‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 195 sur 657 · FLA · texte numérisé non relu

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habile de la politique romaine en Grèce, et fut chargé d'aller réclamer Annibal, réfugié chez Pruspq. roi de Bithyuie, 483.

iiaminius Xeji-os (Caïus), d'un-e famille plébéienne, tribun, puis consul en 223 av. J.-C, vainauit les Insubriens près de l'Adda. Censeur, en 220, il fit construire la voie Flammienne Consul en 217, il fut vaincu et tué par Annibal à la bataille de Trasimène.

Fiamsteed (Jean), né à Derby, 1646-1719, astronome du roi, directeur de l'observatoire de Greenwich, recueillit une foule d'observations et dressa le premier bon catalogue des étoiles fixes {Historla cœlestis). On a encore un Atlas astronomique rédigé d'après ses observations.

Flanaticus sinus, auj, golfe de Quarnero, au N. de l'Adriatique.

Flandre, en flamand Vlaanderen, contrée située entre la mer du Nord, l'Escaut et l'Artois ; habitée, au temps de César, par les Morini, les Nervii, les Aduatici, les Menapii; comprise dans la 2e Belgique ; occupée par les Francs de Clovis. Baudouin 1er, gendre de Charles le Chauve, fut le premier comte héréditaire de Flandre, 863. Le comté devint l'une des grandes pairies laïques du royaume de France, et ses comtes jouèrent un rôïe important à toutes les époques : Baudouin IX devint empereur deConstantinople, 4204; Ferrand de Portugal, époux de Jeanne, sa fille, fut vaincu à Bouvines, 4214 ; les richesses de la Flandre, dues à l'industrie et au commerce, tentèrent nos rois, et surtout Philippe le Bel; mais les populeuses et belliqueuses communes de la Flandre, victorieuses à Courtray, 4302, défendirent leur indépendance, malgré la" défaite de Mons-en-Puelle, 4304. La Flandre s'unit généralement aux Anglais contre les Valois, surtout au temps de Jacques Artevelt. Le mariage de Marguerite, fille de Louis de Mâle, avec Philippe le Hardi, fit passer la Flandre dans la maison française de Bourgogne, 4384. Elle en suivit les destinées, et, plus tard, après la mort de Charles le Téméraire, 4477, passa à la maison d'Autriche par le mariage de Marie de Bourgogne avec Maximilien. Elle fit dès lors partie des Pays-Bas. Lors de sa plus grande étendue, la Flandre se divisait en Flandre maritime ou flamingante, à l'O , entre la mer du Nord et la Lys ; Flandre impériale , correspondant au comté d'Alost, Flandre française, au S (Lille, Douai, Orchies, etc.) Les villes princ. étaient Gand, Bruges, Ypres, Lille, etc.

Flandre, gouvernement militaire de la Flandre avant 4789, comprenant la Flandre maritime (Dunkerque, flazebrouck, Casse!), la Flandre française; le Cambrésis; le Hainaut français (Yaleneiennes, Avesnes). Elle renfermait les deux généralités de Lille et de Valenciennes. En 4790, elle a formé le département du Nord.

Flandre occidentale, pi'OV. de Belgique,

à l'O., baignée par la mer du Nord. La superficie est de 323,467 hectares; la population, de t>yi, /64 hab. Elle renferme 8 arrond. : Bruges, Ostende , Blankenberghe , Dixmude , Fûmes, Ypres, Courtray, Thielt. Elle produit céréales, tabac, garance, lin, chanvre; nourrit chevaux, va-ches laitières excellentes ; fabrique de la toile et des dentelles.

Flandre orientale, prov de Belgique, à l'E.

de la Flandre occidentale, a une superficie de 3,000 kil. carrés et une population de 881,816 hab. Elle renferme 6 arrondissements : Gand, Saint-Nicolas. Alost, Audenarde Termonde, Eecloo. L'industrie et l'agriculture donnent les mêmes produits que dans la Flandre occidentale.

Fiandrin (Jean-Hippolyte), né à Lvon, 4809- 4864, peintre, élève d'Ingres, grand-prix'de Borne, s'illustra surtout dans la peinture religieuse, et a décoré un grand nombre d'églises (Saint-Yin- I

cent-de -Paul, Saint-Germain-des-Prés, etc.); h a aussi exécuté de beaux portraits et embelli le château de Dampierre.

