III. Capétiens
Capétiens directs (987-1328).
Hugues Capet, roi en . . . ..... 987
Robert II. ... . . . , ; , . . 996
Henri 1er . 4031
Philippe 1er 4060
Louis VI, le Gros ... ...... 1108
Louis VII, le Jeune 1137
Philippe II, Auguste . . . .... 1180
Louis VIII, le Lion . . 1223
Louis IX (saint Louis) .' , 1226
Philippe III, le Hardi . 1270
Philippe IV, le Bel 1285
Louis X, le Hutin .... 1314
Jean 1er (fiis posthume de Louis X). . 1316
Philippe V, le Long. 1316
Charles IV, le Bel 1322
Branche des Valois (1328-1498).
Philippe VI de Valois . . ...... 1328
Jean II, le Bon .... . . .... 1350
Charles V, le Sage . 1364
Charles VI 1380
Charles VII, le Bien servi. , . , - - 1422
Louis XI . ,. 1461
Charles VIII 1483
Branche de Valois-Orléans (1498-1515).
Louis XII. 1498
Branche de Valois-Orléans- Angoulême (1515-1589).
François 1er. , ......... 1515
Henri II . . 1547
François II. 1559
Charles IX . 1560
Henri III 1574
Branche des Bourbons (1589-1792).
Henri IV. . . . . . ...... 1589
Louis XIII 1610
Louis XIV, le Grand 1643
Louis XV 1715
Louis XVI. 1774-1792
FRA - 368
FRA
Révolution,
Louis XVII (roi nominal) 1793-1795
( Convention. . . 1792-1795
République j Directoire. . . . 1795-1799
r Consulat 1799-1804
Napoléon 1er (Bonaparte) empereur. 1804-1814 Louis XVIII, roi (de nom depuis 1795),
— de fait 1814-1815
Napoléon 1er de nouveau (les Cenl-Jours). 1815 Napoléon II, proclamé 1815
Epoque contemporaine.
Louis XVIII (seconde Restauration). 1815-1824
Charles X , . 1824-1830
Louis-Philippe (branche d'Orléans). 1830-1848
Seconde République 1848-1852
Napoléon III, neveu de Napoléon 1er. 1852-1870 République, le 4 septembre 1870. . . . 1870.
France. On a désigné par ce nom : 1» les pays habités par les Francs, à l'E. et à l'O. du Rhin ; 2<> la France actuelle à partir du traité de Verdun, 843; 3° le domaine primitif des Capétiens ou duché de France ; 4<> un petit pays situé au N. de Paris et comprenant Saint-Denis et les paroisses voisines.
France (Duché de), domaine primitif des Capétiens, entre la Seine et la Loire, renfermant, outre l'Ile-de-France, les comtés de Paris et d'Orléans, le Maine, l'Anjou, la Touraine, le Blaisois, le Chartrain, et le S.-O. de la Picardie.
France (Ile-de-), V. ÎLE-DE-FRANCE.
France (Ile de). V. MAURICE (Ile).
France (Nouvelle-), nom donné d'abord au Canada.
France ëquinoxiale, nom donné, aUXVIie s.,
à la Guyane française.
Francesca (PIERRE Borghèse délia), né à
Borgo-San-Sepolcro, 1398-1484, peintre qui posa le premier les règles de la perspective.
Francescas, ch.-l. de canton, arr. de Nérac (Lot-et-Garonne) ; 1,037 hab.
Franceschetti (DOMINIQUE-CÉSAR), né à Bas-
tia, 1776-1835, s'attacha à la fortune de Murât depuis 1805, devint général; et, après la déroute de Pizzo, se défendit encore dans les montagnes On a de lui : Mémoires sur les événements qui ont précédé la mort de Joachim I™.
Franceschini (BALDASSARE), né à Bologne,
1648-1728, bon peintre de fresques, élève et parfait imitateur de Cignani.
Francfort-sur-le-Main, V. de la prOV. de
Hesse (Prusse), sur la rive droite du Main, a encore de vieux quartiers qui rappellent le .moyen âge, mais aussi des rues neuves, de belles promenades, des monuments (cathédrale, le Pfarrthurm, le Romer ou hôtel de ville, le Saalhof, le palais de Tour-et-Taxis, la vieille Bourse, etc.) ; puis des écoles de médecine et de chirurgie, des beaux-arts, d'arts et métiers. — C'est une ville ancienne, où l'on couronnait les empereurs; elle fut la capitale de la Confédération Germanique, de 1815 a 1866, et forma alors une république ou ville libre. Elle a été brutalement annexée à la Prusse en 1866. On y fabrique des tissus de soie, de laine, de coton, cartes a jouer, faïence, etc. ; c'est l'un des principaux entrepôts du commerce allemand. Patrie de Goethe, des Rothschild ; traité de 1871 imposé à la France ; 164.000 hab.
Francfort. sur. roder, v. du Brandebourg (Prusse), à 80 kil. S.-E. de Berlin. Université de 1506 à 1810. Commerce considérable de toiles, soieries, pelleterie, maroquin, bonneterie, tabac, graine de lin, etc. ; 51,000 hab.
Francfort, capit. de l'Etat de Kentucky, sur la rive gauche du Kentucky (Etats-Unis); 4,000 h.
Franche-Comté OU Comté de Bourgogne, anc. province de France, a l'E., entre la
Lorraine-Alsace et le Rhône, à l'O. de la Suisse. Elle renfermait les différents chaînons qui forment le massif du Jura; elle était arrosée par la Saône, l'Ain, le Drugeon, l'Oignon, le Doubs, etc. Le sol est très accidenté et l'aspect souvent pittoresque; on y exploite fer, salines, marbre, tourbières. Il y a des vignobles renommés, on élève du gros bétail, et on fabrique beaucoup de fromages, par association, dans les fromageries de la montagne. Le travail du fer et du cuivre, l'horlogerie, la papeterie, la distillerie, etc., sont les principales branches de l'industrie. — Habitée par les Séquanes, elle forma sous les Empereurs la Maxima Sequanorum, appartint aux Bourguignons, aux Francs ; fit, après 843, partie de la Lotharingie, de la Bourgogne cisjurane, du royaume d'Arles; eut des comtes, qui peu à peu devinrent presque indépendants , entra dans la maison française de Bourgogne à la fin du xiv« s. ; puis passa à la maison d'Autriche, et, après Charles-Quint, resta à l'Espagne, qui lui donna de larges franchises. Conquise par Louis XIV en 1668, puis en 1674, elle resta à la France par le traité de Nimègue, 1678. Elle forma un grand gouvernement militaire, composa le ressort du parlement de Besançon; et, réunie & la principauté de Montbéliard, a constitué les trois départements du Jura, du Doubs et de la Haute-Saône.
Franche-ville OU Francquevllle (PIERRE
de), né a Cambrai, 1558 ou 1564, mort en 1615 ou 1630, sculpteur, élève de Jean de Bologne, a travaillé en Italie et à Paris pour le Louvre, les Tuileries, etc.
Francheville (JûSEPH du Fresne de), né
à Dourlens, 1704-1781, fit partie de l'Aeadémie de Berlin et a écrit : Hist. des Finances, les premières expéditions de Charlemagne, Bombyx ou le Ver à soie, poëme en six livres, etc.
Francia (José-Gaspard-Rodrigo, dit le docteur), né à l'Assomption, 1756-1840, peut-être d'origine française, docteur en théologie, avocat, secrétaire de la junte de gouvernement au Paraguay, 1811, s'empara peu à peu du pouvoir et fut nommé dictateur à vie, 1817. Administrateur unique et despote, il donna quelque impulsion à l'agriculture et à l'industrie, mais tint le Paraguay complètement isolé des autres pays.
Francia (FRANÇOIS Raibolini, dit le), né à
Bologne, 1460-1533, orfèvre, graveur et surtout peintre célèbre, qu'on égalait au Pérugin. — Son fils, Jacques, mort en 1557, imita complètement sa manière.
Francia, rivière d'Espagne, affluent de l'Alagon, arrose la prov. de Salamanque.
Francia (Sierra-de-), chaîne de montagnes d'Espagne, qui s'étend entre les deux Castilles, les provinces de Léon et d'Estremadure, pour finir en Portugal.
Franciabigio (Marc-Antoine), peintre de l'Ecole florentine, 1483-1524, imita Andréa del Sarto, et a laissé beaucoup de fresques à Florence.
Franoine ou Francinî, dit Franchine, né à Florence, en 1570, ingénieur, embellit Saint-Germain d'effets d'eau. — Son petit-fils, Jean-Aicolas , a construit l'aqueduc d'Arcueil. —
Francine-Grandmaison (Pierre de), fils de
ce dernier, est le principal inventeur des jets d'eau de Versailles.
Francion OU Francus, fils prétendu d'HeC-
tor, serait venu s'établir en Gaule après la prise de Troie et aurait fondé la nation française. C'est le héros de la Franciade de Bonsard.
Francis (Philippe), né à Dublin, 1740-1818, est surtout célèbre pour la part qu'il prit à l'administration de l'Inde et par ses démêlés avec Warren Hastings. On lui a quelquefois attribué les Lettres de Junius.
Franciscains, ordre religieux fondé en 1208
FRA — 369
par saint François d'Assise, approuvé par Innocent III, 1210, par Honorius III, 1223. On les appela aussi Frères mineurs et Cordeliers ; voués à une pauvreté absolue, ils se distinguèrent par le talent de la prédication et le savoir ; ils furent les rivaux des Dominicains. Plus tard ils acquirent de grandes richesses, et il fallut établir dans l'ordre plusieurs réformes; de là les Frères mineurs de l'observance, les Récollets, les Capucins. — Dès 1212, les femmes furent admises dans l'ordre sous le nom de Clarisses. — Enfin, il y eut depuis 1221 le Tiers-ordre, composé de séculiers.
Francisco (San-), v. de l'Etat de Californie (Etats-Unis), sur la baie magnifique de San-Francisco, au fond de laquelle débouchent le Sacramento et le San-Joaquim. La Reine du Pacifique a un port excellent et fait un commerce déjà bien considérable, et qui ne peut que s'accroître, avec toutes les parties du monde; 234,000 h.
