‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 177 sur 657 · EUL · texte numérisé non relu

EUL

langue est encore inconnue. Auj. Toscane.

Etrnrie (Royaume d'), donné aux Bourbons de Parme par Bonaparte, 1801, converti en 3 départements français, 1807.

Etsch, nom de l'Adige ou du cours d'eau passant près de Glurns, à Prad, à Méran, et qui, réuni a VEy&ach, forme l'Adige.

Ettenheim, v. du grand-duché de Bade, où le duc d'Enghien fut enlevé en 1804; 3,500 hab.

Ettiingen, v. du grand-duché de Bade, à 7 kil. S. de Carlsruhe; 4,500 bab.

Etymander, nom ancien de YHelmend.

Eu, ch.-l. de canton, arr. et à 29 kil. N.-E. de^ Dieppe (Seine-Inférieure), sur la Bresle, anc. A chef-lieu d'un comté, qui date du xe s., et finit par appartenir à la maison d'Orléans ; beau château avec un parc; 5,105 hab.

Eubée, île de la mer Egée, sur les côtes de la Grèce, dont elle était séparée par l'étroit canal de l'Euripe ; riche en métaux précieux et en blé. Peuplée par des Abantes, des Ioniens; possédée par Athènes, elle lui fut disputée par les Spartiates et les Macédoniens. Les villes «princ. étaient Chareis, Erêtrie, Garyste. C'est auj. iXégrepont ; 4,199 kil. carrés et 95,000 hab.

Eubuiide, phiLosophe grec, né à Milet, ennemi d'Aristote, fonda la dialectique éristique, et fut l'un des principaux sophistes.

Euimius, poète comique d'Athènes, vers 370 av. J.-C. — Orateur contemporain de Démosthènes.

Eucher (Saint), mort en 450, théologien gaulois, moine à Lérins, évêque de Lyon, a écrit : Z)e laude Eremi, Epist-ola de contemptu mundi, etc. Fête, le 16 novembre.

Euciide, disciple de Socrate, fondateur de l'école subtile de Mégare.

Euciide, grand géomètre, vivait vers 300 av. J.-G. Maîlre d'une école célèbre à Alexandrie, il composa ses Eléments, chef-d'œuvre d'exposition claire et précise, divisés en 15 livres, sur la géométrie et l'arithmétique. On possède encore d'Euclide des Traités sur la Musique, les Phénomènes célestes, l'Optique, la Catoptrique, etc.

EudaemonMlohanBès (ANDRÉ), jésuite, né à

La Canée (Candie), mort en 1625, professeur à Rome, théologien en France, a écrit une Apologie du P. Garnet; on lui attribue des libelles contre Henri IV et Louis XIII.

Eudamidas, de Gorinthe, légua à ses amis sa mère et ses enfants, que sa mort réduisait à la misère. C'est le sujet d'un beau tableau du Poussin.

Eudes ou Endon, duc d'Aquitaine et de Vasoonie, 665-735, soutint d'abord les Neustriens contre Charles Martel; puis attaqué par les Arabes d'Espagne, vainqueur près de Toulouse. 721, vaincu a Bordeaux, implora le secours du duc d'Ostrasie, contribua à la victoire de Tours, 732, et se reconnut son vassal.

Eudes, comte de Paris, fils de Robert le Fort, défendit Paris contre les Normands, 886 ; fut reconnu roi de France, 887; battit les Normands à Montfaucon, partagea le titre de roi avec Charles le Simple, et mourut en 898.

Eudes de Diontreuil, habile architecte, mort en 1289, accompagna saint Louis dans sa première croisade, et éleva plusieurs églises à

Eudistes, congrégation de prêtres, fondée à Caen, 1643, par Eudes de Mézeray, frèrede l'historien ; ils se vouent généralement à l'instruction.

Endoxe, né à Cnid-e, vivait au ive s. av. J.-G., et fut élevé de Platon. 11 étudia les sciences en Egvpte, fonda une école à Cnide; composa des ouvrages d'astronomie, le Miroir, les Phénomènes et fit plusieurs inventions, comme celle des sphères concentriques.

