ALI
lien, né à Venise, 4712-4764, cultiva avec succès les arts, les sciences et les lettres, et eut de nombreux amis. Ses Œuvres forment 47 vol., Venise, 1791-1794.
Aigarves (Le Couchant), prov. au S. du Portugal, d'une superf. de 4,858 kil. carres, d'une popul. de 199,000 hab. Pays montueux, fertile seulement en fruits et vins estimés. Les villes sont : Faro* la capitale, Tavira, Castro-Marim, Lagos, Sagres.
Algau, Algaviennes. V. ALPES.
Aigazzaii, philosophe arabe, né à Tous en Perse, 4058-1414, professa à Bagdad, à Damas, à Jérusalem, à Alexandrie, et défendit surtout dans ses nombreux ouvrages la religion de Mahomet.
Alger (Province d'), au centre de l'Algérie, comprend les 5 arrond. d'Alger, Blidah, Médéah, Milianah, Dellys ; — et les 6 subdivisions militaires d'Alger, Dellys, Aumale, Médéah, Milianah, Orléansville. — Les autres villes sont : Koléah, Bouffarik, Cherohell, Tenez, Aït-Lhassen, Laghouat, Metlili, Ouargla.
Alger, IcOSium, OU Al-»jezaïr (l'Ile) , cap.
de l'Algérie, sur la baie d'Alger, a un port militaire de 86 hectares, formé récemment par une grande jetée et un arsenal considérable. Elle s'élève en amphithéâtre, dominée par la citadelle, ou Kasbah; son enceinte est protégée par plusieurs forts. Archevêché, Cour d'appel, Académie universitaire. Le comm. est considérable. Les indigènes font des broderies sur cuir en or et en argent pour selles mauresques, pantoufles, etc. ; il y a des tanneries, des teintureries. Alger est à 8"00 kil. de Marseille ; 64,000 hab.
Algérie, possession française, au N. de l'Afrique, entre le Maroc à YO., la Tunisie à l'E. Elle a environ 900 kil. de l'O. à l'E,. et peut-être autant du N. au S. La superf. est d'environ 500,000 kil. carrés ; suivant d'autres, de 669,000. C'est comme un bloc immense entre la Méditerranée et le Sahara ; elle est traversée de l'O. à l'E. par le Petit Atlas, le Moyen Atlas et le Grand Atlas. Les cours d'eau sont nombreux, mais peu considérables, sauf le Chéliff (690 kil.); ils ne sont
F as navigables et sont souvent à sec pendant été. — L'Algérie comprend trois régions parallèles : 4° Tell, au N., terre d'habitation, cultivable sur une grande partie de son étendue ; 2° la région des Hauts- Plateaux, entre le Moyen et le Grand Atlas, pays de steppes, sans arbres, avec des lacs salés (Chotts ou Sebkhas) ; 3° le Grand Atlas, et le Sahara, région basse, sablonneuse, parsemée d'oasis. — Il y a des mines qu'on commence à exploiter, d'assez grandes richesses végétales ; des forêts ; de vastes pâturages où on élève chameaux, chevaux estimés, moutons, etc. L'industrie est encore peu développée ; mais le commerce par mer. surtout avec la France, dépasse 300 millions. — L'Algérie, administrée par un gouverneur général, est divisée en 3 provinces: d'Oran à l'O., (f Alger au centre, de Constantine à l'E., comprenant chacune un territoire civil ou département et un territoire militaire. — La population se compose de 360,000 Européens et d'environ 2,480,000 indigènes, Arabes, Kabyles, Maures, Koulouglis, qui sont musulmans juifsr,etc. — L'Algérie (Mauritanie Césarienne et Numidie) a été conquise par les Français, de 4830 à
Aigésiras, Julia Transducta, v. delà prov. de Cadix (Espagne), port sur la baie de ce nom, à 42 kil. O. de Gibraltar; 44,000 hab.
Aighero, port de Sardaigne, à l'O. Evêché ; pêche du corail; 7,000 hab.
Aighidin ' (Monts), chaîne de collines peu élevées, unissant l'Oural à l'Altaï, au S.-O. de la Sibérie.
Aigîde (Mont), auj. Monte Artemisio, colline du Latium, près des Volsques et des Eques.
Algonquins, peuple indien de rAmériqué sept., jadis puissant du Canada à la Caroline; il comprenait beaucoup de tribus.
Aiguazîi, agent de justice en Espagne.
AUHakem i^? khalife de Cordoue, 795-824, fils d'Heschaœ 1er, lutta contre les révoltes de Soleiman et Abdallah, ses oncles, de Cordoue, et contre Louis, roi d'Aquitaine.
Ai.iiakem il, khalife de Cordoue, 964-976, fils d'Abdérame III, reprit Zamora au roi de Léon.
Al.Hakem Biamrillah , khalife fatimite
d'Egypte, 996-4021 , persécuta les juifs et les chrétiens; il voulut fonder une nouvelle secte religieuse. [nade Eaux minérales , 6,000 hab.]
Aihama, v. d'Espagne, à 44 kil. S.-O. de Gre-J
Aihambra, vaste forteresse de Grenade, servit de palais aux rois maures, fut commencée au xnie siècle, et achevée en 4338.
Aihucemas, l'un des presidios (forteresses) de l'Espagne sur les côtes N. du Maroc.
