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qui parurent sous le nom de Fuzelier. En 1723, il entra à l'Académie française et composa encore quelques comédies. Mais son meilleur titre de gloire est son Abrégé chronologique de l'Histoire de France, qui parut en 1744 et obtint aussitôt un succès mérité en France et à l'étranger. Hénault fit paraître ensuite une tragédie intitulée : François II, dont la préface est certainement la partie la plus intéressante. Il fut membre honoraire de l'Académie des Inscriptions, 4755, et obtint la surintendance de la maison de la reine Marie Leczinska. Ses Mémoires ont été publiés pour la première fois en 1855.

Henderson (Thomas), né à Dundee, 1798-1844, d'abord clerc chez un attorney, puis employé à Edimbourg, s'occupait avec passion d'astronomie dans ses moments de loisir. Ses travaux le tirent apprécier. En 1831, l'Amirauté lui offrit la direction de l'Observatoire du cap de Bonne- Espérance; il rapporta de son séjour au Cap une riche moisson de notes et d'observations qu'il rédigea à son retour. Il fut directeur de l'observatoire de Carlton-Hill, et astronome royal pour l'Ecosse. Il a laissé la réputation d'un scrupuleux observateur.

Hénètes. V. VÉNÈTES.

Heugist et Horsa, frères, chefs d'ayenturiers saxons, secoururent d'abord les Bretons contre les Pietés, 449; mais bientôt ils entreprirent de soumettre les Bretons, qui furent vaincus à Ailsford. Horsa périt dans la bataille; Hengist, resté seul, fonda le roy. de Kent, 455, et mourut, 488, à Ganterbury, qu'il avait choisi pour sa résidence.

Henin-Liétard, commune du canton de Carvin, arrond. et à 30 lui. S.-E. de Béthune (Pasde-Calais). Batistes, fabriques d'huile; 6,549 hab.

Hénioques, anc. peuples de la Sarmatie, entre le mont Caucase et les rivages du Pont- Euxin.

Hénisch (Georges), né àBartfelden (Hongrie), 1549-1618, a laissé, malheureusement inachevé, un travail important : Thésaurus linguœ et sapientioe. Germanicoz.

Henke (Henri-Philippe-Conrad), né à Hehlen (Brunswick), 1752-1809, a écrit : Histoire générale de l'Eglise chrétienne, 6 vol. ; Archives pour l'Histoire ecclésiastique moderne, 6 vol. ; Annales de la Religion.

Henkel (Jean-Frédéric), chimiste et minéralogiste allemand né à Freyberg (Saxe), 1679-1744, a écrit une Pyritologia ou Histoire naturelle de la Pyrite, traduite, en français, par le baron d'Holbach.

Henneberg (comté d'). anc. principauté d'Allemagne (Franconie).

Uennebont, ch.-l. de cant. de l'an*, et à 10 kil. N.-E. de Lorient (Morbihan). Petit port sur le Blavet. Comm. de grains, miel, cire, bois, vins, cidre, fer ; source minérale sulfureuse; 5,988 hab.

Hennepin (Locis), 1640-1700, parcourut comme missionnaire le Canada, et fit connaître le premier le Mississipi. Il a laissé : Description de la Louisiane, et Nouvelle découverte d'un très-grand pays entre le Nouveau-Mexique et la mer Glaciale.

Hennequin, famille française, originaire de l'Artois, et remontant à Baudouin Hennequin, qui vivait en 1190.

Hennequin (Aymar), évêque de Bennes, fut l'un des principaux partisans des Guises, au xvie siècle. Président du conseil des Quarante, institué par Mayenne, il mourut en 1596. Il a publié une traduction de saint Augustin. — Son frère, Jérôme, conseiller au parlement de Paris, comme lui zélé ligueur, a publié un recueil de sonnets : les Regrets sur les misères advenues par les guerres civiles de France.

Hennequin (Jeanï, économiste français du

xvie siècle, n'est guère connu que par son Guidon général des Finances de France.

Hennequin (PIERRE-ANTOINE), né à Lvon,

1763-1833, élève de David, et grand prix de Borne, fut incarcéré après le 9 thermidor pour l'exaltation de son républicanisme, renonça à la politique et reprit ses pinceaux. Il passa en Belgique sous la Bestauration.

Hennequin (ANTOINE - LOUIS -MARIE), né à

Monceaux (près Paris), 1784-1840, un instant soldat, eut des débuts obscurs au barreau; mais une cause, qu'il gagna avec éclat vers la tin de l'Empire, lui marqua dès lors sa place parmi les avocats les plus en renom. Son talent et sa réputation grandirent sous la Bestauration ; la révolution de Juillet lui fournit de nombreuses occasions de mettre ses opinions en relief, soit comme avocat soit comme député. Entré à la chambre des députés en 1834, son éloquence calme et froide s'imposa à ses collègues et au public par sa haute raison, sa conviction sincère et son impartialité inflexible. Hennequin a laissé une brochure du Divorce, et un Traité de législation et de jurisprudence suivant l'ordre du Code civil, in-8°.