Flassan (GAETAN Raxis, comte DE), né à

Bédouin (Vaucluse), 4760-1845, soldat dans l'armée de Condé, professeur d'histoire à Saint-Cyr, a écrit : Histoire de la diplomatie française et Histoire du congrès de Vienne, 3 vol. in-8°.

Fiatters, sculpteur français, né à Crevelt (Prusse), 4784-4844, élève de Houdon, a composé des bustes et des statues.

Fiaugergues (Pierre-François), né à Rodez, 4759-4836, administrateur, député en 1813, rédigea avec Laine et Baynouard l'adresse qui amena la dissolution du Corps législatif. Il fut viceprésident de la Chambre de 4845.

Fiavie césarienne, prov. de la Bretagne romaine, entre la mer et le cours supérieur de la Tamise; ch.-L Winchester.

Fiavie n (Saint), évêque d'Antioche, 381, sollicita la clémence de Théodose, après la sédition de cette ville, 387, et mourut en 404.

Fiavien (Saint), évêque de Constantinople en 446, fut maltraité par les partisans d'Eutychès et mourut de ses blessures, 449. Fête, le 47 février.

Fiaviens, nom de deux familles d'empereurs romains : la première comprend Yespasien, Titus et Domitien ; la seconde, Constance Chlore, Constantin, ses trois fils et ses neveux.

Fiavigny, ch.-l. de canton, arr. et à 43 kil. E. de Semur (Côte-d'Or) ; 4,447 hab.

Fiavio Biondo, né à Forli, 4388-4463, archéologue, a composé plusieurs ouvrages sur les antiquités de Rome : Romoz triumphantis lib. X; Romœ instauratœ libri III; Italia illustrata; Historiarum ab inclinato tmperio romano Décades très, etc.

Fiaviobriga, v. des Cantabres, dans la Tarraconnaise (Espagne); auj. Bj-lbao.

riavionavia, y. de la Tanaconnaise, auj. Avilès.

Flavius (Caius), fils d'un affranchi, secrétaire d'Appius CLaudius Csecus, publia les formules judiciaires, jusqu'alors tenues secrètes; c'est ce qu'on nomma le droit Fiavien. Edile curule, 305 av. J.-C, il donna le tableau des jours fastes.

Fiavy (Guillaume de), né à Compiègne, 4398- 4449, servit la cause de Charles Vil, ne paraît pas avoir trahi Jeanne d'Arc, quand elle fut prise, et fut souvent en lutte avec Richemont.

Fiavy.ie-itiartei, commune du canton de Saint-Simon, arrondissement de Saint-Quentin (Aisne); 2,476 hab.

Fiaxmann (John), né à York, 4755-4826, sculpteur célèbre, étudia sept ans à Rome, composa des œuvres remarquables, et peut être considéré comme le créateur du genre qu'on appelle illustration.

Flayosc, commune du canton et de l'arr. de Draguignan (Var) ; 2,800 hab.

Flèche (La;, ch.-l. d'arrond. de la Sarthe, à 48 kil. S.-O. du Mans, sur la droite du Loir. Ecole militaire ou Prytanée, commerce de grains, bestiaux, ooulardes; 9,424 hab.

Fiéchier (Esprit), né à Pernes, près de Carpentras, 4632-4710, abbé, précepteur chez le conseiller d'Etat Caumartin, le suivit aux Grands- Jours de Clermont, qu'il a racontés dans de piquants Mémoires publiés en 1844. Puis il devint prédicateur distingué et se surpassa dans YOraison funèbre de Turenne, 467S. Membre de l'Académie française, aumônier de la Dauphine, évêque de Lavaur, 4685, de Nîmes, 4687, il se montra conciliant. Artiste consommé de style, il a publié, outre ses Oraisons funèbres, des Sermons, des Panégyriques, une Vie de Théodose, une Histoire de Ximénès, etc.

Fieetwod (Charles), général anglais, se dis-

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lingua daus l'armée du Parlement contre Charles 1« et devint lieutenant général en 1650. Il épousa la fille aînée de Cromweli, commanda en Irlande, mais s'opposa à l'ambition du. Protecteur. Il fut excepté de l'amnistie accordée par Charles II et mourut dans l'obscurité après 1660.

