HAL
comiques, les Souvenirs de La/leur et Ludovic, il écrivit la Juive, 1835, qui eut un succès européen. Dès lors Hulévy fut au rang des grands compositeurs, et il donna à l'Opéra et à l'Opéra- Comique l'Eclair, Guido et Ginevra, la Reine de Chypre, Charles VI, les Mousquetaires de la Reine, le Val d'Andorre, la Fée aux Roses, le Juif Errant, Valentine d'Aubigné, etc.
Haifay, pays très fertile de la Nubie, au N. de Khartoum. Capit. Halfaya, près du Nil; 4,000 hab.
iiaiiacmon, auj. Indjé Karasou, riv. de l'anc. Macédoine, se jette dans le golfe Thermaïque.
Hiiiiarte, anc. v. de la Grèce (Béotie), au S. du lac Copaïs. Défaite, en 394 av. J.-C, de Lysandre et des Spartiates.
ualicarnasse, anc. v. d'Asie Mineure (Carie), au N. du golfe Céramique, patrie d'Hérodote et de l'historien Denys; auj. Boudroun.
Halicz, v. des Etats autrichiens (Galicie), à 90 kil. S.-E. de Lemberg, sur le Dniester, s'appelait autrefois Galitch et fut la résidence des rois de la Galicie, 4,000 hab.
Halidon OU Hallisdown-Hill, Cûlline du
comté de Durham, près de Berwick (Angleterre), cù les Ecossais furent vaincus par Edouard III, on 1333.
Halifax, v. d'Angleterre, comté et à 60 kil. S.-O. d'York, sur l'Hebble. Patrie de Tillotson. Mérinos, peluches, serges, tapis, draps, etc. ; 74,000 hab.
Halifax, v. de l'Amérique anglaise, ch.-l. de ia Nouvelle-Ecosse, sur l'Atlantique, au fond de la baie de Chibouctou, l'un des plus beaux ports du monde; arsenal, chantiers de construction; pêche importante, commerce actif; 36,000 hab.
Halifax. (George Saviiie, marquis D'), 1630- 1695, d'une ancienne famille du comté d'York, ministre de Charles II, garde des sceaux en 1682, président du conseil à l'avènement de Jacques II, embrassa, en 1688, la cause de Guillaume III et fut son secrétaire du sceau privé. Tombé bientôt en disgrâce, il passa dans les rangs de l'opposition.
Halifax (Charles-Montaigu, comte d'), fils du précédent, né a Horton (Northampton), 1661- 1715. fut ministre sous Guillaume III et négocia, en 1706, la réunion de l'Ecosse à l'Angleterre. Après l'avènement de la maison de Hanovre, il se jeta dans l'opposition. Il fut le protecteur d'Addison, de Pope, de Swift et d'autres hommes de lettres. Ses poésies ont été publiées en 1715.
Kalizoniens, peuple de l'anc. Paphlagonie, qui vint secourir les Troyens contre les Grecs.
Hall OU Schwœbisch.Hall, V. du Cercle
du Jaxt (Wurtemberg), sur le Rocher, à 34 kil. N.-O. d'Ellvangen. Eaux minérales, sources salées. L'union protestante y fut renouvelée en 4610; 7,000 hab. .
Hall, v. des Etats autrichiens (Tyrol), à 8 kil. E. d'Innsbriick, sur l'Inn, et à 9 kil. de la salina de Tauern-Alpe ; 8,000 hab.
Hall (Le capitaine Basil), né à Edimbourg, 4788-1844, entra de bonne heure dans la marine royale et s'y distingua. Il publia une Relation de son voyage sur les côtes de la Chine, du Japon et aux îles Lieou-Tcheou; puis Voyage au Chili, au Pérou et au Mexique en 1820-21 ; Voyage dans l'Amérique du Nord, 3 vol. in-8° ; Du système intérieur des prisons en Amérique, etc.
Haiiam (Henri), né a Windsor, 1777-1859, se fit remarquer, comme critique, par ses articles dans la Revue d'Edimbourg. On lui doit : Etat de l'Europe pendant le moyen âge, 4 vol. in-8<> ; Histoire constitutionnelle de l Angleterre , 5 vol. in-So ; Histoire de la littérature de l'Europe pendant les xvs xvie et xvne s., 1839-40, 4 vol. in-8».