Hénon, commune du canton de Moncontour, arr. de Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord) ; 2,960 hab.

Henri, nom commun à un grand nombre de personnages.

Empereurs d'Allemagne.

Henri ier, dit Y Oiseleur, était duc de Saxe ; il fut élu roi de Germanie, à la mort de Conrad I", 919-936. Il triompha des Danois, des Slaves de l'Elbe, des Bohémiens, des Hongrois. Il avait organisé la défense militaire de l'Allemagne et commencé l'établissement des margraviats (Slesvig, Brandebourg, Misnie, Autriche, Styne). Il eut pour fils Otton le Grand.

Henri il, dit le Saint ou le Boiteux, dernier empereur de la maison de Saxe, né en 972, duc de Bavière en 995,succédaà l'empereur Otton III, son cousin, en 1002. 11 réunit la Bohême à l'Empire. Il érigea la Hongrie et la Pologne en royaumes ; mais il fit trois expéditions en Italie, sans pouvoir la soumettre entièrement. Canonisé à cause de sa piété, au xne s., on l'honore le 15 juillet.

Henri m, dit le Noir, empereur d'Allemagne, fils et successeur de Conrad le Salique, né en 1017, élu en 1039, m. en 1056; fit cesser à l'intérieur les guerres civiles, pacifia l'Eglise romaine, en déposant les trois papes simoniaques qui se disputaient la tiare, et fit élire successivement Clément II, Damase II, Léon IX et Victor II.

Henri iv, empereur d'Allemagne, né en 1050, m. en 1106, fils du précédent, lui succéda, 1056, sous la tutelle d'Agnès de Poitou sa mère. Une révolte des grands vassaux la força bientôt après de s'enfuir à Borne. Devenu majeur, Henri les réduisit l'un après l'autre et voulut se rendre maître absolu en Allemagne. En même temps, il entreprit de résister aux tentatives de réformes de Grégoire VII. Alors commença entre le pape et Henri une lutte qui mit en feu pendant de longues années l'Allemagne et l'Italie. La déposition du pape , par le concile de Worms, 1076; l'excommunication prononcée contre l'Empereur, par le pape à Rome ; les honteuses humiliations de Henri IV au château de Canossa; ses victoires au dedans et au dehors, bientôt suivies de la révolte successive de ses deux fils Conrad et Henri ; enfin sa déposition par la diète de Mayence et sa mort misérable à Liège ; tels sont lès principaux épisodes de cette lutte terrible, premier acte de la querelle des investitures.

Henri v, fils du précédent, né en 1081, m. en 1125, dernier Empereur de la maison de

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Franconie en 1106, rompit bientôt avec le pape Pascal II et revendiqua à son tour ses droits à l'investiture laïque. La guerre recommença. Henri obligea le pape à renoncer, par le traité de Sutri, 1111, aux droits du saint-siège. Mais à peine libre, Pascal révoqua ses concessions et la lutte continua jusqu'à ce que le concordat de Worms, signé par Calixte II, 1122, mît fin à la querelle des investitures. Henri V mourut au moment où. allié de son beau-père, Henri 1", roi d'Angleterre, il menaçait la France et son roi Louis VI.

Henri VI , fils et successeur de Frédéric Barberousse, né en 1165, emp. en 1190, m. en 1197. Ses cruautés en Sicile, après avoir repris à Tancrède ce royaume, dot de sa femme Constance, et sa déloyauté envers Richard Cœur- de- Lion, qu'il retint prisonnier contre tout droit, l'ont tristement signalé à la postérité. Les Siciliens l'ont surnommé le Cyclope.

Henri vu, fils de Henri, comte de Luxembourg, né en 1263, élu en 1308, m. en 1313. Il nomma roi de Bohême son fils Jean, et alla se faire couronner à Rome ; il se préparait à attaquer le roi de Naples, Robert, quand la mort le surprit à Sienne.

Rois de France.

Henri 1er, fils de Robert II, né en 1005, mort en 1060. Associé à son père, dès 1027, il lui succéda en 1031. Son règne fut rempli par de nombreuses guerres civiles des grands et petits vassaux entre eux ou contre le roi lui-même ; par une famine qui dura trois ans. Un grand fait a toutefois marqué ce règne : la Trêve de Dieu fut imposée par les évêques aux seigneurs pour mettre un frein à leur esprit turbulent. 11 avait épousé Anne, fille du grand-duc de Russie, Jaroslaf ; il en eut un fils, Philippe I«.

