‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 211 sur 657 · GEM · texte numérisé non relu

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qu'il était né à Chamagnes en Lorraine, 1600- 4678, devint à Rome le valet d'un peintre, Tassi, qui lui donna des leçons. La nature fut surtout son modèle, et il devint un paysagiste remarquable. Il se lia avec le Poussin, et acquit une grande réputation avec une assez belle fortune.

Géiimer, roi des Vandales, 530-534, arrièrepetit-fils de Genséric, conspira contre son parent Hildéric et le jeta en prison. Justinien envoya contre lui Bélisaire, qui fut vainqueur près de Carthage, et prit la ville; Gélimer fut complètement défait à Tricameron. Assiégé dans une forteresse du mont Papua, il fut forcé de se rendre , servit d'ornement au triomphe de Bélisaire à Constantinople, répétant ces paroles de ï'Ecclésiaste : « Vanité des vanités, tout est vanité! » Il reçut de grands biens en Galatie et y mourut.

Geiiert (Chrétien-Furchtegott), né à Haynichen, près de Freiberg (Saxe), -1715-1769, 'fils d'un pauvre pasteur, fit des cours qui eurent beaucoup de succès, et fut nommé professeur agrégé de philosophie en 1751. Il a publié beaucoup de jolies pièces de vers et est surtout connu par ses Fables, qui l'ont fait comparer à a Fontaine; ses Odes et ses Chants spirituels sont inférieurs; ses compositions dramatiques, à l'exception de La Bigote, eurent peu de succès; ses romans ne sont qu'estimables. Ses Leçons morales ont beaucoup de naturel.

Geiiheim, v. entre Spire et Worms (Allemagne), où Adolphe de Nassau fut vaincu et tué par Albert 1er d'Autriche, en 1298.

Cieiii (Jean-Baptiste), né à Florence, 1498- 4563, d'abord tailleur, devint un écrivain distingué. 11 fut l'un des fondateurs de l'Académie degli Umidi; il la présida, en 1548, et fut chargé par Cosme Ier d'expliquer publiquement le Dante, 1553, ce qui ne l'empêchait pas de continuer son métier. On a de lui : Dialoghi, 4547, ou / Capriccj del Bottaja, 4549, La Circe, 4549, YEcuba, traduite d'Euripide, la Sporta, Lo Errore, comédies imitées de Plaute, etc.

Geiiivare, montagne de la Laponie suédoise, dans le lan de Norrbotten, renferme de belles mines de fer.

Geinhausen, v. de la prov. et à 20 kil. N.-E. de Hanau, dans la Hesse (Prusse), près de la Kinzig. Commerce de produits agricoles; 4,000 h.

Gélon, tyran de Gela et de Syracuse, d'une noble famille de Gela, en Sicile, l'un des gardes du tyran Hippocrate, s'empara du pouvoir, vers 491 av. J.-C. Allié au parti oligarchique de Syracuse, il prit cette ville, 485. et en augmenta beaucoup la population et la puissance. 11. offrit ses secours aux Grecs contre Xerxès et vainquit, près d'Himère, la grande armée des Carthaginois, probablement alliés des Perses, 480 av. J.-C. Il mourut en 478.

Geioni, anc. peuple de la Sarmatie. près du Borysthènes, fit partie de l'empire des Goths au IIe s.

Geitenhorn, col des Alpes Helvétiques, entre l'Albenhorn et le Wildhorn, de Sion a Saane.

Gcmbloux OU Gemblours, V. de la pl'OV.

et à 45 kil. N.-O. de Namur (Belgique). Jadis coutellerie importante et abbaye de bénédictins. Victoires de D. Juan d'Autriche sur les Hollandais, 4578, et des Français sur les Autrichiens, 4794; 2,500 hab.

Gémeaux, Gemini, le troisième des douze signes du zodiaque, qui représente Castor et Pollux ou Hercule et Apollon. Cette constellation était favorable aux navigateurs.

Gemelli-Careri (JEAN-FRANÇOIS), né à Naples, 4654-4724, voyagea beaucoup et publia le Tour du Monde, 6 vol. in-12; et les Voyages en Europe, 2 vol., ouvrages clairs et intéressants.

r.eminus, astronome grec du 1er s. av. J.-C, né a Bhodes, vécut probablement à Rome, où il

écrivit une Introduction aux Phénomènes, qui contient des éléments d'astronomie rédigés avec clarté.

Gémiste (GEORGES) OU Georges Pléthon

ou Gémiste Pléthon, écrivain byzantin, de Constantinople, a vécu probablement de 1350 à 4450. Il exerça de hautes fonctions sous Manuel Paléologue, et fut envoyé au concile de Florence, en 4438.11 étudia Platon avec amour; par sa morale, il appartient cependant à l'école stoïcienne autant qu'à celle de Platon. Malheureusement son livre capital des Lois a été détruit ; plusieurs de ses nombreux ouvrages, dissertations, traités de théologie, d'histoire, de géographie, de philosophie, compilations, etc., ont été publiés : Extraits de Diodore et de Plutarque; de Fato, en grec et en latin ; de Virtutibus, en grec ; Orationes duœ de rébus Peloponnesiacis constituendis; de Plalonicœ atque Aristotelicœ philosophiœ differentia ; Oracula magica Zoroastris ; etc. Gemmes-le-Robert (Sainte.), commune

du canton d'Evron, arrond. de Laval (Mayenne); 2,000 hab.

Gemmes-sur-Loire (Sainte-), Commune

du canton des Ponls-de-Cé, arrond. d'Angers (Maine-et-Loire). Horticulture.

Gemmi, sommet des Alpes Bernoises, haut de 2,328 m. (Valais) ; route qui longe des abîmes effravants, entre Leuk, dans la vallée du Bhône, et Thun, dans celle de l'Aar.

Gemona, v. de la prov. et à 24 kil. N.-O. d'Udine (Italie), près du Tagliamento; 5,000 hab.

Gémonies, Scalœ Gemoniœ, escalier qui descendait de la prison du Capitule sur le Forum; les cadavres des criminels y étaient exposés.

Gémozac, ch.-l. de canton, arrond. de Saintes (Charente-Inférieure) ; 2,698 hab.

Genabum, v. de la Lyonnaise IVe (Gaule) ; aujourd. probablement Orléans; suivant d'autres, Gien (c'est l'opinion de Napoléon III).

Genappe, v. du Brabant méridional (Belgique), sur la Dyle, à 30 kil. S.-E. de Bruxelles. Louis XI, encore dauphin, résida dans le château; Godefroy de Bouillon est né à 2 kil., au village de Baisy.

Gencais ou Gençay, ch.-l. de cant , arrond. et à 28 kil- N.-E. de Civray (Vienne), sur la Clouère; 4,242 hab.

Gence (Jean-Baptiste-Modeste), né à Amiens, 1755-1840, a publié des éditions latines, des poésies entièrement oubliées, a écrit des articles dans beaucoup de journaux ; mais est surtout connu parce qu'il a consacré la plus grande partie de sa vie à préparer une édition latine de X Imitation de Jésus-Christ, et à soutenir que Gerson en est l'auteur.

Gendarme. On donnait autrefois ce nom à Yhomme d'armes ou cavalier armé de toutes pièces. Les cavaliers des 15 compagnies d'ordonnance organisées par Charles VIÏ s'appelèrent gendarmes, et toute la cavalerie porta le nom de gendarmerie.

Gendarmerie. Depuis 1790, c'est le corps militaire qui a remplacé la maréchaussée ; elle a été surtout organisée en 1797 et en 1820.

Gendebien (Jean-François), né à Liège, 1753- 1838, se prononça contre les Autrichiens et joua un rôle honorable dans les événements de 1789 et 1790. Il fut nommé en l'an vi au Conseil des Cinq-Cents, puis entra au Corps législatif en 1802. En 1814, il fut membre de la commission chargée de faire la constitution du nouveau royaume des Pavs-Bas, siégea jusqu'en 1830 aux Etats-Généraux, et à l'époque de la révolution de Bruxelles présida le premier congrès national.

Gendrey, ch.-l. de cant. de l'arr. et a 22 kil. N.-E. de Dôle (Jura). Elève de bétail et de chevaux ; 615 hab.

Genebrard (Gilbert), né à Biom, 1557-1597, de l'ordre de Saint-Benoît, docteur en théologie,

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fut nommé professeur d'hébreu au Collège royal, évoque de Lavaur ; puis il se jeta dans le parti de la Ligue, fut nommé par Mayenne archevêque d'Aix, 4592, figura aux Etats Généraux de Paris, et alla composer à Avignon son livre : De sacraruni electionum jure, qui le lit condamner au bannissement par le parlement d'Aix, 15C6. Il put cependant finir ses jours dans son prieuré de Semur. Il avait traduit le Philocalia d'Origène et l'Histoire de Flave Josèphe, 1578, in-fol.

Générac, bourg du cant. de Saint-Gilles, arrond. de Nîmes (Gard). Eaux-de-vie, grains, vins.

«iénéraiife, palais de plaisance des rois de Grenade, sur le penchant d'une colline qui domine l'Alhambra.

Généralité, pays appartenant à la république des Provinces-Unies, et n'étant pas sujets d'une province particulière. C'étaient 1<> : L'Ecluse, Axel, Cadsand, Bierviiet, dans la Zélande; 2» Bois-le-Duc, Berg-op-Zoom, Bréda, dans le Brabant; 3° Fauquemont, Venloo, Stevenswaard, dans le Limbourg; 4° Maëstricht.

Généralités. La division de l'ancienne France en généralités fut d'abord une division financière, établie en 1577 par Henri III. Depuis Bichelieu, ce fut la véritable division administrative ; les intendants, placés à la tête de ces départements, furent depuis 1635 les administrateurs des provinces; ils eurent bientôt presque tous les pouvoirs et gouvernèrent par des subdégués. On appelait d'abord généralité la circonscription d'une recette générale ; plus tard on continua de donner ce nom au ressort des intendants, quoique dans les pays d'Etats il n'y eût pas de recette générale. Sous Henri III, il y avait 17 généralités; leur nombre fut successivement augmenté, et il y eut d'assez grands changements dans leur étendue , surtout au xvme s.

Gênes (Golfe de), anc. Ligusticum mare, formé par la Méditerranée, au N.-O. de l'Italie, se divise en rivière du Ponent à l'O. et rivière du Levant à l'E., de Gênes au golfe de la Spezzia. Le littoral est élevé, rocheux et sain.

Gênes (Départ, de), dans l'Empire français, de 1805 à 4814; ch.-l. Gènes,- sous-préfectures Voghera, Tortone, Novi, Bobbio.

Gênes (Province de), anc. Ligurie, dans le roy. d'Italie , sur le golfe de Gênes. Elle a 4,114 kil. carrés et 717,000 hab.; le ch.-l. est Gènes; les 5 arrond sont : Gênes, Savone, Albenga, Chiavari et Spezzia. Le pays est d'une fertilité prodigieuse sur les bords de la mer.

Gênes ou Genova (Genua), ch.-l. de la prov. à 170 kil. S.-E. de Turin. Port de commerce et militaire sur le golfe ; archevêché, Cour d'appel. Elle s'élève en demi-cercle entre les deux vallées de Polcevera et du Bisagno; des terrasses, couvertes d'orangers, forment les toits des maisons ; les palais Phil. Durazzo, Carrega, Spinola, Doria, Balbi, Brignole, Pallavicini, Saluzzi, etc., ont fait donner à la ville le nom de Gênes la Superbe. Le palais ducal, ou des anciens doges, est le plus vaste; le palais Durazzo est devenu le palais royal. Les églises sont nombreuses, mais trop chargées d'ornements. L'université a été fondée en 1812; on cite les bibliothèques, le musée des Beaux-Arts, fondé par les Doria, la Bourse ou Loggia de banchi, le bâtiment de la Douane, l'ancien et le nouvel arsenal, etc.; les six théâtres, Carlo-Felice, Falcone, etc. Le port est vaste et abrité; le port franc est un immense entrepôt. L'industrie a pris de grands développements : manufactures de soieries, velours, papiers, tabacs; orfèvrerie estimée, produits chimiques, essences et parfumeries, conserves, pâtes, peaux, chapeaux, ouvrages de corail, de marbre et d'albâtre, etc. Gênes est bien fortifiée; on a enveloppé dans son enceinte les hau-

teurs qui s'élèvent jusqu'à la montagne du Diamant. La pop. est de 180,000 hab. — Gènes, fondée par les Liguriens au viue siècle av. J.-C, n'est devenue puissante qu'au moyen âge ; elle forma une république, dirigée par des consuls, où l'élément démocratique fut toujours puissant. Au temps des croisades surtout, la marine génoise devint très considérable; les Génois étendirent leur domination sur toute la côte du golfe et même sur le Montferrat; ils furent les rivaux de Pise et surtout de Venise; eurent au xme siècle Péra et Galata à Constantinople, des établissements en Grèce, des comptoirs en Asie, des colonies, comme Caffa en Crimée, puis la Corse, la Sardaigne, etc.; les rois de Chypre leur payèrent tribut. Les conquêtes des Ottomans, les découvei'tes des Portugais et des Espagnols, les guerres d'Italie, furent désastreuses pour la liberté et la prospérité de Gênes. Enfin, en 1528, André Doria établit un gouvernement aristocratique, présidé par un doge et 8 governatori, qui dura jusqu'en 1797. En 1797, Bonaparte remplaça le gouvernement aristocratique par la république Ligurienne; en 1800, Masséna s'y défendit avec héroïsme contre les Autrichiens; en 1805, la république, réunie à la France, forma 3 départ., Gênes, Montenotte, les Apennins. En 1814, la république fut un instant rétablie; mais le congrès de Vienne de 1815 l'incorpora au royaume de Sardaigne.

Genès OU Genest de Rome (SAINT), comédien sous Dioclétien, se convertit à la foi chrétienne, au moment même où il représentait, par dérision, les mystères du culte persécuté. Mis à la torture, il fut décapité. Les uns placent son martyre en 286, les autres en 303 ; l'Eglise l'honore le 25 août. Il a fourni à Botrou le sujet d'une belle tragédie.