Halland. V. HALMSTAD.
Halte, y. des Etats prussiens (Saxe), à 15 kil.
N. de Mersebourg, sur une Ile de la Saale. Université renommée qui date de 1694, à laquelle a été réunie celle de Wittemberg, en 1815; écoles de chirurgie, de médecine, des arts et des mines ; sociétés savantes et littéraires. Salines importantes, quincaillerie, amidon, lainage. Patrie du Michaelis, Hœndel, Struensée; 71,000 hab.
Halle, v. de Belgique (Brabant), sur la Senne, à 24 kil. S.-O de Bruxelles. Savonneries, ustensiles en bois, etc.; 8,000 hab.
Halle (Claude-Guy), né à Paris, 1652-1736, peintre, travailla aux décorations de Meudon, de Trianon, de Notre-Dame de Paris, de Sainl- Germain-des-Prés.
Halle (Noël), fils du précédent, né à Paris, 1711-1781, membre de l'Académie des Beaux-Arts, exécuta à Saint-Sulpice le plafond de la chapelle des fonts baptismaux.
Halle (Jean-Noel). fils du précédent, né à Paris, 1754-1822, professeur d'hygiène à la Faculté en 1794, membre de l'Institut dès sa création, premier médecin de Napoléon Ie>\ enfin professeur au Collège de France, a écrit beaucoup d'ouvrages et de mémoires remarquables.
Haiiecic (Henri- Wager) , né près d'Utica (New-York), 1816-1872, élève de West-Point, servit dans le génie, dans l'artillerie, donna sa démission, en 1854, et fut, en Californie, homme de loi, directeur de mines. Il reprit du service pour défendre la cause de l'Union, montra la plus grande énergie contre les rebelles et fut nommé commandant en chef de toutes les forces de l'Union, ministre de la guerre, puis, en 1864, chef de l'état-major général. On lui doit un ouvrage estimé, Eléments d'art et de science militaires,
Haiiein, v. des Etats autrichiens, dans le duché et à 15 kil. S. de Salzbourg. Biches mines de sel gemme du mont Diirenberg; 6,000 hab.
Haiienberg (Jonas), né dans le Smaland (Suède), 1748-1834, fut historiographe du royaume. On a de lui : Nouvelle histoire universelle, depuis le commencement du xvie siècle, 3 vol. in-So;' Histoire de Gustave-Adolphe, 5 vol. in-8°, la Doctrine secrète des anciens Orientaux et des Juifs; Collectio Nummorum Cuficorum; Numismata orient alia œre expressa, 2 vol. in-8<>.
Haiiencourt, ch.-l. de canton, arr. et à 14 kil. S.-E. d'Abbeville (Somme); 1,956 hab.
Haiier (Albert de), né à Berne, 1708-1777, déjà familiarisé à 9 ans avec le latin et le grec, entreprit d'étudier les langues orientales, surtout l'hébreu, et en même temps composait des comédies, des tragédies et jusqu'à un poème épique. Il s'adonna à l'étude de la médecine à Tubingue, puis à Leyde, où Boerhaave et Albinus jouissaient d'une réputation sans rivale. Il visita l'Angleterre et la France, et revint à Berne pour y pratiquer la médecine et y professer l'anatomie. Appelé à Gœttingue en 1736, pour y organiser l'université, il se consacra exclusivement, pendant dix-huit ans, à ses devoirs de professeur et à ses publications sur les sciences naturelles. Bappelé par un décret du sénat, il vint se fixer définitivement à Berne en 1753 et y remplit avec autant d'habileté que d'activité différentes fonctions administratives ou politiques, sans discontinuer ses travaux scientifiques. Il a laissé près de 200 ouvrages dont les principaux sont : Icônes anatomicœ, Elementa physiologiœ. Historia plantarum Helvetiœ indigenarum, Bibliothèque de la botanique, De la chirurgie. De l'anatomie, De la médecine pratique; etc. Comme poète, il a écrit des odes, des discours, des satires, un poème sur les Alpes, et quatre romans, dont l'un le peint luimême et les trois autres sont des utopies politiques.