Henri il, fils et successeur de François Ier, né le 31 mars 1519, roi, 1546, mort en 1559. Les factions furent alors puissantes à la cour, et le gouvernement fut disputé d'un côté par le connétable de Montmorency et le maréchal de Saint- André, de l'autre par l'ambitieuse famille des Guises. Le roi comprima une révolte des habitants de Bordeaux; il soutint, en Ecosse, Marie de Lorraine contre les Anglais, fiança le jeune dauphin avec Marie Stuart, et racheta Boulogne pour 400,000 écus, 1550. Il s'unit contre Charles- Quint aux princes protestants d'Allemagne ; en 1552, il prit Metz, Toul et Verdun ; il menaça le Rhin. L'Empereur, avec 100,000 hommes, essaya vainement de reprendre Metz, défendue par le duc de Guise, et fut battu à Renty, 1554 ; mais en Italie, Strozzi fut défait à Marciano, et Montluc capitula dans Sienne. Charles-Quint, avant d'abdiquer, signa la trêve de Vaucelles (fév. 1566). •— Henri II recommença bientôt la lutte contre son fils Philippe II, soutenu par Marie Tudor ; le duc de Guise fut rappelé de Naples pour défendre la France, où les Espagnols avaient gagné sur Montmorency la victoire de Saint-Quentin (juillet 1557). Guise enleva Calais, 1558, puis Thionville ; malgré la défaite de Gravelines, les Français gardèrent l'avantage ; mais Henri II, craignant les progrès de l'hérésie, signa le traité de Cateau-Cambrésis (30 avril 1559); il abandonnait nos conquêtes en Italie, rendait au duc de Savoie et à Philippe II les provinces et les villes que nous avions prises, mais nous laissait Calais et les trois évêchés; Marguerite, sœur de Henri II, épousa Philibert-Emmanuel de Savoie ; Elisabeth, fille du roi, était donnée à Philippe II. Dans un tournoi, Henri II fut blessé mortellement par le comte de Montgomery. — Il avait continué, à l'intérieur, l'absolutisme de son père ; H augmenta les impôts, vendit les charges, et

laissa 42 millions de dettes. Il persécuta les calvinistes, défendit les écoles buissonnières par l'édit de Châteaubriant, 1551, et rendit contre eux le sanglant édit d'Ecouen, 1559. De sa femme, Catherine de Médicis, Henri II avait eu dix enfants : François II, Charles IX, Henri III, le duc d'Alençon, Marguerite de Valois, etc.

Henri ni, duc d'Anjou, 3^ fils de Henri II et de Catherine de Médicis, né à Fontainebleau, le 19 septembre 1551, m. le 2 août 1589, succéda à son frère Charles IX en 1574. Il montra du courage aux combats de Jarnac et de Moncontour, 1569, contre les calvinistes; il était intelligent, instruit, mais corrompu. Il fut l'un des principaux conseillers de la Saint-Barthélémy. Elu roi de Pologne, 1573, il se sauva honteusement de Cracovie et recommença contre les protestants une lutte qu'il ne sut pas soutenir. Interrompue un moment par l'édit de Beaulieu (Indre), 1576, qui provoqua la formation de la Ligue, puis par celui de Bergerac, 1577, puis encore parla paix de Fleix(Dordogne), 1580, elle fut reprise chaque fois avec un acharnement nouveau. Les États généraux de Blois, 1576, avaient forcé Henri III à recommencer la guerre, sans lui en donner les moyens. La France tomba dans Ja plus grande anarchie sous ce roi, entouré de mignons, de singes et de petits chiens ; il créa en vain l'ordre du Saint-Esprit. La mort de son frère, le duc d'Alençon, 1584, souleva les Ligueurs ; Henri III se mit à leur merci par le traité de Nemours contre Henri de Navarre, 1585. Mais son général, le duc de Joyeuse, fut vaincu et tué à Coutras, 1587, tandis que le duc de Guise battait les Allemands à Vimaury et à Auneau. Chassé de Paris par la journée des Barricades (12 mai 1588), forcé par les Ligueurs de convoquer à Blois les États généraux, il y fit assassiner le duc de Guise, se réconcilia avec Henri de Navarre, son plus proche héritier, et tous deux, réunissant leurs forces, vinrent mettre le siège devant Paris. Un dominicain, Jacques Clément, frappa mortellement Henri III dans son quartier de Saint-Cloud, en lui remettant une lettre, 1589. Avec lui s'éteignit la branche de Valois. Henri III ne laissait pas d'enfant de sa femme, Louise de Vaudemont.