Génésareth (Lac de). V. Tibériade (Mer de).

Genèse, du grec y£V£<7l<;, génération, naissance, premier livre du Pentateuque de Moïse, qui comprend le récit de la création et l'histoire des premiers temps jusqu'à la mort de Joseph et la naissance de Moïse.

Genesius (JOSEPH) OU Joseph de Bjzance,

historien byzantin du xe siècle, a composé par l'ordre de Constantin VII l'histoire de Léon V, de Michel II, de Théophile, de Michel III et Basile I".

Genès-Champanelle (Saint-), Commune

du canton et de l'arr. de Clermont (Puy-de- Dôme).

Genest.Lerpt (Saint.), bourg du Canton

du Chambon , arr. de Saint-Etienne (Loire) ; Houille ; 3,425 hab.

Genest-Malifaux (Saint-), ch.-l. de Canton, arr. et à 46 kil. S.-E. de Saint-Etienne (Loire); 2,604 hab.

Genest (L'abbé Charles-Claude], né à Paris, 1639-1717, tour à tour commis dans les bureaux de Colbert, professeur à Londres, compagnon du duc de Nevers. Quittant tout à coup l'épée pour le petit manteau noir d'abbé, il sut toujours se faire de puissants protecteurs, Pellisson, Malézieu, Bossuet, le duc de Bourgogne, la duchesse du Maine, etc. Ses conversations cartésiennes avec le prélat lui inspirèrent son poème des Principes de Philosophie; il composa pour la cour de Sceaux des tragédies faibles et froides, Zélonide, Polymnestor, Joseph et Pénélope. Il était de l'Académie française depuis 1698.

Genest (Edmond;, né à Versailles, 1765-1834, quoique frère de Mme Campan, montra de bonno heure des opinions républicaines. Il fut, en 1792, ambassadeur en Hollande, puis aux Etats-Unis; excita les Américains à la guerre contre l'Angleterre , et fut rappelé sur la demande de Washington lui-même. Mais il resta en Amérique.

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Genêt (François), né à Avignon, 1640-4707, fut chargé, par Le Camus, évêque de Grenoble, de composer un corps de morale spéciale, concernant surtout les cas de conscience; devint évêque de Vaison, en 1685, et fut renfermé dans l'île de Ré, par l'ordre de Louis XIV. Son principal ouvrage a pour titre : Théologie morale ou Solution des cas de conscience, 7 vol. in-12.

Geneva, bourg de l'Etat de New-York (Etats- Unis), sur la rive N. du lac Seneca; 6,000 hab.

Genève (Lac de) ou Léman, anc. Lemanus lacus, en allemand Genfer-See, a pour bornes : au N. et à l'E. les cantons suisses de Genève, de Vaud et du Valais, au S., le départ, français de la Haute-Savoie. Il a 65 kil. de long, sur 14 dans

sa plus grande largeur; sa plus grande profon deur, à Meilierie, est de 317 m. 11 est traversi

ar le Rhône et reçoit plus de 40 petites rivières.

es bords sont célèbres par leurs sites riants

et pittoresques.

Genève, l'un des cantons de la Confédération Helvétique, occupe l'extrémité inférieure du lac Léman; il confine à la France et au canton de Vaud. Le Rhône coupe en deux parties la plaine ondulée dont il est formé. Il a 280 kil. carrés et 102,000 hab., dont 52,000 catholiques et 48,000 protestants. Le ch. 1. est Genève ; les autres localités sont : Carouge et Versoix.

Genève, en allem. Genf, ch.-l du canton, sur la rive gauche du Rhône, à sa sortie du lac. à 160 kil. S.-O. de Berne, à 500 kil. S.-E. de Paris, a, sur la rive droite du fleuve, le faubourg de Saint-Gervais. L'aspect, sur le lac, est magnifique; mais les rues sont généralement étroites, avec de hautes maisons. Elle a une université ou académie, fondée par Calvin, une bibliothèque de 60,000 vol., beaucoup d'établissements d'instruction; l'imprimerie et la librairie y sont florissantes depuis longtemps ; la Revue de Genève est célèbre. Son industrie est considérable : horlogerie, bijouterie, orfèvrerie, tissus de soie et de "laine; commerce très actif. La population est de 50,000 hab., et avec les communes voisines, 68,000. Elle fut la principale ville de la province Maxima Sequanorum; l'une des capitales des Bourguignons au v« s., puis appartint aux Francs. Ensanglanlée par les longues querelles de ses comtes et de ses évêques, elle se constitua en république en 1535, et Calvin y établit alors le centre de sa réforme religieuse. En 1798, elle fut le ch.-l. du départ, du Léman. En 1815, le territoire de Genève, agrandi de quel-

?[ues parties du pays de Gex et de la Savoie, orma l'un des cantons de la Confédération Helvétique. Patrie de Burlamaqui, de Saussure, de Luc, Bonnet, Sénabier, Tronchin, Petitot, du général Lefort, de Necker, de M^e de Staël, de Candolle, de Sismondi, de J.-J. Rousseau, etc.

Geneviève (Sainte-), Ch -1. de canton, arr.

et à 46 kil. N. d'Espalion (Aveyron); 1,613 hab. Geneviève (Sainte), née à Nanterre en 419 ou 422, morte à Paris en 512, humble fille des champs, suivant les uns, suivant d'autres, fille d'un riche Romain nommé Sévère, prit le voile des religieuses et prédit souvent l'invasion de la Gaule par les barbares de l'Asie. Elle engagea ses compatriotes a rester dans Paris a l'approche d'Attila, en les assurant de la protection divine, 451. Elle fut dès lors regardée comme la patronne de la ville. C'est à Saint-Etienne-du-Mont que les reliques de sainte Geneviève ont été depuis longtemps transférées; suivant les légendes, elle a fait de nombreux miracles depuis sa mort et souvent la procession de la châsse de sainte Geneviève a attiré un grand concours pour apaiser les séditions, conjurer les épidémies, la disette, etc. La neuvaine, qui commence le 3 janvier, est toujours populaire; elle se fait aussi au Panthéon ou église de Sainte-Geneviève, commencée par Soufflot, en 1764.

Geneviève de Brabant, fille d'un duc de Brabant, épouse de Siffroi, palatin d'Offtendick, dans le pays de Trêves, vivait, suivant la légende, au vin» s. Accusée faussement par le perfide intendant Golo, condamnée à mourir avec son jeune fils, elle fut abandonnée dans une forêt, et y vécut, pendant cinq ans et demi, dans une grotte, de fruits sauvages et du lait d'une biche, jusqu'au jour où Siffroi reconnut son innocence. Sa légende est encore populaire dans nos campagnes; on l'honore le 3 avril.

Genevois, ancien pays de la Savoie, entre le Faucigny au N., et la Savoie propre au S., cap. Annecy. Il fut réuni à la Savoie en 1659. Il forme les arrond. d'Annecy et de Saint-Julien, dans la Haute-Savoie.

Genèvre {Janus mons), sommet des Alpes Cottiennes,-baut de 3,592 m. ; la Dora Riparia et la Durance en descendent. Dans le col, élevé de 1,974 m., passe la route de Briançon à Suze.

Genga (GiROLAMO), né à Urbin, 1476-1551, élève du Pérugin, se distingua comme peintre à Sienne, à Urbin, à Rome, a Césena. De retour à Urbin, en 1521, il s'occupa surtout d'architecture. Il a écrit plusieurs traités sur Les arts. — Bartolommeo, son fils, né à Cesena, 1518-1558, a continué plusieurs de ses œuvres.

Gengiskhan OU Tchinggis-Khacan (Chef

des très puissants), conquérant mongol, né. suivant les uns, en 1162, ou plutôt vers 1155, mort en 1227, était de la tribu des grands Mongols, qui habitait vers le bassin supérieur de l'Amour. Son père lui donna le nom d'un ennemi qu'il avait vaincu, Temoutchin ; il se montra aussi brave que cruel. En 1206, il reçut, dans une grande assemblée, le titre de chef des très puissants, nom sous' lequel il s'est rendu si célèbre. Il étendit sa domination des rives du fleuve Jaune jusqu'aux steppes des Khirghiz et des , Ouïgours ; refusa le tribut à l'empereur de la Chine, ravagea toutes les provinces du nord et s'empara de la capitale, 1214. Puis il soumit la plus grande partie de l'Asie centrale jusqu'au Sihoun; la Transoxiane en 1219, Bokhara et Samarkhand;ses lieutenants pénétrèrent parle Schirwan et par le défilé de Derbend au delà du Caucase; Lezghis, Circassiens, Kiptchaks furent mis en fuile; les princes russes de Kief, de Smolensk, de Tchernigow furent vaincus près du Dniepr, 1223. L'empire Kharismien fut complètement détruit; et le Pendjab fut ravagé par les lieutenants de Gengiskhan.-De Caracorum, sa capitale, il apprit que son général Moncoli avait soumis une partie de la Chine; lui-même partit, en 1224, pour faire la conquête du royaume Hia ou Tançout; mais il mourut au siège de la capitale, Nin-Hia. 11 fut enseveli au pied d'un arbre sur l'une des montagnes élevées de la Tatarie. 11 avait partagé son empire entre ses quatre fils, Tchoutchi, Tchagataï, Ogotaï et Touloui, en leur recommandant d'achever la conquête du monde. Guerrier terrible, farouche exterminateur, il n'avait jamais songé qu'à détruire les populations; monothéiste, il tolérait toutes les religions et exemptait d'impôt et de service militaire tous les prêtres; il doit être mis au nombre des fléaux de l'humanité.

Gengonx le National OU Jouvence

(Saint-), ch.-l. de canton, arrond, et à 46 kil. N.-O. de Màcon (Saône-et-Loire), près de la Grosne. Vins, tanneries ; 1,955 hab.

Génie, Genius chez les Latins, Sai[AO)V chez les Grecs. Ce mot semble désigner un être créateur qui agit, quoique invisible, partout où se manifeste la vie. On range, dans la classe des Génies, les Svlvains, les Faunes, les Lymphes, les Lames, les Pénates, les Mânes; les dieux ont même leur génie, comme les hommes, comme les lieux, comme les choses ; il y a non-seule-

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nient les génies des individus, mais les génies des familles, des villes, des Etats. Ainsi, Rome croyait a un Génie public ou Génie du peuple romain ; on le représenta, au Forum, sous la ligure d'un homme barbu, couronné du diadème, avec un sceptre et une corne d'abondance; plus tard, ce fut un jeune homme ; on lui faisait une fête le 9 octobre — Souvent le Génie fut considéré comme une sorte d'ange gardien, qui s'attachait à chaque homme, des sa naissance, et veillait sur lui jusqu'à sa mort. Des Génies féminins, appelés Jurions, présidaient à la destinée des femmes. — Au moyen âge, on crut également à l'existence de génies, êtres immatériels, propres à chacun des quatre éléments, les Sylphes pour l'air, les Gnomes pour la terre, les Ondins pour l'eau, les Salamandres pour le feu.

Génie maritime ; corps d'ingénieurs de la marine, créé par Louis XV, en 1765.

Génie militaire; corps d'ingénieurs chargés de la construction, de l'entretien des fortifications et des bâtiments destinés à l'année. Vauban avait fondé, en 1668, un corps d'ingénieurs civils et militaires; en 1748, il y eut une école de génie a Mézières, en 1750, le génie militaire fut séparé, puis réuni à l'artillerie.

Geuiez.de-Rive-d Oit (Saint-), ch.-l. de canton, arrond. et a 35 kil. S.-E. d'Espalion (Aveyron), sur le Lot. Fabriques de lainage, de cotonnades, draperies, tanneries Patrie de l'abbé Raynal; 3,818 hab.

Geniiié, commune du canton de Montrésor, arr. de Loches (Indre-et-Loire) ; 2,277 hab,

Génin (François), né à Amiens, 4803-1856, professeur a la Faculté de Strasbourg, fut chef de division au minsitère de l'instruction publique en 1848. On lui doit des ouvrages d'érudition sérieuse et spirituelle : Variations du langage français depuis le xne s., 1843; Lexique comparé de la langue de Molière et des écrivains du xvne s., 1846; Récréations philologiques, 185b' ; les Lettres de la reine de Navarre, la Chanson de Roland, la Farce de maître Patelin, Y Eclaircissement de la langue française par Palsgrave; une édition de Diderot; puis l'Université et les Jésuites, etc.

Genis (Saint.), ch.-l. de canton, arrond. et à 16 kil. N.-O. de Jonzac (Charente-Inférieure); 4,307 hab.

GenLs-Lavai (Saint*)' ch.-l. de canton, arr. et a 10 kil. S.-O. de Lyon (Rhône) ; 3,650 hab.

Genis-TerreAoire OU Keuve (Saint-),

bourg du canton de Rive-de-Gier (Loire). Houille ; 2,016 hab.

Geuix (Saint-), ch. 1. de canton, arr. de Chambéry (Savoie), au confl. du Rhône et du Guiers ; 1,807 hab.

Genlis (FÉLICITÉ-STÉPHANIE, née Ducrest,

comtesse de), née près d'Autun, 1746-1830, mariée au comte de Genlis, se livra à l'étude avec ardeur et se fit nommer dame de la duchesse de Chartres en 1770. Elle éleva Mme Adélaïde, puis devint, en 1782, gouverneur des princes. Elle publia alors Adèle et Théodore ou Lettres sur l'éducation; puis, en 1787, la Religion considérée comme l'unique base du bonheur et de la véritable philosophie; et des livres d'éducation, les Veillées du Château, le Théâtre d'éducation, etc. Mme de Genlis resta attachée dans l'exil à Mme Adélaïde et au jeune duc d'Orléans, Louis- Philippe. Elle rentra en France, 1800 ; le premier Consul lui donna un appartement à l'Arsenal, où elle composa Mme de La Vallière, la Vie d'Henri le Grand, etc. Après 1815, accueillie froidement par ses anciens élèves, elle continua d'écrire jusqu'à la fin de sa vie ; son meilleur ouvrage est Mademoiselle de Clermont ; mais ses Mémoires sont surLout un panégyrique exagéré et peu intéressant.