Eudoxe de Cyuque. voyageur grec du n« s.

av. J.-C, aurait, dit-on, fait le tour de l'Afrique, de la mer Rouge à Gadès.

Eudoxie, fille du comte franc Bauto, épouse de l'empereur Arcadius, poursuivit de sa haine Rufin, Eutrope, saint Jean Ghrysostome et mourut en 404.

Eudoxie, Athénaïs, 394-461, fille d'un sophiste, épouse de Théodose II, fut exilée à Jérusalem. Il nous reste d'elle un poème en 3 livres Sur la vie et le martyre de saint Cyprien.

Eudoxie, Licinia, 422-464, fille des précédents, épouse de Valentinien III, contrainte d'épouser son meurtrier, Maxime, 455, appela le Vandale Genséric, qui l'emmena captive en Afrique avec ses deux filles.

Eudoxie, Macrembolitissa, impératrice d'Orient au xi« s., femme de Constantin Ducas, gouverna d'abord avec ses trois fils, épousa Romain Diogène, puis fut reléguée dans un couvent par son fils Michel VII. Elle composa un Dictionnaire poly graphique.

Eufemia (Santa-), port de la Calabre Ultérieure IIe (Italie), sur le golfe du même nom.

Euganéens (Monts), rameau des Alpes Cadoriques, entre l'Adige et la Brenta, finissant près de Vérone.

Eugène, rhéteur de Vienne en Gaule, proclamé empereur par Arbogast, 392, battu près d'Aquilée par Théodose et décapité, 394.

Eugène (Saint), évêque de Carthage, mort en 505, défendit l'orthodoxie contre les Vandales ariens, fut exilé et mourut à Vienne en Gaule. Il avait composé une Profession de foi. Fête, le 13 juillet. [battit les hérésies.]

Eugène I" (Saint), pape de 654 à 658, com-J

Eugène il, pape de 824 à 827.

Eugène m, pape de 1145 à 4153, élève de saint Bernard à Clairvaux , fit prêcher une 2e croisade, et eut à lutter contre l'hérétique Arnaud de Brescia.

Eugène iv, né à Venise, pape de 1431 à 1447, eut à lutter contre les Colonna et François Sforza, ne rentra dans Rome qu'en 1443, pendant que les Hussites désolaient la Bohême, pendant que le concile de Bâle menaçait la suprématie pontificale. On lui opposa même Félix V. Son légat, le cardinal Cesarini, excita Ladislas, roi de Hongrie et de Pologne, contre les Turks, et amena le désastre de Varna, 1444.

Eugène (François-Ecgène de Sayoie-Cari- GNAis, dit le Prince), fils du comte de Soissons et d'Olympe Mancini, nièce de Mazarin, né à Paris, 1663-1736, repoussé par Louis XIV, se mit au service de Léopold Ier, et devint feld-maréchal, 1693. Vainqueur des Turks à Zentha, il leur imposa la paix de Carlowitz, 1699. Dans la guerre de la Succession d'Espagne, il battit Catinat et Villeroy en Italie, mais fut arrêté par Vendôme. De concert avec Marlborough, il remporta la victoire d'Hochstœdt, 1704. La victoire de Turin, 1706, donna l'Italie à l'Autriche. Il triompha encore à Oudenarde, 1708, à Malplaquet, 1709; mais vaincu par Villars à Denain, 1712, puis sur les bords du Rhin, il signa le traité de Rastadt, 1714. Dans une nouvelle guerre contre les Turks, il fut vainqueur à Peterwaradein, 1716, devant Belgrade, et fit signer la paix de Passarowitz, 1718.

11 servit encore sur le Rhin, mais avec moins de gloire, en 1733. 11 mourut à Vienne, avec la réputation d'un des plus grands capitaines des temps modernes.

Eugène de Beauharnais. V. BeAUHARNAIS.

Eugubium, auj. Gubbio, anc. ville d'Ombrie, où l'on a découvert 7 tables d'inscriptions (Tables eugubines), dont 2 en latin et 5 en ombrien.

Euialie (Sainte), née à Mérida (Espagne), brûlée vive à l'âge de 12 ans, vers 304. Fête, le

12 février.

Euieii-Gei>5rge (Monts des Hiboux) contre-

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fort des Monts des Géants, entre la Neisse et la Bober.