Ali, fils d'Abou-Taleb, cousin de Mahomet, né à La Mecque, 602-661, fut son premier vizir, se distingua par son courage et son dévouement, épousa sa fille Fatime, et, après la mort du prophète, vécut dans la solitude. Khalife en 655, il triompha de plusieurs rebelles, mais fut assassiné pendant qu'il luttait contre Moaviah. Son tombeau, â Koufa, est encore un lieu de pèlerinage. Ses descendants portent le nom de Fatimites. On a de lui un recueil de Sentences.
Aii-Ben-Ei-Abbas, médecin arabe, mort vers 995, a publié le Livre royal, code des médecins jusqu'à Avicenne.
Aii-Àboui.Hassan, 20e roi de Grenade, 4466- 4484, eut à lutter contre les chrétiens et contre son fils, Boabdil.
Ali-Bey, chef des Mameluks, 4728-4773, d'abord esclave en Egypte, l'un des 24 beys des Mameluks, s'empara du pouvoir en 4766, prit La Mecque, la Syrie, mais tomba au pouvoir de Mourad-Bey, qui le fit tuer.
Ali (Ibn-Joussouf-Ibn-Tachefik), sultan des Almoravides, 4406-4442, maître du Maroc et d'une partie de l'Espagne, vit le commencement du soulèvement des Almohades.
Ali-Pacha, né à Tébélen, en Albanie, 4744- 4822, servit le sultan contre les Busses, devint pacha de Janina, 4788 , et s'empara de toute l'Albanie, 4797. En relations amicales avec Napoléon et avec les Anglais, il étendit au loin sa puissance, amassa de grands trésors et se rendit presque indépendant; les Anglais lui vendirent même Parga. Mahmoud le mit "au ban de l'empire, en 4849 ; il se défendit dans Janina, après avoir soulevé les Grecs, se rendit et fut mis à mort. [ville, 4728-4788.1
Aliamet (Jacques), graveur français d'Abbe-J
Alibert (Jean-Louis), médecin, né à Villefranche, 4766-4837, fit des maladies de la peau son étude favorite. On lui doit : Traité complet des maladies de la peau; — Eléments de thérapeutique; — Physiologie des passions; etc.
Aiibrandi (Jérôme), peintre de Messine, 4470- 4524, élève de L. de Vinci, eut beaucoup de grâce et un bon coloris.
Alicante, prov. de l'anc royaume de Valence (Espagne), sur la Méditerranée, d'une superf. de o,434 kil. carrés, d'une popul. de 408,000 hab. Les princ. villes sont : Alicante, Alcoy, Elche, Orihuela, Monovar.
Alicante, Lucentvm, capit. de la prov., bon port, très commerçant, défendu par une citadelle, sur la Méditerranée. Commerce de vins, fruits secs , huile , sparterie ; fabriques de cigares ; 35,000 hab.
Alicata, Phintias, port de Sicile, à 35 kil. S.-E. de Girgenti. Commerce de grains, macaronis, soude; 14,000 hab.
Alicudi, Ericusa, la plus à l'O. des îles Lipari.
ALL
ALL
Aiien-Bili (loi des étrangers) , loi par laquelle tout étranger peut, sur le moindre soupçon, être expulsé de l'Angleterre.
Alifse, v. de l'anc. Samnium, près du Volturne.
iiighor, forteresse de l'Inde, à 90 kil. N d'Agrah; 58,000 hab.
Aiigrre (Etienne d'), chancelier de France, né à Chartres, 1560-1635, fut disgracié par Richelieu, en 1626; — son fils, Etienne, 1592-1677, fut ambassadeur à Venise, garde des sceaux en 1672, chancelier en 1674; — Etienne-François, de la même famille, 1726-1798, premier président du Parlement, en 1768, donna sa démission en 1788 et fut l'un des premiers à émigrer.
Alise-Sainte-Reine, village à 12 kil. N.-E.
de Semur (Côte-d'Or). Eaux thermales; probablement l'anc. Alesia.
Aiison (Sir Archibald), hist. anglais, né à Kenley (Ecosse), 1792-1867, a écrit : Principes des lois criminelles en Ecosse; Pratique des lois criminelles; Hist. de F Europe moderne depuis la Révolution de 1789 jusqu'en 1815, 20 vol. in-8°; Vie de Marlborough, etc , etc.
Alix, de Champagne, reine de France, épouse de Louis VII, lutta d'abord contre son fils Philippe II, 1180, puis gouverna sagement le rovaume pendant la 3e croisade. Elle mourut en 1206.
Alizés (Vents), vents constants qui soufflent régulièrement du N.-E. dans l'hémisphère boréal, du S.-E dans l'hémisphère austral, depuis le 30<> lat. N. jusque vers le 25» lat. S. Ils sont séparés par une zone de calmes, qui s'étend de 3° à 9° lat. N., suivant les saisons.
Aijubarrota, bourg de l'Estrémadure (Portugal), a 24 kil. S.-O. de Leiria. Bataille de 1385.
Aikendi, savant arabe, polygraphe infatigable, mort en 860, a écrit plus de 200 traités, qui ont été souvent mis à contribution pendant le Moyen Age.
Alkmaar, v. de la Hollande sept. (Pays-Bas), à 30 kil. N.-O. d'Amsterdam, port sur le Helder. Victoire de Brune en 1799; 15,000 hab.
