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Il a imité avec talent les poètes français dans le Titurel et le Parcival, qui font partie du cycle du saint Graal.

Eschcuinajer ( CHARLES - ADOLPHE ) , né à

Neuenbourg (Westphalie), 1768-4861, professeur de médecine' et de philosophie à Tubingen, inclina vers'le mysticisme et mit la foi au-dessus de la philosophie. Il a écrit : Système de philosophie morale; Philosophie de la religion; la Philosophie de la religion de Hegel comparée avec le principe chrétien; l'Organon du Christianisme.

Eschine le Socratique, né à Athènes, disciple de Socrate, fut maltraité et méprisé par ses contemporains, comme sophiste, plagiaire, voleur II reste sous son nom trois dialogues.

Eschine, né dans le dème de Cothocide (Attique), 389-314 av. J.-C, fils d'un maître d'école, lutteur dans un gymnase, médiocre acteur, brave soldat, parla pour la première fois à la tribune en 360, et eut bientôt un rang distingué parmi les orateurs. Il fut d'abord ennemi déclaré de Philippe; mais, trouvant les peuples indifférents, il se laissa probablement gagner par l'or et les promesses du roi, et devint son serviteur. Les trois ambassades dont il fit

Bartie avec Démosthène le démasquèrent, et émosthène fut dorénavant son ennemi politique et son rival. Eschine fut dès lors le chef du parti macédonien à Athènes ; il défendit l'exilé Antiphon, fit rendre par les amphictyons un décret contre Amphissa et prépara ainsi la seconde guerre sacrée dont profita Philippe. Après Ghéronée, il entra en lutte directe avec Démosthène, surtout au sujet du procès de Ctésiphon ; il fut vaincu par le grand orateur, qui dévoila ses perfidies, et il fut forcé de s'exiler d'Athènes. Il vécut en Ionie, en Carie et fonda à Rhodes une école célèbre d'éloquence. 11 nous reste d'Eschine son discours contre Timarque, qui se pendit de désespoir; l'apologie de sa conduite dans l'affaire de l'Ambassade et le discours contre la Couronne.

Eschwege, v. de la prov. de Hesse-Nassau (Prusse), sur la Werra, à 44 kil. S.-E. de Casse!. Cuirs, draps, flanelles, commerce actif; 6,000 hab.

Eschweiler, v. de la Prusse Rhénane, à 14 kil. E. d'Aix-la-Chapelle. Houille; 4,000 hab.

Eschyle, né à Eleusis, 525-456 av. J.-C., d'une noble famille, combattit à Marathon, avec son frère Cynégire, à Salamine et à Platée. Il acquit une grande renommée par ses tragédies, mais quitta Athènes, vers 469, lorsqu'il vit que le jeune Sophocle l'emportait sur lui. Il mourut à Gela en Sicile. Il est certain qu'il ajouta beaucoup à l'appareil des décorations ; il inventa le masque et le manteau tragiques; il y joignit le cothurne ; il ajouta un personnage à l'unique acteur, qui faisait un récit entre deux chants du chœur; enfin il donna au style tragique une noblesse soutenue. Il avait, dit-on, composé 70

?ièces, dont 5 drames satiriques. Il nous reste tragédies : Prométhée enchaîné, les Sept chefs devant Thèbes, les Perses, Agamemnon, les Choéphores, les Euménides et les Suppliantes.

Esclaves (Guerres des) OU Guerres ser.

viles, luttes soutenues par les Romains contre leurs esclaves soulevés; la première eut lieu en Sicile, sous la direction d'Eunus, esclave à Enna, 439-133 av. J.-C; — la deuxième eut également pour théâtre la Sicile, 103-100 av. J.-C. ; Salvius, puis Athénion furent les principaux chefs des esclaves;— la troisième, qu'on apppelle aussi guerre des gladiateurs, éclata en Italie, 73-71 av. J.-C, et fut dirigée par Spartacus.

Esclaves (Côte des), partie de la Guinée, entre la Côte d'Or à l'O.'et le Bénin à l'E.

Esclave (Lac de 1'), dans lu Nouvelle-Bretagne (Amérique du Nord), reçoit la rivière de l'Esclave.

Esclavonie OU Slavonie. V. CROÀTIE-Slà- VON1E.

Escobar y lUendoza (ANTOINE), né à Valladoiid, 1589-1669, jésuite, a écrit de nombreux ouvrages de morale casuistique, attaqués par Pascal, censurés par la cour de Rome : la Théologie morale, 7 vol. in-fol.; le Traité de la justice et du droit, le Traité des cas de conscience, etc.