Henri IV, fils d'Antoine de Bourbon, descendant de Robert, comte de Clermont, sixième fils de saint Louis, et de Jeanne d'Albret. reine de Navarre, né à Pau, le 14 décembre 1553, m. à Paris, le 14 mai 1610, premier roi de la maison de Bourbon, il passa ses premières années au château de Coarasse, sous les yeux et les leçons de sa mère, rigide calviniste. Il assista à la bataille de Jarnac, 1569, et fut choisi pour remplacer le prince de Condé. Après la paix de Saint-Germain, 1570, il devint roi de Navarre par la mort de sa mère et épousa Marguerite de Valois, sœur de Charles IX. Au massacre de la Saint-Barthélémy, il fut forcé d'abjurer; il ne put s'échapper qu'en 1575, rétracta à Tours son abjuration forcée, et la guerre recommença. Cependant la mort du duc d'Anjou, 1584, avait rapproché le roi de Navarre du trône de France ; la journée des Barricades, la bataille de Coutras, le rapprochèrent de Henri III, qui, en mourant, le reconnut son héritier, 1589. — Henri IV, abandonné par beaucoup de catholiques et même par une partie des protestants, leva le siège de Paris, mais battit les Ligueurs à Arques, 1589, a Ivry, 1590, et revint assiéger Paris. La ville fut délivrée par le duc de Parme. Henri IV prit Chartres, assiégea Rouen, combattit avec valeur a Aumale, mais ne put s'emparer de la capitale de la Normandie, encore sauvée par Alex. Farnèse, 1592. Aussi habile que brave, il profita surtout des divisions de ses ennemis ; lorsque le Parlement eut proclamé le maintien de la loi salique; lorsque la satire

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Ménippée eut achevé par le ridicule l'œuvre de la politique, Henri IV abjura solennellement le calvinisme à Saint-Denis, 25 juillet 1593, et se fit sacrer à Chartres, le 25 février 1594. Paris lui ouvrit ses portes, le 21 mars ; dès lors il était roi de France; mais pour hâter la fin de la guerre civile, il n'hésita pas à traiter, à prix d'argent, avec les villes et les gouverneurs de l'Union; puis il déclara la guerre à Philippe II. Il fut vainqueur au combat de Fontaine-Française, 1595; Amiens, surpris par les Espagnols, fut repris, 1597. Enfin l'année 1598 vît la fin de cette longue période de guerres ; Philippe II signa la paix de Vervins, et l'édit de Nantes assura à la France la tolérance religieuse. — Dès lors Henri IV put travailler à rétablir dans son royaume le respect de l'autorité royale, à reconstituer l'administration et les finances, à créer une marine, a faire refleurir l'agriculture, le commerce , l'industrie. C'est là l'immense tâche que, puissamment aidé de son ministre Sully, il poursuivit jusqu'à la fin de sa vie. Il n'hésita pas à faire trancher la tête à Biron, à mettre à la Bastille le comte d'Auvergne, à priver le duc de Bouillon de sa principauté de Sedan, à abolir un grand nombre de chartes municipales. Le pape ayant prononcé la dissolution de son premier mariage, Henri IV épousa Marie de Médicis, 1600, et s'efforça de se créer des alliés en Italie; une courte guerre avec la Savoie lui valut l'acquisition de la Bresse, du Bugey et du Valromey, 1601. La Hollande révoltée contre l'Espagne" obtint son appui, 1609. Enfin il se préparait à porter un grand coup à la prépondérance de la maison d'Autriche ; il s'était uni à la plupart des princes d'Italie, à la nouvelle ligue des protestants allemands ; ses préparatifs étaient terminés, lorsque le poignard de Ravaillac vint mettre fin à cette vie glorieuse. 11 laissa de son second mariage trois fils : Louis XIII, un prince qui mourut bientôt, et Gaston d'Orléans; et trois filles qui épousèrent : Elisabeth, Philippe IV, roi d'Espagne ; Christine, Victor-Amédée, duc de Savoie, et Henriette, Charles Ier, roi d'Angleterre. De ses trop nombreuses maîtresses, la plus célèbre fut Gabrielle d'Estrées, qui fut mère des'Vendômes.

Rois d'Angleterre.

Henri I", dit Beauclerc, ou le Savant, né en 1068, roi en 1100, m. en 1135, était le troisième fils de Guillaume le Conquérant. A la mort de son frère, Guillaume le Roux, il s'empara de la couronne d'Angleterre, au détriment de Robert, son frère aîné, qui était en Palestine, et qu'il dépouilla même bientôt de son duché de Normandie, après l'avoir vaincu à Tinchebray, 1106. Il rétablit l'ordre dans le royaume, contint les grands par la terreur, accorda une charte à la ville de Londres, vainquit à Brenneville, 1119, le roi de France, Louis le Gros, et mourut en Normandie d'un excès de table.