Alkmaer (Henri D'),poète allemand du xve s., a probablement mis en vers le poème de Reinier, le Renard.
Aiiacci (Léon), écrivain italien, né à Chio, 1586-1669, bibliothécaire du Vatican, reçut les bienfaits de Louis XIV. On lui doit : De Ecclesice occidentalis et orientalis perpétua consensione; — Grœciœ orthodoxœ scriptores ; etc.
Allah- Abad, capit. de la prov. d' Allah- Ab ad (vice-Présidence des Provinces du N.-O.), au confl. du Gange et de la Djamna. Cité sainte, fréquentée par des milliers de pèlerins; place d'armes considérable ; 150,000 hab.
Allainval (LÉONOR - JEAN - L.RISTINE Soûlas
d'), écrivain, né à Chartres, 1700-1753, a écrit des comédies. [(Morbihan); 2,380 hab.]
Aiiaire, ch.-l. de canton, arr. de VannesJ
Aiian (David), peintre anglais de genre et d'histoire, né à Edimbourg, 1744-1796.
AUanche, ch.-l. de canton de l'arr. et à 17 kil. de Murât (Cantal); 1,989 hab.
Aiiard (Jean-François), général français, né à Saint-Tropez, 1785-1839, quitta la France en 1815, et devint généralissime du roi de Lahore, Bunjet-Sing, dont il disciplina les troupes à l'européenne.
Aiiauch, bourg de l'arr. n* à 12 kil. de Marseille (Bouches-du-Rhône); 2,888 hab.
Aile, affl. de gauche du Wehlau, arrose la prov de Prusse. Cours de 220 kil.
AUectus, aventurier breton, tua l'usurpateur Carausius, prit le titre d'Auguste, 294. mais fut vaincu et tué par Constance Chlore, 297.
Allégeance (Serment d'), serment de fidélité que les Anglais prêtent au roi, comme seigneur temporel, depuis Jacques I«, en 1606.
Aiiéghanys, plateau élevé et montueux, long
de 1,800 kil., large de 200 a 250, à l'E. des Etats- Unis, parallèle a la côte de l'Atlantique. Il est soutenu de chaque côté par des chaînes de montagnes et traversé par des rameaux qui s'y rattachent. On trouve de TE. a l'O. : les montagnes Bleues et plus au N. les High-lands; puis les monts Cumberland et les Alléghanys proprement dits, entre la Kanawha et le Delaware; plus au N les monts Catskill et plusieurs chaînes parallèles, montagnes Vertes, montagnes Blanches, dont le sommet le plus élevé, le mont Washington, a 1,918 met. Ces montagnes, facilement traversées par des routes, des canaux, sont fertiles et renferment de grandes richesses minérales ; beaucoup de cours d'eau en descendent AUeghany, nv. des Etats-Unis, se réunit a la Monongahela pour former l'Ohio.
Aiieghany-City, v. de la Pennsylvanie (Etats- Unis), sur l'Ohio ; ville d'industrie ; 78,000 hab. Aiiegrain (Etienne), peintre, né a Paris, 1653- 1736, a fait de nombreux pavsages; — son fils, Gabriel, 1670-1748, fut également peintre de paysages; — Cristophe-Gabriel, son fils, sculpteur, 1710-1795, travailla surtout pour M«" Du Barry Aiiegranza, l'une des îles Canaries.
Allègre, ch.-l. de canton, arr. du Puy (Haute- Loire); 1,844 hab.
Aiiegrï (Gregorio), compositeur italien, né à Rome, 1580-1640, a publié des concertos, des motets , un Miserere, resté célèbre.
Allemagne, Deutschland en allemand, Germanie ancienne. On appelle ainsi un vaste pays sans limites naturelles bien déterminées, au centre de l'Europe, habité par des hommes de race et de langue teutonique. La Germanie, l'Empire d'Allemagne, la Confédération germanique, de 1815 a 1866, ont toujours renfermé un grand nombre de tribus, de principautés, d'Etats indépendants. De nos jours, l'Autriche, malgré ses populations allemandes, a été mise en dehors de l'Allemagne proprement dite par la Prusse victorieuse; les autres Etats de l'ancienne Confédération ont été forcés de subir l'hégémonie de la Prusse, et un nouvel Empire d'Allemagne a été créé en 1871. — Il a pour bornes . au N-, la mer du Nord, le Jutland danois et la mer Baltique; — à l'E., la Russie; — au S., l'Autriche, dont il est séparé par les monts Sudètes, les Riesen-Gebirge, l'Erz-Gebirge, le Bœhmer- Wald, le cours inférieur de l'Inn et de la Salza, les hautes terres du Tyrol, le lac de Constance; puis la Suisse, dont il est séparé par le Rhin jusqu'à Bàle; — à l'O., la France, dont la frontière est déterminée par une ligne conventionnelle ; puis le grand-duché de Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas. — L'Allemagne ne touche à la mer que par le nord, à la mer Baltique, d'un aspect monotone et presque fermée ; à la mer du Nord, aux rivages bas et dangereux. Elle est divisée en deux grands versants par la ligne de partage des eaux (Alpes Grises, Algaviennes, de Constance, Forèt-Noire, Alpes de Souabe, Jura Franconien, Fichtel-Gebirge, Bœhmer-Wald, monts de