Genlis, ch.-l. de canton, arr. et à 16 kil. S.- E. de Dijon (Côte-d'Or), sur la Tille; 1,130 hab.

Gennadius ou Gennade, prêtre de Marseille, mort vers 495, a écrit : De Viris illustribus ou De Scriptoribus ecclesiasticis, De Dogmatibus ecclesiastecis , ouvrage entaché de semi-pélagianisme.

Gennadius (GEORGE Scholarîus OU), patriarche de Constantinople, né peut-être dans cette ville vers 1400, joua un rôle considérable aux conciles de Ferrare et de Florence, où l'on s'occupa de la réunion des deux églises, et fut nommé patriarche après ia prise de Constantinople par Mahomet IL II abdiqua vers 1457; on ne sait quand il mourut. On a plusieurs fois imprimé son Exposition de la foi chrétienne adressée à Mahomet IL

Gennari (Renedetto), dit Vancien, peintre de l'école bolonaise, né à Cento, 1550-1610, fut le maître distingué d'une bonne école où le Guerchin étudia. — Son fils aîné, Bartolommeo, 1591-1658, élève de son père et du Guerchin, fut un artiste estimé. — Ercole, frère de Rartolomm'eo, 1597-1658, et ses fils, Benedetto, 1633-1715, Cesare, 1641-1688, imitèrent avec talent le Guerchin et ont rempli l'Italie de tableaux guerchinesques.

Gennaro (JûSEPH-AURÈLE DE), né à Naples,

1701-1761, professeur et magistrat, a laissé : Respublica Jurisconsultorum, 1731 ; et Feriœ. autumnales, 1752, où l'on trouve une partie du Digeste en vers latins, etc.

Gennes (JdlIEN-RÉNÉ-BeNJAMIN DE) , né à

Vitré, 1687-1748, prêtre de l'Oratoire, fut l'un des plus ardents polémistes du parti janséniste. On cite parmi ses ouvrages : Mémoire pour la cause de Monseigneur l'évéque de Senez ; Mémoire sur rassemblée de la congrégation de l'Oratoire tenue en 1733, etc.

Gennes (Pierre de), né à Chartres, 1701- 1759, s'est fait connaître par un grand nombre de mémoires à consulter, pour le marquis de Bussy, pour La Bourdonnais, pour Dupleix, etc.

Gennes, ch.-l. de canton, arr. et a 16 kil. N.-O. de Saumur (Maine-et-Loire), sur la Loire; 1,618 hab.

Genoia, village d'Italie, à 16 kil. S.-E. de Saluées. Combat des 3 et 4 nov. 1799 entre les Français, sous Championnet, et les Autrichiens.

Génolhac OU Génoilhac, cll.-l. de canton,

arr. et a 36 kil. N.-O- d'Alais (Gard). Mine de plomb argentifère; 1,181 hab.

Génoilhac (JACQUES Galiot DE), né dans le

Quercy, 1466-1546, fut grand maître de l'artillerie en*1512, contribua a la victoire de Marignan, 1515, à la défense de Mézières, 1521, et aurait assuré la victoire à Pavie, 1525, sans l'imprudente ardeur de François I".

Genoude (Antoine-Eugène de), né à Montélimar, 1792-1849, professeur de sixième à Paris, avait déjà traduit l'Imitation de Jésus-Christ, lorsqu'en 1815 il devint l'aide de camp du prince de Polignac. Il collabora au Conservateur, 1818, créa le Défenseur. 1820, entra à Saint-Sulpice, puis alla se marier en Vendée et fut nommé maître des requêtes. Il venait de traduire la Bible, quand il fit revivre la Gazette de France, où il déploya beaucoup d'activité. Il ne put devenir député qu'en 1846 et la république de 1848 le mit de côté. Après la mort de sa femme, en 1835, il était entré dans les ordres. — Parmi ses trop nombreux ouvrages, on peut citer : La Raison du Christianisme, 12 v. in-8° ; Les Pères de l'Eglise des trois premiers siècles de l'ère chrétienne publiés en français, 9 vol. in-8° ; Leçons et modèles de littérature sacrée ; La vie de Jésus- Christ et des Apôtres, 2 vol. in-8°; Histoire de France, 16 vol. in-8<>, etc.

Génovéfains ou chanoines de l'abbaye de Sainte-Geneviève. Us suivaient la règle de saint Augustin, et étaient employés à l'administration des paroisses et des hôpitaux, à l'instruction

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des ecclésiastiques, etc. Leur ch.-l. était l'édifice qui a formé le lycée Henri IV.

Génovèse (Le). V. Strozzi (Bernardo).

Cenovesi (Antoine), né près de Salerne, 1712-1769, professa la philosophie à l'université de Naples, puis l'économie politique. Eclectique en philosophie, il a publié, en latin, des Eléments de métaphysique, 1743, et une Logique, 4745. L'un des créateurs de l'économie politique en Italie, il a écrit : Lezzioni di commercio e di economia civile, 1757 ; Storia del commercio délia Gran-Bretagna; etc.

Gensac, bourg de l'air, et à 32 kil. S.-E. de Libourne (Gironde).

Genséric ou Crizéric, roi des Vandales, de 427 à 477, fils bâtard de Godigisde, répondit à l'appel du gouverneur d'Afrique, Boniface, passa le détroit en 429, et s'empara en dix années de toute l'Afrique romaine. Cruel, perfide, arien persécuteur, Genséric commit d'horribles ravages ; maître de Carthage en 439, il créa une marine redoutable qui porta la terreur sur toutes les côtes de la Méditerranée. Il saccagea Rome en 455. Plusieurs fois les empereurs essayèrent vainement de détruire la puissance du barbare. Genséric fut reconnu par l'empereur Zenon et put assister à la ruine complète de l'empire d'Occident, en 476.

Gensonné (Armand), né à Bordeaux, 1758- 1793, avocat en 1789, membre du tribunal de cassation en 1791, se plaça dans la législative avec Vergniaud et Guadet à la tète de la Gironde. Il fut l'un des plus ardents adversaires de la Cour et du comité autrichien ; mais, après le 20 juin, il crut pouvoir entamer de loyales négociations avec Louis XVI ; elles furent bientôt rompues. A la Convention, il attaqua hardiment les auteurs des massacres de septembre et les chefs de la Montagne ; il vota la mort du roi, mais fut accusé de relations coupables avec Dumouriez. Il partagea le sort des Girondins, et périt sur l'échafaud.

Gentil (Jean-Baptiste-Joseph), né à Bagnols, 1726-1799, servit longtemps dans l'Inde et en rapporta de belles collections. On lui doit : Histoire métallique de l'Inde,- Histoire de l'empire mongol; Abrégé géographique de l'Inde; Histoire des Radjahs dé l'Hindoustan.

Gentilshommes de la chambre, officiers de cour qui servaient auprès du roi de France. François I" remplaça le chambrier par un gentilhomme de la chambre; il y en eut 4 depuis Louis XIII. — Les gentilshommes ordinaires de la chambre, créés par Henri III, au nombre de 45, le servaient par semestre. Leur nombre a varié. Ils devaient se trouver au lever et au coucher du roi, l'accompagner partout, remplir ses ordres particuliers, lui servir d'aides de camp a l'armée,

Gentilshommes à bec-de-corbin. Lûllis XI,

en 1478, Charles VIII, en 1497, établirent, pour leur garde, deux compagnies de deux cents gentilshommes armés de hallebardes appelées becs-de-corbin. Ils lurent supprimés en 1776.

tient il is (Alréric), jurisconsulte, né dans la Marche d'Ancône, 1551-1611, fut professeur de droit a Oxford et a écrit le De Jure Belli, 1598. le premier traité de droit international.

Gentiiis (Jean-Valentin) . né à Cosenza (Italie), 1520-1566, adopta les doctrines d'Arius et de Socin, ce qui le força à se retirer à Genève. Après une vie errante et malheureuse, pour échapper a la persécution et à la mort, il crut pouvoir revenir en Suisse ; il fut condamné a la décapitation par les magistrats de Berne, pour avoir attaqué la Trinité, 1566.

Gentiiiy, bourg du canton de Villejuif, dans l'air, et a 7 kil. N.-E. de Sceaux (Seine), sur la Bièvre, comprenant Gentilly, Bicêtre, la Glacière, la Maison-Blanche 12,396 hab.

Gentils, Gentiles (de génies, nations), membres d'une même famille {gens), chez les anciens Romains. —Nom des nations étrangères dans la langue latine de la décadence. — Chez les Hébreux, nom de ceux qui ne descendaient pas de Jacob, et plus tard nom des païens. Saint Paul est spécialement appelé YApôtre des Gentils.

Gentioux, ch.-l. de canton, arr. et à 24 kil, S.-O. d'Aubusson (Creuse): 1.445 hab.

Gentius, roi d'Illyrie, fils de Pleuratus, vivait au ne siècle av. J.-C. ; il se déclara pour le roi de Macédoine, Persée, en 168; mais battu par le préteur Anicius, assiégé dans Scodra, il se rendit à discrétion et fut conduit à Rome. Il mourut probablement captif à Spolète.

Gentz (Frédéric de), né à Breslau, 1764-1832, devint conseiller aulique en 1803, et fit partie de la chancellerie secrète d'Etat. Il composa plusieurs ouvrages contre la domination française et l'ambition napoléonienne : Sur l'origine et le caractère de la guerre contre la révolution française; Fragments d'une histoire de l'équilibre politique d'Europe, etc. Lié avec Stein, il s'efforça de soulever contre la France l'Allemagne et surtout la Prusse, et s'attacha complètement à la politique de M. de Metternich. 11 concourut à la rédaction du traité de Paris en 1815 ; il rédigea les protocoles des congrès d'Aixla-Chapelle, de Laybach, de Vérone. Il vit avec douleur la révolution de 1830.

Genucius (Maison des), famille anc. de Rome, qui semble avoir eu de bonne heure plusieurs branches patriciennes et plébéiennes, puisqu'on trouve à la même époque des Genucius consuls ou tribuns.

Genzano, v. de la province et au S.-E. de Rome, sur les bords du lac Nemi; 5,000 hab.

Geoffrin de l'Epy. V. JODELET.

Geoffiin (Marie-Thérèse, née Rodet, madame), née à Paris, 1699-1777, épousa à quatorze ans un bourgeois nul, mais riche, ce qui lui permit de se créer un salon. Elle s'attacha les meilleurs écrivains de l'époque, les encyclopédistes surtout, les savants, les artistes et même les personnages du grand monde. Beaucoup de ses habitués étaient les pensionnés de Mme Geoffrin. qui exerça une grande autorité sur ses contemporains; les souverains étrangers la comblèrent de marques de distinction. Sa fille devint marquise de La Ferté-Imbault.

Geoffroi 1er OU Geoffroy, Grise-Gonelle,

comte d'Anjou de 958 à 987, combattit surtout le comte de Rennes, Conan le Tort, qui fut vainqueur à Conquereux.

Geoffroi il, Martel, fils de Foulques Nerra, lutta contre son père, fut vaincu et forcé de s'humilier. Il lui succéda en 1039, servit le roi Henri 1er et reçut de lui Tours et la plus grande partie de la Touraine. [Foulques."]

Geoffroi III OU Foulques le Réchin. V.J

Geoffroi IV IHantagenet (parce qu'il portait à son casque une branche de genêt), fils de Foulques le jeune, né en 1113, fiancé dès 1127 à Mathilde, fille du roi d'Angleterre, Henri I», disputa la Normandie au roi Etienne de Blois et finit par en rester maître. En 1147, il prit part à la 2e croisade. Il mourut en 1150.

Geoffroi ier, duc de Bretagne, fils de Conan le Tort, duc ou comte de Bretagne en 992, força le comte de Nantes, Judicael, à se soumettre, et, en 1008, fut tué par une vieille femme, qui lui lança une pierre à la tête, parce que le faucon du prince avait étrangle une de ses poules.

Geoffroi il, duc de Bretagne, né en 1158, 3e fils de Henri II Plantagenet et d"Eléonore de Guyenne, épousa Constance, tille du duc de Bretagne, Conan IV, et fut couronné à Rennes, comme duc, en 1169. Geoffroi, comme ses frères, fut en lutte continuelle contre son père. En 4485,

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dans l'assemblée de Rennes, connue sous le nom d'Assise du comte Geoffroi, il fit décider que les fiefs ne seraient plus partagés entre les enfants, mais que la totalité de l'héritage noble serait désormais recueillie par l'aîné. Geoffroi, allié de Philippe Auguste, mourut à Paris des suites des blessures qu'il avait reçues dans un tournoi. 11 laissait une fille, Alix, et Constance devint peu après mère du jeune Arthur, 1186.

Geoffroi, abbé de Vendôme, cardinal, né à Angers au xie siècle, mort en 1132, d'une noble famille, fut l'un des plus ardents défenseurs des prétentions pontificales. Le P. Sirmond a publié ses écrits en 1610 : cinq livres de lettres, des opuscules concernant les investitures, etc.

Geoffroi, né à Clermont d'Excideuil (Périgord), vers 1140, prieur du Vigeois (Bas Limousin), en 1178, a écrit une Chronique, divisée en deux parties, depuis l'époque du roi Robert jusque vers 1184.

Geoffroi de Monmoulh, 1100-1154, archidiacre de l'église de -Monmouth, où il était probablement né, traduisit en latin les légendes que son ami Walter Calenius, archidiacre d'Oxford, avait rapportées de Bretagne, les publia sous le nom d'Histoire des Bretons et y ajouta la traduction latine des Prophéties de Merlin. Il mourut évoque de Saint-Asaph. Ces légendes devinrent populaires; et l'Histoire des Bretons a eu de nombreuses éditions.

Geoffroi Gaimar, poète anglo-normand du xne s., a composé une Histoire d'Angleterre en vers anglo-normands. On a publié plusieurs fragments de la partie qui s'étend jusqu'au règne de Henri 1er.

Geoffroi de Vinsauf (Galfridus de Vinosalvo), poète latin du xne siècle, né en Angleterre, véeut en Italie, mérita la faveur d'Innocent III et a écrit un art poétique, en vers latins, sous le titre de Nova Poetria.