Euier (Léonard), né à Bàle, 1707-1783, élève de Jean Bernouilli, de bonne heure bon mathématicien, fut professeur en Russie, à Berlin, et par son génie obtint la réputation la mieux méritée. Parmi ses nombreux ouvrages on cite : Dissertatio physica de sono; Mechanica, 2 vol.; Introduction à l'arithmétique, 2 vol., Methodusinveniendi lineas curvas...; Introductio in analysin infinitorum; Scientia navalis, 2 vol.; Institutiones calculi differentialis; Institutiones calculi integralis, 4 vol. ; Lettres à une princesse d'Allemagne sur quelques sujets de physique et de philosophie, 3 vol. in-8° ; Introduction à l'algèbre ; Dioptrica, etc., et plus de 700 Mémoires.

Eumène de Cardie, commandant des hétaïres sous Alexandre, gouverneur de Cappadoce et de Paphlagonie, défendit, le régent Perdiccas, montra de grands talents, mais fut trahi et égorgé par ses soldats, 315.

Eumène Ier, roi de Pergame, 263-241 av. J.-C.

Eumène il, roi de Pergame, 197 à 159 av. J.-C, s'allia étroitement aux Romains, reçut une partie de l'Asie Mineure, après la défaite d'Antiochus, et dénonça Persée à Rome.

Eumène m, fils du précédent, régna un an sous la tutelle de son oncie Attale.

Eumène, rhéteur latin, né à Autun, 250-311 ou 315, a laissé un discours, puis les Panégyriques de Constance Chlore et de Constantin.

Euménides, bienveillantes, nom donné aux Furies par antiphrase.

Eumolpe, fils de Neptune, né en Thrace, institua, dit-on, les mystères d'Eleusis.

Ennape, rhéteur grec, né à Sardes, 347-420, adversaire ardent du christianisme, a écrit les Vies des philosophes.

Eunome, hérésiarque du ive s., enseigna que le Saint-Esprit est une production du Fils ; il eut pour adversaires saint Basile et saint Grégoire de Nysse.

Eunus, esclave syrien, fut le chef de la première guerre servile, en Sicile, 133 av. J.-C.

Eupatoria ou Koslov, anc. Pompeiopolis, v. du gouvern. de Tauride (Russie), sur la mer Noire, au N.-O. de Sébastopol; 6,000 hab.

Eupatrides, aristocratie d'Athènes.

Eupen, v. de la Prusse Rhénane, à 16 kil. S. d'Aix-la-Chapelle; 15,000 hab.

Euphranor, peintre et sculpteur grec de Corinthe, du ive s. av. J.-C, rival de Parrhasius.

Euphrate, en turc Frat, fi. de la Turquie d'Asie, vient des monts d'Arménie, coule vers le S.-E., se joint au Tigre, et se jette dans le golfe Persique, sous le nom de Chat-el-Arab.

Euphrosyne, l'une des trois Grâces.

Eupoiis, poète athénien de l'ancienne comédie, 446-411 av. J.-C, attaqua hardiment ses contemporains.

E«re, Ebura, affl. de gauche de la Seine, arrose Chartres, Maintenon, Nogent-Ie-Roi, Anet, Ivry, Louviers. Cours de 230 kil.

Eure, départ, de France, formé de l'anc. Normandie (Vexin normand, pays d'Ouche, partie du Lieuvin et du Roumois). Superficie : 595,765 hectares; population, 364,290 hab. Il a 5 arrond. : Evreux, les Andelys, Bernay, Louviers, Pont- Audemer;36 cantons et 700 communes; arrosé par la Seine, l'Andelle, l'Eure, la Rille, il produit céréales, lin, chanvre; élève chevaux, bœufs, moutons, porcs ; a une industrie manufacturière trèsflorissante. Il forme le diocèse d'Evreux, est du ressort de la Cour d'appel de Rouen et de l'Académie de Caen ; 3° région militaire.

