‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 191 sur 657 · FIG · texte numérisé non relu

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Fidari, anc. JEveiius, fleuve de 1 Acarnanie (Grèce), finit dans la mer Ionienne.

Fidènes, Fidenœ anc. ville du pays des Sabins (Italie), près du confluent du Tibre et de l'Anio. Il en reste a peine quelques vestiges.

Fidji ou Viii (Iles), archipel de la Polynésie, sur les limites de la Mélanésie, découvert par Tasman, 1643, définitivement occupé par les Anglais. Il comprend environ 300 îles ; les plus grandes sont Viti-Levou au S.-O. et Vanoua- Levou, au N.-E. D'origine volcanique, ces îles sont montueuses, boisées, entourées de récifs madréporiques, assez fertiles, avec 130,000 (?) habitants, Papous et métis issus de Papous et de Polynésiens, intelligents, laborieux, pour la plupart convertis au proiestantisme Elles ont reconnu la domination de l'Angleterre.

Fief, feodum. On appela ainsi, â partir du IXe s., la terre concédée par le suzerain à un vassal (l'anc. beneficium), a la condition de remplir certains devuirs déterminés. Le mot fief viendrait soit de fides, serment de fidélité prêté par le vassal, soit de l'allemand fth-od (terre de service). Toutes les concessions prirent la forme féodale, et la société des possesseurs de fiefs s'appela la féodalité.

Fieid (John), pianiste et compositeur anglais, né à Bath, 1783-1837, élève de Clenienti, a composé des Koctumes et des œuvres pleines de sentiment et de science.

Fieiding (Henry), né à Sharpham-Park (Somerset), 1707-1754, abandonné par sa famille, composa des pièces de théâtre pour vivre et se livrer au plaisir. Devenu riche par son mariage, il se ruina, écrivit dans les journaux, composa des œuvres d'imagination, comme l'Histoire de Joseph Andrews, puis obtint une place de juge de paix. Il publia alors, 1750, Tom Jones, son chef-d'œuvre, qui fit oublier ses autres ouvrages. Il mourut à Lisbonne où il s'était rendu pour rétablir sa santé

Fiennes (Guillaume) né à Broughton, 1582- 4662, l'un des chefs du Long-Parlement, rallié à Cromwell, fut cependant lord du sceau privé sous Charles IL

Fiennes (Bobert de), dit Moreau, né près de Guines, vers 1308, diplomate et guerrier, devint connétable en 1356, servit habilement Charles V, se démit de sa charge en faveur de Du Guesclin, 4370, et mourut en 1382.

Fier, affluent de gauche du Bhône, traverse le lac et la ville d'Annecy.

Fieschi. V. FlESQUE.

Fiescbi (Joseph), né à Muralo (Corse), soldat, agent de police, fut l'auteur de l'odieux assassinat dit de la machine infernale, dirigé contre Louis-Philippe, le 28 juillet 1835. Il fut exécuté avec ses complices, Morey et Pépin, le 16 février

Fiesoie, v. à 5 kil. N.-E. de Florence (Italie), bâtie sur les ruines de Fésules, évêché, a des murs cyclopéens, et possède des fabriques de places et de cristaux.

Fiesque, l'une des 4 grandes familles aristocratiques de Gênes, qui dès 994 possédait le comté de Lavagna. Elle fut du parti guelfe, et donna â l'Eglise deux papes, Innocent IV et Adrien V, 30 cardinaux, plus de 300 prélats. — Jean-Louis Fiesque, 1523-1547, conspira contre André Doria, fut sur le point de réussir et se noya en voulant monter sur un vaisseau dans le port.

Fiévée (Joseph), né à Paris, 1767-1839, d'abord compositeur d'imprimerie, devint royaliste ardent par haine de la Terreur, fut arrêté, remis en liberté après le 18 brumaire, et écrivit dans les Débats. 11 fut préfet de la Nièvre en 1813. 11 redevint journaliste en 1815. On lui doit : La dot de Suzette, 1798; Frédéric, 1799; Correspondance politique et administrative, etc.