Haiier (Charles-Louis de), petit-fils du précédent, né à Berne, 1768-1854, publia à Paris
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une traduction française de son principal ouvrage : la Restauration de la science politique, 3 vol. in-8<\ s'y convertit au catholicisme et ne revint en Suisse qu'après 1830. On lui doit encore : Etudes historiques sur les révolutions d'Espagne et de Portugal, 1840, 2 vol. in-8<>.
Haiiey (Edmond), né à Londres, 1656-1742, célèbre astronome, reçut la misssion d'aller observer, à Sainte-Hélène, le ciel de l'hémisphère austral, et y dressa un catalogue de 350 étoiles. Il démontra qu'à l'aide du passage de Vénus sur le Soleil, on pouvait déterminer exactement la distance de la Terre au Soleil; il démontra aussi que les comètes sont, comme les autres astres, assujetties à des lois fixes, et. dès 1705, il prédit, pour 1759 le retour de celle qui, depuis, a porté son nom.
Haiiman (Charles-Israël), un des meilleurs écrivains dramatiques de la Suède, 1732-1800, eut de la verve dans ses comédies et a surtout réussi dans les parodies.
Haiiuin. v. de l'arr. et à 18 kil. N.-E. de Lille (Nord). Tissus de lin et de coton, blanchisseries; 14,016 hab.
Halmstad OU Halland, V. de Suède, CÛ.-l.
du lan de ce nom, sur le Kattégat ; 2,000 hab. La préfecture en contient 135,000.
Haionèse, Halonesus, petite île de la mer Egée, au N.-O. de Scyros. Auj. Chelidromia.
Hais (François, van), né à Malines, 1584-1666, élève de Karl van Mender, a laissé des portraits qui se recommandent par une parfaite ressemblance.
Haistead, v. d'Angleterre (Essex). à 18 kil. N.-O. de Colchester, sur la Colne. Soieries et velours; 6,000 hab.
Halys, auj. Kizil-Ermak, riv. de l'anc. Asie Mineure, prenait sa source dans les monts Pariadres, et se jetait dans le golfe d'Amisus (Pont Euxin).
Ham, ch.-l. de canton, arr. et à 24 kil. S.-E. de Péronne (Somme). Céréales, sucres de betteraves. Château fort, dont le donjon a servi de prison d'Etat. Patrie de Vadé et du général Foy; 3,043 hab.
iiamadan, v. de l'Irak- Adjémi (Perse), près du mont Elvend, à 300 kil. S.-O. de Téhéran. Tapis, cotonnades, tanneries, fabriques de maroquins, poterie, instruments aratoires pour les Kourdes. On croit qu'elle s'élève sur les ruines de l'ancienne Ecbatane ; 30,000 hab.
Ilamali, II a ru» OU Hamath, anc Epipha-
nia , v. forte de Syrie (Turquie d'Asie), sur l'Oronte, dans le vilayet et à 150 kil. N.-E. de Damas. Entrepôt des marchandises d'Europe ; 30,000 hab. [Amsterdam, 1789-1835.1
Hamaker (Henri Arens), orientaliste, né àj Hamauu (Jean-Georges), né à Kœnigsberg, 1730-1788, défendit la révélation contre le rationalisme, et fut lié avec Jacobi. Ses opuscules ont été réunis sous le titre de Feuilles sibylliques du Mage du Nord, Leipzig, 1819. [d').l
Hamatel OU Hamazel (Mont). V. ADAM (PlCj
Hamberger (Georges-Erhard), médecin et
Ï)hysiologiste,' né à Iéna, 1677-1755, publia en atin : De respirationis mechanismo
iiambie ou Hambye, commune du canton de Gavray. arr. de Coutances (Manche), sur la Sioule; 2,oo0 hab.