Fieix, commune du canton de Laforce, arrond. de Bergerac (Dordogne). Traité de 1580, après la 7e guerre de religion.

Fleming (Robert), théologien écossais, 1630- 4694, a écrit un livre très-populaire dans l'Eglise réformée, l'Accomplissement des Ecritures.

Fiemming (Paul), né a Hartenstein (Saxe), 1609-1640, a écrit des chansons et des sonnets : Poèmes religieux et mondains.

Fiemmio| (Jacques-Henri) , d'origine suédoise, 1667-1/28. général au service d'Auguste de Saxe, roi de Pologne, lutta avec talent contre Charles XII, avec succès contre ses lieutenants ; déploya beaucoup d'habileté diplomatique, fut comblé d'honneurs, puis comme disgracié.

Fiensbourg, v. du Slesvig (Prusse), sur le golfe de ce nom, à 30 kil. N. de Slesvig. Industrie importante; commerce actif; 31,000 hab.

Fiers, ch.-l. de canton, arr. et à 20 kil. N. de Domfront (Orne) Coutils, toiles de fil et de coton ; 13,368 hab. [de Lille (Nord); 2,308 hab.]

Fiers, commune du canton de Lannoy, arr.J

Fiesseiles (Jacques de), 1721-1789, intendant de Bretagne, de Lyon, conseiller d'Etat, prévôt des marchands de 'Paris en 1789, fut mis a mort

J>ar la multitude, qui se croyait trompée par ui, le jour de la prise de la Bastille, 14 juillet. Fiessingue, v. forte de Zélande (Pays-Bas), sur la côte S. de l'île de Walcheren, à l'entrée de l'Escaut occidental. Vastes chantiers de construction; patrie de Ruyter; 12,000 hab.

Fietcher (Jean), fils de Richard, chapelain d'Elisabeth et évèque de Londres, né dans le comté de Northampton, 4576-1625, a composé beaucoup de tragédies et de comédies, qui eurent du succès.

Fietcher de Saltown (ANDRÉ), 4653-1716,

Jmbliciste écossais, fit de l'opposition à Chares II, prit part à la conspiration de Monmouth, dut fuir en Hollande et ne rentra en Angleterre qu'en 1688.

Fleurance OU Fleuranges, ch.-l. de Canton, arr. et à 11 kil. S. de Lectoure (Gers), sur le Gers. Marché aux grains , 4,445 hab.

Fteuranges (Le seigneur de). V. La Mark.

Fieurbaix, commune du canton de Laventie, arr. de Béthune (Pas-de-Calais); 2,655 hab.

Fleurie, commune du canton de Beaujeu, arr. de Villefranche (Rhône) ; 2,009 hab.

. Fleurieu (CHARLES-PlERRE CLARET,COmte DE),

né à Lyon, 4738-1810, prit part à la guerre de Sept Ans. s'occupa des montres marines avec Berthoud, devint directeur général des ponts et arsenaux, 4776, fut ministre de la marine et gouverneur du Dauphin. Emprisonné, délivré par le 9 thermidor, il fit partie de l'Institut, du Bureau des longitudes, du conseil des Cinq-Cents 11 devint sénateur, gouverneur des Tuileries. On a de lui : Voyage pour éprouver en mer les montres marines; Voyage autour du monde, par Et. Marchand; Neptune américo - septentrional ; Neptune du Cattégat et de la Baltique, etc.

Fieurigny, commune du canton de Sergines, arr. et à 44 kil. N.-E. de Sens (Yonne). Beau château construit par Jean Goujon, décoré par J. Cousin.

Fleurs de lis , armes de France depuis Louis VII jusqu'à la Révolution, puis sous la Restauration. On ne connaît pas bien l'origine be cet emblème. Louis Vil, à son départ pour la i« croisade, prit une bannière d'azur semée de fleurs de lis. Sous Philippe II, mais surtout de-

f>uis Charles V, on réduisit à trois les fleurs de is de l'ccusson royal.