Francisco (San.), fleuve du Brésil, vient de la prov. de Minas-Geràes, sépare les prov. de Pernambouc et d'Alagoas, a des rapides qui interrompent la navigation dans son cours de 4,500 kil. [prov. de Sainte-Catherine (Brésil).]
Francisco (San-), Ile, ville et baie de laj
Francisque, arme des anc. Francs, hache à deux tranchants, dont le manche était très-court; on la lançait de loin sur l'ennemi.
Franck, famille de peintres flamands du xvi« et du xvne s., originaires d'Hérenthals (Campine). Ils ont une couleur brillante, mais une entente médiocre du clair-obscur.
Franco (Baptiste), dit le Semolei, né à Venise, 1438-1501, peintre et graveur.
Franco (Nicolas), né à Bénévent, 1505-1569, écrivit contre l'Arétin, son ennemi, un grand nombre de sonnets, et irrita par ses épigrammes le pape Pie V, qui le fit pendre.
Franco (Pierre), né près de Sisteron, vécut en Suisse au xvie s , et a inventé ou décrit le premier la taille.
Franco (El-), bourg de la prov. d'Oviedo (Espagne), sur le golfe de Biscaye. Pêche ; produits agricoles; 4.000 hab.
Franco Barreto (Jean), né à Lisbonne, 1600- 1669, a traduit YEnéide, écrit un poème, Cyparisso, et YOrthographe de la langue portugaise, etc.
Francœur (François), né à Paris, 1698-1787, fut intendant de la musique du roi, — Louis- Joseph, son neveu, 1738-1804, a donné des opéras et écrit le Diapason des instruments à vent.
Francœur (Louis-Benjamin), fils de ce dernier, né à Paris, 1773-1849, professeur de mathématiques à la Faculté des sciences, de l'Académie des Sciences seulement en 1842, a écrit ou revu des traités élémentaires de mathématiques, clairs et exacts.
François d'Assise (SAINT), né à Assise en Ombrie, 1182-1226, fils d'un riche commerçant, renonça à sa fortune, et fonda l'ordre des Frères Mineurs en 1208. Il fit, en 1219, un voyage en Terre-Sainte, où. depuis lors, le tombeau de J.-C. a toujours été gardé par des Franciscains. Canonisé en 1229, il est honoré le 4 octobre. Ses Œuvres forment un volume in-fol.
François de Paule (SAINT), né à Paule en
Calabre, 1416-1507, a fondé l'ordre des Minimes; appelé par Louis XI, qui attendait de lui sa guerison, il établit plusieurs monastères de sa règle. Canonisé en 1519, il est honoré le 2 avril. François-Xavier (Saint), né au château de Xavier (Navarre), 1506-1552, gentilhomme, maître en philosophie a l'Université de Paris, 1530, fut l'un des premiers disciples d'Ignace de Loyola, 1534, et alla prêcher l'Evangile dans les Indes et au Japon. Il mourut au moment où il abordait en Chine. Canonisé en 1622, il est honore le 5 décembre. On a de lui des Opuscules, un Catéchisme et des Lettres.
FRA
François de Sales (Saint), né au château de Sales près d'Annecy, 1567-1622, étudia à Paris, à Padoue, entra dans les ordres en 1593, travailla à la conversion des protestants, et fut nommé évêque de Genève en 1602. Il publia l'Introduction à la vie dévote, 1608, et le Traité de l'amour de Dieu, 1616. Il exerça une grande influence par son activité, ses livres et ses prédications Canonisé en 1665, il est honoré le 29 janvier.
François de Borgia (SAINT), né à Gandia
(roy. de* Valence), 1510-1572, grand-écuyer de l'impératrice, duc de Gandia, il entra dans l'ordre des Jésuites, après la mort de sa femme, 1546, et en devint le 3e général, 1565. On a de lui le Collyre spirituel et le Miroir du chrétien. François Régis (SAINT). V. BÉGIS.
François 1er, empereur d'Allemagne, né à Nancy, en 1708, duc de Lorraine après la mort de son père Léopold, 1729, épousa en 1736 Marie- Thérèse, fille de l'empereur Charles VI. Il fut grand-duc de Toscane en 1737, empereur en 1745, et mourut en 1765, sans avoir exercé aucune influence, et toujours soumis à sa femme Marie- Thérèse, qui l'aimait beaucoup.
François il, petit-fils du précédent, né à Florence, 1768, succéda a son père, Léopold II, 1792, lutta contre la république française, qui, victorieuse, lui imposa le traité de Campo-Formio, 1797, puis le traité de Lunéville, 1801. Il prit alors le titre de François I", empereur d'Autriche. Vaincu dans une 3e coalition à Ulm et à Austerlitz par Napoléon 1er, 1805, il vit encore sa puissance diminuée au traité de Presbourg: l'Empire Germanique disparut, 1806, et il ne fut plus qu'empereur d'Autriche. Encore vaincu dans une 4e lutte, il signa la paix de Vienne, après la bataille de Wagram, 1809, donna sa fille Marie-Louise au vainqueur; mais plus tard, après la guerre de Bussie, se tourna contre la France dans la 6e coalition. Le congrès de Vienne le dédommagea largement de ses pertes précédentes. Dirigé par son principal ministre, Metternich,il appliqua les principes de la Sainte- Alliance en Allemagne, aux congrès de Carlsbad et de Vienne, intervint en Italie, après les congrès de Troppau et de Laybach, pour comprimer les révolutions de Nàples et du Piémont. 11 mourut en 1835.
François ier, roi des Deux-Siciles, né^ en 1777, succéda a son père Ferdinand, en 1825 et mourut en 1830. L'aînée de ses filles, Caroline, épousa le duc de Berry ; une autre, Marie-Christine, fut mariée à Ferdinand VII, roi d'Espagne.
François iv, duc de Modène, fils de l'archiduc Ferdinand d'Autriche, né en 1779, duc en 1814, hérita de Massa, de Carrare et de 50 millions. Il trahit les patriotes italiens, fit arrêter Ciro Menotti, dont il se disait l'ami, et le fit périr. Il mérita le surnom de Tibère et mourut en 1846.
François ier, roi de France, né à Cognac, 1494, fils' de Charles, comte d'Angoulême, et de Louise de Savoie, arrière-petit-fils de Charles V, épousa Claude, fille aînée de Louis XII, son cousin, et succéda à ce prince, en 1515. Ce roi des gentilshommes , ce roi-chevalier , conquit tout d'abord le Milanais par la glorieuse victoire de Marignan, 1515, et par le Concordat de 1516 devint le véritable maître de l'Eglise de France. Mais bientôt commença sa lutte contre Charles- Quint, qui lui fut préféré comme empereur d'Allemagne, 1520 II y a eu 4 guerres entre les deux princes : la lre, signalée par la défaite de Lautrec à la Bicoque et par la perte du Milanais, 1522, par la trahison du connétable de Bourbon et la défaite de Bonnivet en Italie, par l'invasion de la Provence, 1524, la défaite et la captivité du roi à Pavie, 1525, se termina par le traité onéreux de Madrid, 1526. François Ier, une fois libre, rompit le traité; mais, dans une 2e guerre, il secourut mal ses alliés d'Italie,
FRA
FRA
laissa les troupes de Bourbon saccager Rome ; puis André Doria, faisant défection, donna l'empire de la mer à Charles-Quint; Lautrec mourut devant Naples St-Pol fut battu à Landriano, et la paix de Cambrai livra l'Italie a l'Empereur. 1529, François Ier rechercha surtout l'alliance des princes protestants d'Allemagne et de Soliman II, réorganisa l'armée française et se prépara a une ,J,e lutte par l'invasion de la Savoie; Charles- Quint ravagea impitoyablement la Provence ; la trêve de Nice, imposée par le pape, 4o38, laissa le Milanais à l'Empereur. François I" chercha vainement à gagner Charles-Quint a 1 entrevue d'Aiaues-Mortes et dans le voyage quil fit en France Une 4« guerre éclata, à propos du Milanais que François I" réclamait : les Français, unis aux Turcs, bombardèrent Nice le comte d'Enshien fut vainqueur à Cérisoles, 1544, mais les Impériaux envahirent la Champagne, pendant que Henri VIII assiégeait Boulogne Cepen- «i-mt les traités de Crespy, 1544, et d Ardres, 1546, furent signés, et François 1er mourut en 1547 Sous ce règne, la royauté a été absolue, François I" a institué les 12 premiers gouvernements de province, réformé la justice et l'administration (ordonn. de Cremieu, 4o36, de Villers-Cotterets, 4538, grands jours, etc.); il a créé les premières rentes sur l'hôtel de ville, organise 7 légions d'infanterie, protégé la marine, les colonies naissantes, et surtout les savants et les artistes: il a fondé le Collège de France, 4529, l'imprimerie royale, 4539. Il a augmente le domaine royal par la réunion définitive de la Bretagne à la France, par la confiscation des biens de Bourbon. Mais les finances ont été mal administrées, les protestants ont été persécutes (massacres des Vaudois de Mérmdol et de Cabrières 4545), les courtisans, trop combles de faveurs sont devenus une puissance souvent mauvaise, et l'excès du pouvoir absolu a préparé la réaction qui éclata pendant les guerres de religion. '.
François H, roi de France, fils aîné de Henri ITet de Catherine de Médicis, né à Fontainebleau, 4544, marié à Marie Stuart, devint roi juillet 4559, et laissa le pouvoir aux Guises, contre lesquels se fit la conjuration d'Amboise, 4560. Il mourut au mois de décembre de cette année. ■ ■ ■'
François Ier, duc de Bretagne, ne a Vannes, 4444, duc de 4442 à 4450, fit périr son frère Gilles. Il a créé l'ordre de VEpi.
François il, duc de Bretagne, ne en 443o, succéda* à son oncle, Arthur III, 4459, et prit oarf à toutes les lieues dirigées contre Louis XI et contre Charles VIII. Ce prince faible, souvent dominé par des favoris, comme Landais, fut définitivement vaincu par La Trémoille a Saint- Aubin du Cormier, 4488, et forcé de subir les conditions du traité de Sablé. Sa fille Anne lui succéda en 4488.
François I", duc de Lorraine 1j44-4o ; - François il, duc de Lorraine, 4624-4632.
François (Jean-Charles), ne a Nancy, 4 /4 /- 4769 graveur de Louis XV et du roi Stanislas.
