‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 23 sur 657 · AMO · texte numérisé non relu

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Amiot (le Père), jésuite, né à Toulon, 1718- 1794, fut savant missionnaire en Chine et a écrit beaucoup de mémoires curieux, imprimés dans les Mémoires sur les Chinois. On lui doit un Dictionnaire tatar-mantchou- français, 3 vol. in-4°.

Amirautés (Iles) , groupe d'îles, faisant partie des Seychelles, dans la mer des Indes, fertiles en cocotiers. Aux Anglais depuis 1814.

Amirauté (Iles de 1'), groupe d'îles de la Mélanésie, au N.-E. de la Nouvelle-Guinée, montueuses, boisées, fertiles. — Ile du Grand Océan, près de l'archipel du Roi-George, lonsue de 130 kil., large de 40.

Amis (Iles des). V. Tonga.

Amisus, nom latin de l'Ems.

Amisus, auj. Samsoun, port de la Cappadoce Pontique. sur le Pont-Euxin. au S.-E. de Sinope, colonie de Milet. [de Rome.]

Amiternum, anc. v. de la Sabine, au N.-E.J

Amiwich ou Amiwch (prononcez Amlouk), port au N. d'Anglesey (Angleterre). Exploit, des mines de cuivre du niont Parys; 6,000 hab.

Amman (Josse), peintre allemand de Zurich, 1539-1591, a laissé une collection des portraits des rois de France jusqu'à Henri III.

Ammanati (Barthélémy), architecte et sculpteur de Florence, 1511-1589, a laissé beaucoup d'œuvres remarquables.

Ammer, affl. de gauche de lTsar, forme le lac Ammer, arrose la Bavière et a 130 kil. de cours.

Ammien Marcellin, hist latin, né à An-

tioche, vers 320, mort à la fin du rv* s., fit la guerre contre les Germains et contre les Perses. De son Histoire en 31 livres, de Trajan à la mort de Valens, il ne reste que 18 livres, 352 à 378. Il est intelligent, impartial, et son style ne manque pas de vigueur.

Ammi -Moussa, poste militaire de la prov. d'Oran (Algérie), sur un affl. du Chéliff.

Ammirato (Scipion), littérateur, né à Lecce Italie), 1531-1601, a composé une Histoire de Florence, en 35 livres, qui va jusqu'en 1574.

Ammon OU Rabbath-Ammon, anc. capitale des Ammonites, peuple arabe à l'E. du Jourdain, à 95 kil. N.-E. de Jérusalem. Ruines remarquables.

Ammon, Baal-Ammon (le Dieu Soleil), adoré en Egypte, à Thèbes et surtout dans la grande oasis, où son oracle fut longtemps célèbre.

Ammon, frère de Moab, fils de Loth, tige des Ammonites.

Ammonius Saccas, c.-à-d portefaix, a, diton, fondé l'école platonicienne d'Alexandrie, vers la fin du iie s.

Ammonius , grammairien grec du ive s. , était un prêtre égyptien, qui se réfugia à Constantinople. Il a laissé un Dictionnaire des Synonymes.

Ammonius, philos, grec, à Alexandrie, disciple de Proclus a Athènes, enseigna à Alexandrie et a laissé des Commentaires sur Porphyre, sur les Catégories et la Métaphysique d'Aristote.

Amoi, v. du Mazendéran (Perse), à 40 kil. S.-O. de Balfrouch. Mines de fer; 10,000 hab.

Amoion, successeur d'Agobard sur le siège de Lyon, 840, a joui d'une grande considération auprès de Charles le Chauve, et mourut en 852.

Amon, roi de Juda, 640-639 av. J.-C, fut impie, comme son père, Manassé.

Amontons (Gdillaume), phvsicien , né à Pans, 1663-1705, de l'Acad. des Sciences en 1699; a publié une partie de ses recherches : Remarques et expériences physiques sur la construction d'une nouvelle clepsydre, sur les baromètres, etc.

Amorgos, île des Cyclades, entre Naxos et Stampalie, montueuse, avec des vallées fertiles en vins ; 3,000 hab.

Amorîum, anc. v. de la Grande Phrygie, plus tard de la Galatie.