Fieuns, v. du Hainaut (Belgique), près de la Sambre, à 10 kil N.-E de Charleroi. Victoires des Français en 1090, 1794 et 1815 (journée de Ligny); 3,5M hab.

Fieury (Cladde), né à Paris, 1640-4723, avocat, abbé, sous-précepteur des princes de Conti, plus tard adjoint à Fénelon dans l'éducation des petits-fils de Louis XIV, 4689 , enfin confesseur du jeune Louis XV, fut membre de l'Académie française, en 4696. Il est surtout connu par ses ouvrages d'une érudition facile et solide : Hist. du droit français ; Institution au droit ecclésiastique; Mœurs des Israélites; Mœurs des Chrétiens; Grand catéchisme Historique, et surtout Histoire ecclésiastique-, il s'est arrêté à l'année 4414. Il faut encore citer le Discours sur les libertés de l'Eglise gallicane.

Fieury (André-Hercule, cardinal de), né à Lodève, 1653-1743, aumônier de la reine, évèque de Fréjus, 1698, précepteur de Louis XV, 1715, devint ministre tout-puissant en 4726, et gouverna la France jusqu'à sa mort. Il fut alors nommé cardinal ; économe, honnête, d'une ambition modeste, il négligea la marine; et, malgré son amour de la paix, se laissa entraîner dans la guerre de la Succession de Pologne, que termina heureusement le traité de Vienne, 4735-1738. Il eut encore le tort d'engager, contre son gré. la France dans la guerre de la Succession d'Autriche, 4741. Membre de trois académies, il n'a laissé que des mandements.

Fieury (ARRAHAM-JOSEPH Renard, dit), né à

Chartres, 1751-1822, fut un bon comédien du Théâtre-Français de 1778 a 4848. On a publié sous son nom des Mémoires.

Fieury (Aimée, née comtesse de Coijjny, duchesse de;, née a Paris, 4776-482U, mariée au duc de Fieury. petit-neveu du cardinal, inspira, diton, à André Chénier son ode de la Jeune captive, a publié un roman, Alvar, et laissé des ouvrages manuscrits.

Fieury de Cbaboulou (PlERRE-ALEXANDRE-

Edouard), 4779-1835, sous-préfet de Salins, secrétaire intime de Napoléon en 1815, a publié des Mémoires pour servir à V Histoire de la vie privée, du retour et du règne de Napoléon en 1815. Il fut conseiller d'Etat en 1830 et député en 1834.

Fleury-sur.Andelle, ch.-l. de canton, an\

et à 16 kil. N des Andelys (Eure); 1,371 hab.

Fieury OU Saint-Benoit-sur-JLoire, commune de l'arr. et à 36 kil. N.-O. de Gien (Loiret). Jadis monastère célèbre de Bénédictins.

Fievo (Lac), Flevum, lac situé au milieu du pays des Frisons, communiquant à la mer du Nord par le Flevum ostium (auj. Vite). Une inondation de la mer, en 1225, le transforma en golfe. C'est aujourd'hui le Zuiderzée.

Flibustiers, aventuriers français et anglais, établis en 1610 dans l'île de la Tortue, près de Saint-Domingue. Ils s'appelaient eux-mêmes frères de la côte; ils désolèrent longtemps les Antilles et les possessions espagnoles ; ils disparurent avec les progrès des colonies anglaises et françaises. On cite parmi leurs chefs redoutables Morgan, Nau l'Olonnais, Michel le Basque, Legrand de Dieppe, Monbars V Exterminateur, etc.

Fiinck (Gjîwaert), né à Clèves, 1646-HJ60, élève de Rembrandt, fut un peintre de grand talent, dont les œuvres oni été souvent confondues avec celles du maître.

Flinders (Mathieu), né à Donington (Lincoln), 1760-1814, navigateur, découvrit avec Bass le détroit de Bass, 1798, puis la Terre de Flinders, sur les côtes d'Australie. Il a publié ses Voyages, 2 vol. in-4°.

Flinders (Terre de), partie de la côte méridionale de l'Australie, où l'on trouve les golfes de Spencer, de Saint- Vincent et l'île des Kangourous.

Flines-lez-Raches OU l'Abbaye, commune

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du canton et de l'an*, de Douai (Nord), 4,015 hab.