•François de Neufchàtean JNlCOLAS), ne a
Saffais (Meurthe), 1750-1838, publia des 1 âge de 44 ans in recueil de Poésies'cliverses. Procureur général à Saint-Domingue, 4783, députe a 1 Assemblée législative, il ne voulut pas siéger a la Convention En 4793, le succès de Paméla lui valut une arrestation. Il fut ministre de 1 intérieur sous le Directoire, directeur après le 18 fructidor, puis de nouveau ministre de 1 intérieur 4798; il créa les expositions de l'industrie et le musée du Louvre; il présida le Sénat de 1304 à 1806, et entra à l'Académie française en 1816 II a publié beaucoup de poésies et des écrits sur les intérêts agricoles.
François (Saint-), ch.-l. de canton, arr. de
la Pointe-à-Pître (Guadeloupe) ; 5,000 hab. Françoise (Sainte), dame romaine, 4384-4440, a fondé 'l'ordre des Oblates ou Collatines, 1425 et 1433. Fête, le 9 mars.
Françoise de Rimini, mariée à LanciottO
Malatesû, seigneur de Bimini, aima Paolo son beau-frère. Lanciotto les surprit tous deux et Les tua, 4289.
Françoise d'Amboise, 4427-1485, mariée à Pierre, qui devint duc de Bretagne en 4450, vécut avec lui comme une sœur, dans les exercices de la plus grande piété. Après la mort de Pierre, elle se retira dans le monastère des Trois-Maries, qu'elle avait fondé à Vannes, 4467; elle a été mise au rang des bienheureuses.
Francoli, rivière au N.-E. de l'Espagne, tributaire de la Méditerranée, passe près de Vais et finit à Tarragone.
Francon, né à Cologne, au xie s., a écrit des traités de musique : Ars cantus mensurabilis et Compendium de Discuntu.
Franconie. On a donné ce nom : 1» à l' Australie "de la Meuse à la Saale, 2<> à un grand duché de l'Allemagne, formé au x* s. de la Franconie orientale; Conrad de Franconie fut roi de Germanie en 914 ; Conrad le Salique fonda la maison impériale de Franconie, qui donna 4 princes à l'Allemagne, 4024-4425. Le duché appartint ensuite à la maison de Souabe ou des Hohenjstaufen, puis il fut partagé entre un grand nombre de seigneurs ; 3° à un des cercles de l'Empire, définitivement établi par Maximilien 1er en 4500; présidé par l'évêque de Bajnberg et par les margraves d'Anspach et de Baireuth, il comprenait beaucoup de principautés ecclésiastiques et séculières. Il est presque tout entier aujourd'hui dans le royaume de Bavière.
Franconie (Basse.), cercle de Bavière, au N.-O. ; villes princ. : Wurzbourg, Aschaffenbourg, Schweinfurt.
Franconie (Hante-), cercle de Bavière, au N.-E. ; villes princ. : Baireuth, Bamberg.
Franconie (Moyenne.), Cercle de Bavière,
à l'O. ; villes princ. : Anspach, Erlangen, Nuremberg, Furth. .»'•„■■«
Franconie (Monts de). V. FRANKENWALD.
Francs ou Franits (c'est-à-dire, les fiers, les intrépides, les féroces), nom d'une confédération germanique entre le Bhin et le Weser (Bructères Cattes, Chauques, Chamaves. Chérusques, Attuariens, Sicambres, etc.), probablement formée vers 240. Ils ne cessèrent d'attaquer les provinces frontières de l'Empire ou se mirent au service des Empereurs. On les a souvent distingués en Francs Saliens, établis à l'O dans la Toxandrie (Brabant) et en Francs Ripuaires sur les bords du Bhin, vers Cologne. Au v« siècle, les premiers chefs connus des Saliens, Clodion, Mérov-ée, Childéric. préludèrent à l'invasion de la Gaule; Clovis fonda la première monarchie franque, à la tête des Saliens, 481-687; le seconde monarchie franque, 687-843, celle des Bipuaires ou Austrasiens est due à la maison d'Héristal ou des Carlovingiens, qui remplaça la dynastie mérovingienne.
Francs, nom donné en Orient aux Européens, sans doute à cause de la part prise par les Français aux Croisades. '
Francs.Juges. V. VEHME (Sainte-).
Francs-Maçons, société secrète, aux origines obscures, q'ui remonterait, dit-on, a Hiram, architecte du temple de Salomon; d autres les rattachent aux Bose-Croix ou aux Templiers du moven âge ; il est probable qu'ils viennent des corporations qui, depuis le xn« s., développèrent l'art ogival. - Le nom de francs-maçons avec leurs symboles et leurs insignes, aurait été plus tard adopté par des sociétés secrètes, voilant ainsi leurs idées politiques et religieuses La Franc-Maçonnerie parut 4e bonne heure en An-
FRA
FRA
gleterre, ne fut transportée en France que vers 1725 et joua un rôle assez important au début de la Révolution.
Francs-Taupins, nom donné souvent par mépris aux francs-archers institués par Charles VII.
Francucci (INNOCENT) d'Imola, 1480-loàO ,
peintre, élève de Francia, maître du Primatice.
Franeker, v. de la Frise (Pays-Bas), à 17 kil. 0. de Leeuwarden. Université supprimée en 1816; 5,000 hab.
Frangipani, famille romaine qui joua un rôle considérable en Italie aux xne et xme s.
Frangipani (FRANÇOIS-CHRISTOPHE) , noWe
hongrois, 1630-1681, qui voulut enlever la Hongrie a l'Autriche, et qui fut mis à mort avec son beau-frère, Zriny.
Frangy, ch.-l de canton, arr. de Saint-Julien (Haute-Savoie) ; 1,458 hab.
Frank (Jean-Pierre), né à Rotalben (Bade), 1745-1821, médecin célèbre, a laissé : Système de police médicale, Plan d'école clinique, De curandis hominum morbis, etc.
Frank (Jacob), né en Pologne, 1713-1791, se fit passer en Podoiie, vers 1750, pour un réformateur inspiré, fut souffert par les autorités catholiques, qui l'opposaient aux juifs, fut le chef de la secte des Frankistes ou Zoharites, déploya un faste princier. Son tombeau a été un but de pèlerinage.
Franke (Auguste-Hermann), né à Lubeck, 1663-1727, l'un des fondateurs de l'université de Halle, fut aussi un philanthrope éclairé et a encore créé l'école-hospice des orphelins.
Frankenberg, v. de la Hesse (Prusse), sur l'Eder; 3,000 hab.
Frankenberg, v. du roy. de Saxe, à 12 kil. N.-E. de Chemnitz. Lainages, 7,000 hab.
Frankenhausen, v. de la principauté de Schwarzbourg-Rudolstadt, sur la Wipper. Fabr. d'instruments de musique. Défaite des Anabaptistes de Th. Mùnzer en 1525; 5,000 hab.
Frankenstein, v. de Silésie (Prusse), au S.-O. de Breslau, sur un affl. de la Neisse ; 5,000 hab.
Frankenthal, v. de la Bavière rhénane, au N.-O. de Spire, près du Rhin. Tissus de laine, toiles, rubans, tapisserie, porcelaine ; 5,000 hab.
Frankenwald ou monts de Franconie, chaîne de montagnes, qui s'étend, vers le N.-O., du Fichtel-Berg au Thùringer-Wald; haute de 500 mètres en moyenne, elle est coupée par les cols de Baïreuth, Kronach et Cobourg.
Franklin (Benjamin), né à Boston, 1706-1790, fils d'un pauvre fabricant de chandelles, apprenti imprimeur, fonda à Philadelphie, en 1/28, un établissement qui prospéra. Il publia une Gazette, et, à partir de 1732, des Almanachs, sous le nom du bonhomme Richard. Il acquit une grande influence sur ses concitoyens par ses conseils et ses créations ; se mit à apprendre les langues à 37 ans, et s'occupa surtout de sciences physiques. Il reconnut par ses observations le courant océanique appelé le Gulf-Stream, et les moyens de s'en servir; il inventa l'harmonica, une nouvelle espèce de poële-cheminée ; mais surtout pressentit et vérifia l'identité de l'électricité des machines et de la foudre, 1752, il trouva le paratonnerre. Il devint membre de la Société royale de Londres et de l'Académie des Sciences de Paris. — Lorsque les colonies d'Amérique commençaient à protester contre les prétentions de la métropole, Franklin se rendit à plusieurs reprises en Angleterre, et fut l'un de ceux qui défendirent avec le plus de fermeté les intérêts et les droits des Américains; il fut destitué de la charge lucrative de maître général des postes, et menacé d'arrestation. Il retourna dans sa patrie, 1775, fit partie du Congrès de Philadelphie, soutint la déclaration d'indépendance, 1776, puis vint solliciter l'appui de la France ; il fut
accueilli avec une sorte d'enthousiasme, parvint, à force d'habileté, à faire signer un traité d'alliance. A son retour à Philadelphie, 1785, il fut membre du conseil exécutif, président de l'Etat de Pennsylvanie, enfin député à la Convention, qui fonda" le gouvernement de la grande république des Etats-Unis. Ses Œuvres forment 10 vol.; on a traduit en français ses Mémoires et sa Correspondance, la Science du bonhomme Richard.
Franklin (John), né à Spilshy (Lincoln), en 1786, servit comme marin dans les guerres contre la France et les Etats-Unis, prit part à l'expédition de John Ross pour la découverte du passage au N.-O. de l'Amérique; puis de 1819 à 1822 parcourut le continent américain, de la mer d'Hudson à la mer Polaire. Nommé capitaine, il fit un nouveau voyage d'exploration, 1825-1827 ; il administra la Tasmanie, 1836-1843. En 1845, avec deux navires, Erebus et Terror, il fit une dernière tentative dans les régions polaires ; bientôt on n'eut plus de ses nouvelles ; de nombreuses expéditions furent envoyées à sa recherche; c'est seulement en 1859 qu'on trouva les premières traces de Franklin ; il avait succombé à ses fatigues, le 11 juin 1847; ses compagnons étaient morts de froid et de faim en voulant regagner le continent.
Franklin, nom d'un grand nombre de villes ou de villages aux Etats-Unis. La principale est dans l'Etat de Missouri, à 90 kil. N.-O. de Jefferson, sur la rive gauche du Missouri ; 8,000 hab.