Amoros (François), colonel espagnol, né à Valence, 1769-1848, conseiller d'Etat, ministre de la police sous le roi Joseph, forcé de se réfugier en France, fonda des institutions pymnastiques, qui ont rendu de grands services

Amorrhéens, peuple de la Terre de Chanaan, au N.-E. de la mer Morte.

Amos, l'un des 12 petits prophètes, sous Osias, roi de Juda, et Jéroboam II, roi d'Israël, fut mis à mort par un prêtre de Béthel.

Amou, ch.-l. de canton, arr. de Sainl-Sever (Landes); 1,790 hab.

Amou-Daria OU Djihonn, Oxus, fl. du Turkestan, vient du lac Siri-Koal, dans le p)ateau de Bolor, forme un arc de cercle et finit dans la mer d'Aral par un delta marécageux. Il reçoit de nombreux affl. dans sa partie supérieure. Ses crues ont lieu de mai à octobre. Il se jetait autrefois dans la mer Caspienne, et les Russes ont reconnu l'anc. lit, qui débouchait dans le golfe Balkan.

Amour, Kara-Mouran, en mongol, Sakhalîn- Oula, en mandchou, fleuve tributaire du Grand Océan, est formé par la Schilka et l'Argoun. Il s'infléchit vers le S.', puis remonte vers le N., et finit dans le détroit de Tarrakaï, après 4,500 kil. de cours, il est navigable et coule entre des collines boisées ou de vastes prairies.. Il reçoit: à droite, le Soungari, l'Oussouri; à gauche, la Zeya, la Boureya, l'Amgoun.

Amour, prov. russe à l'E. de la Sibérie, entre les monts Iablonoï et le fl. Amour; elle a, dit-on, 449,000 kil. carrés, est riche en forêts et commence à être colonisée. Le ch.-l. est Khakaroivka, v. récemment fondée.

Amour (Djebel-), l'un des massifs du Grand Atlas, sur la limite des prov. d'Alger et d'Oran. Le Chéliff et l'Oued-Djeddi y prennent leurs sources.

Amour (Saint-), ch.-l. de canton de l'arr. et à 30 kil. de Lons-le-Saulnier (Jura). Comm. de vins et bestiaux; 2,437 hab.

Amoy ou Hia-men, dans la prov. de Fokien (Chine), port ouvert aux étrangers, centre d'émigration; 88,000 hab.

Ampelius (Lucius), écrivain latin du me s (?), a écrit Liber Memorialis, en 50 chapitres, sur la nature, l'astronomie, la géographie, etc.

Ampelusia, cap à l'entrée O. du détroit de Gadès; auj. cap Spartel.

Ampère (André-Marie), né à Lyon, 1775-1836, s'éleva pour ainsi dire sans maîtres. Professeur de physique à l'école centrale de Bourg, 1801, il publia son premier ouvrage : Considérations sur les probabilités mathématiques du jeu, ce qui le fit nommer au lycée de Lyon, puis répétiteur d'analyse à l'Ecole polytechnique, 1805. Des lors il se livra avec passion aux études mathématiques, physiques et philosophiques; il devint inspecteur général de l'Université en 1809, professeur à l'Ecole polytechnique, membre de l'Institut, en 1814. En 1820, il trouva les principes de la télégraphie électrique. Il essaya de présenter une classification méthodique de toutes les sciences dans son Essai sur la philosophie des sciences, 1834. Il professa au Collège de France. Ses Mémoires ont été publiés dans les recueils savants de l'époque.

Ampère (Jean-Jacques-Antoine), fils du précédent, né à Lyon, 1800-1864, écrivit de bonne heure dans le Globe et la Revue française Après 1830, il suppléa Fauriel et Villemain a la Sorbonne; succéda à Andrieux au Collège de France, 1833, fut de l'Académ. des Inscriptions, 1842, de l'Académ. française, 1847. Il aima les voyages, en archéologue, en philosophe, en poète. 11 a beaucoup écrit : Hist. littéraire de la France avant le xiie siècle, 3 vol. in-8° ; — Introduction à l'Hist. de la littér. franc, au Moyen Age, 1841 ; — Littérature et voyages; — Promenades en Amérique;

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