Flint, comté du pays de Galles (Angleterre), sur la rive méridionale de la Dée; fertile en céréales, en pâturages, avec de* mines de fer, de plomb, de houille ; le ch.-l. est Mold.

Flint, v. du comté de Flint, à l'embouchure de la Dée. Bains de mer fréquentés ; 3.0< 0 hab.

Fiipurt (Jean-Jacques), né a Paris, 1723-1789, graveur renommé pour la finesse et l'élégance du dessin.

Flize, ch.-l. de canton, arr. et à 8 kil. S.-E. de Mézières (Ai demies); 518 hab.

Fiobeck, bourg de Hainaut (Belgique), à 35 kil. N.-E. de Tournai; 5,500 hab.

Fiodden ou Fiowden, village du Northumberland (Angleterre), à 18 kil. S. de Berwick. Défaite des Ecossais en 1513.

Fiodoard ou Frodoard, chroniqueur, né a Epernay, 894-966, chanoine de l'Eglise de Reims, a écrit . une Chronique sacrée en vers latins ; une Histoire de la ville de Reims, et une Chronique des Francs (de 919 à 966)

wiogny, ch.-l de canton, arr. et à 14 kil N -0. de Tonnerre (Yonne) , 505 hab

Fioiag, commune du canton et de l'arr de Sedan (Ardennes); 2,377 hab

Fiorac, ch.-l. d'arrond. de la Lozère, à 30 kil S -E. de Mende, près du confluent du Tarn et du Tarnon; 2.212 hab

Floraux (jeux) OU Florales, fêtes célébrées jadis a Rome, depuis 240 av. J.-C, en l'honneur de Flore. Elles duraient trois jours.

Floraux (jeux). Cette Académie, fondée à Toulouse, en 1323, sous le nom de Collège de la gaie science, fut dotée par Clémence Isaure, vers 1490, et distribue chaque année des prix, le 3 mai.

Flore, déesse des jardins et des fleurs à Rome. Les Grecs l'avaient appelée Chloris et lui donnaient pour époux Zéphyre.

Floréal, 8e mois du calendrier républicain, commençant le 20 ou le 21 avril.

Florence, Firenze ou Fiorenza en italien, Florentia Tuscorum chez les anciens, ch.-l. de la prov de son nom. dans une belle vallée sur l'Arno, a été capitale du grand-duché de Toscane, puis du roy. d'Italie, de 1864 à 1871. C'est une belle ville, aux rues tortueuses, mais avec des places nombreuses, des palais, des monuments remarquables : Sainte-Marie-del-Fiore, le Baptistère, Santa-Croce, Saint-Laurent, etc. , les palais, Palazzo Vecchio, Pitti, Strozzi, Riccardi, des musées, remplis de chefs-d'œuvre, des bibliothèques magnifiques (Laurentienne, Marucelli, Riccardiana, Maglia Becchiana, etc ) On fabrique des 30ieries légères, des ouvrages en albâtre, en pierre dure, des papiers, de la bijouterie, des tapis, des chapeaux de paiile. — Fondée par des habitants de Fiesole, colonie romaine, 81 av J.-C, Florence devint au moyen âge l'une des villes le3 plus florissantes de l'Italie par l'industrie et par le commerce. République de plus en plus démocratique au xiue et au xiv« s., elle devint sous la direction des Médicis l'Athènes de l'Italie, le centre des arts. En 1531, elle ne fut plus que la capitale d'un duché créé par Charles-Quint pour les Médicis devenus princes Patrie de Brunelleschi, Benvenuto Celhni, Donatello, Ghiberti. Giotto, Cimabue, Guichardin, Machiavel, Dante, Boccace, Michel-Ange, Léonard de Vinci, Lulli, etc., etc. ; 169,000 hab.

Florence (Province de), dans le roy. d'Italie, formée d'une partie de l'anc. Toscane. Elle a 5,873 kil. carrés et 766,000 hab.

Fiorensac, ch -1 de canton, arr. et à 24 kil, N-E deBéziers (Hérault), sur l'Hérault ; 3,694 hab.

Florent (Saint), abbé de Glonne au y« s. Fête, le 7 novembre.