Geoffroi d'Auxerre, né à Auxerre. 1120, d'abord disciple d'Abailard, s'attacha à saint Bernard, devint abbé de Clairvaux de 1161 à 1167, fut forcé de se démettre par ses religieux, mais, pendant vingt ans, joua encore un rôle important. Il a recueilli les lettres de saint Bernard.

Geoffroi de Beaulieu, dominicain, né

près de Chartres, vers 1200, mort en 1274, écrivit une Vie de saint Louis.

Geoffroy (Etienne-François), dit Y aîné, né à Paris, 1672-1731, fut de bonne heure membre de la Société royale de Londres et de l'Académie des Sciences; successeur de Fagon dans la chaire de chimie du Jardin du Roi; de Tournefort dans sa chaire de médecine au Collège de France. Parmi ses nombreux ouvrages, on peut citer : Traité de la matière médicale ; Table des différents rapports observés en chimie entre différentes substances, 1718.

Geoffroy (Claude-Joseph), dit le jeune, chimiste, frère du précédent, né à Paris, 1685-1752, réunit à Bercy une belle collection d'histoire naturelle et fut aussi de l'Académie des Sciences en 1705.

Geoffroy (Etienne-Louis), médecin, fils d'Etienne-François, né à Paris, 1725-1810, a laissé : Hist. des insectes des environs de Paris, 1762, 2 vol. in-4° ; Traité sommaire des coquilles qui se trouvent aux environs de Paris 1767. in-12 ; Dissertation sur l'organe de l'ouïe de l'homme, des reptiles, des poissons, 1778, in-8°, etc.

Geoffroy (Julien-Lotus), né à Rennes, 1743- 1814, prit le petit collet (ce qui le fit appeler abbé jusqu'en 1789). fut précepteur, composa une mauvaise tragédie, Caton, et devint professeur de rhétorique au collège de Navarre, puis au collège de Mazarin. Après la mort de Fréron, 1776, il travailla à la rédaction de l'Année littéraire; puis fonda, avec l'abbé Royou, en 1781, le Journal de Monsieur. Plus tard, en 1790, il

commença, avec les deux Royou et Montjoie, la publication de Y Ami du Roi, pour défendre la monarchie. Après le 10 août 1792, il se cacha et ne reparut qu'après le 18 brumaire 1799. 11 réussit au Journal des Débats, où il fut chargé de la critique dramatique. 11 eut plus de succès qu'il n'en méritait peut-être, surtout en attaquant violemment Voltaire et les écrivains de son école. Sa traduction des Idylles de Théocrite est faible, 1800; son Commentaire sur les œuvres de Racine fut surtout une spéculation mercantile.

Geoffroy Saint-Hilaire (ETIENNE), né à Etampes le 15 avril 1772, mort à Paris le 19 juin 1844. D'une famille honorable, mais pauvre, qui avait déjà donné les trois Geoffroy à l'Académie des sciences, il se livra tout entier à ses études favorites. Dans les journées de septembre 1792, il arracha douze prêtres à la mort, au péril de sa vie. Il devint professeur de zoologie au Jardin des Plantes. 1793, et rendit dès lors des services signalés à la Science par ses leçons, ses ouvrages; c'est lui qui découvrit, pour ainsi dire, le génie de G. Cuvier. Geoffroy suivit Bonaparte en Egypte, fut l'un des membres les plus actifs de l'Institut fondé au Kaire, et parvint à sauver les belles collections réunies par les savants. De retour au Muséum, il posa le principe de sa théorie célèbre de YUnité de composition. Membre de l'Académie des Sciences, professeur de zoologie à la Faculté des Sciences, en 1809, il commença ce grand enseignement qui eut une influence si remarquable sur la marche des sciences au xix« s. C'est dans sa Philosophie anatomique, 1818-1822, qu'il a surtout exposé son système, et qu'il a proclamé Y unité de composition organique dans tous les êtres animés. Il rencontra alors un vigoureux adversaire dans Cuvier ; l'Académie des Sciences fui surtout, vers 1830, le théâtre de cette lutte qui passionna les plus grandes intelligences dans tout le monde civilisé. — Parmi ses nombreux ouvrages, citons : Catalogue des mammifères du Muséum, 1813; Philosophie anatomique, 1818; Système dentaire des mammifères et des oiseaux, 1824 ; Sur le principe de l'unité de composition organique, 1828 ; Cours de l'histoire naturelle des mammifères, 1829 ; Fragments biographiques,^^ ; Notions synthétiques, historiques et physiologiques de philosophie naturelle, 1838, etc. Il a publié un trèsgrand nombre de Mémoires. Etampes lui a élevé une statue.

Geoire (Saint-), ch.-l. de canton, arr. et à 28 kil. S.-E. de La Tour-du-Pin (Isère) ; 3,606 hab.

George (Saint) est beaucoup plus connu par la célébrité de son culte que par la certitude de son histoire, quoiqu'il ait été canonisé par le pape Gélase vers 494 ou 496. Les légendes disent que, soldat cappadocien, il eut à lutter contre un magicien, et contre un terrible dragon. Il aurait souffert le martyre sous Dioclétien. Sous Edouard III, au plus tard, il devint le patron de l'Angleterre. Les Génois l'ont pris pour patron au temps des croisades. On le fête le 23 avril.

George (Saint), né à Thrialet en Géorgie, 1014-1072, resta douze ans à Constantinople, 1021-1033, et se voua à la vie monastique. Il traduisit une grande partie de la Bible en langue géorgienne, puis beaucoup des Pères grecs ; il a écrit une Vie de saint Euthyme. Sa fête est célébrée le 28 ou le 30 juin.

George Ier (Louis), roi d'Angleterre, né à Osnabruck, en 1660, fils du premier électeur de Hanovre, électeur lui-même en 1698, fut appelé au trône de la Grande-Bretagne, après la mort de la reine Anne, en 1714, comme arrière-petitfils de Jacques l« Stuart, par sa mère Sophie. Il accorda sa confiance aux whigs, et triompha facilement d'une entreprise mal conduite par le prétendant Jacques JII. Le parlement fut

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déclaré septennal. Il entra dans la triple alliance de La Haye avec la France et la Hollande. 1717, contre les intrigues d'Albéroni et les projets de Charles XII, qui voulait lui reprendre les duchés de Brème et de Verden. Les Espagnols furent battus par G. Ryng, sur les côtes de Sicile ; les Jacobites furent défaits en Ecosse. Aidé des conseils de Robert Walpole, premier ministre depuis 1749, George resta l'allié de la France ; il mourut a Osnabruck, d'une attaque d'apoplexie ou des suites d'une indigestion. Malheureux dans sa famille, il fit enfermer, au château d'Alden, sa femme, Sophie de Zell, soupçonnée d'infidélité, et conçut pour son fils un éloignement qui dura presque toute sa vie.

George il (Auguste), roi d'Angleterre, né à Hanovre, 4683-1760, fils du précédent, duc de Cambridge dès 4706, se brouilla avec son père, en 4717, et lui succéda le 40 juin 4727. Par les conseils de sa femme, la reine Caroline, qui le dominait, il laissa le pouvoir à Robert Walpole, qui gouverna avec habileté, mais en employant ouvertement la corruption. En 1739, George, cédant aux clameurs de l'opinion, força Walpole à déclarer la guerre à l'Espagne ; puis il soutint la cause de Marie-Thérèse contre la France, et Walpole fut disgracié. Le roi gagna sur Noailles la victoire de Dettingen, 26 juin 1743; mais, l'année de la défaite des Anglais à Fontenoy, 1745, le prétendant Charles-Edouard fit courir de grands dangers à la dynastie Hanovrienne ; sa défaite à Culloden, 1746, fut le signal de sanglantes exécutions qui décimèrent le parti jacobite. Le traite d'Aix-la-Chapelle, 1748, termina la guerre. Le gouvernement de George II s'efforça dès lors d'arrêter, par tous les moyens, les progrès de la France aux colonies ; allié à Frédéric II, qu'il soutenait surtout de ses subsides. 1756, George, put assister, pendant le ministère de Pitt, aux grands succès des Anglais sur mer, dans l'Inde, au Canada. Il mourut au milieu de la guerre de Sept ans, en 1760.

George ni (Guillaume-Frédéric), roi d'Angleterre, fils de Frédéric-Louis, prince de Galles, et de la princesse Augusta de Saxe-Gotha, né en 1738, perdit son père en 1751, et succéda a son grand-père, 1760. La guerre de Sept ans continua; a la paix de Paris, 1763, l'Angleterre gagnait de belles colonies, comme le Canada et la Floride; elle dominait les mers. Désireux d'augmenter les prérogatives de la royauté, il seconda son ministre Grenville, successeur de lord Bule en 1764. C'est l'époque où commence l'opposition démagogique de Wilkes ; le roi suggéra luimême a son ministre l'idée funeste d'établir des taxes sur les colons d'Amérique; l'agitation " américaine continua; les troubles éclatèrent en 1773; la guerre commença en 1775. L'Angleterre eut alors a lutter contre la nouvelle république (1776) et contre ses alliés, la France, l'Espagne, la Hollande ; elle fut menacée, dans ses prétentions exagérées , par la ligue de neutralité armée, 178U; enfin, forcée de signer la paix onéreuse de Versailles, 1783. A l'intérieur, l'Angleterre fut troublée par l'insurrection de la populace de Londres contre les catholiques;^ après le second ministère de Rockingham, 1782, et celui de lord Shelburne, 1783, l'administration du duc Portland fut agitée par les grandes discussions auxquelles donnèrent lieu les affaires de l'Inde ; George se prononça contre la chambre des Communes et se crut roi ; mais il se donnait alors un nouveau maître, William Pitt, placé a la tête du ministère, déc. 1783. L'histoire ou règne est alors celle du ministre, tout-puissant a la tête des whigs. En 1788, pendant une maladie du roi, il y eut de grands débats entre Pitt et Fox au sujet de la question de la régence. En 1789,la révolution française commença a troubler l'Europe ; la chute de la monarchie -la

mort de Louis XVI, décidèrent les Anglais à se déclarer contre la France. L'Angleterre prit une part active à la guerre faite par la première coalition depuis 1793, en Reigique, sur mer, dans les colonies ; les négociations de lord Malmesbury échouèrent en 1796 et en 1797. Il fallut faire de nouveaux efforts, augmenter les impôts, accroître énormément la dette, enrégimenter les milices, etc. ; l'insurrection irlandaise de 1798 vint encore compliquer les embarras du gouvernement. Mais celui-ci triompha de tous les obstacles; l'Irlande fut. étroitement unie à la Grande-Rrctagne par l'acte de 1799, qui lui enleva son parlement et le reste de ses libertés ; Nelson fut vainqueur sur mer, et une seconde coalition fut formée, en 1799, pour la délivrance de l'Europe. Les Anglais triomphèrent de Tippoo-Saïbdans l'Inde, des Français en Egypte; ils prirent Malte et Minorque; mais ils échouèrent en Hollande; l'odieux bombardement de Copenhague et la mort de Paul Ier les délivrèrent, en 18Ô1, d'une nouvelle ligue des neutres ; mais les victoires de Ronaparte sur le continent forcèrent le gouvernement à signer la paix d'Amiens, 25 mars 1802. Pitt s'était retiré en 1801, parce que George avait refusé de lui accorder l'émancipation des catholiques; le ministère Addington l'avait remplacé.

La paix d'Amiens fut bientôt rompue; la guerre devait durer jusqu'à la chute de l'Empire, avec un acharnement extrême de part et d'autre. Rappelons la victoire de Nelson à Trafalgar, 1805,1e second bombardement de Copenhague, les expéditions contre Constantinople, contre l'Egvpte, contre Ruenos-Ayres, contre l'île de Walcheren et Anvers, 1809; l'intervention si active des Anglais dans les affaires de Portugal et d'Espagne, etc. Maîtresse de l'Océan et en grande partie du commerce du monde, l'Angleterre put soutenir, malgré de grandes souffrances, le fardeau d'une dette immense. George retomba pour toujours, en 1810, dans un élat de démence qui ne finit qu'avec sa vie, en 1820. Dès lors, son fils, le régent, eut tous les pouvoirs. George entêté et ignorant, ennemi de3 réformes, désireux de domination, eut des vertus domestiques; sans l'état de sa santé, avec ses idées et son caractère, il aurait pu être un roi dangereux pour la constitution britannique.

George IV (Auguste-Frédéhic), roi d'Angleterre, fils du précédent, 1762-1830, arbitre suprême de la moue; ami des whigs, Fox. Sheridan, Burke, etc. ; s'abandonna avec fougue à ses

Êassions. Il épousa secrètement mistress Fitzerbert, catholique et plus âgée que lui. Son père ne voulut pas payer ses dettes énormes; après des débats scandaleux, ses amis au Parlement lui firent voter 180,000 livres sterling. A l'occasion de son mariage avec sa cousine, Caroline-Amélie-Elisabeth de Brunswick. 5 avril 1795, on paya de nouveau ses dettes (plus de 16 millions). Cette union fut malheureuse; dès 1796, il y eut rupture. Un bill du 7 fév. 1811 donna la régence au prince de Galles; il abandonna le gouvernement aux tories et ne s'occupa que de ses plaisirs. Quand il monta sur le trône, le 29 janvier 1820, la colère des masses se manifesta surtout dans le fameux procès de la reine. Le gouvernement, d'abord dur et ennemi de toute réforme libérale, sous Castlereagh, se modifia sous Canning, accorda de grandes améliorations commerciales et industrielles avec Huskisson, l'émancipation des catholiques avec Wellington et Robert Peel. George IV mourut le 26 juin 1830, et eut pour successeur son frère Guillaume IV. George de Danemark, frère du roi Christian V né en 1653, époux d'Anne, seconde fille de Jacques II, fut nommé duc de Cumberland, et grand amiral, mais n'eut aucune influence. Il mourut en 4708.

