EST
Esquibien, bourg du canton de Pont-Croix, arr. de Quimper (Finistère); 2,141 hab.
Esquiiin (Mont), l'une des 7 collines de Rome, à i'E., réunie à la ville par Servius Tullius.
Esquimaux, mangeurs de poisson cru, dont le nom véritable est Huskie, habitants des Terres arctiques du Nouveau Monde. Les grands Esquimaux sont dans le Groenland; les petits Esquimaux vivent du Labrador au détroit de Behring.
Esquiroi (Jean-Etienne-Dominique), né à Toulouse, -1772-1840, médecin de la Salpétrière, 1811, s'occupa surtout des maladies mentales.
Essarts (Les), ch.-l. de canton, arr. et à 18 kil. N.-E. de La Roche-sur-Yon (Vendée);
Essarts (PIERRE Des), prévôt de Paris et
surintendant des finances, 1360-1413, fut mis à mort par les Cabochiens.
Essarts (CHARLOTTE Des), comtesse DE Ro-
morantin, 1580-1651, maîtresse de Henri IV, dont elle eut deux filles, épousa le maréchal de l'Hôpital.
Essé (André de Montaiembert, seigneur D1), 1483-1558, se distingua dans les guerres d'Italie, en Ecosse, amena Marie Stuart en France et fut tué en défendant Thérouanne.
Essé, bourg du canton de Rhétiers, arr. de Vitré (Ille-et-Vilaine), célèbre par un monument druidique, la Grotte d'Esse; 1,500 hab.
Essedons, anc. peuple de la Scythie, à l'E. du Palus-Méotide.
Essen, v. de la Prusse Rhénane, au N.-E. de Llisseldorf. Armes, machines, teintureries, tanneries ; 57,000 hab.
Essen (Jean-Henri, comle), 1755-1824, général suédois, gouverneur de Norvège, 1814, grand maréchal, 1816.
Esséniens, secte de Juifs, vivant en commun près de la mer Morte, niant le libre arbitre.
Essequibo, fi. qui sépare le Venezuela de la Guyane anglaise et finit dans l'Atlantique ; 700'kil. de cours. [château de Venasque.]
Essera, affl. de la Cinca (Espagne), passe auj
Essex (Royaume d') ou des Saxons de l'Est, fondé en 526, avec Londres pour capitale.
Essex, comté d'Angleterre, au N. de l'embouchure de la Tamise, arrosé par la Tamise, le Blackwater, le Chelmer, la Colne, la Stour, avec des prairies fertiles, où l'on élève beaucoup de moutons et produisant beaucoup de plantes potagères. Le ch.-l. est Chelmsford.
Essex (Robert Devereux, comte d'), 1567- 4601, gendre du comte de Leicester, favori de la reine Elisabeth, grand écuyer, 1587, se distingua en Hollande, en Portugal, en France, alla piller Cadix, 1596, mais échoua en voulant réduire l'Irlande soulevée. Condamné à perdre ses emplois, irrité contre les ministres, il tenta une révolte dans les rues de Londres, fut arrêté et périt sur l'échafaud.
Essex (Robert Deverem , comte d'), fils du précédent, 1592-1646, nommé lord chambellan par Charles 1er, se déclara pour le Parlement, fut vainqueur a Newbury des royalistes, mais fut obligé, par sa santé, de laisser le commandement.
Essex (Arthur Capel, comte d'). V. Capel.
Essiing, village à 11 kil. E. de Vienne (Autriche), en face de l'île Lobau. Bataille acharnée des 21 et 22 mai 1809. Masséna y reçut le titre de prince d'Essling.
Essiingea, v. du Wurtemberg, sur le Neckar, à 15 kil. E. de Stuttgart. Cour d'appel. Filatures, blanchisseries, machines; 21,000 hab.
Essonnes, bourg du canton, de l'arr. et à 2 kil. S.-O. de Corbeil (Seine-et-Oise), sur VEssonnes. Fabr. de papier, de toiles, etc. ; 6,083 hab.
Essonnes, affl. de gauche de la Seine, vient
de la forêt d'Orléans et finit à Corbeil. Cours de
Essoyes, ch.-l. de canton, arr. et à 16 kil. S.-E. de Bar-sur-Seine (Aube); 1,516 hab.