Florent (Saint*) OU San -Fiorenzo, ch.-l.

de canton, arr et à 20 kil. O, de Bastia (Corse). Place forte, 799 hab.

Florent-!.- Vieil (Saint-), cil -1 de Canton,

arr. el a 38 kil. de Cholet (Maine-et-Loire), sur la rive gauche de la Loire. A 112. abbaye bénédictine, tombeau de Bonchamp, 2,loo hab.

Florent-sur-Cher (Saint-), Commune du

canton de Charost, air de Bourses (Cher);

Florentin (Saint.), ch -1. de canton, arr. et à 30 kil. N.-E d'Auxerre (Yonne), sur le canal de Bourgogne. Commerce actif, 2,474 hab.

Fiorentinus, écrivain byzantin, auteur d'une compilation en 20 livies, les Géoponiques, composée d'extraits d auteurs anciens sur l'agriculture.

Florès» lune des Açores, longue de 26 kil. sur 13. Elève de moutons; 12,000 hab.

Flores, l'un des affluents de droite du Salado, arrose l'Etat de Buenos-Ayres (Confédération Argentine).

Florès, Mangdéraï OU Endé, île de l'archipel de la Sonde (Malaisie), à l'E. de Sumbava, à l'O de Timor, longue de 240 kil Elle est peu connue , de petits Etats indigènes se partagent le territoire Les Hollandais ont élevé des forts pour surveiller les pirates Malais de la côte.

Fiorez (Henri), archéologue espagnol, né à Valladolid, 1701-1773, fut moine augustin, et a écrit . Cursus Iheologiœ ; 1732-38, 5 vol. in-4° , — Clave istorical ; Madrid, 1743, in-4« ; — La Espana sagrada, o theatro geographico-historico de la Iglesia de Espana ; Madrid, 1747-1779, 29 vol. in-4° , — Espana carpetana, medallas de las colomas, municipws y pueblos antiques de Espana; Madrid, 1757-1775, 3 vol. in-4<>; — Disertacion de la Cantabria ; 1768, in-8° ; — Mémorial de las Reynaj Catolicas; 1770, 2 vol. in- 4<> ; etc.

Florian ( JEAN - PlERRE Claris DE), né au

château de Florian (Gard), 1755-1794, gentil, homme du duc de Penthièvre, composa des comédies, des romans (Galatée, Numa Pompilius, Estelle), qui le firent entrer à l'Académie française. 1788. Il donna ensuite un Don Quichotte, un Gonzalve de Cordoue, deux récits bibliques, Ruth et Tobie, mais ses Fables eurent encore plus de succès. Emprisonné en 1793, il fut sauvé par le 9 thermidor.

Florida-Blanca (Do>* JûSÉ Monino, COHlte

de), né à Murcie, 1728-1808, ambassadeur à Rome, puis ministre des affaires étrangères, s'efforça de développer le commerce de l'Espagne Il échoua dans sa tentative contre Alger, 1777, et dans l'attaque de Gibraltar, 1782. 11 "fut disgracié en 1792 ; Godoï le fil emprisonner, puis exiler dans ses terres.

Floride, un des Etats de l'Union américaine, dans la presqu'île au S.-E. de l'Amérique septentrionale, est un pays plat, coupé de savanes, de marais et de bois" La terre est fertile, mais mal cultivée et encore mal peuplée. IJ y a des sources minérales renommées. Découverte en 1512, le jour de Pâques-Fleuries, elle appartint aux Espagnols, aux Anglais de 1763 à 1783, puis fut recouvrée'par les Espagnols, elle entra dans l'Union en 1821 et devint un Etat en 1845. La superficie est deloi,975kil. carrés ; la population, de 269,493 habitants Les villes princ. sont : Tallahassee, Pensacola, Apalachicola, Saint-Augustin, etc.

Floride (Canal de la). V. Bahama.

Floridor (JOSIAS de Soûlas, sieur de Pri-

mefosse, dit), né dans la Brie, 1608-1671, comédien de l'hôtel de Bourgogne, se distingua dans la tragédie et la haute comédie.

Fiorien (Marc-Antoine), frère de l'empereur Tacite, prit la pourpre en 276, et périt en combattant Probus.