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George de Géorgie. Il y a eu 13 princes de ce nom :

George 1er, fils de Bagrat III, roi de 1014 à 1027 ;

— George II, fils de Bagrat IV, roi de 1072 à 1089, — George III, fils de Démétrius II, usurpa le trône de 1156 à 1184. sur son neveu Temna;

— George IV régna probablement de 1212 à 1223;

— George V, roi de 1299 a 1346. se rendit indépendant des Mongols et étendit son royaume de la mer Noire à la mer Caspienne ; — George VI fut roi de 1308 à 1318; — George VII, fils de Bagrat V, régna de 1395 à 1407 ; — George VIII a probablement répné vers 1413 ; — George IX, régna de 1447 à 1469 ; — George X, roi de 1525 à 1534 ; — George XI, roi de 1601 à 1603; — George XII. roi en 1676. fut déposé par son suzerain, le schah de Perse, en 1688. el fut assassine par les Afghans en 1709; — George XIII, roi de 1798 à 1800, attaqué par les Lesghis et les Turcs, se mit sourf la protection du tzar Paul Ier. Après sa mort, son fils David céda ses droits à l'empereur Alexandre et la Géorgie fut reunie a la Bussie.

George de Russie. Il y a eu trois princes de ce nom en Bussie :

George 1er, grand-duc de Kiew de 1155 à 1157, 5» fils de Wladimir Monomaque , considéré comme l'un des premiers fondateurs de Moscou ,

— George II, grand-duc de Bussie, mort en 1238, eut a lutter contre de nombreux ennemis, surtout contre les Tatars, et périt dans une grande bataille;— George III Daniélowitch, grand duc de Bussie, de 1319 à 1328, vassal des Tatars, fut assassine par son cousin D mi tri.

George (Kara ou Czerni, George le Noir), libérateur de la Serbie, né vers 1765, près de Kragoujévatz , se fit soldat dans l'armée autrichienne, en 1787, puis rentra dans son pays, où il devint heidouk, bandit pillard, ennemi des Turcs, et s'enrichit par le commerce des porcs. En 1804, Czerni George fut l'un des premier» à donner le signal de l'insurrection ; Selim soutint d'abord les Serbes contre les janissaires. Mais les vainqueurs voulurent assurer leur indépendance et Czerni George repoussa les pachas de Bosnie et de Scutari, envoyés contre lui, en 1806. Il obtint alors une première reconnaissance de l'indépendance de son pays, sous la suzeraineté de la Porte ; puis il prit Belgrade et resta maître presque absolu, malgré la résistance des chefs ou knièses, conservant toujours la simplicité de sa vie première, sombre, terrible, emporté, mais souvent généreux. Il essaya vainement de soumettre la Bosnie. Mais à la paix de Bucharest, en 1812, les Serbes furent abandonnés par les Busses; et, en 1813, Czerni George s'enfuit avec ses trésors sur le territoire autrichien. Il songea a reprendre le pouvoir, au moment où les hétainstes grecs formaient un vaste complot contre Sélim. Mais Milosch Obrenowitch s'était alors placé à la tête des Serbes, il fit égorger Czerni George pendant son sommeil, le 27 juillet 1817. Le nom du libérateur est resté cher aux populations serbes, et son fils, Alexandre Georgewitch, a été nommé prince de Serbie en 1844.

George de Cappadoce, vil complaisant des eunuques, d'après les invectives des catholiques, receveur des impôts , fut nommé patriarche d'Alexandrie par les Ariens et leur protecteur Constance, en 354. 11 persécuta les catholiques et les païens. Lorsque Julien fut sur le trône, les païens d'Alexandrie se jetèrent sur George, déchirèrent son cadavre et le brûlèrent, en 361.

George le Synceiie (clerc qui habitait la même cellule que le patriarche), chroniqueur byzantin de la fin du vme s., a composé uns Chrono graphie ou Chronique, depuis Adam jusqu'à Diocletien.

George Pisidès ou le Pisidien, vivait dans la première moitié du vu» s. On lui donne les

titres d'archiviste, de référendaire. Il a écrit plusieurs poèmes : Sur l'expédition d'Ile radius contre les Perses, en trois livres et en trimètres ïambiques; sur la Guerre des Avares; sur la Résurrection de Jésus- Christ ; VHéraclide, consacrée aux exploits d'Heraclius: YHexamtrun ou poème sur les six jours de la création; des poèmes sur la Vanité de la Vie, contre l'impie Sévère d'Antioche, etc. Il fut admiré par les Byzantins.

George de Trébizonde, né dans UUe de

Crète, d'une famille originaire de Trébizonde, 1396-1485 ou 1486, professa et fit des traductions d'auteurs grecs, à Venise, à Borne, a Naples; dans sa vieillesse, il perdit complètement la mémoire et tomba en enfance. 11 a laissé t eaucoup d'écrits en grec et en latin; son livre intitulé Dialectica eut douze éditions de 1509 a 1536; sa Comparaison de Platon et d'Aristote excita une violente polémique littéraire. Ses traductions d'Eusèbe, de plusieurs ouvrages de saint Jean Chrysostome, de saint Cyrille, d'Aristote. etc, s'ont peu estimées; celle de Ptolémée, Almagesti Ptolemœi libri XIII, malgré ses fautes, est la seule traduction complète de cet ouvrage.

Georges Weymer (Mlle MARGUERITE), née

probablement a Amiens vers 1786 ou 87, morte en 1867, fut élevée par ses parents pour l'art dramatique, et fut protégée par la reine Hortense. Elle débuta le 29 novembre 1802, et partagea le premier rang avec Mlle Duchesnois, sans avoir son talent De 1808 à 1813, elle parcourut l'Europe; en 1816, elle fut exclue de la Comédie-Française; et, après 1830, fut l'une des interprètes ies plus célèbres du drame moderne à la Porte-Saint-Martin.

George, lac de l'Etat de New-York (Etals- Unis), se déverse dans le lac Champlain par un canal obstrué de chutes et de rapides.

George, fort d'Ecosse, dans le comté et à 12 kil N.-E. dTnverness (Ecosse), sur le golte de Murray.

George (Ile du Bûi). V. GÉORGIE MÉRIDIONALE.

George (Terre du Boi), partie de la côte méridionale d'Australie, entre la terre de Nuyts et celle de Leuwin.

George (Canal Saint-), détroit entre le

pays de Galles à l'E. et l'Irlande a l'O., fait communiquer l'océan Atlantiaue à la mer d'Irlande, la navigation est dangereuse.

George (Saint-), l'une des îles Bermudes, entourée de rochers dangereux, a pour ch.-l Saint-George, beau port sur la côte S , défendu pur plusieurs forts, résidence du gouvernement; 3,000 hab.

George (Saint.], l'une des Açores, à l'O. de Terceira, longue de 36 kil.. large de 8 kil. Le cheflieu est Villâ-de- Vêlas ,-15,000 hab.

Georges-Buttavent (Saint.), commune du

canton et de l'arrond. de Mayenne (Mayenne); 2,043 hab.

Georges. d'Espéranche (Saint-) , bourg

du cant. d'fleyrieu, arrond. de Vienne (Isère); 2,000 hab.

Georges. de- Hontaigu (Saint-), bOUl'g du

cant. de Montaisu, arrond. de La Boche-sur-You (Vendée) ; 2,334 hab.

Georges-d Oleron (Saint-), commune du

canton de Saint-Pierre, arr. de Marennes (Charente-Inférieure), 5,288 hab.

Georges-de-Reintemnault ( Saint- ) ,

bourg du canton de Louvigné, arr. de Fougères (Ille-et- Vilaine) ; 2.903 liab.

Georges-de-Reneins (Saint-), commune du canton de Belleville, arr. et a 8 kil. de Villefranche (Rhône.i ; 2,969 hab,

Georges-des-Groseillers (Saint-), Commune du canton de Fiers, arr. de Domfront (Orne), 2,243 hab.

Goorges-du-Vièvre (Saint-), ch -1. dô

GEO

GER

cant, an*, et à 16 kil. S.-E. de Pont-Au denier (Eure) ; 868 hab.

Georges*en>Couzan (Saint-), ch.-l. de cant., arr. et à 24 kil. N.-O. de Montbrison (Loire), sur le Lignon ; 4,086 hab.

Georges-les-Baillargeaux (Saint-), ch.-l.

de cant., arr. et à 12 kil. N.-E. de Poitiers (Vienne) ; 1,475 hab.

Georges-sur- Cher (Saint-), commune du

cant. de Montrichard, arr. de Blois (Loir-et- Cher). Vins ; 2,518 habitants.

Georges.sur-Loire ( Saint- ) , ch.-l de

cant., arr. et à 18 kil. S.-E d'Angers (Maine-et- Loire) ; 2,456 habitants.

Georges (Saint-), bourg de la pi'OV. de

Liège (Belgique), à 15 kil. N.-E. de Huy. Agriculture , exploitation de mines et usines ; 3,600 hab.

Georgel (Jean-François) , né à Bruyères (Lorraine), 1731-1813, jésuite, suivit le cardinal de Bohan, comme secrétaire d'ambassade , à Vienne; plus tard, fut son vicaire général a Strasbourg. En 1793, il se retira à Fribourg en Brisgau, rentra en France, 1799, refusa un évèché et se contenta du vicariat général des Vosges. 11 écrivit alors ses Mémoires, 6 vol. in-8°, qui renferment de curieux détails sur l'histoire de 1760 à 1810.

Georget (Jean), né à Paris, 1760-1823, est surtout connu comme peintre de porcelaine.

Georget (Jean Etienne), né à Vernou, près dje Tours, 1795-1828, a été membre de l'Académie de médecine et a laissé : De la Folie, 1820 ; Physiologie du système nerveux et spécialement du cerveau, 1821, 2 v. in-8° ; Des maladies mentales considérées dans leurs rapports avec la législation civile, 1827, in-8°.

Georgetown, v. du district de Columbia (Etats-Unis), sur le Potomac, à 4 kil. N.-O. de Washington. Université catholique ; jardin botanique ; 10,000 hab.

Georgetown, port de la Caroline du Sud (Etats-Unis), près de la baie de Winyaw, à 100 kil. N.-E. de Charleston ; 4,000 hab.

Georgetown OU Saint-George, port fortifié sur la côte O. de l'île de Grenade (Antilles), résidence du gouverneur ; 10,000 hab.

Georgetown OU Stabroek, capit. de la

Guyane anglaise, près de la Demerara. Exportation de denrées coloniales ; 20,000 hab.

Georgetown, capit. de l'île du Prince de Galles, prés de la presqu'île de Malacca (Inde anglaise), port franc, fait un grand commerce; 60,000 hab.

Georgetown, port sur la côte N.de la Tasmarie, à l'embouchure du Tamar, qui y forme l'ex- ' cellent port Dalrymple, sur le détroit de Bass ; 6,000 hab.

Georgetown, ch.-l. du district de ce nom (Colonie du Cap), à 350 kil. E. du Cap, près de l'océan Indien.

Géorgie (en russe Grousia, en persan Gurdjistan), pays de la Transcaucasie russe, qui correspond a" la Colchide, a l'ibérie, à une partie de l'Albanie des anciens, et qui forme de nos jours les gouvernements de Tiflis et de Koutaïs. La Géorgie, située entre le Caucase au N., le Daghestan à TE., l'Arménie au S., la mer Noire à l'O., est arrosée par le Kour, le Bioni, etc. La Géorgie est divisée en 3 parties : la Kartalinie, a l'O. de Tiflis ; la Somkhétie, au S.-O.; la Kakhétie à l'E. ; c'est un pays riche en céréales, tabac, coton, garance, soie, vins, miel ; de beaux pâturages nourrissent beaucoup de bétail ; les ramifications du Caucase sont couvertes de forêts et renferment du cuivre, du fer en abondance, du marbre, etc. Les Géorgiens appartiennent a la race caucasienne et sont de l'Eglise grecque arménienne. Ils commencèrent seulement a être connus uu temps d'Alexandre. La Géorgie fut

gouvernée par des princes de la race des Arsacides (71 ans av. J.-C. — 242 après J.-C), puis par des Sassanides. Le christianisme s'introduisit alors dans le pays ; il fut disputé, souvent ravagé par ses puissants voisins, jusqu'au jour où George Xlil céda ses Etats à la Bussie, 1799 ; son fils David les gouverna jusqu'en 1802 ; la Géorgie fut alors réunie à l'empire russe. Les autres parties de l'ancienne Géorgie ont été annexées, la Mingrélie en 1803, lTméréthie en 1804, la Gourie en 1838, le territoire d'Akhaltzikh en 1828. Toute la Géorgie appartient maintenant aux Busses,

Géorgie,l'un des Etats-Unis de l'Amérique du Nord, sur l'Océan Atlantique, au S., a 154,034 kil. cariés, et 1,542,000 hab. (1880). Le sol comprend 3 régions : à l'E., landes marécageuses ou sablonneuses; au centre, région des collines très fertile en riz, blé, indigo, coton (dit longue soie); à l'O., région des montagnes. Le climat est chaud, mais sain. Le pays est arrosé par la Savannah, l'Apalachicola et l'Altahama. Le ch.-l. est Milledgeville ; les v. pr. sont : Savannah, Augusta, Atlanta, Columbus, Mâcon, Brunswick, Athènes, etc.

Géorgie (Nouvelle. ) , nom donné à une

partie de la côte O. de l'Amérique septentrionale, du 46o au 52° lat. N. Depuis 1846, le Sud, du 46<> au 49°, fait partie du territoire de Washington (Etats-Unis) ; le Nord, du 49° au 52°, est réuni à la Colombie anglaise.

Géorgie (Nouvelle-). V. Iles SALOMON.

Géorgie méridionale, OU lie du Roi George,

dans l'océan Austral, à l'O. de la Terre de Feu, couverte de glaces; on y trouve beaucoup de phoques.

Géorgie septentrionale, archipel de la

mer Polaire, par 75° lat. N. On le nomme encore Archipel Parry.

Géorgie (Canal de), large bras de mer entre l'île Quadra-et-Vancouver et la côte de l'Amérique.

Georgievsk, v. du gouv. et à 130 kil. S.-E. de Stavropol (Bussie), sur la petite Kouma, dans une forte position sur une hauteur escarpée, est surtout peuplée de Cosaques ; 4,000 hab.