Franklin, l'un des sommets de l'île Tawaïpou-na-mou (Nouvelle-Zélande).
Frascati, Tusculum, v. à 17 kil. S.-E. de Rome. Evêché ; rebâtie à la fin du xn° s., près des ruines de l'anc. Tusculum, elle a de splendides maisons de campagne, comme la villa Aldobrandini ou Belvédère.
Fraserburg , port du comté d'Aberdeen (Ecosse), près du cap Kinnaird; 4,000 hab.
Frasnes, v. du Hainaut (Belgique), à 20 kil. N.-E. de Tournay ; 4,700 hab.
Frat, nom arabe de YEuphrate.
Fraticelli ou petits-frères, moines franciscains, qui au xive s. voulurent fonder une église dont J.-C. seul eût été le chef. Ils furent condamnés par Jean XXII.
Fratta, v. à 20 kil. N. de Pérouse (Italie), sur le Tibre ; 5,000 hab.
Fratta Maggiore, v. de la prov. et à 10 kil. N. de Naples; 8,000 hab.
Fraubrunnen, bourg de Suisse, sur la Sensée, affluent de la Saane, où les Suisses furent battus par les Français, en 1798.
Frauenbourg, v. de la prov. de Prusse, à 66 kil. S.-O. de Kœnigsberg (Prusse), sur le Frisches-Haff. Draps ; tombeau de Copernic.
Frauenfeid, ch.-l. du canton de Thurgovie (Suisse), près de la Murg. Soieries, filatures de lin et de coton; 4,000 hab.
Frauenhofer (JOSEPH DE), né à Straubing
(Bavière), 1787-1826, opticien, a inventé un héliomètre, des micromètres, un microscope, un télescope, etc.
Fraueniob (Henri), meistersinger, né en Misnie, mort à Mayence, 1318, a composé des chants en l'honneur de la Vierge et des dames.
Fraustadt, v. de la prov. de Posen (Prusse), à 77 kil. S.-O. de Posen. Commerce de blé et de laine; draperies; 7,000 hab.
Fraxinet. V. GARDE-FREYNET.
Frayssinous ( Denis-Luc ) , né à Curières (Àveyron), 1765-1841, prêtre en 1789, se rendit célèbre par ses conférences à St-Sulpice, 1801- 1809 et 1814-1822, par ses panégyriques et ses oraisons funèbres. Inspecteur d'Académie, 1809, premier aumônier du roi, 1821, évêque d'Hermopolis, grand-maître de l'Université, 1823, de l'Académie française, il fut ministre des affaires
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ecclésiastiques et de l'instruction publique, 1824- 1828. Précepteur du duc de Bordeaux, 1830, il ne revint en France qu'en 1838. On a de lui : Vrais principes de l'Eglise gallicane, Défense du Christianisme, etc. . . ' . . . . . .
Frwer, fleuve de l'Amérique sept vient des monts Rocheux, arrose la Nouvelle-Bretagne du N au S de l'E. à l'O., et finit dans le Grand Océan, en face de l'île Quadra-et-Vancouveiv
Frécuife, évêque de Lisieux, 823^o0, a composé une Chronique latine en 2 livres
Frédéeaire, auteur présumé d une chrqnioue latine en 5 livres, histoire universelle jusque 641 ; ^ livre, 584-641, est seul original Quatre anonymes ont continue 1 ouvrage
J^éd^ootiee7,6née de parents obscurs vers 545, suivante d'Audovère, femme de Chilperic, la fit réDudier puis fit étrangler Galsumthe, la nouvelirreine ït la remplaça, 565. Elle garda le pouvoir à force de crimes, fat assassiner Sigebert 5'Austrasie, 575, Chilperic, 584, et gouverna a Neustrie, au nom de son jeune fils, Clotane 11 , elle repoussa plusieurs fois les Austrasiens, excités par Brunehaut, sa rivale, et mourut en
Frédéric (Saint>, évêque d'Utrecht 820-838 tué par ordre de l'impératrice Judith. Fête, le
Frédéric I", Barberousse, empereur d'Allema cne, de la maison des Hohenstaufen, ne a Vvaiblingen, 1121, duc de Souabe, 1147, empereur, 1152-1190 fut puissant en Allemagne, mais lutta continuellement contre les patriotes italiens soutenus par les papes. Vainqueur dans une Ire expédition, llstllSo, il livra Arnauld de Brescia à Adrien IV, qui le couronna empereur; dans une 2* expédition, il dicta des lois aux Italiens à la diète de Roncaglia, .1158, ruina Crème, Milan, 1162, et chassa le pape Alexandre III, qui s'était déclare contre lui. Mais la ligue lombarde s'organisa et releva Milan, et il dut à son tour abandonner l'Italie, 1167 dans une 4e expédition, il échoua au siège d Alexandrie, fut battu par les Milanais a Legnano, .11/6 et conclut en 1077 la trêve de Venise, qui fut changée en paix définitive a Constance, 1183. Il se vlngea du guelfe Henri le Lion, qui 1 avait abandonné en 1176, et démembra ses duchés de Saxe et de Bavière ; il fit épouser a son fils Henri Constance, héritière des Deux-Siciles ; et mourut à la 3e croisade, dans le Sélef en Cihcie.
Frédéric II, empereur d'Allemagne, fils de Henri VI et de Constance de Sicile, ne a Jesi, 1194, fut élevé par les soins d'innocent III, son tuteur, qui l'opposa, en 1212 a Otton IV a la cSndit on qu'il abandonnerait Naples et la Sicile. Frédéric, plus Italien qu'Allemand éluda cette promesse, s'établit à Naples.ou il. fonda une Université et s'entoura de Sarrasins. Excommunié par Grégoire IX, il fut poursuivi par l'excommunication, dans la 6e croisade, jusqu a Jérusalem que les Musulmans lui abandonnèrent, 1228 A son retour, vainqueur de Jean de Bnenne, son beau-père, il signa avec le pape la paix de San-Germano, 1231 ; alla réprimer en Allemagne la révolte de son fils Henri, 123o , puis recommença la guerre contre la ligue lombarde, qu il écrasa a Corte-Nuova, 1237. Excommunie de nouveau par Grégoire IX, puis par Innocent IV, oui le déposa solennellement au concile de Lyon 1245, il lutta contre ses rivaux. Henri Raspon et Guillaume de Hollande en Allemagne, contre les Italiens, qui battirent ses troupes, et il mourut à Florentine (Pouille) en 1250. Prince t*ès remarquable par son instruction, il lut lonctemps secondé par son chancelier Pierre des Vignes. On lui attribue : De arte venandi cum avions, des Lettres, des Poésies en italien,
une série de Questions philosophiques en arabe,etc.
Frédéric m, empereur d'Allemagne, de la maison d'Autriche, né en 1415, duc d'Autriche en 1435, empereur en 1440, laissa l'Allemagne livrée a l'anarchie, fut repoussé de la Hongrie et de la Bohême, 1458, fut chassé de Vienne par Mathias Corvin, 1485-1490, fut battu par l'électeur Palatin, Frédéric; — mais contribua à la grandeur de sa maison en faisant de l'Autriche un archiduché et par le mariage de son fils Maximilien avec l'héritière de Bourgogne. Il mourut en 1493.
Frédéric i«r, de Hohenzollern, burgrave de Nuremberg, reçut de l'empereur Sigismond le margraviat de Brandebourg, 1417-1440.
Frédéric il, Dent-de-fer, son fils, 1440-1470, acheta la Nouvelle-Marche aux chevaliers Teutoniques.
Frédéric-Guillaume, le Grand-Electeur, 1640-1688, acquit Magdebourg, 1648, s'affranchit de tout lien de vassalité à l'égard de la Pologne, 1657, se déclara contre Louis XIV, battit les Suédois à Fehrbellin, 1675, accueillit les protestants bannis de France, et protégea le commerce, les sciences et les arts.
Frédéric ier, roi de Prusse, fils du précédent, électeur de Brandebourg et duc de Prusse, 1688, secourut l'empereur Léopold contre Louis XIV et les Turcs, reçut en récompense le titre de roi de Prusse, 1701, et hérita de Neuchâtel, 1707. Il fonda l'université de Halle et l'Académie des beaux-arte de Berlin. Il mourut en 1713.
Frédéric-Guillaume le<\ roi de Prusse, fils
du précédent, 1713-1740, surnommé le roi-sergent, acquit une partie de la Gueldre au traité d'Utrecht, la Poméranie citérieure, Stettin, les îles d'Usedom et de Wollin, 1720, soutint Charles VI, sans compromettre sa belle armée de 80,000 hommes et son trésor.
Frédéric il, le Grand, roi de Prusse, fils du précédent, né à Berlin, 1712, durement traité par son père, qui ne voyait en lui qu'un belesprit français, admirateur de Voltaire, et qui même voulut le faire périr, publia en 1740 Y Anti- Machiavel, réfutation du Prince, et monta sur le trône la même année. — Dans son règne, 1740-1786, il doit fonder la puissance militaire de la Prusse. Dans la guerre de la Succession d'Autriche, il s'empara de la Silésie, que Marie- Thérèse fut deux fois forcée de lui céder par les traités de Breslau, 1742, et de Dresde, 1746- II éleva alors des manufactures, dessécha des marais, défricha des landes, fit publier le Code Frédéricien et releva l'Académie de Berlin. En 1756, une ligue formidable se forma contre lui ; Marie-Thérèse, Louis XV, la Bussie, la Suède, l'électeur de Saxe, la plupart des princes de l'Empire, semblaient devoir l'accabler. Mais pendant cette guerre de Sept Ans, 1756-1763, aidé par les subsides de l'Angleterre, soutenu par son génie militaire, quelquefois battu, souvent vainqueur, il profita des fautes de ses ennemis, conserva la Silésie par le traité d'Hubertsbourg et mérita les surnoms d'Unique et de Grand. Allié à l'impératrice de Bussie, Catherine II, il prépara le premier démembrement de la Pologne, qui agrandit ses Etats, 1772-1773. Il empêcha Joseph II de s'emparer de la Bavière par le traité de Teschen, 1/79, et forma contre lui la ligue des princes allemands, 1785. Administrateur habile, il avait profité de la paix pour développer la puissance de la Prusse ; il avait aussi mérité la réputation d'écrivain remarquable ; si ses poésies sont médiocres, ses livres d'histoire et surfout son Histoire de mon temps, sa correspondance, écrits en français, lui assignent un rang élevé.
