Gei-manorum, Origines Gneificœ, 4 vol. in-fol., elc. [tique, 4,500 hab i

Eckemfœhrde, port du Slesvig, sur la Bal-J Eckhei ( Joseph-Hilaire) , né à Enserfeld Autriche), 1737-1708. jésuite, conservateur du cabinet des médailles à Vienne, a laissé de nombreux ouvrages de numismatique, comme Doctnna nummorum veterum. 8 vol. in- 4°.

Eckhof (Conrad), né a Hambourg, 1722-1778, fut un excellent acteur tragique, et a composé plusieurs comédies estimées.

Eckmùhi, village de Bavière, sur la Gross- Laber, au S. de Ratisbonne. Victoire de Napo-

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îéon, le 22 avril 1809. Davout fut nommé prince d'Eckmuhl.

Eckstein (Ferdinand, baron d'). né à Copenhague, 1790-1861, converti de bonne heure au catholicisme, exerça des emplois assez importants, fonda le Catholique, 1826, publia de nombreux écrits de forte érudition, et écrivit dans le Correspondant.

Eclectiques , philosophes alexandrins qui prétendaient choisir dans les diverses écoles ce qui leur paraissait sage et vrai. Au xixe siècle, l'école de philosophie, dont Cousin a été le chef, s'est aussi appelée école éclectique; elle a rendu de grands services par ses doctrines spiritualistes et par ses travaux historiques.

Ecluse (!-.')• forteresse de l'arr. et à 28 kil. S.-O. de Gex (Ain), sur un rocher dominant le cours du Rhône.

Ecluse (L') , en hollandais Helvoét-Sluys , port de la Zélande i Pays-Bas). La flotte française y fut détruite en 1340 par Edouard III d'Angleterre.

Ecnonie, cap au S. de la Sicile, auj. monte Serrato ou di Licata, célèbre par la victoire navale remportée sur les Carthaginois par les consuls Manlius Vulso et Atilius Regulus, 256 av. J.-C.

Ecoiàtre, Scholasticus, chanoine cîiargé de diriger une école caLhédrale ou abbatiale.

Ecommoy, ch.-l. de canton, arrond. et à 24 kil. S.-E. du Mans (Sarthe) ; 3,665 hab.

Economistes, nom des écrivains qui, au xvme siècle, s'occupèrent de rechercher les causes de la richesse des nations, et les moyens de la développer et de la répandre.

Ecorcheurs, bandes de soldats indisciplinés, qui s'étaient formées en France à la fin de la guerre de Cent Ans. Charles VII, pour en débarrasser le pays, en conduisit une partie contre Metz, tandis" que le dauphin Louis menait le reste contre les Suisses, 1444. L'établissement de l'armée permanente acheva de les faire disparaître. [(Eure) ; 596 hab.l Ecos, ch.-l. de canton, arr. des AndelysJ Ecosse (Scotland, anc. Caledonia), l'un des trois royaumes qui forment le Royaume uni de la Grande-Bretagne et de l'Irlande, occupe toute la partie de la Grande-Bretagne au N. de la Tweed, des monts Cheviot et du golfe de Solway. Les côtes sont très découpées et forment beaucoup de presqu'îles, de firth ou loch (golfes allongés) : à l'E., sur la mer du Nord, les golfes du Forth et du Tay, puis, après le cap Kinnaird, les Firth de Murray et de Dornoch ; — au N., le détroit de Pentland, entre les caps Duncansbv et Wrath, sépare l'Ecosse des Orkney ; plus au N. sont les Shetland, qui dépendent également de l'Ecosse; — a l'O., sur l'Atlantique, la côte, encore plus découpée, présente un enchevêtrement bizarre d'îles, de détroits, de loch (Linnhe, Fyne, de la Clyde, etc.), de

Êresqu'îles (Cant.ire, Galloway) ; le passage de arra, le Petit Minch et le Minch septentrional séparent les îles de la côte du groupe des Hébrides ou Western.

En Ecosse, il y a trois massifs de montagnes à peu près distincts : au N., les montagnes d'inverness, de Ross, de Sutherland, dirigées du N. au S. ; — puis, après la grande dépression, où passe le canal Calédonien, du loch Linnhe au golfe de Murray, le massif des Grampians, plus épais, couvre l'Ecosse centrale duN.-E.au S.-O.; ce pays des Highlands (hautes terres) est âpre, sauvage; les sommets les plus élevés (Ben-Nevis, Ben-Cruachan, Ben-Macdhui. etc.) n'ont pas plus de 1,300 mètres ; — au S. des vallées du Forth et de la Clyde, les Cheviot-Hills forment un troisième massif, qui s'étend jusqu'à la frontière de l'Angleterre.

Les fleuves sont nombreux, mais d'un cours

peu étendu : dans le versant de l'O., la Clyde, — dans le versant de l'E.. la Ness, la Spey, le Doveran, le Tay, le Forth, enfin la Tweed. L'Ecosse est renommée pour le nombre et la beauté de ses lacs : loch Lomond, loch Katiine, Nail, Earn, Tay, Leven, Ness, Shin, etc. — Le canal Calédonien unit les deux mers ; le canal de Forth et Clyde joint ces deux fleuves, etc.

On divise 1 Ecosse en Terres basses ou Lowlands, au S.-E., vallées fertiles et peuplées ; et en Terres hautes, Highlands, comprenant les deux massifs du centre et du nord. Les produits du sol sont semblables, mais inférieurs à ceux de l'Angleterre du Nord ; il y a de nombreux et beaux pâturages ; on vante les bœufs d'Ayr, les moutons de la race Cheviot, les moutons à tète noire (black-f'aced) des Highlands. Il y a un vaste bassin houiller avec du minerai de fer dans les vallées de la Clyde et du Forth; des eaux minérales; on exploite du granit, du marbre, des ardoises, etc. Les côtes et les cours d'eau abondent en poissons. L'industrie, bien inférieure à celle de l'Angleterre, a pourtant des centres importants, surtout Glasgow et la vallée de la Clyde, Paisley, Dumfries, Aberdeen, Dundee, etc.

L'Ecosse, dont la capitale est Edimbourg, est divisée en 33 comtés :

DANS LES LOWLANDS.

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