Henri il. né en 1133, roi en 1154, mort en 1189, fils aîné de Geoffroy Plantagenet, comte d'Anjou, et de Mathilde, fille de Henri 1er, roi d'Angleterre, veuve en premières noces de l'em-

Êereur Henri V. Quand il succéda a Etienne de lois sur le trône d'Angleterre, il possédait déjà, de son père, l'Anjou et la Touraine; de sa mère, la Normandie et le Maine; de sa femme, Eléonore d'Aquitaine, la Guyenne, le Poitou, la Saintonge, le Périgord, l'Angoumois, le Limousin et l'Auvergne. Enfin, quatre ans après son avènement, il fiança son troisième fils, encore enfant, à la fille de Conan, comte de Bretagne, exigeant de celui-ci qu'il reconnût son gendre pour son héritier. L'événement le plus consi-

dérable de son règne fut sa querelle avec Thomas Rocket; le meurtre de ce prélat souleva les peuples contre lui ; les révoltes de ses enfants, Henri Court-mantel, Richard, Geoffroi, Jean sans Terre, de sa femme elle-même, empoisonnèrent une moitié de sa vie. 11 soumit une partie de l'Ecosse et de l'Irlande. L'ambition et l'amour des plaisirs le dominaient, et il ne savait pas maîtriser toujours les emportements de sa colère. Il mourut de douleur a Chinon, après une dernière révolte de Richard et de son fils bien-aimé, Jean.

Henri m, fils de Jean sans Terre, né en 1207, roi en 1216, m. en 1272. Le sentiment national se réveilla à l'avènement du jeune Henri, qui confirma la Grande Charte, et deux batailles, l'une sur terre, l'autre sur mer, amenèrent le traité de Lambeth et la retraite de Louis de France, que les barons avaient opposé à Jean sans Terre. Henri III voulait recouvrer les provinces françaises que Philippe II avait enlevées à son père ; il s'unit au comte de la Marche, mais fut. battu par Louis IX au pont de Taillebourg et à Saintes, 1242; par le traité d'Abbeville, 1259, il fut forcé de renoncer à tous les pays au nord de la Charente. De nouveaux trouble's éclatèrent à l'intérieur. Les barons, ayant à .leur tête Simon de Montfort, comte de Leicester, imposèrent au roi les statuts d'Oxford, 1258, contre lesquels il protesta; vaincu à Lewes et fait prisonnier, 1264, Henri dut bientôt à la victoire d'Evesham, 1265, remportée par son fils Edouard, et où Leicester fut tué, de recouvrer sa liberté et de régner en paix jusqu'à sa mort.

Henri iv, fils de Jean de Gand, duc de Lancastre, 4e fils d'Edouard III, né en 1367, roi en 1399, mort en 1413. Exilé par son cousin, Richard II, dépouillé de son héritage paternel, il débarqua tout à coup sur les côtes d'Angleterre, 1399. vit un parti puissant se déclarer pour lui, enferma le roi à la Tour et convoqua un parlement qui lui donna la couronne. Des révoltes, suscitées par les partisans du roi déchu, une guerre contre les Gallois, une autre contre les Ecossais, l'intervention de Henri dans les troubles de la France, remplirent son règne tout entier. La veille de son sacre, il créa l'ordre du Bain.

Henri V, fils de Henri IV, né en 1388, roi en 1413, mort en 1422. L'amour des plaisirs, qui le domina dans sa jeunesse, fit place, dès qu'il fut monté sur le trône, à une sérieuse application aux affaires. Faisant revivre les prétentions de son bisaïeul, Edouard III, sur la couronne de France, il débarqua à l'embouchure de la Seine, s'empara d'Harfleur et remporta la victoire d'Azincourt, 1415; il soumit la Normandie, après la longue résistance de Rouen; et, profitant de l'assassinat de Jean sans Peur àMontereau, 1419, il signa, avec le duc de Bourgogne, Philippe le Bon, et Isabeau de Bavière le traité de Troyes qui lui livrait la France, 1420. Maître de Paris et des provinces au nord de la Loire, reconnu par l'Université, le Parlement, il semblait toutpuissant. Mais il mourut bientôt à Vincennes, après avoir présenté au peuple de Paris son fils nouveau-né. .' .