Frédéric - Guillaume II, roi de Pru8Se,
neveu du précédent, né en 1744, roi de 1786 à
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1797, intervint en Hollande pour soutenir le stalhouder contre les patriotes, 1788 ; signala convention de Pilnitz contre la France, 1791 ; mais son armée fut battue à Valmy, 1792, et par le traité de Bàle, 1795, il abandonna à la France la rive gauche du Rhin. Il se dédommagea aux dépens des Polonais, qu'il trompa indignement ; de concert avec la Russie, il acquit, au 2e démembrement de 1793, Thorn et Dantzig; et au 3e démembrement de 1795, de concert avec la Russie et l'Autriche, le pays de Varsovie.
Frédéric-Guillaume III, roi de Prusse,
fils du précédent, né en 1770, roi de 1797 à 1840, marié à Louise de Mecklembourg, reçut en 1803 d'importants agrandissements, échangea en 1805 Anspach, Clèves et Neuchàtel contre le Hanovre, puis, se laissa entraîner tout à coup à la guerre contre Napoléon. Les Prussiens furent vaincus à Iéna et à Auerstœdt; 1806, la Prusse fut presque entièrement occupée par les Fran-
Sais, et il fut contraint d'accepter le dur traité e Tilsitt, 1807. Avec le secours de Stein, de Hardenberg, etc., il releva peu à peu la Prusse et réorganisa l'armée ; il attendit l'occasion de la revanche jusqu'à la fin de 1812, et prit une
Îiart personnelle aux campagnes de 1813 et de 814. Au congrès de Vienne, il reçut Posen, la moitié de la Saxe, la Poméranie suédoise, une grande partie de la rive gauche du Rhin. Après Waterloo, il ajourna les promesses libérales de 1813, mais s'honora par l'établissement du Zollverein.
Frédéric-Guillaume IV, roi de Prusse,
fils du précédent, né en 1795, élevé par les meilleurs maîtres, roi en 1840, s'entoura des hommes les plus célèbres de l'Allemagne, mais montra beaucoup d'irrésolution. La Prusse développa cependant sa prospérité matérielle. La révolution du 19 mars 1848 força le roi à faire les plus graves concessious, à convoquer une Assemblée constituante et à soutenir le Holstein et le Slesvig, soulevés contre les Danois. A la fin de l'année, l'Assemblée fut dissoute et une Constitution octroyée. En 1849, il comprima l'insurrection de Bade, refusa la couronne impériale et entra en rivalité avec l'Autriche, pendant que la Constitution était modifiée dans le sens du parti féodal et religieux, dit de la Croix. Il reconnut l'indépendance du canton de Neuchàtel, en 1857 , malade, il remit la régence à son frère Guillaume et mourut en 1861.
Frédéric - Auguste , roi de Pologne. V. Auguste.
Frédéric-Auguste, roi de Saxe, né en 1750, électeur en 1763, se déclara pour la France après léna, reçut le litre de roi et entra dans la Confédération du Rhin A Tilsitt, 1807, il obtint le grand-duché de Varsovie. Il resta l'allié fidèle de Napoléon, manqua de perdre son royaume en 1814, et fut sauvé par l'intervention de la France et de l'Angleterre ; mais il dut abandonner une partie de la Saxe et Varsovie. Il mourut en 1S27.
Frédéric ler, roi de Danemark et de Norvège, né en 1471, roi en 1522, à la déposition de son neveu, Christian II, s'unit à Gustave Wasa, favorisa l'introduction du luthéranisme dans ses Etats et mourut en 1533.
Frédéric il, roi de Danemark et de Norvège, né en 1534, successeur de son père, Christian III, 1559-1588, lutta contre la Suède, améliora les finances, favorisa l'industrie, les sciences et surtout le luthéranisme.
Frédéric m, roi de Danemark et de Norvège, né en 1609, successeur de son père, Christian IV, 1648-1670, d'abord soumis à l'aristocratie, eut une guerre malheureuse à soutenir contre Charles X de Suède, et perdit la Scanie, le Halland et la Blekingie, 1660. Une révolution
rendit la couronne absolue, 1661 : la loi royale, lex regia, de 1665. confirma cette révolution. Frédéric i\T, roi de Danemark et de Norvège, né en 1671, successeur de son père, Christian V, 1699-1730, eut a lutter contre Charles XII, roi de Suède, et finit par obtenir, à la paix de Frédériksborg, 1720, le duché de Gottorp. 11 améliora le sort des paysans.
Frédéric "V, roi de Danemark et de Norvège, né en 1722, successeur de son père, Christian VI, 1746-1766, subit l'influence de la France, favorisa le commerce maritime, l'industrie, les lettres, les arts, et fut sauvé de la guerre avec la Russie par l'avènement de Catherine II, 1763. Frédéric vi, roi de Danemark et de Norvège, 1808-1814, puis de Danemark seulement jusqu'en 1839 , né en 1768, gouverna comme régent pendant les dernières années de son père, Christian VII, fut puni de sa fidélité à l'alliance de Napoléon par la perte de la Norvège, 1814 ; il dut même échanger la Poméranie suédoise pour le duché de Lauenbourg. En 1834, il créa quatre conseils provinciaux.
Frédéric VII, roi de Danemark, né en 1801, successeur de son père Christian VIII, 1848-1864, eut d'abord à combattre la révolte du Holstein et du Slesvig, eut un règne agité et mourut à la veille d'un nouveau conflit avec l'Allemagne.
Frédéric ier, roi de Suède, né à Cassel, 1676, marié à Ulrique-Eléonore, qui avait succédé à son frère, Charles XII, 1718, fut proclamé roi par les Etats, 1720, et signa la paix de Nystadt avec Pierre le Grand, 1721. Sous son "règne commença la rivalité du parti russe ou des bonnets contre le parti français ou des chapeaux. Une guerre malheureuse contre la Russie fut terminée par le traité d'Abo, 1743. Il mourut en 1751.
Frédéric ier, roi de Wurtemberg, né en 1745 duc en 1797, électeur en 1803, reçut de Napoléon le titre de roi, 1806, et n'abandonna l'Empereur qu'après le désastre de Leipzig. Il fut assez libéral et mourut en 1816. [empereur.] Frédéric 1er, roi de Sicile. V. Frédéric II, J Frédéric il, roi de Sicile, de la maison d'Aragon, fils de Pierre III. se fit élire à la place de son frère Jacques, qui devenait roi d'Aragon, 1296, se défendit, promit de restituer la Sicile aux Angevins, 1302, puis recommença contre eux, en 1312, une guerre qui dura jusqu'après sa mort, 1337.
Frédéric ni, roi de Sicile, petit-fils du précédent, succéda en 1355 à son frère aîné. Louis, consentit, après une guerre avec Jeanne Ire de Naples, à ne porter que le titre de rot de Trinacrie et à payer tribut. Il mourut en 1377.
Frédéric, roi de Naples, de la maison d'Araeon, succéda en 1496 à son neveu, Ferdinand II, fut dépouillé par Louis XII et par son parent, Ferdinand le Catholique, 1501 ; il se retira en France où il mourut en 1504.
Frédéric, nom de plusieurs ducs d'Autriche : Frédéric m, le Beau, fils de l'empereur Albert, lutla contre Louis de Bavière, 1314, fut pris a Muhldorf, 1322, et mourut en 1330; — Frédéric IV fut mis au ban de l'empire par Sigismond, pour avoir favorisé la fuite du pape Jean XXII pendant le concile de Constance, 1415, obtint son pardon et mourut en 1435; — Frédéric v fut l'empereur d'Allemagne Frédéric III.
Frédéric v, électeur palatin, 1610-1632, marié à Elisabeth, fille de Jacques 1er d'Angleterre ; chef de l'Union évangélique, il fut élu roi par les Bohémiens soulevés, 1619, fut vaincu à Prague par les troupes de Ferdinand II, 1620, dépouillé de son électorat et chassé de l'Allemagne. De sa fille Sophie descend la dynastie anglaise de Hanovre.
Frédéric»», v. danoise du Jutland, à l'entrée
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N- du Petit-Belt. Victoire des Danois sur les Prussiens, 6 juillet 1849; 5,000 hab. [penhague.]
Frédériksberg, château royal près de Co-J
Frédériksborg, château roval à 18 kil. N.-O. de Copenhague, où l'on couronne les rois.
Fiéderiksbur«ï,\ de la Virginie (Etats-Unis), sur le Rappahannock. Victoire des confédérés en 1862.
Krédériksiiaid, v. du diocèse d'Aggerhuus (Norvège), sur le Tistedal , port défendu par trois forts, dont le principal est Frédériksteen, au pied duquel Charles XII fut tué
1 KAA u~u
, 1718, 7,500 hab.
Frédériksham, port fortifié de Finlande, brûlé par les Russes en 1712 : batailles navales de 1789 et 1790, 4,0J0 hab.
Frédérikshavn, jadis Fladstrand, v. du Jutland (Danemark), à 60 kil. N.-E. d'Aalborg. Port fortifié sur le Kattégat.
Frédérikstadt, v. du Slesvig, à 35 kil. S.-O. de Slesvig, sur l'Eider; 3,000 hab,
Frédérikstadt, v. forte de Norvège, à l'embouchure du Glommen, au S. de Christiania. Arsenal, commerce de bois; 3,000 hab.
Frédérikswœrk, bourg à 46 kil. N.-O. de Copenhague. Manuf. d'armes et d'outils.
Frédérîkswœrn, place forte de Norvège, sur le Skager-Rak. Chantier royal de construction.
FrédériWowo, ch.-l. du Nouveau-Brunswick, sur la riv Saint-Jean; 5,000 hab.
Frédériktown, v. du Marvland (Etats-Unis). à 70 kil O de Baltimore; 5,000 hab.
Fredum (de fred, paix), amende payée au juge dans l'anc. législation franque.
Freetown, capil. de la colonie anglaise de Sierra-Leone (Guinée); 6,000 hab.