Moravie) ; le versant du N. est arrosé par le Rhin , l'Ems, le Weser, l'Elbe, qui se jettent dans la mer du Nord; par l'Oder, la Vistule, le Niémen, qui se jettent dans la mer Baltique; le versant du S., est arrosé par le Danube qui coule de l'O à l'E. — L'Allemagne comprend trois régions bien distinctes au point de vue physique : la Haute-Allemagne, au S.; la Basse-Allemagne, au N.; le bassin du Rhin, à l'O.; la Haute-Allemagne présente, au centre de l'Europe, un plateau vaste, montueux, sillonné par de rapides torrents, dominé par les hauts glaciers des grandes Alpes, d'un climat assez régulier, quoique froid, d'un sol fertile, elle est séparée de la Basse-Allemagne par une suite non interrompue de plateaux élevés que surmontent des montagnes d'une hauteur
ALL - 24 -
moyenne, couvertes de forêls, les Riesen-Gebirge, l'Erz-Gebirge, le Fiehtel-Gebirge, le Frankenwald, le Rhœne-Gebirge, le Spesshardt, le Taunus, qui touche au Rhin. La Haute-Allemagne comprend elle-même trois bassins opposés dos à dos :1e bassin du Danube supérieur, tourné vers TE., le bassin de la Bohême, tourné vers le N., et le bassin du Neckar et du Main tourné vers l'O. — La Basse-Allemagne, au N., renferme de vastes plaines, basses et monotones, couvertes de landes, de tourbières, de marécages, sous un ciel gris, avec un sol généralement peu fertile. — Le bassin du Rhin, à l'O., s'étend des Alpes à la mer du Nord, présente une longue vallée, tantôt large, tantôt étroite, participe de la nature et du climat de la Haute et de la Basse-Allemagne. C'est un fleuve européen plutôt qu'allemand. — L'Empire d'Allemagne comprend 26 Etats : le royaume de Prusse, dont le souverain est empereur d'Allemagne, les royaumes de Saxe, de Bavière, de Wurtemberg; les grands-duchés de Mecklembourg-Schwerin et Strélitz, d'Oldenbourg, de Bade, de Hesse-Darmstadt ; les 8 Etats de Thuringe (Saxe-Weimar, Saxe-Meiningen, Saxe- Cobourg- Gotha, Saxe- Altenbourg, Sehwarzbourg-Rudolstadt , Schwarzbourg — Sondershausen, Reuss-Schleiz, Reuss-Greiz) ; duchés d'Anhalt, de Brunswick; Principautés de Lippe- Detmold, de Lippe-Sch'aumbourg, de Waldeck ; républiques de Hambourg, Brème etLiibeck; enfin Etat de l'Alsace-Lorraine. — L'Empire d'Allemagne a une superficie de 540,314 kil. carrés et une population de 46 millions d'habitants, ou 84 habit, par kil. carré. On compte environ 25,500,000 protestants, 14,500,000 catholiques, 500,000 israélites, etc. Le budget de l'Empire est d'environ 148 millions de thalers. L'armée, sur le pied de paix, est d'environ 400,000 hommes et 96,000 chevaux ; sur le pied de guerre, elle est de 1,300,000 hommes et 283,000 chevaux. La flot te, portant pavillon noir-blanc-rouge, est de 75 bâtiments à vapeur, de 11 bâtiments à voiles, sans compter les bâtiments en construccion. La marine marchande des Etats Allemands est d'environ 4,600 navires, jaugeant 1,182,000 tonneaux (de 1,000 kil.). En 1872, 154,000 Allemands se sont embarqués pour l'émigration à Brème età Hambourg. — D'après la Constitution décrétée le 16 avril 1871, le pouvoir impérial est exercé par i'Empereur et par un conseil fédéral composé des 58 représentants des membres de l'Empire ; il est soumis, dans l'exercice de certaines fonctions, à l'assentiment du Parlement ou Reichstag, composé de représentants (382) librement élus du peuple allemand. L'Empereur exerce ses pouvoirs par l'intermédiaire du chancelier de l'Empire , président du conseil des ministres de Prusse. Le conseil fédéral et le Reichstag siègent à Berlin.
Allemand ( ZâCHARIE - JACQUES - THÉODORE ,
comte), vice-amiral français, né à Port-Louis, 1762-1826, se distingua sous Suffren, devint contre-amiral en 1805, vice-amiral en 1809, et parvint à sauver des Anglais la flotte mouillée dans la rade de l'île d'Aix.
.lllemont.en.Ojsans, bourg à 35 kil. S.-E.,
de Grenoble (Isère). Plomb argentifère.
Aiiendorf, v. de la Hesse-Nassau (Prusse), à 36 kil. E. de Cassel. Salines, produits chimiques; 5,000 hab.
Aiient (Pierre- Alexandre- Joseph), né à Saint-Omer, 1772-1837, se distingua comme officier du génie, conseiller d'Etat, député, et devint pair de. France en 1832. Il a écrit : Hist. du corps impérial du génie, des sièges et des travaux qu'il a dirigés; — Précis de l'hist. des arts et des institutions militaires de la France depuis les Romains, etc.
Aller, affl. de dr. du Weser, vient de la
ALL
Saxe prussienne, coule du S.-E. au N.-O est navigable à Celle ; reçoit l'Ocker et la Leinê : a 200 kil. de cours.