Fife, comté d'Ecosse, à l'E. sur la mer du

Nord, entre les golfes du Forth et du Tay. On exploite le fer, la houille, le plomb; on cultive les céréales. Les villes princ. sont : Cupar Dunfennline, Kirkaldy, Saint-André, etc.

Figaio, cap de l'Algérie, sur la Méditerranée.

Figeac, ch.-l. d'arr. du Lot, à 67 kil. de Cahors, sur la Celle. Commerce de vins et de bestiaux. Jadis ville forte; patrie des frères Chanipollion ; 7,203 hab.

Figline, v. a 28 kil. S.-E. de Florence (Italie), près de l'Arno; 4,000 hab.

Figueira da Foz, v. du Beïra (Portugal), port a l'embouchure du Mondego ; 6.500 hab.

Figueiredo (ANTONIO Pereira de), OratO-

rien portugais, né â Macao, 1725-1797, a surtout écrit un livre politique, traduit en français, Doctrina veteris Ecclesiœ de suprema regum potestate.

Figueiro*dos<Vinhos, bourg de la prov.

d'Esti émadure (Portugal), à 36 kil. N. de Tomar, au milieu des montagnes. Forges. Bons vins dans les environs ; 3,200 hab.

Figueroa (François de), né â Alcala de Hénares (Espagne), 1540-1620, servit sous Philippe II, et écrivit des Pastorales, à la manière des Italiens.

Figueroa (D. GOMEZ Suarez de), premier

duc de Feria, fut en grande faveur auprès de Philippe il, qui lui confia plusieurs missions importantes, le chargea de garder la prison du malheureux don Carlos, et lui donna le titre de duc. Il mourut en 1571.

Figueroa (Don Gàrsias y Sit.va), voyageur et diplomate espagnol, né a Badajoz, vers 1574, mort avant 1628, de la famille des ducs de Féria, fut d'abord soldat, puis diplomate. Envoyé auprès de Schah-Abbas, roi de Perse, 1617-1619, il ne put conclure avec lui un traité de commerce et ne revint en Espagne qu'en 1624. On a de lui : De Rébus Persarum Epistola; Anvers, 1620, in-8»; — Breviarium Historiœ Hispanicœ; Lisbonne, 1628, in-8° ; — Totius legationis suœ et Indicarum rerum Persidisque Commentarii ; c'est d'après ce dernier ouvrage qu'un des attachés de l'ambassade écrivit la relation curieuse du voyage de Figueroa, qui fut traduite de l'espagnol en français par Wicqfort, en 1667, in-4».

Figueroa (CHRISTOPHE Suarez de), poète

espagnol, né a Valladolid. en 1586, vivait au xvne siècle. Il passa une partie de sa vie en Italie. On a de lui : Espejo de juventud; — El Pastor fido, bonne traduction de l'œuvre de Guarini ; — La Constante Amarilis; — Espaha defendida, poème épique; Madrid, 1612, in-8°; — Hechos de D. Garcia Hurtado de Mendoza; Madrid, 1613, in-4° ; — El Pasagero. advertencias utilissimas a la vida humana; Madrid, 1617, in-12; — Varias Aoticias hnportantes a la humana comunicacion; Madrid, 1621, in-4o, etc., etc.

Figueroa (D. GOMEZ Suarez de), duc de

Feria, né à Guadalajara, 1587-1634, fut ambassadeur à Borne, vice-roi de Valence, ambassadeur en France , 1610 , puis gouverneur du Milanais, 1618. Il protégea les catholiques de la Valteline contre les Grisons, et s'efforça d'étendre au nord de l'Italie l'influence espagnole au détriment de la France. Il alla secourir Brisach en 1633, et mourut à Munich.

Figueroa (Don Lope de), général espagnol, né à Valladolid, 1520-1595, se distingua par son courage et par ses talents dans la guerre contre les Morisques d'Andalousie, à la bataille de Lépante et dans la conquête du Portugal, en 1580.

Figueroa (BARTHELEMY-CAIRASCO de), poète

espagnol, né aux Canaries, 1540-1620, fut chanoine et a composé un poème sur les vies des saints : Templo militante, flos sanctorum, y triunfos de las virtudes.

Figueroa (I.ORENZO SUAREZ de), duc de Feria, né a Malines, 4550-4607, représenta Phi-

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