FrégeUes, anc. ville des Volsques, sur le Liris, dans le Latium, colonie romaine en 329 av. J.-C , ruinée par Opimius, en 125.
Fregenal.de.la>Sierra, V. de la prov. de
Badajoz (Espagne), dans une belle vallée. Draps, savon blanc, poteries, tuileries, chapeaux. Commerce de bestiaux; 5,000 hab.
Fregosi, l'une des 4 grandes familles de Gênes, connue surtout par sa rivalité avec les Adorni; beaucoup ont été doges aux xiv*, Xve et xvi« s. César, le dernier des Fregosi qui soit connu, fut assassiné en 1541 par l'ordre du gouverneur de Milan, qui voulait saisir sur lui les dépèches adressées par François I" à Soliman II.
Freher (Marquard), né à Augsbourg, 1565- 1614, a laissé : Origines Palatinœ, Corpus Franciœ historiée, De re monetaria veterum Romanorum, Germanicarum rerum Scriptores, etc.
Freiberg, v. du roy. de Saxe, sur la Mulda de Freiberg, à 31 kil. S.-O. de Dresde, siège de l'administration des mines, très nombreuses dans les environs, école des mines. Victoire des Prussiens en 1742; 25,000 hab.
Freiberg, v. de Moravie (Autriche), dans le bassin de l'Oder. Draps; 5,000 hab.
Freiie (Juan-Diaz), historien espagnol du xvie siècle, a publié une histoire du Pérou : Sumario compendioso de las quentas de plata y oro que en los regnos del Peru son necesarias à los mercaderes ; Mexico, 1556, in-4°.
Freind (Jean), né a Croton (Northampton), 1675-1728, membre du Parlement, médecin de la reine, femme de George II, a écrit une Histoire de la médecine.
Frcinsheim, en latin Freinshemius (^JeA.N ),
né a Ulm, 1608-1660, enseigna le grec à Christine de Suède. Il est surtout connu par ses Suppléments de Tite Live et de Quinte-Curce.
Freire OU Freyre de Audrade (GOMEZ),
général portugais, né à Lisbonne, 1636-1702, neveu de Jacintho Freire de Andrada, servit dans l'artillerie et devint capitaine général du Ma-
ranhao et du Para, 1685-1687. Sa biographie, assez intéressante, a été écrite par Domingos Teixeyra , Lisbonne , 1724 , et par Sylva de Aguiar, 1727.
Freire de Andrade (GOMEZ), général portugais, né vers 1685, mort en 1763, se distingua dès 1707 dans la guerre contre l'Espagne, fut gouverneur de Rio-de-Janeiro en 1733, et de Minas Geraes en 1735. Il embellit Rio-de-Janeiro, organisa l'exploitation des mines de diamants, et vit l'étendue de son gouvernement considérablement augmentée. En 1752 fut fondée « l'Academia dos Selectos, » à qui le Brésil doit sa première imprimerie. Dans la guerre contre l'Espagne au sujet du territoire contesté des Sept-Missions, il montra de grands talents militaires, mais ruina impitoyablement le pays, 1756. Il reçut le titre de comte de Bobadella.
Freire (Le P. Francisco-Jozé), historien et philologue portugais, né à Lisbonne, 1713-1773, fut l'un des membres les plus zélés de l'Académie des Arcades, sous le nom de Candido Lusitano. Il a contribué à régénérer la prose portugaise, mais ses vers médiocres sont oubliés. On cite parmi ses ouvrages un Diccionario poetico; — Maximas sobre a Arte Oratoria; — Methodo brève facil para estudar a historia portu-
gueza Memorias das principaes providencias,
que se derào no terremoto que padeceu a côrte de Lisboa no anno de 1755. Son meilleur livre a pour titre Vida do Infant D Henrique ; 1791, 2 vol. in-12.
Freire de Andrade (GOMEZ), général portugais, fils d'un ambassadeur de Portugal en Autriche, né à Vienne, 1752-1817, servit sur terre et sur mer, passa dans l'armée russe et se distingua, sous le général Souwarow, aux sièges d'Ockzakoff et d'ismaïl. Rentré en Portugal avec le grade de colonel, il devint lieutenant général ; puis s'attacha à Junot et à la France, fit la campagne de 1812, et fut gouverneur de Dresde, où il fut pris en 1813. De retour en Portugal, il fut bientôt compromis aux yeux du gouvernement de Béresford et fusillé. On reconnut en 1820 qu'il n'était pas coupable et sa mémoire fut réhabilitée. Il a écrit ; Ensaio sobre o methodo de organizar o exercito em Portugal; Lisbonne, 1807, in-8».
Freire de Andrade (BerNÀRDIM),, général
portugais, né à Lisbonne, 1764-1809, était devenu maréchal de camp en 1808. Il réunit alors 5 à 6,000 hommes, se concerta avec Wellesley et contribua à la victoire de Vimeiro; il refusa de reconnaître la capitulation de Cintra. Battu par Soult, en 1809, il fut accusé par ses soldats, qui le massacrèrent près de Braga.
Freisingen, v. du cercle de Haute-Bavière, sur l'Isar, a 33 kil. N.-E. de Munich. Anc. siège d'un évêché souverain, sécularisé en 1803 ; 6,000 hab.
Fréjus, Forum Julii, ch.-l. de canton, arr et à 30 kil. S.-E. de Draguignan (Var), sur une colline près de l'embouchure de l'Argens. C'était jadis un port très important, station de la flotte romaine ; les atterrissements de l'Argens ont presque entièrement comblé le chenal. Evêché, commerce de bouchons. Nombreuses ruines de monuments anciens. Patrie d'Agricola, de Sieyès, de Désaugiers; 3,132 hab.
Fieiinghien-sur-ia-Lys, commune du canton d'Armentières, arr. de Lille (Nord) ; 2,384 h.
Freiion (Jean et François), imprimeurs de Lvon, de 1530 à 1570.
Frémin (René), né à Paris, 1672-1744, sculpteur d'un talent facile, a travaillé pour plusieurs églises de Paris, et surtout en Espagne pour Philippe V.
Fréminet (MARTIN Fréminel, dit), né à Paris, 1567-1619. peintre, élève de Jean Cousin, décora pour Henri IV la chapelle de Fontainebleau,
FRE
FRI
puis composa de nombreux tableaux à l'huile.
FrérainTille (EDME DE la Poix: de), né à
Verdun en Bourgogne, 1680-1773, jurisconsulte, a cent : Pratique universelle pour la rénovation des terriers et Vrais principes des fiefs.
Frémont d'Ablancourt (NICOLAS) , né à Paris, 1625-1694, neveu de Perrot d'Ablancourt, ambassadeur en Portugal, protestant réfugié en Hollande, a écrit : Mémoires concernant l'histoire du, Portugal depuis la paix des Pyrénées jusqu'en
Frémont, l'un des pics les plus remarquables des montagnes Rocheuses (4,140 met.).
Frénicle de Bessy (BERNARD), né à Paris,
1605-1675, conseiller a la Cour des monnaies, mathématicien, membre de l'Académie des Sciences, a écrit plusieurs mémoires curieux . Méthode pour la solution des problèmes par exclusion, Traité des carrés magiques, etc.
Frentans, Frentani, peuple de l'anC. Sam-
nium, sur la côte de l'Adriatique; Larinum était le ch.-l.
Frento, nom anc. du Fortore.
Fréret (Nicolas;, né à Paris, 1688-1749, élève de l'Académie des Inscriptions, 1714, puis associé, 1716, avait été enfermé à la Bastille, dès 1714, pour un Mémoire sur l'origine des Francs. Erudit profond, il ne s'occupa plus que de sujets moins compromettants, indiqua la méthode à suivre en chronologie, fit faire de grands progrès à la géographie historique, à la mythologie, étudia avec zèle les langues modernes et surtout le chinois, et devint en 1743 secrétaire perpétuel de l'Académie des Inscriptions. Ses Œuvres sont, en partie inédites, en partie dispersées dans les Mémoires ou l'Histoire de l'Académie.
Fréron (Elie-Catherine), né à Quimper, 1718- 1776, professeur au collège de Louis-le-Grand, journaliste, publia les Lettres de la comtesse de**", puis les Lettres sur quelques écrits du temps. En 1754, il fonda l'Année littéraire, poursuivit l'école philosophique et son chef. Voltaire, qui se vengea en donnant le nom de Frelon à un personnage odieux de sa comédie, Y Ecossaise, 1760.11 mourut au moment où le garde des sceaux, Miromesnii, suspendait l'Année littéraire.
Fréron (Louis-Stanislas), hls du précédent, né a Paris, 1765-1802, filleul du roi Stanislas, fonda, en 1789, l'Orateur du peuple, qui égala en violence la feuille de Maral ; il demanda au Champ de Mars, en juillet 1791,' la déchéance de Louis XVI, fit partie de la Commune du 10 août et de la Convention. Il vota la mort du tyran, fut le collègue cruel de Barras à Marseille et à Toulon; puis, craignant la haine de Robespierre, après la mort de Danton, son ami, il fut l'un des plus fougueux thermidoriens, se mit à la tête de la jeunesse dorée, et eut une mission politique dans le Midi, sous le Directoire. Il mourut souspréfet à Saint-Domingue, en 1802.
Fresuais (La), commune du canton de bancale, arr. de Saint-Malo (Ule-et-Vilaine); 2,269 h.
Fresuay.sur.Sarthe OU Fresnay>le>Vi-
comte, ch.-l de canton, arr. et à 32 kil. S.-O de Mamers (Sarthe) ; 2,983 hab.
Fresnaye (La), ch.-l. de canton, arr et à 16 kil. N.-O. de Mamers (Sarthe); 1,294 hab.
Fresnei (Augustin-Jean), né a Broglie (Eure), 1788-1827, élève de l'Ecole polytechnique, ingénieur, destitué pendant les Cent-Jours, s'occupa de travaux qui ont renouvelé l'étude de la lumière, en développant le système des vibrations, entrevu par Descartes. Il fut de l'Académie des Sciences en 1823. Ses Mémoires sont dans le-s recueils scientifiques de l'époque.