Aiietz (PiERRE-Edouard), écrivain, né à Paris, 1798-1850, a laissé quelques ouvrages de philosophie morale et un tableau de l'àist. générale de l'Europe depuis 1814 jusqu'en 1830, 3 vol. in-8o.
Alleux OU Terres allodiales. On appela
ainsi les terres distribuées aux guerriers barbares, à l'époque de la conquête Elles étaient libres de toute obligation. Plus tard ce nom fut donné à toute terre qui ne relevait pas d'une autre. Les alleux diminuèrent de plus en plus et se transformèrent en bénéfices ou fiefs. Cependant il y eut toujours, surtout dans le midi des francs-alleux, nobles ou roturiers.
Aiievard, ch.-l. de cant de l'arr. et à 40 kil. N.-E. de Grenoble (Isère), sur la Bréda Eaux minérales, mine de fer; 3,191 hab
Allia, ruisseau du Latium, qui se jette sur la rive gauche du Tibre, à 15 kil. de Rome. Défaite des Romains par les Gaulois, 390 av. J.-C.
Alliance (Triple) : lo traité de médiation, conclu à La Haye, 1668, entre l'Angleterre, la Suède et la Hollande;— 2« traité signé à La Haye, 1717, par l'Angleterre, la France, la Hollande pour maintenir le traité d'Utrecht contre Alberoni.
Alliance (Quadruple) : lo le traité précédent devint, par l'accession de l'Autriche, la quadruple alliance; — 2<> traité d'avril 1834, entre la France, l'Angleterre, l'Espagne et le Portugal, contre don Carlos et dom Miguel ; — 3o traité de Londres (juillet 1840), entre l'Angleterre, la Russie, la Prusse, l'Autriche, pour forcer le pacha d'Egypte à rendre la Syrie au sultan.
Alliance (Sainte-), union des souverains de Russie, d'Autriche et de Prusse, signée à Paris, le 26 sept. 1815, pour maintenir la paix entre les rois et combattre l'esprit de la révolution.
Allier, Elaver, affl. de gauche de la Loire, vient des monts du Vivarais, d'une hauteur de 1,423 m., coule du S. au N., par Langeac Brioude, Issoire, Moulins, finit au Bec d'Allier. Son cours de 370 kil. est difficile à remonter. Ses affl. sont : à droite, la Dore ; à gauche, l'Alagnon, la Sioule.
Ailier (Dép. de 1'), dans la France centrale, arrosé par la Loire, l'Allier, le Cher; montueux. fertile en céréales et vins. Il renferme de belles forêts, d'assez grandes richesses minérales, des eaux célèbres. L'industrie du fer y est développée. Il correspond à l'anc. Bourbonnais. La superf. est de 730,836 hect. ; la popul., de 416,759 hab. Le ch.-l. est Moulins; il comprend 4 arr. : Moulins, Montluçon, Gannat, La Palisse. Il forme l'évêché de Moulins ; est du ressort de la Cour d'appel de Riom, de l'Académie de Clermont.
Allier (Louis), surnommé Hauteroche, numismate, né à Lyon, 1766-1827, fut directeur de l'imprimerie française à Constantinople.
Aiiioni (Charles), botaniste de Turin, 1725- 1804, a écrit la Flora Pedemontana, 3 vol. in-fok
Aiiiot (Pierre), médecin de Bar-le-Duc, et son fils, Jean-Baptiste, médecin de Louis XIV, avaient la réputation de guérir les cancers.
Aiii.v (Pierre), théologien protestant né à Alençon, 1631-1717, travailla avec Claude à une version nouvelle de la Bible en français et se réfugia en Angleterre.
Aiiix. (Jacques-Alexandre-François), général, né à Percy (Manche), 1776-1836, colonel à 20 ans> oublié, comme républicain, par Napoléon, s'attacha a Jérôme Bonaparte. Il fut proscrit en 1815. Il a publié un Système d'art llerie de campagne.
Aiioa,v. du comté de Clackmannan (Ecosse), port à l'embouch. du Forth; 6,000 hab.
ALM
ALP
Aiiobroges. peuple de l'anc. Gaule, entre lTsere et le Rhône et même au N., du fleuve (auj Savoie, Isère, partie de la Drôme et de
Allooville ( ARMAND-FRANÇOIS Comte D ),
4764-1832, a contribué à rédiger les Mémoires tirés des papiers d'un homme d'Etat, 13 vol. in-8°.
Aiiori (Alexandre), peintre florentin, 1535- 1607, a excellé dans les portraits;— son fils Christophe, né à Florence, 1577-4621, l'un des meilleurs coloristes de l'école florentine, a travaillé beaucoup pour les Médicis.
Aiios, ch.-l. de canton, arr. de Barcelonnette (Basses-Alpes); 1,162 bab.
Aiiston (Washington), peintre et poète américain, de la Caroline du Sud, 1779-1843.
Aima, riv. de Crimée, vient du Tchatyrdagh et finit près de collines où les Français furent victorieux, le 20 sept. 1854.
Alma-Dash OU Amanus, chaîne qui Se
détache du Taurus, au N.-O. de la Syrie. On y trouve les Pyles syriennes, au S.-O., et les Pyles amaniques, au N.-É.