Est, Levant ou Orient, l'un des points cardinaux, celui où le soleil semble se lever.
Estaço (Achille) ou Achille Startius, poète portugais, 1524-1581, fut surtout célèbre par son érudition et l'élégance de son style latin.
Estagel, v. du canton de La Tour de France, arr. et a 21 kil. O. de Perpignan (Pyrénées-Orientales), sur l'Agly Eaux-de-vie, huiles d'olives. Patrie d'Arago ; 2,980 hab.
Estaing (Charles-Henri, comte d') , né au château de Ruvel (Auvergne), 1729-1794, servit dans l'Inde sur terre et sur mer, et y devint lieutenant général. Dans la guerre d'Amérique, il se distingua par son courage, 1778-1780, enleva la Grenade, échoua devant Savannah et fut disgracié. Membre libéral de l'assemblée des notables, 1787, commandant, de la garde nationale de Versailles, amiral, 1792, il périt sur l'échafaud révolutionnaire.
Estaing, ch.-l. de canton, arr. et à 10 kil N -O. d'Espaliun (Aveyron); 1,774 hab.
Estaires, v. du canton de Merville, arr. et à 20 kil. S.-E. d'Hazebrouck (Nord), sur la Lys. Toiles, blanchisseries; 6,735 hab.
Est.Angiie, royaume fondé dans la Bretagne par les Angles, en 571, au N. du roy. d'Essex, sur la mer du Nord. La capit. était Dùmvich.
Estatz (Le Pic d'), l'un des sommets les plus élevés des Pyrénées centrales (3.234 met.).
Este, jadis Ateste, v. de la prov. et à 26 kil S.-O. de Padoue (Italie), sur le canal d'Esté. Moulineries de soie, eaux minérales; 10,000 hab.
Este (Maison d'), famille ancienne d'Italie, dont les premiers chefs gouvernaient en Toscane au xe s. Les marquis d'Esté, à la tête des Guelfes, s'emparèrent d'Esté, Rovigo,Pontremoli, Ferrare, Modene, etc.
Este (Albert-Azzo d')» mort très-âgé en 1117, se déclara pour les papes contre Henri IV. Son fils, Welf ou Guelfe, obtint la Bavière, 1071, et fut la souche de la maison de Brunswick. — Parmi les princes de la maison d'Esté les plus célèbres furent : Obizzo /er, membre de la ligue lombarde contre Frédéric Ier, podestat de Padoue; — Nicolas III, seigneur de Modène, Ferrare, Parme, Reggio, 1384-1441, bon général, assassiné à Milan ; — Lionel, mort en l4o0, protecteur des lettres; — Hercule Ier, duc de Ferrare et de Modène, protecteur, à la fin de xve s., de Boïardo, de l'Arioste, etc.; — Alphonse I**, son fils, membre de la ligue de Cambrai contre Venise, 15G8, fut le partisan des Français, comme son frère, le cardinal Hippolyte d'Esté; — Hercule II, fils d'Alphonse Ier et de Lucrèce Borgia, mort en 1559, époux de Renée de France, tille de Louis XII, protecteur du Tasse , — Alphonse II, son fils, fut au contraire le persécuteur du grand poète; — François /", duc de Ferrare, 1610-1658, servit l'Espagne, puis la France, et fit épouser à son fils Alphonse IV Laure Martinozzi, nièce de Mazarin; — Renaud, fils de FrançoïsTer, 1655- 1737, d'abord cardinal, puis duc de Modène, eut à souffrir des guerres entre la France et l'Autriche, de 1702 a 1730; il acquit cependant le duché de la Mirandole et le marquisat de Concordia; — Hercule-Renaud, duc de Modène, fils de François III, perdit ses Etats au traité de Campo-Formio, 1797. Sa fille épousa l'archiduc Ferdinand d'Autriche, qui fonda la maison d'Autriche-Este. Ses successeurs ont régné de 1815 à 1839 sur Modène, Reggio, La Mirandole, Massa, Carrare et Guastalla.
Esteiia, v. de la prov. et à 25 kil. S.-O. de PampeJune (Navarre), dans un pays très accidenté ; 7,000 hab. Estepa.-ia-Vieja, Astapa , v. de la prov.