Gépides, l'une des trois divisions de la famille germanique des Goths, reçurent leur nom qui signifie traînards, parce qu'ils étaient restés vers les sources de la Vistule, lorsque les autres Goths s'avancèrent plus au sud. Sous Claude II, vers 269, ils firent leur première incursion sur le territoire romain. Soumis aux Huns jusqu'à la mort d'Attila, 453, ils s'établirent entre la Theiss et la Témès, et furent exterminés par les Lombards unis aux Avares, vers 567.

Ger, commune du cant. de Barenton, arr. de Mortain (Manche); 2,246 hab.

Géra , capit. de ia principauté de Beuss- Schleiz (Allemagne), sur l'Elster, a 60 kil. S.-E. de Leipzig. Cotonnades, étoffes de laine, chapeaux, porcelaine et tanneries ; 27,000 hab.

Gerace (anc. Locres), v. de la Calabre-Ultérieure Ire (Italie), à 54 kil. N.-E. de Beggio. Evêché. Eaux minérales sulfureuses ; 8,000 hab.

Gérando (Joseph-Marie, baron de), né à Lyon, 1772-1842. d'une famille originaire d'Italie, l'un des défenseurs de Lyon, en 1793, après une jeunesse difficile, accidentée, faisait partie du 6e régiment de chasseurs à cheval, lorsqu'il remporta le prix proposé par l'Institut sur cette question : Déterminer quelle est l'influence des signes sur la valeur des idées, 1799. Après le 18 bruinaire, Lucien Bonaparte lui ouvrit la carrière administrative; il publia successivement: Des signes et de l'art de penser, Génération des connaissances humaines, et l'Histoire des systèmes philosophiques, qui le firent entrer, en 1804, à l'Académie des inscriptions. Secrétaire général

GER - r

du ministre Champagny, maître des requêtes, conseiller d'Etat, 1811, baron, avec -25,000 livres de rente, intendant de la haute Catalogne, en 4842,

il reprit sa place au Conseil d'Etat sous la Restauration. A son instigation, une chaire de droit public et administratif fut créée dans les facultés de droit ; il fut nommé à celle de Paris, 4849 ; en lî>32, il fit partie de l'Académie des Sciences morales et politiques ; en 4837, il devint pair de France. Il a laissé une belle réputation de philanthropie intelligente, il a créé, dirigé ou patronné la plupart des institutions de bienfaisance de son époque. Il a écrit : Lectures populaires, 1S19; Programme d'un cours de droit public positif et administratif, 1820 ; De la procédure administrative, 1822; Du perfectionnement moral ou de l'éducation de soi-même, 2 vol. in-8° ; Le visiteur du pauvre; De l'éducation des sourds-muets de naissance, 1827, 2 vol. in-8<>; Institutes du droit administratif français, 4 vol. in-8» ; Cours normal des instituteurs primaires; De la bienfaisance publique, 1S39, 4 vol. in-8° ; etc, etc.

Gérard (Saint), évêque de Toul, 963-994, protecteur des écoles, est honoré le 23 avril.

Gérard, comte d'Alsace, descendant de Gontran le Riche, tige de la maison d'Autriche, fut créé duc héréditaire de Lorraine dans la diète de Worms, 1048.

Gérard, né vers 1040, mort vers 4121, était d'Amalfi, de Martigues en Provence ou d'Avesnes en Hainaut. A Jérusalem, après la 4" croisade, il fonda pour le service des lieux saints un ordre militaire religieux, qui prit, en 1113, le nom d'ordre des frères hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.

Gérard, de Sabbionetta ou Sablonetta, près de Crémone, vécut au xme s. Son livre, Theorica Planetarum, imprimé à Ferrare, 1472, a été souvent publié; le Geomantiœ astronomicœ libellus a eu le même succès.

Gérard (Balthazar), né à Vuillafans (Franche- Comté), 1558-1584, assassina Guillaume d'Orange à Délit, et subit les plus cruelles tortures sans faire entendre une seule plainte. Philippe II anoblit sa famille, et l'on écrivii plusieurs livres odieux pour célébrer le glorieux martyre de l'assassin.

Gérard (Louis-Philippe, abbé), né à Paris, 4737-4813, fut chanoine de Saint-Louis-du-Louvre II a raconté sa vie, sous forme epistolaire. dans un roman intitulé : Le comte de Valmont ou les Egarements de la raison. Ses autres ouvrages sont beaucoup moins connus : Théorie du bonheur, 1801 ; Les leçons de l'histoire, 1787- 4806; l'Esprit du christianisme, 1801 ; etc., etc.

Gérard (Alexandre), né à Garioch (comté d'Aberdeen), 1728-1795, professeur de philosophie a Aberdeen, a écrit plusieurs ouvrages estimés : Essai sur le goût ; Essai sur le génie, Sermons, les Devoirs du pasteur, etc.

Gérard (Michel), né à Saint-Martin de Rennes, 1737-4845, cultivateur aisé, fut nommé membre de l'Assemblée nationale en 4789. Il y fut bientôt connu sous le nom de père Gérard; Collot d'Herbois fit paraître, sous le nom d'Almanach du père Gérard, une ingénieuse et populaire publication qui fut couronnée par le club des Jacobins.

Gérard (Le baron François-Pascal-Simon), né à Rome, 1770-1837, fut élève de Pajou, de Brenet. de David, pour échapper à la réquisition militaire, il se laissa nommer par David juré du tribunal révolutionnaire, mais ne siégea pas En 1795. son tableau de Bélisaire fut admiré à l'exposition. Des lors, Gérard se montra peintre habile, ingénieux et très recherché. Parmi ses comportions historiques on remarque : V Amour et Psyché; la Bataille d'Austerlitz-, 4810, YEntrée de Henri IV à Paris; Corinne au çap MU>ène, 1819 , Louis XIV déclarant son petit-

GÉR

fils roi d'Espagne, 4S2i ; Duphnis et Chloé, 4825; le Sacre de Charles X, 1829; la Peste de Marseille; Le duc d'Orléans acceptant la lieutenance générai- La patrie en danger ; etc., etc. Baron en 1819, il fut membre de l'Académie des Beaux-arts, et professeur de l'Ecole des Beaux-arts.

Gérard (Etienne-Maurice, comte), né à Damvilliers (Lorraine), 1773-1852. Engagé volontaire en 4794, il était colonel en 480u; sa brillante conduite à Austerlitz lui valut le grade de général de brigade, 1806. Il se distingua à Halle, à Iéna, à Erfurt et à Wagram, en Espagne, 4810-1844, en Russie, où sa valeur le fit nommer général de division , il contribua à sauver l'arrièregarde dans la désastreuse retraite. Dans la campagne de Saxe, il mérita le titre de comte de l'Empire; dans la campagne de France, il s'éleva au rang des plus braves et des plus habiles capitaines de l'époque. Louis XVIII sut apprécier son mérite; Napoléon le nomma pair de France. Il se distingua dans la campagne de Waterloo ; puis, après le licenciement de l'armée de la Loire, se rendit à Bruxelles, ne rentra en France qu'en 1847, et siégea parmi les députés de l'opposition de 4822 à 4830. Il "fut l'un de ceux qui se dévouèrent le plus franchement à la révolution de Juillet, fut ministre de la guerre sous Louis-Philippe, le 44 août, et maréchal le 47 avril 4834. Il commanda les deux expéditions de Belgique en 4831 et en 4832, et fit le siège d'Anvers. Membre de la Chambre des pairs, le 14 octobre 4832, il fut de nouveau ministre de la guerre et président du conseil en 1834. L'année suivante, il succéda à Mortier comme grand chancelier de la Légion d'honneur, et fut de 4838 à 4842 commandant des gardes^nationales de la Seine.

Gérard de Aerval (GÉRARD Labrunie, plus

connu sous le nom de), né a Paris, 4808-1855,débuta, sous la Restauration, par des élégies nationales et par une traduction de Faust, moitié en vers, moitié en prose; fit jouer à l'Odéon la comédie de Tartufe chez Molière. Il voyagea plusieurs années en Europe et même en Orient, publiant dans plusieurs revues des récits piquants de ses excursions fantastiques. Atteint d'un mal étrange dès 1844, frappé d'attaques d'aliénation mentale , il finit par se pendre. Parmi ses œuvres dramatiques, citons : Piquillo, opéracomique ; Y Alchimiste, drame en vers ; Léo Burckart, drame en 5 actes ; les Monténégrins, opéracomique ; le Chariot d'Enfant, drame en vers, en 5 actes ; Ylmagier de Harlem, drame en 5 actes, Misanthropie et Repentir; — parmi ses romans, nouvelles, etc. : Les Xuits du Ramazan, les Faux-Saulniers, les Illuminés ou les Précurseurs du socialisme, les Filles du Feu, la Bohème galante , le Marquis de Fayolles, Voyage en Orient, etc.

Gérardmer OU Géromé, Ch.-l. de canton, arr. et à 30 kil. S. de Saint-Dié (Vosges), à la source de la Vologne, près du beau lac de Gérardmer, qui a 116 hectares et 35 m. de profondeur movenne. Fromages de Géromé; 6C772 hab.

Gérare, âne. v. des Philistins, à l'E. de Gaza, résidence d'Abimélech.

Gérasa, (auj. Djérach), v. de la demi-tribu orientale de Manassé, au S. de Damas.

Géraud (Saint), né à Aurillac, vers 855, mort en 909, d'une famille puissante, fonda, en 894, un couvent célèbre à Aurillac; fil, dit-on, sept pèlerinages à Rome ; affranchit les serfs de ses domaines et donna à Aurillac ses premières immunités.

Géraud (PiERRE-HeRCDLE-JûSEPH-FrANÇOIS) ,

né au Caviar, près de Lodève, 1812-1844, entra à l'Ecole dès Chartes en 1837. On lui doit : Paris sous Philippe le Bel ; Essai sur les livres de l'antiquité, particulièrement chez les Humains; Chronique latine de GuillauPie de Xangw,

GER

GER

Gerber (Ernest-Louis), organiste, né à Sondershausen (Allemagne), 1746-1819, est surtout connu par son Lexique historique et biographique des musiciens, 4 vol. in-8°.

Gerierge, née vers 750, épousa Carloman, roi d'Austrasie, second fils de Pépin le Bref; à la mort de son mari, elle se réfugia chez Didier, roi des Lombards, prise avec ses fils, à Vérone,

far Charlemagne, 773, elle disparaît ensuite de histoire.

Gerberge, fille de Henri 1er, roi de Germanie, née vers 913, épousa d'abord Giselbert, duc de Lorraine, puis Louis IV, roi de France. Elle protégea les intérêts de son fils Lothaire. Sa sœur Hedwige avait épousé le duc de France, Hugues le Grand. Elle mourut vers 969 ou 970.

Gerberon (dom Gabriel), né à Saint-Calais (Sarthe), 1628-1714; religieux bénédictin, se déclara pour les opinions de Jausénius, fut forcé de fuir en Hollande, en Belgique, puis livré au gouvernement français qui le retint prisonnier a Vincennes de 1706 a 1710. Son livre, La règle des mœurs contre les fausses maximes de la morale corrompue, 1688, fit beaucoup de bruit. Il a publié les Œuvres de saint Anselme, Paris, infol., et les Œuvres de Michel Baius, Bruxelles, in-4o.

Gerberoy, village de l'arr. et à 25 kil. N.-O de Beauvais (Oise), jadis forteresse importante sur une éminence qui domine la frontière de Normandie.

Gerbert. V. SlLVESTRE IL

Gerbert (Martini, baron de Hornau, né à

Horb (Wurtemberg), 1720-1793, abbé de Saint- Biaise dans la forêt Noire, publia en 1774 : De cantu et musica sacra, 2 vol. in-4<>; puis Scrip tores ecclesiastici de musica sacra, 1784, 3 vol in-4°. . Gerbet ( Olvmpe-Philippe ) , ne à Poligny (Franche-Comté), 1798-1864, disciple de La Mennais, se soumit au pape, et devint évêque d'Amiens, puis de Perpignan On a de lui : Des doctrines philosophiques sur la certitude; De la controverse chrétienne depuis les premiers siècles; Esquisse de Rome chrétienne, etc.

Geibeviiier, eh.-l. de canton, arr. et à 12 kil. S. de Lunéville( Meurthe-et-Moselle), 1,788 hab.

Gerbi, Zerbi ou Djerba, île de la Méditerranée, au S. du g)lfe de Gabes, près des côtes de la Tunisie, fertile, nourrit 45,000 hab , qui fabriquent des draps, des châles, des toiles. C'est l'ancienne îie des Lotophages, l'île de Meîiinx où se retira Marius proscrit.

Gerbier (Pierre-Jean-Baptiste), né à Renhes, 1725-1788, fut célèbre des son début au barreau de Paris, en 1753. 11 réussissait surtout à émouvoir ses juges. On cite ses plaidoyers pour . les frères Lyoncy contre les jésuites, pour le comte de Mohtbofssier contre sa femme, pour le comte de Bussy contre la Compagnie des Indes. Ses plaidoiries ont été recueillies par Hérault de Sechelles.

Gerbicr>des-Jones, l'un des sommets des monts du Vivarais (Ardèche), a 1,562 m.; la Loire en descend.

Gerbiiion (Jean-François), né à Verdun, 1654-1707, jésuite, fut envoyé par Louis XIV a la cour de Siam en 1685, passa en Chine, enseigna les mathématiques a l'empereur Kang-hi, dirigea le collège français a Pékin, et a publié une Géométrie en chinois et en tartare.

Gerdii (Hyacinthe-Sigis.mond), né dans le Faucignv (Savoie), 1718-1802, entra dans l'ordre des Barnabites, et se rendit célèbre par sa science presque universelle et par ses vertus. 11 fut professeur de philosophie a Turin, 1749, de théologie, 1754, précepteur du prince de Piémont (plus tard Charles-Emmanuel IV). 11 fut nommé cardinal en 1777; membre de beaucoup d'académies, il a composé un grand nombre d'ouvrages : Y Immatérialité de Vdme démontrée contre Locke,

1747-48, 2 vol. in-4<> ; Traité des combats singuliers ou des duels, 1750; Anti-Contrat social, Anti- Emile, etc.