Aimageste, ouvrage de Ptolémée, le célèbre astronome et géographe, traduit par les Arabes, au temps du khalife Almamoun.
Aïoiadaïn (les 2 villes), au S.-E. de Bagdad ; ruines de Séieucie et de Clésiphon.
Aimada, v. de l'Estrémadure (Portugal), sur le Tage, en face de Lisbonne ; 5,000 hab.
Aimaden, Cetobriga, v. de la prov. et à 80 kil. S.-O. de Ciudad-Real (Espagne). Riches mines de mercure; 9,000 hab.
Aimagro, v. de la prov. et à 18 kil. S.-E. de Ciudad-Real (Espagne). Blondes et dentelles; commerce de mulets; 15,000 hab.
Aimagro (Diego de), enfant trouvé, né à Alden-del-Rey, 1475-1538. s'associa à Pizarre et à Fernand de Luque, pour la conquête du Pérou. 11 échoua dans une expédition au Chili, 1536; battil les Péruviens révoltés, mais fut vaincu par les frères Pizarre et étra'nglé , — Son fils, Diego, 1520-1542, vengea son père, en assassinant Pizarre, 1541 ; mais vaincu par Vaca de Castro, envoyé de Chanes-Quint, il fut mis à mort.
Ài.Mamoun, Khalife abbasside, fils d'Haroun, succéda à son frère Amyn, 813-833. Il protégea généreusement les lettres'et les sciences, fit traduire un grand nombre d'ouvrages grecs et s'occupa surtout d'astronomie
Aimanza (Sierra), contrefort des monts Ibériens, entre la Segura et le Jucar (Espagne).
Aimanza, v, de la prov. et à 60 kil. E. d'Al-
bacète (Espagne). Victoire de Berwick, en 1707;
9,000 hab. [sur le Tage. Combat en 1810.]
Aimaraz, v. de la prov. de Cacérès (Espagne), J
Aimazora, v. de la prov. et à 6 kil. S.-E. de
Castellon (Espagne) ; 5,000 hab.
Aimeida, v. de la prov. de Beïra (Portugal), sur la Coa; place forte; 7 ..000 hab.; — v. de la prosr. de Spiritu-Santo (Brésil); 5,000 hab.
Aimeida (François d') , premier vice-roi des Indes portugaises, en 1505, né à Lisbonne, secondé par son fils, Laurent, qui soumit Ceylan et les Maldives, battit le Soudan d'Egypte, le roi de Calicut, 1508, fut remplacé par AÎbuquerque et fut tué par les Cafres dans la baie de Saldanha; 1510. [le Yecht. Toiles fines; 4,000 hab.] Aimeioo, v. de l'Over-Yssel (Pays-Bas), sur] Aimenara, bourg à 20 kil. N.-Ô. de Lérida (Espagne). Défaite de Philippe V, en 1710. [meria.] Aimeria, riv. de 80 kil. qui finit près d'Al-J Almeria, Murgis et Portus magnus, v. de la prov. à' Almeria. Evêché ; exploitation de sel, de salpêtre et de plomb ; 10,000 hab.
Almeria, prov. de l'anc. roy. de Grenade (Espagne), au S. sur la Méditerranée. La superf. est de 8,553 kil. carr. ; la popul. de 350.000 hab. Les villes princ. sont ; Almeria, Velez-Rubio, Velez-Blanco, Berja.
( Aimissa, v. de la Dalmatie (Autriche), â l'emb. de la Cettina. Bons vins aux environs et bois de construction.
Aimogavares, aventuriers espagnols, qui, au Moyen Age, vivaient de la guerre contre les Maures.
Aimohades, c'est-à-dire Unitaires, secte musulmane et dynastie de princes qui régnèrent sur l'Afrique du N.-O. et sur une partie de l'Es-
Eagne, de 1120 à 1270. La secte fut fondée par un erbère, Mohammed-al-Mahdi, qui souleva les Kabyles contre les Almoravides, en 1120,— le chef de la dynastie fut Abd-el-Moumen, son disciple, qui prit le titre d'émir al-moumertim. Les Aimohades, puissants pendant un siècle, furent vaincus à la bataille de Tolosa par les chrétiens, 1212; le dernier de leurs princes fut assassiné à Maroc au xiif siècle.
Aimon (Jean), publiciste anglais du parti whig, né à Liverpool, 1738-1805, a écrit : Examen du règne de George H; — Examen de l'administration de Pitt; — Anecdotes de la vie du comte de Chatham; etc. On lui a attribué les Lettres deJunius;et, en 1774, il a fondé le Parliamentary register.
Almonacid de Zorita, bourg à 32 kil. S.-E.
de Guadalajara (Espagne). Victoire de Sébastiani, en 1809. [terre, sur le Calder; 7,000 hab.]
Ahnondbury, v. du comté d'York (Angle-J
Aïmonte ( Jean-Népomucène ), général mexicain, 1812-1869, probablement fils du curéMorelos, s'attacha à Santa-Anna, représenta le Mexique aux Etats-Unis, en France, se déclara contre Ju'arès, fut nomn*é par Maximilien grand-maréchal du palais, et ministre plénipotentiaire à Paris, où il est mort.
Aimora, v. du Kémaoun (Vice-Présidence des provinces du N.-O.), dans l'Himalaya, à 240 kil. N.-E de Delhi.