Florin, monnaie d'or au moyen âge mon-

FLO

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naie encore usitée de nos jours, mais le plus souvent d'argent, et variant de valeur : 2 fr. 40 ("Hollande), 2~fr 25 (Angleterre), 2 fr. 60 (Hanovre) 2 fr. 10 (Prusse), 2 fr. 25 (Autriche) Le florin d'or en Hollande vaut 20 fr 85.

Fioriuda, plus connue sous le nom de Cava, était suivant les traditions nationales, fille du comte Julian, gouverneur de la Mauritanie Tingitane et parente du roi Witiza Don Rodrigo ep'erdument amoureux d'elle, l'enleva; alors 'le comte Julian, pour se venger, aurait favorisé les Arabes et l'expédition de Tank.

Fiorine (Sainte-), commune du canton d'Auzomarr. de Brioude (Haute-Loire); 2,181 hab.

Fioris (François), dit Franc Flore ou Fions, né à Anvers, 1520-1570, peintre flamand, imita surtout Michel-Ange et eut beaucoup d'eleves.

Fiorus (Lucres Ahksus) a compose sous Traian un EpHome de gestis Romanorum en 4 livres Le style est souvent déclamatoire, mais l'œuvre est 'intéressante II était peut-être de la famille de Sénèque , ^ A ■

Fiorus (Julius) souleva les Trévires , ses compatriotes, contre Tibère, en 21, fut vaincu et se tua . ...

Fiorus (Gessitts), né a Clazomenes procurateur de Judée, en 64, souleva les Juifs par ses exactions et ses cruautés-

Fiorus (Drepanius), diacre de 1 Eglise de Lvon mort en 860, composa contre Seot Erieène un livre sur la Prédestination. On lui doit encore : Commentaire sur le canon de la messe. Commentaire des Epîtres de saint Paul, Histoire universelle, des poésies latines, etc

Fioss.Graben, longue dérivation de 1 Elster, qui passe a Lùtzen (Allemagne).

Flotte (Pierre), originaire d Auvergne, chancelier de Philippe le Bel, rédigea l'acte d'accusation contre Bernard Saisset, et répondit par un résumé perfide à la bulle de Boniface VIII, Ausculta filu Il fut tué a la bataille de Courtrav, 1302.

Flotte (La), bourg de l'île de Ré, canton de Saint-Martin, a 20 kil. N.-O. de La Rochelle (Charente-Inférieure). Petit port d'un commerce assez actif ; 2,385 hab.

Fiour (Saint), 1er évêque de Lodeve, mort en 389. Fête, le 3 nov. et le 1" juin.

Fiour (Saint.), ch.-l. d'arrond. du Cantal, à 74 kil N.--E. d'Aurillac, sur un plateau basaltique qui domine la Trueyre. Evêché, cathédrale Etoffes communes, dentelles, poterie ; commerce de bestiaux. C'était jadis la capitale de la Haute-Auvergne ; 5,745 hab.

Fiourens (Marie-Jean-Pierre), ne a Maureilhan (Hérault), 1794-1867, docteur en médecine, physiologiste célèbre, protégé par de Candolle et Cuvier, souvent couronné par 1 Académie des Sciences pour des Mémoires d'une hardiesse et d'une profondeur remarquables, devint membre de cette Académie, dont il fut le secrétaire perpétuel, 4828, fut professeur au Muséum, au Collège de France, enfin membre de l'Académie française. Députe en 1838, il tut élevé à la pairie en 1846. — Comme physiologiste il a surtout étudié le cerveau et éclairé d'une vive lumière la question philosophique des forces de la vie. Habile écrivain, d'un style clair et précis, il a mérité sa grande et durable réputation. — Parmi ses nombreux ouvrages, on cite : Recherches physiques sur l'irritabilité et la sensibhté , Expériences sur le système nerveux; Cours sur la génération, l'ovologie et l'embryologie; Anatomie générale de la peau; Mémoires d' anatomie et de physiologie comparées; Cours de physiologie comparée; De l'Ontologie ou étude des êtres, etc. Il a publié une série de volumes pour populariser la philosophie des sciences : Analyse raisonnée des travaux de Cuvier ; Buffon, histoire de ses idées et de ses tra-

vaux; De l'instinct et de l'intelligence desanimaux; Examen de la phrénologie ; Fontenelle ; De la longévité humaine, etc., etc. Il a publié une belle édition de Buffon, et a prononcé \e$ Eloges d'un grand nombre de savants illustres.