Fresnes<Saint«JHamés, ch.-l. de canton,
arr. et a 28 kil. N.-E. de Gray (Haute-Saône); 526 hab- Fresnes-sur-Escaut, commune du canton
de Condé, arr. et à 10 kil. N. de Valenciennes (Nord). Mine de houille, clouterie, verrerie ; 6,345 hab.
Frcsnes-en.Woovre, cll.-l. de Canton, arr.
et à 20 kil. S.-E. de Verdun (Meuse); 835 hab.
Fresnes, commune du canton de Tinchebrai, arr. de Domfront (Orne).
Fresniiio, v. de l'Etat et à 45 kil. N. de Zacatecas (Mexique). Mines de cuivre et d'argent; 15,000 hab.
Fresnoy-ie-Grand, commune du canton de Bohain, arr. et à 16 kil. N.-E. de Saint-Quentin (Aisne). Cachemires, gazes; 3,909 hab.
Presse, commune du canton de Mélisey, arr. de Lure (Haute-Saône) ; 2,568 hab.
Fressinet (Philibert), né a Marcilly (Saôneet-Loire), 1769-1821, général de brigade en 1799, envoyé a Saint-Domingue, se brouilla avec Leclerc et fut exilé pendant cinq ans. Il se distingua dans la retraite de Russie, devint général de division à Lutzen, 1813, fut banni en 1815 et revint en France en 1820.
Fréteau.de.Saint-Jusl (EMMANUEL-MARIE),
1745-1794, membre du parlement de Parisv se signala par la hardiesse de ses paroles en 1787, fut membre distingué de l'Assemblée constituante, et périt sur l'échafaud.
Frétevai, commune du canton de Morrée, arr. et à 18 kil N.-E. de Vendôme (Loir-et- Cher) Combat où Philippe Auguste fut battu par Richard Cœur de Lion, 1194.
Freudenstadt, v. à 65 kil. S.-O. de Stuttgart (Wurtemberg). Produits chimiques ; 4,500 h.
Freudenthai, v. de la Silésie autrichenne, à 34 kil. N.-O. de Troppau. Eaux minérales ; 3,000 hab.
Frévent, commune du canton de Auxi-le- Châleau, arr. et à 13 kil. S. de Saint-Pol (Pasde-Calais). Laines, toiles ; 4,311 hab.
Freya et Frey, divinités des Scandinaves ; Frey était le symbole du soleil, Freya le symbole de la lune, déesse de la beauté et de l'amour.
Freycinet (LOUIS-CLAUDE Desaulses de),
né à Montélimar, 1779-1842, marin, fit partie de l'expédition placée sous les ordres de Baudin, 1800-1804, puis fut chargé d'une nouvelle exploration scientifique dans les îles de l'Océanie, 1817-1820. A son retour, il se consacra à la rédaction de son Voyage autour du monde, 13 vol. in-4° et 4 atlas in-fol.
Freycinet, île de l'archipel Pomotou. — La
Terre de Freycinet est une partie S. de l'Australie.
Freyre (Don Manoel), né à Ossuna (Andalousie), 1765-1834, se signala dans la guerre de l'indépendance espagnole, de 1808 à 1814, et devint général. Il essaya de réprimer l'insurrection des troupes dans l'île de Léon, en 1820.
Frézier (Amédée-François), né à Chambéry, 1682-1773, ingénieur, directeur des fortifications de Bretagne, 1739, a écrit : Traité sur les feux d'artifice ; Voyage à la mer du Sud • Traité de stéréotomie, 3 vol. in-4°.
Frezzi (Frédéric), évêque de Foligno en 1403, mort au concile de Constance, 1416, a écrit un peème italien : Les Quatrv règnes de la vie humaine.
Priant (Louis, comte), né à Villers-Morlancourt (Somme), 1758-1829, s'engagea dans les gardes françaises, 1781, et était général de brigade en 1794, général de division en 1799, après ses services en Egypte. Il se distingua dans presque toutes les grandes batailles de l'Empire. Encore blessé à Waterloo, il fut mis à la retraite par le gouvernement de Louis XVIII.
Fribourg (Canton de), dans la Confédération Helvétique, au S.-O., couvert par les contreforts des Alpes Bernoises vers le S.-E,, touchan/
FRI
au lac de Neuchâtel vers le N.-O.; il comprend une grande partie de la vallée de la Sarine, produit des céréales, du vin ; on y élève de beaux bestiaux ; on y fabrique beaucoup de fromages de Gruyères. Il est entré dans la Confédération en 4481. La superficie est de 1,669 kil. carrés, la population de 415,000 habitants, dont 97,000 catholiques. Les villes princ. sont : Fribourg, Morat, Estavayer, Bulle, Gruyères, Romont, etc. Fribourg, ch.-l. du canton de ce nom, sur la Sarine, à 85 kil. S.-O. de Berne. Evêché, cathédrale du xn* s. Pont en fils de fer, sus-
Eendu a 50 mètres au-dessus de la rivière, rasseries, chapeaux de paille, fromages ; 11,000 hab.
Fribourg-en-Brisgau, V. du grand-duché
de Bade, sur la Dreisam, à 116 kil. S.-O. de Carlsruhe. Université, belle église du Munster. Place forte qui a joué un rôle considérable dans la guerre de Trente Ans; victoire de Condé et de Turenne en 1644 ; 36,000 hab.
Fribourg, v. de la prov. de Saxe (Prusse), sur l'Unstrutt, au S.-O. de Mersebourg. Combat du 21 octobre 1813.
Frickthai, portion du canton Suisse d'Argovie, dont les villes princ. sont Lauffenbourg et Rheinfelden.
Friedber», v. du grand-duché de Hesse, à 26 kil. S. de Giessen. Lainages, cordonnerie , 3,500 hab.
Friedberg, v. de Silésie (Prusse), à 60 kil. S.-O. de Liegnitz. Victoire de Frédéric II, 1745.
Friedberg, v. du Brandebourg (Prusse), à 75 kil. N.-E. de Francfort-sur-l'Oder ; 4,000 hab
Friediaod, v. à 46 kil. S.-E. de Kœnigsberg (Prusse), sur l'Aile. Victoire de Napoléon 1er, 14 juin 1807.
Friediand, v. de Bohême, dans le bassin supérieur de la Moldau. Wallenstein fut duc de Friediand.
Friediingen, v. du grand-duché de Bade, sur le Rhin. Victoire de Villars, 14 oct. 1702.
Friedricbsbafeu, petit port du Wurtemberg, sur le lac de Constance. Entrepôt de commerce.
Friesiand, nom hollandais de la Frise.
Frigento, v. de la prov. et à 30 kil. N.-E. d'Avellino (Italie). Source sulfureuse dans la vallée d'Ansanto.
Frigga, déesse des anciens Scandinaves , fille de la Terre et femme d'Odin.
Frigiiiana, bourg de la prov. et à 58 kil. de Malaga (Espagne). Fabriques de sucre, de savon, métiers a tisser ; 2,900 hab.
Frimont (Jean-Philippe), né en Belgique, 1756-1831, servit en France, émigra, combattit dans l'armée de Condé, passa en 1797 à la solde de l'Autriche et devint feld-maréchal. Il occupa Lvon en 1814; en 1821, il détruisit la monarchie" constitutionnelle de Naples, puis fut commandant général de la Lombardie en 1825. " Frio (Cabo), cap du Brésil sur l'Atlantique, au S -E. de Rio-de-Janeiro.
Frio, cap de l'Afrique Australe, sur l'Océan Atlantique, au S. de la Guinée Inférieure.
Frioul, contrée située au N.-E. de l'Italie, entre les Alpes au N., l'Istrie à l'E., l'Adriatique au S la Livenza à l'O. Il a tiré son nom de la ville 'de Forum Julii. Le Frioul devint le premier des duchés Lombards en 568 ,• il fut conquis par Charlemagne en 775, et eut des souverains particuliers jusqu'en 924 ; puis il appartint aux patriarches d'Aquilée, qui le cédèrent à Venise, 1420. Venise fut obligée de le partager avec Maximilien I" en 1509 ; l'Isonzo sépara les deux Frioul. Le Frioul vénitien forma le départ, du Passariano dans le roy. d'Italie, 1805-1814, et fut réuni a la Vénetie ; il a composé la prov. d'Udine du royaume nouveau d'Italie depuis 1866 ; — le Frioul autrichien fit
FRO
partie des prov. Illyriennes de 1809 à 1814 et TriesT^18 danS lGS CerdeS de Go^2 li
Fririon (François-Nicolas), né à Vendièrp (Meurthe) 1766-1840, s'engagea à 16 ans fut gênerai de brigade à HoiïeSlinden, général de division en 1809, fut chef d'état-major de Massena en Portugal, puis inspecteur général et commandant des lnvalidesP On a de lui le Journal de la campagne de Portugal.
Friscb (Jean - Léonard) , né à Sulzbach (Wurtemberg), 1666-1743, pasteur, dragon précepteur, recteur du gymnase de Berlin" naturaliste et philologue, a laissé : Description d'insectes d Allemagne, les Oiseaux d'Allemagne, Dictionnaire des Passagers, français-allemand et allemand- français, etc.
Frisches.iiaff, lagune de la Baltique, sur les côtes de la prov. de Prusse, communiquant avec la mer par une passe étroite et séparée P^-V^ bJanc de sable5, le Frische-Nehrung. Elle a 8o kil. de longueur.
Friscbiin (Nicodème), né à Balingen (Wurtemberg), 1547-1590, professeur à Tubingen, philologue, a composé en latin des comédies, des tragédies, des poésies épiques, etc. Emprisonné au château d'Urach par le duc de Wurtemberg il se tua en voulant s'évader.
Frise, prov. des Pays-Bas, baignée par la mer du Nord et le Zuiderzée, coupée de marais et de canaux, humide, avec de bons pâturages • elle produit beaucoup de lin. Elle a 3.320 kil! carrés et 329,000 hab. Elle se divise en 3 arrondissements : Leeuwarden, Sneek et Heerenveen.
Frise orientale OU Ost- Frise, portion du
territoire des anc. Frisons, formant auj. l'arrond. à'Aurich dans le Hanovre (Prusse).
Frisi (Paul), né à Milan, 1727-1784, barnabite, savant professeur, a laissé : Disquisitio in causam physicam figurœ et magnitudinis Terras, Nova electricitatis theoria, De motu diurno Terrœ, De atmosphœra cœlestium corporum, etc.