Henri vi, fils de Henri V et de Catherine de France, né en 1421, roi en 1422, mort en 1471. Il fut proclamé roi d'Angleterre et de France, sous la régence de ses oncles, les ducs de Glocester et de Bedford. Le patriotisme français se réveilla bientôt avec Jeanne d'Arc, et l'Angleterre perdit l'une après l'autre toutes ses conquêtes : fa Normandie, après la bataille de Formigny, 4450, la Guyenne, après la bataille de Castilloh, 1453; Calais seul lui resta. Henri VI, atteint d'une faiblesse d'esprit qui dégénéra en imbécillité, fut, pendant la plus grande partie de sa vie, le jouet des factions ; Marguerite d'Anjou,

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qu'il avait épousée en 1444, prit sur lui un grand ascendant; mais Richard, duc d'York, descendant du 2e fils d'Edouard III, profitant du mécontentement de la nation, leva l'étendard de la révolte et, soutenu par le comte de Warwick, commença la guerre civile des Deux-Roses, 1454. Tué à Wakefield, 1460, Richard fut remplacé par son fils, qui se fit proclamer roi sous le nom d'Edouard IV, 1461, et enferma Henri VI dans la Tour, 1464. Un instant délivré par Warwick, brouillé avec Edouard IV, il retomba bientôt au pouvoir de ses ennemis. Le lendemain du jour où le vainqueur rentra triomphalement à Londres, après sa dernière victoire de Tewkesbury, on apprit la mort de Henri VI.

Henri vu, connu d'abord sous le nom de comte de Richemont, né en 1458, roi en 1485, mort en 1509, était fils d'un seigneur gallois, Edouard Tudor, et descendait par sa mère du duc de Lancastre, 3e fils d'Edouard III. Mêlé dans son enfance à la guerre des Deux-Roses, il se réfugia en Rretagne après la bataille de Tewkesbury. Rappelé par les Lancastriens, il fut vainqueur de Richard III, à la bataille de Rosworth, qui mit fin à la guerre des Deux-Roses, 1485. Il fut proclamé roi par le parlement; il eut à réprimer des soulèvements provoqués par deux imposteurs, Lambert Simnel et Perkins Warbeck. Il fit une expédition en France, et reçut de Charles VIII 745,000 écus, par le traité d'Etaples, 1492. Au dedans il abaissa la puissance de l'aristocratie par quelques sages mesures (abolition du droit de maintenance, des substitutions, etc.); mais on lui a reproché son avarice et les moyens qu'il employa pour se procurer de l'argent. La chambre étoilée fut créée sous son règne ; et Terre-Neuve découverte par une flotte anglaise, dirigée par Gabotto, 1497. Il maria son fils (Henri VIII) à Catherine d'Aragon, et sa fille, Marguerite, au roi d'Ecosse, Jacques IV.

Henri vin, fils et successeur du précédent, né en 1491, roi en 1509, m. en 1547. Il se laissa diriger par l'habile cardinal Wolsey, entra dans la Sainte-Ligue contre Louis XII, et gagna la bataille de Guinegate, 1513, tandis gue ses généraux battaient, à Floddenfield, le roi d'Ecosse, Jacques IV. 11 signa la paix de 1514, et sa sœur, Marie, épousa le roi de France. Il vit son alliance recherchée par François I« et par Charles- Quint; il se déclara pour l'Empereur. Les trouves anglaises menacèrent à plusieurs reprises e nord de la France, et Henri VIII favorisa la rébellion du connétable de Rourbon. Mais après la bataille de Pavie , 1525 , Wolsey décida Henri VIII à se déclarer défenseur de Fran-

Îois Ie*", et à entrer dans la Ligue de Cognac, 526. — Henri, qui se croyait un savant théologien, avait publié contre Luther un livre qui lui valut du pape le titre de défenseur de la foi. Mais épris d'Anne Roleyn, il sollicita du saintsiège l'annulation de son mariage avec Catherine d'Aragon, la tante du puissant empereur. Après avoir fait longtemps attendre sa réponse, Clément VII somma Henri VIII de comparaître devant lui, à Rome; le roi furieux disgracia d'abord Wolsey, qui ne l'avait pas bien secondé; puis il rompit avec le pape, en se faisant déclarer, par son servile parlement, protecteur et chef suprême de l'Eglise d'Angleterre; fit prononcer son divorce par Cranmer, archevêque de Cantorbéry, et épousa Anne Roleyn, 1533. Trois ans après, décapitée sous une fausse accusation d'adultère, elle faisait place à Jeanne Seymour. qui mourut au bout de 17 mois. Anne de Clèves succéda à celle-ci, 1540; mais Henri, bientôt dégoûté d'elle, la répudia pour épouser Catherine Howard qui, 6 mois après son mariage, périt comme Anne Roleyn. Catherine Parr fut sa dernière femme. Henri VIIJ fut un despote