Flowden V. FLODDEN.

Fludd (Robert), né à Milgate (Kent). 1554- 1637, développa les doctrines des Rose-Croix, fut médecin, mais se fit surtout connaître par son système théosophique et ccsmogonique. Il a composé 47 traités, dont l'un est intitulé : Clavis philo sophiœ et alchimiœ Fluddanœ

Flue (Nicolas de), né à Saxeln (Suisse), 1417- 1487, fut un ermite célèbre qui exerça une grande influence sur ses compatriotes.

Flueien, port d'Altdorf dans le canton d'Uri (Suisse), sur le lac des Quatre-Cantons. Chapelle de Guillaume Tell.

Fiuvia, fleuve d'Espagne, tributaire de la Méditerranée; il arrose Oiot, Castelfollit ; c'est l'une des meilleures lignes de défense de la Catalogne.

Fô paraît être le même que Bouddha.

Fodéré (FRANÇOIS - EMMANUEL), né à Saillt-

Jean-de-Maurienne, 1764-1835, médecin dans son pays, à l'armée d'Italie, dans les hôpitaux de Marseille, professeur à la faculté de Strasbourg, a écrit : Traité du goitre et du crétinisme, Manuel des gardes-malades, Traité du délire; Leçons sur les épidémies, etc II est surtout célèbre par son Traité de médecine légale, 1815, 6 vol. in-8°.

Foë (Daniel de), né à Londres, 1663-1731, fils d'un boucher, mercier lui-même, se dévoua à la défense du protestantisme, fut protégé par Guillaume III, et publia pour le soutenir le Vrai citoyen anglais et une remontrance signée Légion, Sous la reine Anne, ses ennemis le nient condamner au pilori et à la détention ; de sa prison de Newgate il traça le plan d'une Revue, composa un Hymne au pilori; puis, remis en liberté, travailla à la réunion de l'Ecosse à l'Angleterre. Il écrivit une Histoire du commerce, fut délaissé par George Ier et par les whigs, et composa alors l'ouvrage qui a immortalisé son nom, les Aventures de Robinson Crusoé, 1719

Fœroë (Iles) ou Iles aux Brebis, archipel danois, a 280 kil. N.-O. des Shetland, dans l'océan Atlantique. Elles ont 4.332 kil. carrés, 17 sur 35 sont habitées par 11,000 personnes. Montagneuses, enveloppées d'ecueils et de courants, elles ont un climat assez doux; on y trouve de la tourbe, de la houille, du fer; elles produisent de l'orge et des pommes de terre, elles n'ont pas d'arbres, mais de beaux pâturages. Les habitants, Norvégiens d'origine, vivent suitout de pêche. Les principales sont : Strômôe, avec la capitale Thorshavn, Osterôe, Sandôe, Waargôe, Aardoe, etc.

Foes (Andce), né à Metz, 1528-1595, médecin, a surtout défendu les doctrines d'Hippocrate. On cite de lui ■ OEconomia Hippocratis et Magni Hippocratis Opéra.

Fogaras. V FAGARAS.

Fo-eiberg (Beng), né à Gœtheborg, 1787-1854, bon sculpteur suédois, a étudié en France, puis à Rome, où il finit par demeurer.

Foggia, ch -1. de la prov. de ce nom, anc Capitanate (Italie), au N.-E. de Naples, près du Celone, bien bâtie, mais dans un climat insalubre. Commerce de laines et de blé ; foires très fréquentées; 38.000 hab. — La province a 7,648 kil. carrés et 322,758 hab.

Fo«iia, anc. Pisaurus, torrent qui finit dans l'Adriatique, à Pesarc (Italie).

Fogiietta (Uberto), né à Gênes, 1518-1581, protégé par le cardinal Hrppolyte d'Esté, a écrit : De causis magnitudinis Turcarum imperii et Historiœ Genuensium libri XII.

Fohi ou Fou.hi, premier empereur de la Chine, aurait vécu vers 3,300 av. J.-C.

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