Eure-et-Loir , départ, de France , formé d'une partie de l'anc. Orléanais (Reauce, Dunois, Perche, Drouais, Thimerais), ayant 587,430 hecres et 280,097 habitants. Pays agricole surtout,

fertile on céréales, avoine, fourrages; nourrissant des chevaux percherons estimés et beaucoup de volaille. Fabr. de draps communs, filatures de laine et de coton, etc. Il comprend 4 arrond- : Chartres, Châteaudun, Dreux, Nogent-le-Rotrou ; 24 cantons et 4v26 communes. Il forme le diocèse de Chartres, est du ressort de la Cour d'appel et de l'Académie de Paris ; 4° région militaire.

Eurïc, roi des Wisigoths, successeur de son frère, Théodoric II, 466-484, se donna comme un roi indépendant, conquit le pays entre le Rhône, la Loire, l'Océan, prit l'Auvergne, Arles, Marseille ; mais persécuta les catholiques.

Euripe, auj. canal de Négrepont, entre l'Eubée et les côtes de la Béotie et de l'Attique.

Euripide, l'un des trois grands poètes tragiques de la Grèce, né à Salamine, 480-406 av. J.-C, fils d'un cabaretier et d'une marchande de légumes, étudia la peinture, la rhétorique, la philosophie et fut l'ami de Socrate. Il composa 75 tragédies et ne remporta, dit-on, le prix que 5 fois. Il nous reste de lui 18 tragédies : Hécube, Or este, les Phéniciennes, Médée, Hippolyte, Alceste, Andromaque, les Suppliantes, Iphigénie en Aulide, Iphigénie en Tauride, Rhésus, les Troyennes, les, Bacchantes, les Héraclides, Hélène, Ion, Hercule furieux, Electre; et, de plus, un drame satirique, le Cyclope. Moins apprécié par les Grecs que par les modernes, moins digne, moins religieux que Sophocle, il a peint avec talent les passions, les sentiments éternels de l'àma.

Europe, la plus petite des cinq parties du monde, mais la plus peuplée relativement, la plus puissante et la plus civilisée. C'est une sorte de presqu'île à l'O. de l'Asie, entre l'océan Glacial arctique au N., l'océan Atlantique à l'O. ; la Méditerranée au S. la sépare de l'Afrique. Comprise entre 36<> et 71° lat. N., et entre 12o 40' long. O. et 60° 30' long. E., elle a 5.400 kil. dans sa plus grande longueur, du cap Waïgatz au N.-E. jusqu'au cap Saint-Vincent au S.-O. Sa superficie est de 9,857,300 kil. carrés. — Ses côtes sont profondément découpées, dans l'océan Glacial (mer Blanche) ; dans l'Atlantique (mers du Nord, Baltique, avec ses grands golfes, Manche, mer d'Irlande, golfe de Gascogne) ; dans la Méditerranée (golfes du Lion et de Gênes, mers Tyrrhénienne, Ionienne, Adriatique, de l'Archipel, de Marmara, mer Noire, mer d'Azov). La mer Caspienne, qui baigne l'Europe au S.-E., est un grand lac. Les golfes, les détroits, les îles nombreuses, placées près de tous ses rivages, multiplient et facilitent les communications entre les peuples. — L'Europe est divisée en deux grands versants de mer par une longue ligne de hauteurs, montagnes, collines ou plateaux, des monts Ourals au N.-E. jusqu'au cap Tarifa au S.-O., au détroit de Gibraltar, qui fait communiquer l'Atlantique à la Méditerranée. Le système montagneux des Alpes est comme le centre du relief européen, entre trois grandes régions, France, Allemagne, Italie. Il se rattache directement, vers le S., au système allongé des Apennins, qui forme comme la charpente de la péninsule Italienne; vers le S.-O., par les ramifications du Jura, des Vosges, des Cévennes, qui traversent la France, au système des Pyrénées, muraille épaisse entre la France et l'Espagne, et au système Ibénen, qui couvre de ses branches nombreuses toute la péninsule Ibérique ; au S.-E., il se relie au système des Balkans et à leur prolongement, le système des Alpes Helléniques, qui déterminent la péninsule Turco-Hellénique. Une chaîne peu élevée unit vers le N. le massif des Alpes à un ensemble de montagnes, moins considérables, mais encore importantes; par les Alpes de Constance, de la Forêt-Noire, de Souabe, de Franconie, on re- i joint les monts de Bohême et le système des l monts Hercyniens; aux montagnes de Bohème ^

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se rattachent les Karpathes. Les Alpes Scandinaves, les montagnes des îles d'un côté ; et, de l'autre, la chaîne de l'Oural et la haute barrière du Caucase, sont comme séparées de l'ensemble du relief européen.