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cruel; quiconque résistait à ses volontés était sûr de périr. C'est ainsi qu'il envoya au supplice son ancien précepteur, Jean Fisher, évêque de Rochester, le chancelier Thomas Morus, et jusqu'à un pauvre maître d'école de Londres, le grêtre Lambert, qui avait nié la présence réelle. ar Henri persécutait aussi impitoyablement les protestants que les catholiques qui lui contestaient le titre de chef suprême de l'Eglise d'Angleterre. Le bill des six articles, 1539, fixa tyranniquement le dogme; et le roi composa lui-même des livres de théologie pour l'instruction de ses sujets. 11 attaqua son neveu, Jacques V, roi d'Ecosse, le battit, mais ne put parvenir a marier son fils Edouard avec l'héritière de Jacques, Marie Stuart. Allié de nouveau à Charles-Quint contre François 1er, 1542, il s'arrêta au siège de Roulogne. 1544. et signa la paix d'Ardres, 1546. Sous son règne, le pays de Galles fut complètement soumis, et l'Irlande, érigée en royaume, 1542, fut plus étroitement, unie à l'Angleterre.

Rois de Castille.

Henri 1er, fils et successeur d'Alphonse IX, né en 1204, roi en 1214, mort en 1217.

Henri il, fils naturel d'Alphonse XI et d'Eléonore de Guzman, né en 1333, roi en 1368, mort en 1379. Créé comte de Transtamare par le roi Pierre le Cruel, son frère, il fut forcé de se révolter contre le meurtrier de sa mère Eléonore. Avec l'appui de la France et l'aide de Du Guesclin, après la victoire de Montiel, 1369, il triompha, et monta sur le trône aux acclamations de toute la Castille, qu'il gouverna avec sagesse et habileté. 11 aida Charles V contre les Anglais.

Henri ni, dit l'Infirme, fils de Jean 1er, né en 1379, roi en 1390, mort en 1406. Il gouverna avec fermeté et intelligence, battit les Portugais, réprima les corsaires africains, interdit l'usure aux juifs, et mourut regretté de ses sujets.

Henri iv, l'Impuissant, fils de Jean II, né en 1425, roi en 1454, mort en 1474. Son indolence et son incapacité, ses mœurs dissolues, ses exactions, ses prodigalités lui aliénèrent presque toute la nation. On se révolta contre son favori, Rertrand de la Cueva; les grands le déposèrent en effigie dans la plaine d'Avila, et élurent roi son frère Alphonse, 1465; puis, à la mort de celui-ci, 1468, ils voulurent lui opposer sa propre sœur Isabelle ; mais elle refusa et Henri acheta la paix en la reconnaissant pour son héritière.

Rois de Portugal.

Henri de Bourgogne, ou le comte dom Hen- Hque, fondateur de la monarchie portugaise, né vers 1057, mort en 1114. Quatrième fils de Henri, duc de Rourgogne, il alla offrir le secours de son épée à Alphonse VI, roi de Léon et de Castille, reçut la main de sa fille Thérèse, avec un vaste territoire, qu'il gouverna sous le titre de comte de Portugal, 1094.

Henri (le cardinal), 3e fils du roi Emmanuel de Portugal, 1512-1580, fut évêque d'Evora, grand inquisiteur, archevêque de Rraga et cardinal, 1545; il succéda à dom Sébastien, son neveu, 1578. Dominé, vers la fin de sa vie, par l'influence de Philippe II, roi d'Espagne, il prépara les voies à la réunion des deux Etats, qui s'accomplit à sa mort.

Personnages divers.

Henri, empereur de Constantinople, second fils de Raudouin Vfll, comte de Flandre et de Hainaut, né vers 1174, mort en 1216, succéda à son frère Raudoujn, 12Û5-1216, et, malgré ses

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grandes qualités, ne put consolider l'empire latin de Constantinople.

Henri le Jeune, roi de Jérusalem, mort en 1197. Fils de Henri Ier, comte de Champagne et de Brie, il lui succéda dans ces deux comtés, 1181, épousa Isabelle, héritière d'Amaury, roi de Jérusalem, veuve de Conrad, marquis de Tyr, 4192, et prit lui-même le titre de roi de Jérusalem.

Henri le Superbe, fils de Henri le Noir, mort en 1126, rétablit la paix intérieure dans ses Etats, épousa la fille de l'empereur Lothaire, 1127, et, à la mort de ce prince, disputa l'Empire à Conrad de Hohenstaufen. Au début de la guerre, Henri mourut subitement, <à la diète de Quedlinbourg.