Gerdy (Pierre-Nicolas), né à Loches (Aube), 1797-1856, membre de l'Académie de médecine, 1837, a laissé des ouvrages estimés : Anatomie comparée des formes du corps humain; Physiologie médicale didactique et critique ; Physiologie philosophique des sensations de l'intelligence ; Chirurgie pratique, 4 vol. 111-8°.

Gérez (Serra.de-), chaîne de montagnes du Portugal, entre les provinces de Minho et de Tras-os-Montes, dans la chaîne générale des monts Cantabres Elle est longue de 25 kil. et sépare le Portugal de l'Espagne.

Gergai, v de la prov. et a 30 kil. N. d'Almeria (Espagne) ; eaux minérales , 5,000 hab.

Gergovie, anc. capitale desArvernes (Gaule), sur une hauteur qui se détache des monts Dômes, et qu'on nomme encore mont Gergovin, Gergoie. a 6 kil. S. de Clermont-Ferrand

Gerhard (Edouard), né à Posen, 1795-1867, illustre archéologue, vécut longtemps à Rome, et fut professeur a l'université de Berlin, on lui doit : Scriptores de regionibus Urbis (description de Rome) ; Choix de peintures sur des vases grecs ; Miroirs étrusques ; Vases étrusques et campaniens; les Antiques de Naptes; — de Berlin, etc. Gerhardt (Charles-Frédéric), né à Strasbourg, 1816-1856, fut professeur à la faculté des sciences de Montpellier, ne 1844 a 1848, et revint alors à Paris pour travailler librement. En 1855 il fut professeur de chimie à la faculté des sciences de Strasbourg et membre correspondant de l'Institut. On lui doit : Annuaire des sciences chimiques, trad. de Berzélius; Précis de chimie organique, 2 vol. in-8° ; Introduction à l'étude de la chimie ; Chimie appliquée à la physiologie animale, et Chimie appliquée à la physiologie végétale, trad. de Liebig.

Géricault (JeAN-LoUIS-ThÉODORE-AnDRÉ), né

à Rouen, 1790-1824, étudia sous Carie Vernet et P Guérin, et fut célèbre dès qu'il eut exposé, en 1812, son Guide de la garde impériale, et, en 1814, son Cuirassier blessé. En 1819, son magnifique tableau, le Radeau de la Méduse, excita l'enthousiasme et la critique. Ce fut comme le signal de la grande luite des classiques et des romantiques.

Gering (Udalricus), né à Constance, mort à Paris en 1510, fut appelé pour établir une première imprimerie a Paris, probablement au commencement du règne de Louis XL II vint avec Michel Friburger et Martin Crantz. En 1474,. ils obtinrent des lettres de naturalisation de Louis XI Ils imprimèrent, avec des caractères qui se rapprochaient du gothique, surtout la Biblia sacra, 2 vol. in-fol., a deux colonnes et adoptèrent plus tard les caractères romains.

Gerie (Christophe-Antoine, dom), né en Auvergne en 1740, mort vers 1805, de l'ordre des Chartreux, fut député aux Etats-généraux par le clergé de la sénéchaussée de Riom. En 1793, il était lié avec une vieille fille, Catherine Théos ou Théot, sorte d'illuminée qui se disait mère de Dieu. Il n'est pas prouvé que Robespierre ait été en relations avec ces visionnaires; mais ses ennemis, pour lui nuire, firent mettre en accusation Catherine Théot, dom Gerle et trois de leurs disciples, 1794. Dom Gerle fut oublié en prison jusqu'au Directoire.

Germain (Saint), né à Auxerre, 480-448, gouverneur de cette ville sous Honorius, fut élu évêque par le clergé et le peuple en 418. D'une charité sans bornes, il alla deux fois en Bretagne, 4-29, 446. pour combattre les Pélagiens. En 447, il se rendit en Italie et mourut à Ravenne. On l'honore le 31 juillet.

Germain (Saint), né près d'Autun, 496-576, fut nommé évêque de Paris, en 555. Il dédia

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l'église de Saint-Vincent, qui fut depuis Saint- Germain-des-Prés, et protégea le peuple contre les rois Sigebert et Chilpéric. On lui attribue un Traité sur l'ancienne liturgie gallicane. On l'honore le 2$ mai.

Germain (Dom Michel), bénédictin, né à Péronne, 1645-1694, a écrit Ytiist. de l'abbaye royale de botre-Dame de Soissons, 1675, in-4°.

Germain (Pierre), ciseleur, né à Paris, 1647- 1684, élève de Le Brun, a exécuté sous Louis XIV des œuvres d'une finesse remarquable. — Son fils. Thomas, né à Paris, 1675-1748, sculpteur et orfèvre distingué, construisit à Paris Saint-Louis du-Louvre, qui a été démoli. C'est le plus célèbre artiste de sa famille.

Germain (AUGUSTE-JEAN), comte DE MONTFORT,

de la famille des précédents, né à Paris, 1786- 4821, fut nommé par Napoléon chambellan, puis comte. Il se distingua en 1809, comme officier d'ordonnance de l'empereur, fut ministre plénipotentiaire en 1813, et se rallia aux Bourbons, 1814. Préfet de Saône-et-Loire , de Seine-et- Marne, il devint pair de France en 1819.

Germain (Sophie), née a Paris, 1776-1831, eut de bonne heure une vive passion pour les mathématiques ; elle entra en correspondance scientifique avec Lagrange, puis avec Gauss. Elle remporta le prix de mathématiques décerné par l'Institut, en 1815, et adressa plusieurs savants mémoires à l'Académie des sciences.

Germain-Beaupré (Saint-), commune du canton de La Souterraine, arr. et à 30 kil. de Guéret (Creuse). Beau château où fut exilée Mlle de Montpensier.

Germain-de-Calberte (Saint-), ch.-l. de cant., arr. et a 30 kil. S.-E. de Florac (Lozère); 1,478 hab.

Germain-de-Tallevende (Saint-), commune du cant. et de l'an*, de Vire (Calvados) ; 2,570 hab.

Germain-du-Bel-Air (Saint-) , ch.-l. de

canton de l'arr. et à 18 kil. S.-E. de Gourdon (Lot); 1,105 hab.

Germain.du'Bois ^Saint-), cll.-l. de Canton, arr. et à 18 kil. N.-E. de Louhans (Saône-et- Loire). Grains; 2,782 hab.

Germain-du-Plain (Saint-), ch.-l. de can t . ,

arr. et à 12 kil. S.-E. de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) ; 1, 643 hab.

Germain-du-Teil (Saint-), cll.-l. de can-

on,arr. et à 16 kil. S.-O. ' 1,423 h.

ton, arr. et à 16 kil. S.-O. de Marvéjols (Lozère);

Germain-en-Coglès (Saint-), COmm. du

canton de Saint-Bricejarr.de Fougères (Ille-et- Vilaine). Céréales ; 2,647 hab.

Germain-en-Laye (Saint.), Cll.-l. de cant.

de l'arr. et à 12 kil. N. de Versailles (Seine-el- Oise), sur une éminence de 63 m. qui domine la rive gauche de la Seine. Commerce de bois et de grains; 15,790 hab. Les rois y séjournèrent dès Louis VI; Charles V fit bâtir le château actuel en 1370; François Ier l'agrandit; On l'a restauré et l'on y a créé un musée d'antiquités gallo-romaines. Une magnifique terrasse, longue de près de 3 kil., terminée par Louis XIV, a une vue admirable sur la vallée de la Seine. — La forêt de Saint-Germain est l'une des plus belles de France. On y trouva la Maison des Loges, succursale de la maison de Saint-Denis pour les demoiselles.de la Légion d'honneur. Patrie de Henri II et de Louis XIV. Jacques II y a son tombeau.

Germain-Laprade (Saint-), commune du

canton et de l'arr. du Puy (Haute-Loire) ,2,610 h. Germain-Laval (Saint-), ch.-l. decailt..

arr. et a 35 kil. de Roanne (Loire), sur l'Argent ; 2,1151 hab. °

Germaîn.Lembron (Saint-), cll.-l de cant., arr. et à 11 kil. d'issoire (Puv-de-Dôme). Aux environs, sources minérales; 2,097 hab.

Germain. les- Belles (Saint-), Ch.-l. de cant., arrond. et a 30 kil. de Saint-Yrieix (Haute- Vienne); 2,178 hab.

Germain-VIIerm (Saint-), ch.-l. de canton, arr. et à 20 kil. d'Ambert (Puy-de-Dôme). Fabriques considérables de dentelles noires et blanches; 1,790 hab.

German (saint.), paroisse du comté de Comouaille (Angleterre) , a 12 kil. N.-O. de Plymouth. Ancienne cathédrale; 3.000 hab.

German (Santo-).V. de PortO-Rico sur la

côte O., à 110 kil. S.-O. de San Juan ; 3,500 h.

Germanica Cœsarea (aUJ. Marasch) , V.

anc. de la Cilicie (Asie Mineure).

Germanicus (ClAUDIUS Nero), fils de DruSUS

(Claudius Nero) et d'Antonia la jeune, hérita du surnom et de la popularité de son père. Il était né à Rome, 16 av. J.-C. 11 combattit les Pannoniens soulevés , 5 ap. J -C, et reçut le titre d'/wperator;'\\ suivit Tibère, son oncle, en Germanie, 11, et fut nommé consul A l'avènement, de Tibère, 14, Germanicus comprima généreusement la révolte des légions de Germanie, qui voulurent même le nommer empereur. Puis, il combattit les Marses , les Bructères, les Tubantes , les Usipiens, les Cattes et surtout les Chérusques, soulevés par Arminius. 11 rendit aux restes des légions de Varus les honneurs de la sépulture, attaqua les Germains par terre et par mer, et remporta sur Arminius la belle victoire d'Idistavisus. Tibère le récompensa par de grands honneurs; mais, jaloux de sa gloire, il l'envoya en Orient, pour pacifier le pays troublé, 18. Germanicus y rencontra l'inimitié du nouveau gouverneur de Syrie, Pison, tandis que Plancine, femme de Pison, à l'instigation de la vieille Livie, devait tourmenter de ses injures la fière Agrippine, qui avait déjà donné neuf enfants à Germanicus. A son retour d'un voyage archéologique en Egypte, Germanicus tomba malade à Antioche, et la douleur fut universelle quand on apprit sa mort, 19 ap. J.-C. On crut alors qu'il avait été empoisonné par Pison et par Plancine, à l'instigation de l'odieux Tibère. Il laissait six enfants : trois filles, Agrippine, Drusilla et Julie; trois fils, Néron, Drusus et Caius Caligula. — Germanicus avait traduit en vers latins les Phénomènes d'Aratus ; il nous reste des fragments de cette œuvre estimable.

Germanie, contrée de l'Europe ancienne, habitée par un peuple d'origine indo-européenne, que les Romains appelèrent Germant (de Wehrmann ou heermann, homme de guerre, peut-être du mot gaélique, gairmmon, crieur, a la voix forte) ; les Germains se nommaient euxmêmes Teutschen ou Deutschen, d'où Teutones, Teutons. La Germanie, vers l'époque d'Auguste, avait pour bornes : au N. la mer Germanique et le golfe Codanus ; à l'O. le Rhin ; au S. le Danube ; à l'E. les limites ont toujours été très incertaines. Les Romains s'étaient emparés de la Germanie méridionale, qui était séparée de la première ou Grande Germanie par le Danube et par un mur (Vallum Hadriani, Capellatium Palas), qui partait d'Artobriga au-dessus de Reginum (Raiisbonne) sur le Danube, pour rejoindre le Rhin vers Confluentes (Coblenz). Dans la Germanie romaine, il y avait les Agri Decumates (grand-duché de Bade), la Rœtia ou lihétie, avec la Vindélicie, le Aoriciwi et la Pannonie (V. ces noms). — Tacite et les historiens romains citent les noms de beaucoup de peuplades qui appartenaient aux trois grands groupes des Ingœvones, des Hermiones et des lstœvones. Beaucoup de ces peuplades disparurent ; au ine siècle et au ive nous trouvons 4 grandes confédérations et des peuples isolés, qui prirent part à l'invasion du ve siècle : 1<> au N. les Saxons, du Rhin au delà de l'Elbe dans les bois et les marécages de la Germanie sep-

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lentrionale; 2<> les Francs, comprenant les anciennes tribus des Istaevones et plusieurs des Hermiones, du Rhin au delà du Weser ; 3<> les Alemani au S.-O.. formés d'hommes de toutes tribus reunis autour des Suèves ; 4° les Goths, dans toute la Germanie orientale jusqu'au Danube inférieur. On trouvait encore les Marcomanni et les Quadi (Bohême et Moravie) ; les Suèves (Souabe) ; les Burgiuidiones ou Burgundes, qui s'étaient avancés des bords de l'Oder jusqu'au Main; les Langobardi, qui descendaient vers le sud ; les Vandales, qui venaient des bords de la mer Baltique vers le centre de la Germanie ; les Hérules, qui touchaient aux Goths-Gépides, etc.

En Germanie, point de villes ; dans beaucoup de peuplades même, surtout au sud, pas d'établissements fixes, pas de véritables propriétés: les tribus se déplaçaient souvent et faisaient la guerre a leurs voisins. Les guerriers allaient faire des expéditions aventureuses ou passaient le temps à la chasse, dans l'oisiveté, dans les plaisirs de la table et du jeu. Ils choisissaient leurs rois parmi les plus nobles, dans certaines familles sacrées ou privilégiées ; leurs chefs (principes) parmi les plus braves. Les chefs, les plus riches ou les plus renommés par leur courage, s'attachaient par des présents des guerriers, qui leur obéissaient volontairement et se dévouaient a leur service ; tous ensemble formaient une bande guerrière, dont le chef se nommait herzog, dux; ce sont ces bandes germaniques qui ont fait les invasions. On connaît fort mal leur religion. Leur dieu suprême était Juiscon ou Teutsch, fils de la Terre (Hertha). On lui donnait, comme dieu des batailles, le nom d'Odin ou Wodan. Il y avait encore Thor (Donar), le dieu du tonnerre ; Freya, femme d'Odin et mère des dieux; Sif, femme de Thor, protectrice des moissons: Freyr,\e soleil personnifié; Freyja, sa sœur, la Diane des Latins, etc. Les Germains croyaient aussi à l'existence des Géants et des Nains. Les prêtres présidaient les assemblées et y maintenaient le bon ordre ; seuls, ils pouvaient frapper un homme libre ; les prêtresses prédisaient l'avenir, surtout au moyen de bâtons r uniques.