Escoïquiz (Don Juan), né en Navarre, 1762- 1820, chanoine de Saragosse. précepteur de l'infant Ferdinand, s'attira la haine de son premier protecteur, le prince de la Paix, et travailla à la révolution de 1808.11 suivit Ferdinand à Bayonne, à Valençay, fut exilé à Bourges, et perdit la faveur de son maître, redevenu roi d'Espagne.

Escoubleau. V. SOURDIS.

Escousse (Victor), né à Paris, 1813-1832, fit représenter avec succès le drame de Farruck le Maure; puis découragé par la chute de deux nouvelles pièces, il s'asphyxia avec son ami Auguste Lebras.

Escoutoux, bourg du canton et de l'arr. de Thiers (Puy-de-Dôme) ; 2,028 hab.

Escualdunac. V. BASQUES.

Eseuiape, dieu de la médecine, fils d'Apollon, élève du centaure Chiron, fut foudroyé par Jupiter, sur la plainte de Pluton. Ses fils, Machaon et Podalire, furent pères des Asclépiades, famille de médecins célèbres.

Escurial (E') OU Escorial, V. de la prOV.

de Ségovie (Espagne), à 40 kil. N.-O. de Madrid, célèbre par son château de Saint- Laurent, fondé par Philippe il, en mémoire de la victoire de Saint-Quentin. Commencé en 1563, terminé en 1584, par Jean-Baptiste de Tolède et Jean de Herrera, il a la forme d'un gril.

Escuroiies, ch.-l. de canton, arr. et à 10 kil. N.-E. de Gannat (Allier); 1,100 hab.

Esdras, docteur de la loi chez les Juifs, obtint d'Artaxerxès Longue-Main la permission de ramener dans leur pays des Hébreux encore exilés, 467 av. J.-C. Il réorganisa le culte à Jérusalem. Il nous reste 4 livres sous le nom d' Esdras; les deux premiers seuls sont canoniques, [mont Thabor.1

Esdreion, plaine près de Nazareth et duj

Esino, anc. GEsis, riv. qui vient de l'Apennin, traverse la Marche d'Ancône et finit dans l'Adriatique. Cours de 65 kil.

Eski-Hissar, v. de l'Asie Mineure, sur l'emplacement de Stratonicée, au S.-E. de Smyrne.

Eskild, archevêque de Lund (Suède), mort en 1181, se retira à Clairvaux, après avoir écrit le Droit ecclésiastique de Scanie.

Eski-Sagra, v. de Roumélie (Turquie), à 110 kil. N.-O. d'Andrinople. Eaux thermales; 16,000 hab.

Eski-Scheher, v. de l'Asie Mineure, à 40 kil. N. de Kutahiéh, près des ruines de Dorylée. Eaux thermales.

Eski.§tamboul, petit port au S.-E. de Ténédos, jadis Alexandria Troas.

Esia, affl. du Douro (Espagne), vient des monts des Asturies et a 200 kil. de cours.

Esiatz, affl. de gauche du Neckar, vient de la Forêt-Noire et passe à Sintzheim.

Esménard (JOSEPH - ALPHONSE), né à PéliS-

sanne en Provence, 1769-1811, proscrit comme royaliste, après le 10 août 1792, exilé au 18 fructidor, consul de France à Saint-Thomas, censeur des théâtres, membre de l'Institut, a été un versificateur facile de l'école de Delille. On lui doit le poème de la Navigation, et les paroles de deux opéras, Trajan et Fernand Cortez.

Esmeraidas, port., de la prov. de Guayaquil (Equateur).

Esmeraidas (Serra das), chaîne de montagnes du Brésil, où l'on a trouvé beaucoup d'émeraudes, entre les prov. de Minaa-Gerâes et de Porto-Seguro.

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Esneh, v. de la Haute-Egypte, sur la rive gauche du Nil, à 44 kil. S. de Thèbes, anc. Latopolis. Etoffes de cotou bleues ; centre du commerce des caravanes ; 5,000 hab.

Eson, roi d'Iolcos, père de Jason, détrôné par son frère Pélias, rétabli par son fils, rajeuni par Médée.

Esope, peut-être né en Phrygie, à Amorium, 620-560 av. J.-C, esclave, affranchi, protégé par Crésus, eut une vie fort peu connue, racontée par le moine byzantin Planude, dont la biographie est pleine de puérilités. Il n'a pas inventé fa fable, mais s'est distingué par la simplicité de ses récits et l'à-propos de ses moralités. Les Fables, que nous avons sous son nom, lui appartiennent par la donnée, mais leur prose est d'une époque bien postérieure.