Almoravides, c'est-à-dire dévoués au service de Dieu, secte musulmane et dynastie qui régna sur le N.-O. de l'Afrique et sur une partie de l'Espagne, aux xie et xne siècles. Le premier chef, l'arabe Abdallah-ben-Yasym, souleva les Berbères et mourut sur le champ de bataille, en 1069; Maroc fut la capitale des Almoravides. Appelés par les émirs d'Espagne, vainqueurs des chrétiens à Zalaka, 1086, ils soumirent l'Espagne mérid..mais furent renversés parles Aimohades. Le dernier Almoravide fut tué en 1146.
Ainwich, v. du Northumberland (Angleterre), près de Y Aine, tributaire de la mer du Nord. Château magnifique des ducs de Northumberland ; 7,000 hab.
Aloïsi (Balthasar), peintre de Bologne, l'57S- 1638, élève et parent des Carrache.
Alomprà, fondateur de la dvnastie actuelle des Birmans, 1710-1769, délivra ses compatriotes du joug des Pégouans, 1754-1759, et fit de Rangoun sa capitale.
Alopèce, bourg de l'anc. Attique, à 12 kil. d'Athènes ; patrie d'Aristide et de Socrate.
Alost.v. de la Flandre orient. (Belgioue), sur la Dender, a 25 kil. S.-E. de Gand. Toiles ; 23,700 hab.
Alouettes (Mont des), point culminant du plateau de Gàtine, dans la Vendée (300 m.).
Aipaïde, femme de Pépin de Heristal, mère de Charles-Martel, née près de Liège.
Aip.Arsian, 2e sultan des Turks Seldjoucides, succéda a son oncle Togrul-Beg, 1063-1072, soumit l'Arménie, la Géorgie, battit l'empereur Romain Diogène, 1071, et étendit ses conquêtes jusqu'à l'Oxus.
Alpes, du mot celtique Alp, élévation. On désigne ainsi le système de montagnes le plus considérable de l'Europe, comprenant les Alpes proprement dites, le groupe occidental (Jura, Vosges, Cévennes), le groupe méridional (Apennins), le groupe oriental (Alpes Dinariques, Balkans, Pinde), le groupe septentrional (Alpes de
ALP
ALP
l'Allemagne, et même monts de Bohême, de Moravie, monts Sudètes, Karpathes).
Les Alpes proprement dites forment une chaîne demi-circulaire, entre la région italienne au S , la région française au N.-O., la région germanique au N.-E., depuis le col de Cadibone
iusqu'au mont Kernicza, et même jusqu'au mont Lleck. Elle comprend trois parties :
1» Les Alpes occidentales, du col de Cadibone au massif du Saint-Golhard, entre les bassins du Pô et du Rhône, renfermant : les Alpes Maritimes jusqu'au mont Viso; les Alpes Cottiennes jusqu'au mont Cenis ; les Alpes Grées jusqu'au mont Blanc; les Alpes Pennines.
2° Les Alpes Centrales jusqu'au massif du Maloïa: on les appelle parfois Alpes Lépontiennes; c'est la masse la plus imposante de la chaîne entre l'Italie et les Grisons.
3° Les Alpes Orientales, entre les régions italienne et germanique, formant une courbe tortueuse, qui s'abaisse graduellement vers l'Adriatique, renferment : les Alpes Rhétiques jusqu'au pic des Trois-Seigneurs ; les Alpes Carniques jusqu'au mont Terglou ; et les Alpes Juliennes ou de Carniole. — Le versant du S. est plus rapide ; la largeur de la chaîne varie de 130 a 260 kil.
Alpes Algaviennes OU d'Algau, OU du
Voraiberg. Elles sont dans la ligne générale de partage des eaux de l'Europe, du mont Selvretta aux Alpes de Constance, entre le Rhin, le Lech et l'Ilïer. Le mont Arlberg a 3,133 m.
Alpes Apuanes, massif qui se détache des Apennins, entre les embouchures de la Magra et du Serchio.
Alpes Bernoises OU Helvétiques, vaste
contrefort des Alpes Centrales, du Saint-Gothard a la Dent des Mordes, muraille épaisse, élevée (Grimsel, Finster-Aar-Horn, Mœnch, Jungfrau , etc.) , couverte d'énormes glaciers , entre le Valais et le canton de Berne.
Alpes Cadoriques, contrefort des Alpes Carniques, entre le bassin de l'Adige et ceux de la Piave et de la Brenta, entre le Tyrol et la Vénétie.
Alpes de la Chiese, se détachant du Tonal (Alpes Rhétiques) , enveloppant la Chiese et finissant au S. du lac de Garde.
Alpes de Constance, hauteurs peu considérables, qui unissent les Alpes Algaviennes à la Forêt-Noire, entre le Rhin et le Danube.
Alpes de Croatie, long contrefort des Alpes Carniques, entre la Save et la Drave.
Alpes du Daophiné, ramification des Alpes Cottiennes, partant du mont Tabor, entre les bassins de la Durance, de l'Isère et de laDrôme, renfermant des glaciers, des gorges sauvages, des sommets élevés (Arsine, Goleon de la Grave, Pelvoux de Vailouise, Olan, etc.).
Alpes Dinariques, chaîne qui se rattache, vers le N -0., aux Alpes Juliennes, et rejoint les Balkans vers le mont Scardo.