Histoire. — Les Germains arrivèrent probablement d'Asie longtemps après les Gaulois, mais on ne sait rien de certain sur leurs origines. Au vie siècle avant J.-G., Sigovèse conduisit une grande émigration gauloise dans la vallée du Danube; plus tard les bandes des Cimbres et des Teutons, cherchant des terres plus heureuses, menacèrent la Gaule et l'Italie d'une terrible invasion, 113-101 ; ils furent exterminés aux batailles d'Aix et de Verceil. Les Germains de l'O., et à leur tête les Suèves, commençaient à franchir le Rhin et à envahir la Gaule, lorsque César, vainqueur d'Arioviste, 58, les repoussa au delà du fleuve. Dès lors les Romains ne cessèrent de combattre les Germains belliqueux sur les frontières du Rhin et du Danube. Au commencement du 111e siècle se formèrent les 4 grandes confédérations dont nous avons parlé plus haut. Depuis cette époque, les empereurs crurent agir habilement en prenant à leur service un grand nombre de guerriers germains, qui combattirent pour eux, même en corps de nations, mais qui contribuèrent a désorganiser l'empire et a préparer la grande invasion du ve siècle. L'arrivée des Huns en Europe la détermina. Les Wisigoths la commencèrent, 378-398; bientôt la plupart des tribus germaniques suivirent cet exemple ; celles qui jouèrent alors un rôle considérable sont : les Hérules, les Ostrogoths, les Lombards qui envahirent l'Italie; les Vandales en Afrique; les Alains, les Suèves, les Wisigoths en Espagne; les Burgundes, les Francs en Gaule ; les Saxons

et les Angles en Bretagne. Alors on voit dans l'ancienne Germanie quelques peuples ou confédérations de peuples jouer le premier rôle : les Bavarois au S., les Thuringiens au centre, les Frisons et les Saxons au N.; ils luttent contre les rois francs ; ils commencent à être entraînés par la civilisation chrétienne. Enfin Charlemagne doit soumettre ces peuples germains ; avec lui finit la Germanie païenne ; il a créé la Germanie chrétienne d'où bientôt sortira l'Allemagne.

Germanie première OU supérieure, l'une

des 17 prov. de Gaule, formée sous Auguste d'une partie de la Belgique, entre le Rhin et les Vosges, au N. du pays des Rauraci (Grande Séquanaise). Les villes princ. étaient : Mogun- Liacum (Mayence), Bracomagus, Argentoratum, Noviomàgus, Vangiones, etc. C'est aujourd'hui une partie de l'Alsace, de la Bavière rhénane.

Germanie seconde ou inférieure, l'une

des 17 provinces de la Gaule, formée sous Auguste d'une partie de la Belgique, entre le Rhin, la forêt des Ardennes et l'Escaut, au N. de la Germanie première et de la Belgique (auj. partie de la Prusse rhénane, de la Hollande et de la Belgique). Villes principales : Colonia Agrippina (Cologne), métropole, Bonna, Colonia Trajana, Atuatuca, Batavorum oppidum, Lugdunum Batavorum, Novioinagus, etc.

Germanie troisième, nom donné quelquefois à la Grande Séquanaise.

Germanie (Royaume de). Louis le Germanique, après le traité de Verdun, 843, fut roi de Germanie. Ce royaume comprit la baxe, de l'Ems à l'Elbe, la Franconie ou France orientale, du Rhin aux montagnes de Bohême, la Thuringe au centre, YAlémanie, du Bhin au Lech, la Bavière, du Lech à l'Enns, la Carinthie jusqu'à la Save au S. Louis le Germanique réunit la partie orientale du royaume de Lorraine, depuis la Meuse, l'Ourthe, la Moselle. A sa mort, 876, ses trois fils furent: Louis, roi de Saxe, 876-882, Carloman roi de Bavière, 876-880; Cnarles le Gros, roi d'Alémanie; celui-ci réunit les Etats de ses frères et fut roi de toute la Germanie. Après sa déposition, 887, la Germanie forma un royaume complètement indépendant, qui sera l'Allemagne.

Germanique (Océan), nom ancien de la

mer du Nord.

Germanique ( Confédération ). Etablie

en 1815 pour unir les différentes parties de l'Allemagne; abolie du 28 juin 1848 a 1851, elle a été détruite, en 1866, par la Prusse, victorieuse à Sadowa. La Confédération Germanique comprenait, au moment où elle a cessé -d'exister, une superficie de 628,282 kii. carrés, avec une population de 45.015,034 hab.

La Confédération comprenait 30 souverains et 4 villes libres ; les royaumes d'Autriche, de Prusse, de Bavière, de Saxe, de Hanovre, de Wurtemberg ; — les duchés de Bade, de Hesse- Electorale, de Hesse-Grand-Ducale, de Holstein et Lauenbourg (au roi de Danemark), de Luxembourg, de Limbourg (au roi des Pays-Bas) ; de Brunswick, de Mecklembourg-Schwérin, de Nassau, de Saxe-Weimar, Meiningen, Altenbourg, Cobourg-Gotha, de Mecklembourg-Stréhtz, d'Oldenbourg. d'Anhalt, de Schwartzbourg- Sondershausen, de Schwartzbourg-Rudolstadt ; les principautés de Liechtenstein, de Waldeck, de Reuss, de Schaurnbourg-Lippe, de Lippe-Detmold, de Hesse-Hombourg ; les quatre villes libres ou républiques de Liibeck, Francfort-surle-Main, Hambourg et Brème.

Le but de la Confédération était le maintien de la sûreté extérieure et de la tranquillité intérieure de l'Allemagne. La diète fédérale, siégeant à Francfort, était formée des plénipotentiaires de tous les Etats ; dans le conseil,

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restreint ou ordinaire, on ne comptait que 17 voix ; dans l'assemblée générale ou plénum, chaque Etat avait au moins une voix, plusieurs en avaient 2, 3. 4 ; il y en avait en tout 66, soiis l,i présidence de l'Autriche et la vice-présidence de la Prusse. — Il y avait une armée fédérale, divisée en 10 corps d'armée, et comprenant 734, 600 hommes ; des forteresses fédérales, Landau, Luxembourg, Mayenee, Rastadt et Ulm; et chaque Etat devait contribuer aux dépenses communes d'après une proportion légalement déterminée.

r.eimauo (San.), v. de la Terre de Labour (Italie), au pied du mont Cassin, sur le Rapide, a 50 kil. N.-O. de Capoue. Murât y fut défait, en 1815 ; 9,000 hab.

Germanos, archevêque de Patras , né à Dimitzana en Arcadie, fut l'un des premiers à soulever ses compatriotes contre les Turcs, en 1821, et fut enlevé par le typhus en 1826.

Germantown, v. de la Pennsylvanie (Etats- Unis), a 16 kil. N. de Philadelphie. Les Anglais y battirent les Américains en 1777; 7,000 hab.

Germersheim, v. de la Ravière rhénane, sur la Queich, a son confluent avec le Rhin. Vieux château des rois francs, ancienne place fédérale ; 4.000 hab.

Germinal, septième mois du calendrier républicain; il commençait le 24 ou le 22 mars.

Gemsheiui, v. du ijrand-duché de Hesse- Dannstadt, sur le Rhin, à 16 kil. N.-E. de Worms. Patrie de Schœffer, qui y a une statue ; 3,ÛuU hab.

Géromé. V. GÉRARDMER.

Gers \.£gircius\ affi. de gauche de la Garonne, vient des Hautes Pyrénées, arrose, dans le Gers, Auch et Lectoure; dans le Lot-et-Garonne, Layrac; et finit à 8 kil.. au-dessus d'Agen, après un cours de 160 kil. Il est sujet à de grands débordements.

Gers, département de la France, au S., a 6,280 kil. carrés et 281,532 hab. Il est couvert de collines, qui s'étendent comme les branches d'un éventail, traçant les vallées de la Save, de la Gimone, de l'Arrats, du Gers, de la Raïse (affl. de la Garonne) ; de la Douze et de la Midou (bassin de l'Adour). Les forêts occupent le dixième du territoire ; Castéra, Encausse, Lavardens et Rarbotan ont des eaux minérales. Le sol produit peu de céréales, mais beaucoup de vignes, qui servent à la fabrication des eauxde-vie, dites d'Armagnac, des châtaigniers, noyers, mûriers. Il comprend 5 arrondissements: Auch, Lectoure, Mirande, Condom, Lombez; 29 cantons et 465 communes. Il forme le diocèse de l'archevêché d'Auch, relève de la Cour d'appel d'Agen et de l'Académie de Toulouse. Il a été formé de l'Armagnac, de l'Astarac, de la Lomagne, du Gondomois, du Comminges, du pays de Gaure ; 17e région milit.

Gersau, bourg du canton de Schwytz (Suisse), an X. du lac des Quatre-Cantons,a é'té, jusqu'en 1798, une petite république, alliée des 13 cantons; 1,600 hab.

Gers en (Jean), abbé du couvent des bénédictins de Verceil (Piémont), aurait écrit, suivant quelques-uns, Y Imitation de Jésus-Christ, de 122o a 12 W. Son existence même est douteuse.

Gerson (JEAN Charlier), né le 14 déc. 1363,

à Gerson. près de Rethel, village dont il prit le nom, mort a Lyon le 12 juillet 1429. Docteur en théologie, 1392, chancelier de l'Université, 1395, Gerson voua toute l'activité d'une intelligence supérieure, tout le dévouement d'un cœur bon et aimant, a rendre la paix aux consciences, l'union et la pureté à l'Eglise, au saint-siège sa grandeur et sa dignité avilies. 11 travailla d'abord a la réforme des études, dénonçant les subtilités de la scolastique ; i! attaquait également les erreurs de la magie et de l'astrologie. Il écrivit

son traité De Schismate ; mais son langage, honnête et modéré, déplut aux partis extrêmes, à ceux qui déclaraient la papauté infaillible, à ceux qui voulaient se passer de pape. Gerson ne cessait de réclamer, dans ses discours et ses écrits, la réforme des vices de la cour, l'union de l'Eglise et le maintien des privilèges de l'Université. Mais l'assassinat du duc d'Orléans, en 1407, vint encore compliquer les malheurs de la France ; Gerson ne craignit pas d'attaquer hautement l'auteur du crime, Jean de Bourgogne, et surtout l'apologiste du crime, Jean Petit; puis il donna son appui moral au concile de Pise par son traité : De Cnitate Ecclesiastica, publié avant la réunion de l'assemblée ; par son traité : De Auferibilitate Papœ, écrit pendant la tenue du concile. En 1410. il publia un nouveau traité : De Modis nniendi ac reformandi Ecclesiam in concilia universali. Il prit une part active aux travaux du concile; mais le schisme fut encore aggravé , il y eut trois papes au lieu de deux. Gerson. se raidissant contre les faits, n'en persista pas moins à demander à un concile général la réforme et le salut de l'Eglise. Poursuivi par les Gabochiens, il fut forcé de fuir dans les voûtes de Notre-Dame et de quilter Paris, où sa maison fut pillée. Au concile de Constance, 1415, Gerson parut, comme premier député de l'Université, ambassadeur du roi de France et représentant de l'Eglise de Sens. Il contribua surtout à faire déposer le pape Jean XXIII, et à faire proclamer la supériorité du concile ; il écrivit, pour soutenir ses opinions, le traité De Potestate Ecclesiastica; et le livre : An liceat in causis fidei a papa appellare. Gerson, fatigué et découragé, résolut de vivre désormais dans l'étude et dans la méditation solitaire; il se rendit à Lyon, où son frère Jean, prieur du couvent des Gèlestins, lui offrit un asile. On le représente alors enseignant les petits enfants, redoublant de piété, de dévouement chrétien, et composant dans la retraite la plupart de ses ouvrages de philosophie mystique : ses Commentaires sur les Psaumes, son Traité de l'examen des doctrines. Il mourut lorsqu'il venait d'achever son Commentaire sur le Cantique des Cantiques; et l'on écrivit sur sa tombe, dans l'église Saint-Paul, ce beau mot qui résume cette vie puissante : Sursum CORDA.

On lui attribue généralement Y Imitation dit Jésus-Christ; jamais livre, après l'Evangile, n'a été plus populaire, et jamais livre, depuis trois siècles, n'a soulevé autant de controverses pour savoir quel en était l'auteur. Les uns l'attribuent à Thomas a Kempis, chanoine du diocèse de Cologne ; d'autres, à un certain Jean Gessen ou Gersen, bénédictin de l'abbaye de Saint-Etienne de Verceil ; le plus grand nombre des criliques, surtout en France, pensent que Gerson en est l'auteur. La première édition générale des Œuvres de Gerson est celle de 1483, Cologne, donnée par Kœlhoff, en 4 vol. in-fol. La meilleure et la dernière est celle de Louis Ellies Dupin, 1706. Amsterdam, 5 vol. in-fol.

Gertrude (Sainte), abbesse de Nivelles (Brabant), 626-659, fille de Pépin de Landen, devint à vinst ans abbesse du monastère que sa mère avait "fondé. Fête, le 17 mars.

Gertrude (Sainte), abbesse d'un couvent de l'ordre de saint Renoît, née à Eisleben (Saxe), morte en 1334, a laissé un livre mystique, les Révélations. On l'honore le 15 novembre.

Gertruydenberg, v. très forte du Rrabant septentrional (Pays-Bas), a l'embouchure de la Dongen dans le Riesbosch, bon port, à 17 kil N.-E. de Bréda ; 1,500 hab.

Gérusez (Eugène), littérateur, né à Reims, 1799- 1S66. élève de l'Ecole normale, suppléant de Villemain à la Faculté de> Lettres de Paris, 1S34, professa jusqu'en 18o2. Il a publié : Cours

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