Les deux grands versants de l'Europe se divisent chacun en quatre grands bassins de mer, qui reçoivent des fleuves nombreux.

Dans le versant du N. et du N.-O.

4o Dans le bassiîi de l'océan Glacial : la Dwina septentrionale, la Kara, la Petchora, le Mézen, J'Onéga, la Tana.

2<> Dans le bassin de la mer Baltique : la Neva, la Dûna, le Niémen, la Prégel, la Vistule, l'Oder, le Glommen, la Gotha, la Dal, la Liusna, l'Indal, l'Uméa, la Pitéa, la Luléa et la Tornéa.

3° Dans le bassin de la mer du J\ord : l'Elbe, le Weser, l'Ems, le Rhin, la Meuse, l'Escaut, la Tamise, l'Ouse, l'Humber.

4« Dans le bassin de V Atlantique (Mer d'Irlande, Manche, golfe de Gascogne) : la Glyde, la Severn, le Shannon. la Somme, la Seine, le Blavet, la Vilaine, la Loire, la Charente, la Gironde, l'Adour, le Minho, le Douro, le Tage, le Guadiana, le Guadalquivir.

Dans le versant du S. et du S.-E.

i° Dans le bassin de la Méditerranée occidentale : la Segura, le Jucar, l'Ebre, l'Aude, l'Hérault, le Rhône, le Var, l'Arno, le Tibre, le Volturne.

2° Dans le bassin de la Méditerranée orientale (mer Ionienne, Adriatique, Archipel , mer de Marmara) : le Pô, l'Adige, le Drin, la Voïoutza, le Vardar, la Maritza.

3° Dans le bassin de la mer Noire (mer d'Azov) : le Danube, le Dniestr, le Dniepr, le Don, le Kouban.

4° Dans le bassin de la mer Caspienne : le Térek, la Kouma, le Volga, l'Oural.

L'Europe a des lacs nombreux, surtout au N. (Suède et Russie), en Suisse et en Italie. — Jadis remAuée par l'action des feux souterrains, elle n'a plus que quelques volcans, le Vésuve, le volcan de Stromboli, l'Etna.

L'Europe est presque tout entière dans la zone tempérée, et le climat est encore adouci par l'influence de la mer, qui baigne tant de rivages en Europe, surtout par les tièdes émanations du grand courant de l'Atlantique, le Gulf^Stream, enfin par les vents du S. et du S.-E., qui viennent de l'Afrique, mais qui ont été tempérés en 'traversant la Méditerranée. Aussi l'Europe a-t-elle des productions nombreuses et variées ; elle renferme les minéraux les pJus utiles, les espèces d'animaux qui peuvent le mieux fournir aux besoins de l'homme. Enfin la population de l'Europe appartient, en grande partie, a la race de l'espèce humaine qui paraît être la plus heureusement douée, la plus intelligente et la plus laborieuse. C'est la race blanche, indo-germanique ou aryenne, à laquelle appartiennentles Celtes, les Germains, les Scandinaves, les Slaves, les Lettons, les peuples qu'on désigne souvent par le nom général de Pélasges, et qui ont jadis fourni les populations des trois grandes péninsules méridionales. Plusieurs peuples, d'origine scythique ou tatare, sont devenus semblables aux peuples de la race aryenne, comme les Finnois, les Magyares, probablement les Ibères. Les peuples de race tatare habitent aux extrémités de la Russie, Talars-Nogaïs, Baschkirs, Kalmouks, Samoyèdes; les Turks Osmanlis sont campés dans l'empire Ottoman. Enfin, il y a des Juifs, de la race sémitique, dans la plupart des pays de l'Europe.

Sauf ces derniers, tous les Européens sont chrétiens; le catholicisme domine dans le Sud; les différentes sectes du protestantisme dans le Nord; la religion grecque dajis l'Est.

Les huit régions naturelles de l'Europe sont :

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