Frisons, Frisii, Frisiones, peuple germanique entre la mer du Nord, le Rhin inférieur et l'Ems. Drusus les soumit au tribut, 10 av. J.-C. ; ils se soulevèrent en 28, puis avec Civilis. 68. Après l'invasion, ils se répandirent de l'Elbe à l'Escaut; ils furent battus et convertis au christianisme par les premiers Carlovingiens ; Charlemagne fit de leur pays une marche contre les Normands. A la fin du ix* s., le nom de Frise ne désigna plus que le pays entre le lac Flevo et le Weser ,• puis la Frise proprement dite, à l'O. de l'Ems, résista aux comtes de Hollande, se donna a l'Empire en 1457, et finit par être réunie aux provinces des Pays-Bas par Charles- Quint, en 1523.
Fritziar, v. de la Hesse-Nassau (Prusse), sur l'Eder, à 26 kil. S.-O. de Cassel, jadis fortifiée ; 3,000 hab.
Friviiie-Escarbotin, commune du canton d'Ault, arr. d'Abbeville (Somme) ; 2,239 hab.
Froben (Jean), né à Hammelbourg (Franconie), 1460-1527. célèbre imprimeur de Bàle.
Froberger (Jean-Jacques), né à Halle (Saxe), 1637 - 1695, le plus célèbre organiste de son temps.
Frobisber (Martin), né à Doncaster (York), navigateur anglais, essaya de trouver le passage au N. de l'Amérique, 1576, 1577 et 1578, découvrit le détroit de Frobisher, puis combattit les Espagnols sur mer, en Bretagne, et mourut a l'attaque du fort de Crozon, 1594.
Frocbot (Nicolas -Thérèse- Benoît), né à Aignay-le-Duc (Côte- d'Or), 1757-1828, prévôt ruval en 1789, membre de la Constituante, juge de" paix en 1791, sauvé de l'échafaud par le. 9 thermidor, fut député au Corps législatif sous le Consulat, fut le premier préfet de la Seine
FRO
FUA
1800-1812, et fut destitué, à cause de son rôle malheureux à l'époque de la conspiration de Malet.
Frodoart. V. FlODOARD.
Frœlich (Erasme), né à Grœtz, 1700-4758, bibliothécaire à Vienne, professeur, a laissé des ouvrages de numismatique : Annales regtem Syriœ nummis illustrait : Notitia elementaris numismatum antiquorum, etc.
Frœschwiiier, commune de l'anc. canton de Wœrth, à 27 kil. de Wissembourg (Basse- Alsace). Défaite des Français, août 1870.
Frohsdorff, château de la Basse-Autriche, à 46 kil. S.-E. de Vienne. Résidence du comte de Chambord.
Froïia Ier, roi des Asturies, sucesseur d'Alfonse le Catholique, 757-768, fonda Oviédo, soumit la Biscaye et fut assassiné par ses sujets.
Froïia il, roi des Asturies, disputa le pouvoir à Alfonse III et fut assassiné, 875.
Froïia m, roi d'Oviédo, 910, de Léon, 923, fils d'Alfonse III, fut déposé par ses sujets, 924.
Froissart (Jean), né à Valenciennes, 4337- 1410, écrivit la première partie de sa Chronique pour Robert de Namur, devint clerc de la chapelle de Philippa, reine d'Angleterre, 4362. Il visita l'Ecosse, la Guyenne, l'Italie, puis fut curé de Lestines en Flandre, 4369. Il s'attacha ensuite à Wenceslas, duc de Brabant, à Guv de Châtillon, comte de Blois, écrivit pour le premier un roman en vers, Méliadus ou le chevalier au soleil d'or, continua pour le second sa chronique, allant partout chercher des récits, et finit par se retirer à Ghimay. — Sa Chronique,^ 4326 a 4400, est un tableau brillant et superficiel de son époque ; c'est un peintre de batailles, de tournois, de fêtes chevaleresques ; c'est le chevalier errant de l'histoire. [(Oise) ; 633 hab.]
Froissy, ch.-l. de canton, arr. de ClermontJ
Fromantine (Passe de), canal entre la pointe S. de Noirmoutier et le départ, de la Vendée [soieries ; aie renommée ; 14,000 hab. 1
Frome, v. du Somerset (Angleterre). DrapsJ
Froment-Meurice (DÉSIRÉ:FRANÇOIS), né à
Paris, 4802-1855, orfèvre-ciseleur célèbre.
Fromond OU Froidraont (LlBERT), né à
Harcourt, 4587-1653, professeur de théologie à Louvain, revit VAugustinus de son ami Jansénius. On lui doit un Commentaire des Actes des Apôtres, 2 vol. in-fol.
Fromond (Jean-Claude), né à Crémone, 4703- 4765, de l'ordre des Camaldules, professeur à Pise, a laissé de bons ouvrages de physiologie et de physique.
Fronde, guerre civile qui troubla la France pendant le ministère de Mazarin ; elle tira son nom d'un jeu des enfants qui se battaient à coups de fronde, et auxquels on compara la résistance du Parlement à la Cour. Les magistrats s'opposèrent d'abord aux édits bursaux du ministre, se réunirent dans la Chambre de Saint-Louis par l'édit d'union, pour délibérer sur les affaires de l'Etat ; et, après la Journée des Barricades, 4648. imposèrent leurs décisions a la Régente, Anne d'Autriche. Le Parlement osa soutenir la lutte contre les troupes royales, 1649 ; ce fut la Vieille Fronde, terminée par la paix de Rueil. Les seigneurs, à leur tour, formèrent un parti contre le gouvernement, la Jeune Fronde; et, après l'arrestation des princes (Condé, Conti, Longueville), commencèrent une nouvelle guerre civile, qui dura jusqu'en 1653. Elle se termina par le triomphe de la rovauté, qui fut dès lors absolue; la magistrature fut réduite au silence ; la noblesse ne fut plus que le cortège de la royauté, et le peuple, qui avait beaucoup souffert pendant cette triste période, ne demanda que le repos et une bonne administration.
Fronsac, ch.-l. de canton, arr. et à 3 kil. N.-
O. de Libourne (Gironde), sur la Dordogne Ancien château (Franciacum) élevé par Charlemagne ; duché - pairie, 4608, qui passa à la famille de Richelieu. Vins estimés; 4,457 hab.
Front (Saint-), commune du canton de Favle-Froid, arr. du Puy (Haute-Loire) ; 2,372 hab.
Frontenay-Rohan.Rohan, Ch.-l. de Can-
ton, arr. et à 40 kil. S.-O. de Niort (Deux-Sèvres). Duché-pairie en 1714: 2,040 hab.
Frontignan, ch.-l. de canton,arr. et à 22 kil. S.-O. de Montpellier (Hérault), sur l'étang de Maguelonne. Eaux minérales; vins estimés; 3,165 hab.
Frontin (Sextus Julics Frontinus), préteur urbain sous Vespasien, consul, gouverneur de la Bretagne, 75-78, intendant des eaux sous Nerva, 97, mort vers 407. a écrit : Stratagematica, en 4 livres ; De aquœductibus urbis Romœ, en 5 livres ; on lui attribue un fragment De Limitibus.
Fronton (M. Cornélius), né à Cirta, précepteur^ de Marc - Aurèle, consul en 443, mort en 470, a laissé une grande réputation et des ouvrages médiocres : î)e Differentiis verborum, des Lettres à de grands personnages, etc.
Fronton, ch.-l. de canton, arr. et à 28 kil. N. de Toulouse (Haute-Garonne) ; 2,420 hab.
Frosinone, sous-préfecture de la prov. et à 76 kil. S.-E. de Rome (Italie), sur la Cosa. Foires très fréquentées ; 8,000 hab.
Frossay, commune du canton de Saint-Pèreen-Retz , arr. de Paimbeuf (Loire-Inférieure) ; 2,954 hab.
Frotté (Louis de), né en Normandie, 4755, officier, é migra en 4792, se mit à la tète de bandes royalistes en Normandie, 4795, reparut en 1799, fut arrêté et fusillé, 4800.
Frouard, commune à 40 kil. N.-O. de Nancy (Meurthe-et-Moselle), sur la Moselle près de son confluent avec la Meurthe; 3,391 hab.
Froward, cap à l'extrémité S. de l'Amérique méridionale, sur le détroit de Magellan.
Fructidor, le 12e mois du calendrier républicain (18 août — 16 sept.). — Le 18 Fructidor an v (4 sept. 4797), journée dans laquelle le Directoire exécuta, avec l'aide des soldats, le coup d'Etat dirigé contre les menées contrerévolutionnaires des royalistes ; Carnot et Barthélémy, directeurs, cinquante députés des deux Conseils et beaucoup de journalistes furent condamnés à la déportation.
Fruges, ch.-l. de canton, arr. et au N.-E. de Montreuil (Pas-de-Calais) ; 2,970 hab.
Frugoni (Charles-Innocent), né à Gênes, 4692-4768, moine malgré lui, relevé de ses vœux, professeur de belles-lettres, a restauré la poésie lyrique au xvme s. et a laissé des sonnets, des odes, des drames, etc.
Frumentius (Saint), né à Tyr, mort vers 360, fut l'apôtre de l'Abyssinie, où il avait été jeté par un naufrage. Fête, le 27 octobre.
Frundsberg (Georges de), né à Mindelheim (Souabe), 4475-1527, chef de bandes allemandes, fougueux luthérien, combattit vaillamment a Pavie, 1525, et amena à Bourbon un renfort de 12,000 réformés, 4526. [auj. Frosinone.]
Frusîno, anc. ville des Volsques (Latium)J
Fuad.Mehemed*Pacha, né à Constantinople. 4814-1869, fils d'un poète célèbre, Izzet- Effendi. fut médecin sur la flotte, entra dans la diplomatie, fut premier secrétaire de l'ambassade de Londres, 4 840; puis fut chargé de missions importantes auprès de plusieurs grandes cours de l'Europe. Il fut ministre à plusieurs reprises depuis 1852, se montra hostile aux prétentions de la Russie, prit part au congrès de Paris et s'efforça de répandre en Turquie la civilisation européenne. Il a publié des Poésies et une Grammaire ottomane.
Fnaidès (Antoine-Bernardin), né au Mur-