Esope ou .Esopus, acteur tragique romain, rival de Roscius, ami de Cicéron, amassa de grandes richesses.

Espagnac (J.-B. -JOSEPH Damazit de Sa-

huguet, baron d'), né à Brive, 1713-1783, général distingué, a écrit : Journal historique des campagnes du roi, 1745-1748, 4 vol. in-8<> ; Essai sur la science de la guerre, 5 vol. ; Essai sur les grandes opérations de la guerre, 4 vol. ; Hist. du maréchal de Saxe, 3 vol.

Espagne, Hispania, Hesperia, Iberia, Etat du S.-O. de l'Europe, entre 36<> 0' 30" et 43<> 46' 40» lat. N , et entre 1» 0' 35" long. E. et U<» 50' 10" long, O. Elle a pour bornes : au N., le golfe de Gascogne, la Bidassoa, les Pyrénées, qui la sé-

garent de la France; à l'E., la Méditerranée; au ., la Méditerranée, le détroit de Gibraltar et l'océan Atlantique; à l'O., le Portugal et l'Atlantique. Elle a 507,036 kil. carrés de superficie.

Elle forme un vaste quadrilatère massif; quatre chaînes parallèles aux côtes soutiennent au centre le vaste plateau des deux Cast-illes; ce sont : au N., les monts Asturiens et Cantabres; à l'E., les monts Ibériens; au S., la sierra Morena; à l'O., des chaînes transversales, qui séparent nettement l'Espagne du Portugal. Ce plateau est coupé de l'E. à l'O. par deux chaînes, la sierra Guadarrama et les monts de Tolède ; il se compose de plaines vastes, monotones, stériles, sans eaux, sans arbres, qu'on appelle parameras et muelas. De chaque angle du plateau se détache une chaîne : au N.-O., les monts de Galice jusqu'aux caps Ortégal et Finisterre; au N.-E., les Pyrénées jusqu'aux caps Greuz et Gerbera ; au S.-E., les sierras Nevada et de Ronda jusqu'à la pointe de Tarifa; au S.-O., la sierra de Aroche. Ces montagnes ne sont pas généralement très élevées, mais elles présentent presque partout des crevasses, des défilés, des ravins impraticables. C'est donc un pays favorable à la guerre défensive, à la guerre de partisans, aux guérillas; les communications sont par là difficiles ; c'est un obstacle à l'unité réelle de l'Espagne. — Les cours d'eau ne sont pas d'une navigation facile et ne sont pas en Espagne les routes du commerce; la plupart sont des torrents dans presque tout leur cours. Les principaux tributaires de la Méditerranée sont : la Mouga, la Fluvia, le Ter, le Llobrégat, l'Ebre, le Guadalaviar, le Jucar, la Segura, le Guadallore, le Guadiaro; — dans l'Océan Atlantique se jettent la Bidassoa, le Nervion, le Nalon, la Navia, le Minho, le Douro, le Tage, le Guadiana, le Guadalquivir et le Guadalète.

Le climat est sain et tempéré dans la région du Nord ; sur le plateau, les hivers sont froids, les étés chauds et secs; au Sud, l'hiver est pluvieux, l'été brûlant; les plaines voisines de la Méditerranée sont souvent exposées au solano ou vent du midi. En général, les côtes sont d'une grande fertilité, on y cultive surtout l'olivier, le figuier, l'oranger, le citronnier, le mûrier, le grenadier, la vigne, etc.; le plateau

central, quoique la terre soit mal cultivée, produit d'assez abondantes moissons en céréales, mais, etc. On élève de belles races de chevaux, de mulets, de chèvres et surtout de nombreux troupeaux de moutons mérinos et autres. On ne trouve plus de métaux précieux, comme dans l'antiquité; mais il y a beaucoup de plomb, d'étain ; puis du fer, du mercure, du soufre, de la houille, des marbres et un grand nombre de sources minérales.

L'industrie et le commerce, jadis très-florissants, semblent renaître après une longue période de décadence. — H y avait, en 1879, 6,200 kil. de chemins de fer en exploitation.

L'Espagne, en y comprenant les Canaries, est divisée en 49 provinces, administrées chacune par un gouverneur, assisté d'un conseil provincial et d'une dépuiation provinciale. Le tableau suivant donne les noms des anciennes provinces (aujourd'hui capitaineries ou à peu près), des intendances nouvelles qui y correspondent, avec la population :

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