Hambourg, Hamburgium, Hammonia, Hochburi castellum, ville libre de l'Empire d'Allemagne, chef-lieu de la république du même nom, sur la rive droite et près de l'embouchure de l'Elbe, à 850 kil. N -E de Paris, par 53<> 35' 5" lat. N. et 7<> 37' 59'' long. E. Traversée par l'Alster et par de nombreux canaux, elle est baignée à l'E. par la Bille. Hambourg est la grande ville commerciale et maritime de l'Allemagne. La valeur de l'importation par terre et par mer était récemment de plus de
2,200,000.000 de francs; des services réguliers de navires à vapeur mettent Hambourg en communication permanente avec le Havre, Bordeaux, Amsterdam, Londres et les deux Amériques; et des chemins de fer la relient directement avec Altona, Kiel, Magdebourg, Berlin. — L'industrie est active (raffineries, tabac, fonderies de cuivre, etc.). C'est l'un des principaux ports d'émigration. Avec les faubourgs, elle a 290,000 hab.
— Hambourg, fondée sur l'emplacement d'un fort construit par ordre de Charlemagne, fit partie de la Hanse Teutonique ; elle fut, en 1810, le ch.-l. du départ, des Bouches-de-1'Elbe. La ville est gouvernée par un sénat électif de 18 membres qui est chargé du pouvoir exécutif.
— La dette publique était de 1 40 ,000,000 marcs de banque au 1" janvier 1881 . — La république comprend le petit pays appelé Yierlaenden, le territoire de Cuxhaven, les bailliages de Ritzbùttel et de Bergedorf, et quelques petites îles de l'Elbe et de la mer du Nord. Superficie 407 kil. carrés; 454,000 hab.
Hamein, Hamela, v. à 40 kil. S.-O. de Hanovre (Prusse), sur le Weser. Entrepôt roval de de fer; commerce actif, pêche abondante; 6,500 hab.
Hamiiton, v. d'Ecosse (Lanark), sur la Clyde et l'Avon, à 60 kil. S.-O. d'Edimbourg, appelée anciennement Cadzon ou Cadyow. Tissus de coton; beau château des ducs. École classique célèbre ; 10,000 hab. [Ontario ; 36,000 hab.]
Hamiiton, v. du Haut-Canada, sur le lacj
Hamiiton, famille illustre d'Ecosse, issue, dit-on, d'une branche cadette de la famille anglaise de Leicester.
Hamiiton (James ou Jacques), mort en 1519, épousa Marie, fille du roi d'Ecosse, Jacques III, reçut le titre de comte d'Arran, et, à la mort de Jacques, fut lieutenant général du royaume.
Hamiiton (Jacques), deuxième comte d'Arran.
Hamiiton (Patrick), neveu du premier comte d'Arran, né en 1503, brûlé vif en 1527, pour avoir rapporté en Ecosse les idées de Luther.
Hamiiton (Jacques, duc d'), 1606-1649, presbytérien modéré, se brouilla avec Montrose, fut créé duc en 1643, leva une armée pour soutenir Charles I"; mais pris par Cromwell, à Preston, il fut décapité.
Hamiiton (Antoine, comte d') doit surtout sa renommée à son spirituel ouvrage, intitulé les Mémoires du comte de Gramont, qui était son beau-frère. Né en Irlande, 1646-1720, il passa une grande partie de sa vie en France. Il a aussi laissé des contes et des poésies.
Hamiiton (William), né en Ecosse, 1704-1754, poète jacobite qui se battit bravement à Culloden.
Hamiiton (Sir William), né en Ecosse, 1730- 1803, frère de lait du roi George IV, ambassadeur à Naples de 1764 à 1800, s'y occupa beaucoup d'art et d'histoire naturelle. Sa femme (Emma Lyon ou miss Harte) est restée célèbre par ses désordres et l'ascendant qu'elle sut prendre sur la reine de Naples, Caroline, et sur l'amiral Nelson ; elle mourut à Calais en 1815.
Hamiiton (Alexandre), né dans l'île de Nevis (Antilles), 1757-1804, fils d'un père d'origine écossaise, et d'une mère qui descendait d'une famille française protestante, s'engagea, devint officier, et fut l'aide de camp préféré de Washington. Il fut l'un des principaux auteurs de la Constitution, et l'un des plus illustres représentants de l'opinion fédéraliste. Washington le nomma secrétaire du trésor, et il rendit les services les plus signalés à la république naissante ; souvent il fut en lutte avec Jefferson. Il se retira volontairement en 1795; s'opposa de toutes ses forces à la candidature de A. Burr, qu'il n'estimait pas. Celui-ci, résolu de se ven-
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