Alpes Grises, contrefort des Alpes Centrales, partant du Septimer, enire le Rhin et ITnn, entre les Grisons et l'Engadine.
Alpes Helléniques. Y. PlNDE.
Alpes de Maurienne, Contrefort des Alpes
du Dauphiné, couvrant le pays entre l'Isère, la Romanche et l'Arc.
Alpes iv'oriques, ramification des Alpes Rhétiques, du Pic des Trois-Seigneurs au mont Elend, muraille énorme, presque inaccessible, couverte de glaciers ; elles renferment les Alpes Noriques proprement dites entre l'Enns et la Muhr jusqu'en Snemmerin?, au Wiener-Wald et au Bakony- Wald ; la chaîne entre l'Enns et la Salza, Haûsruck, Alpes de Rastadt, etc ; et les Alpes de Styrie, entre la Muhr et b Drave.
Alpes de Provence, COntrtfort des Alpes
Maritimes, partant du mont Lausanier, et sé-
parant le bassin de la Durance des bassins du Var, de l'Argens, de la Veaune ; on y voit les monts Esterel, de Cabrières, de Sainte-Victoire, les Alpines, les monts de l'Etoile, etc.
Alpes de Saitzbour», contrefort des Alpes Rhétiques, entre les bassins de l'inn et de la Salza, formant un pays sauvage, pittoresque.
Alpes de Savoie; elles se détachent des Alpes Grées, pour couvrir le pays entre l'Isère, l'Arve et le Rhône; l'une des branches, les monts Bauges, serre de près la rive droite de l'Isère; l'autre finit par les monts Salève et Vouache, près du Rhône.
Alpes de Souabe OU Rauhe-Alp (Alpes
rudes) ; elles sont dans la ligne générale de partage, depuis la Forêt-Noire jusqu'aux sources de l'Altmuhl, entre le haut Danube et le Neckar.
Alpes d'Uri, contrefort des Alpes Centrales, partant du N.-E. du Saint-Gothard et séparant les Grisons des cantons d'Uri et de Glaris.
Alpes du Valais, contrelort des Alpes Pennines, séparant le Valais de la Haute-Savoie et finissant près du lac de Genève.
Alpes de la Valteline, Se détachant du
mont Ortler, entre le bassin de l'Adda supérieur (Valteline) et ceux de l'Oglio (val Camonica), du Serio, du Bembro.
Alpes de la Vanoise, se détachant des Alpes Grées, au col d'Iseran , entre l'Isère et l'Arc.
Alpes Cottiennes, prov. du diocèse d'Italie, dans la préf. d'Italie (Emp. d'Occident), formée de l'anc. royaume de Cottius; capit. Segusio.
Alpes Grées et Pennines, prov. de la
Gaule romaine, correspondant à une partie de la Savoie et au Valais. Les v. étaient : Aventicum, Octodurus, Seduni, Darentasia, Axima.
Alpes Maritimes, prov. de la Gaule romaine, entre les Alpes Grées et la mer. Les v. étaient Ebrodunum, Caturiges, Brigantia, Dinia, etc. — Il y eut de 1793 à 1814 un dép. français des Alpes- Maritimes, ch.-l. Nice.
Alpes-Maritimes (Dép. des), au S.-E. de la France, sur la Méditerranée, formé en 1860 par le comté de Nice et l'arr. de Grasse. Le climat est excellent La superf. est de ,'391.662 hect. ; la pop., de 226,621 hab.Le ch.-l. est Aïce,-U comprend 3 arr. : Nice, Grasse, Puget-Théniers. Il forme le diocèse de Nice ; il est du ressort de la Cour d'appel et de l'Académie d'Aix.
Alpes (Dép. des Basses-), au S.-E. de la France, dans l'anc. Provence; couvert par les ramifications des Alpes de Provence et des montagnes Blanches. La superf. est de 695,419 hect. ; la pop., de 131,918 hab. Le ch.-l. est Digne ; il comprend 3 arr. : Digne, Forcalquier, Castellane. Il forme le diocèse de Digne ; il est du ressort de la Cour d'appel et de l'Académie d'Aix.
Alpes (Dép. des Hautes-), au S.-E. de la France, dans l'anc. Dauphiné ; traversé par les Alpes du Dauphiné et leurs contreforts. La superf. est de 558,961 hect. ; la popul. de 121,787 hab. Le ch.-l. est Gap ; il comprend 3 arr. : Gap, Embrun, Sisteron. Il forme le diocèse de Gap ; est du ressort de la Cour d'appel et de l'Académie de Grenoble.
Alpes Australiennes, chaîne de montagnes à l'E. de l'Australie, dont plusieurs sommets atteignent 2,700 m.
Alphée, riv. d'Elide, qui naissait en Arcadie, arrosait le pays d'O.ympie et de Pise et finissait dans la mer Ionienne. Auj. Roufia.
Alphée, chasseur, suivant la Fable, poursuivit la nymphe Aréthuse jusqu'en Sicile, où elle fut changée en fontaine , lui-même devint Y Alphée, fleuve d'Elide, auj. le Roufia.
Alphonse (Jean), dit le Saintongeois, navigateur français du xvie siècle. On a une relation fort tronquée de ses voyages, sous ce titre : Voyages aventureux du capitaine Jean Alphonse, 1559.