Henri le Lion, fils du précédent 1129-1195, n'avait que 10 ans quand son père mourut. Ses partisans, qui prirent le nom de Guelfes, luttèrent pour lui faire rendre la Saxe et la Bavière, dont Conrad III l'avait dépouillé. L'Allemagne se divisa entre les deux factions des Guelfes et des Gibelins. En 1154, son cousin, Frédéric Barberousse, successeur de Conrad à l'Empire, voulant gagner son amitié, lui restitua la Bavière; il avait déjà repris la Saxe, sauf le Brandebourg. A partir de cette époque, Henri devint l'un des plus puissants princes de l'Allemagne; mais il abandonna Frédéric dans sa dernière expédition en Italie, et fut l'une des causes de la défaite de l'Empereur à Legnano, 1176. En 1180, ses ennemis, soutenus par l'Em-

Eereur, le firent déclarer déchu de tous ses fiefs, 'année suivante, la diète d'Erfurt ne lui laissa que ses biens héréditaires, Brunswick et Lunebourg, Ses dernières années furent paisibles. C'est la tige de la maison de Brunswick ou Hanovre, qui règne encore sur l'Angleterre.

Henri, hérésiarque du xn« s., persécuté en Italie d'où on le croit originaire, passa à Lausanne, puis en France; il fut expulsé du Mans, de Poitiers, de Bordeaux, etc. Le concile de Beims le condamna comme hérésiarque, 1148; et il mourut dans sa prison, -à Toulouse, 1149. Ses partisans, les Henriciens, se confondirent bientôt avec les Albigeois.

Henri Raspon, landgrave de Thuringe, fut opposé par Innocent IV à Frédéric II, qu'il venait de déposer, 1245. Il se laissa élire roi des Romains, mais, repoussé par le roi Conrad, fils de Frédéric, il mourut des suites d'une blessure devant Ulm, 1247.

Henri, de Livonie, chroniqueur du xme s., a laissé des annales : Origines Livoniœ sacrce et civilis.

Henri, de Gand, théologien, né à Muda, près de Gand, 1220-1295, est l'auteur d'une Summa theologiœ.

Henri (Don), infant de Castille, 1225-1304, 3e fils de Ferdinand III, s'occupa d'astrologie, se souleva contre son frère, Alphonse X, fut battu à Nebrissa, et dut s'expatrier, 1257. Il mena pendant plus de 30 ans, en Afrique et en Italie, une vie d'aventurier; fut un moment, sous le titre de sénateur de Rome, tout-puissant dans cette ville; y reçut Conradin, suivit ce malheureux prince dans son expédition contre Charles d'Anjou, et se réfugia, après la bataille de Tagliacozzo, 1268, dans le couvent du Mont-Cassin, dont l'abbé le livra à Charles d'Anjou. Rendu à la liberté, il rentra enfin dans sa patrie, 1294, y fut bien accueilli par son neveu, Sanche, dit le Brave, et fut régent pendant la minorité de Ferdinand IV.

Henri le Navigateur, 3e fils de Jean 1er, roi de Portugal, et de doua Juana de Lancastre, 1394-1460, prit une part glorieuse aux expéditions dirigées contre Ceuta, 1415, et contre Tanger, 1437; établit, dans un château qu'il fit construire sur le promontoire de Sagres, près du

cap Saint- Vincent, l'un des premiers observatoires qui aient existé en Europe, y fonda une école nautique, et ne cessa toute sa vie d'encourager et de provoquer les voyages de découvertes sur les côtes d'Afrique.

Henri (Frédéric-Locis), prince de Prusse, 3e fils du roi Frédéric-Guillaume I", et second frère de Frédéric le Grand, 1726-1802. Doué de grands talents militaires, il devint l'un des stratégistes les plus éminents de son époque. Il se distingua dans toutes les campagnes qu'il fit avec son frère, Frédéric le Grand. Envoyé par lui à St-Pétersbourg, en 1770, il eut le triste honneur de jeter, de concert avec Catherine II, les bases du premier partage de la Pologne.

Henrichemont, Ch.-l. de cant., arr. et à

25 kil. O. de Sancerre (Cher), sur la petite Sauldre. Fab. de gros draps, tanneries ; grand comm. de laines ; 3,599 hab.

Henriet (Israël), dessinateur et graveur, né à Nancy, 1608-1661, fut l'imitateur heureux de la manière de Callot.

Henriette-Marie de France, 3e fille de

Henri IV et de Marie de Médicis, née en 1609, mariée à Charles I«, roi d'Angleterre, 1625, morte le 10 septembre 1669. Catholique ardente, elle excita les défiances des protestants, et exerça sur Charles I« une influence trop souvent funeste. Elle montra du courage pendant la révolution, brava les tempêtes et les armes de ses ennemis, vint solliciter les secours de la France, mais ne put rien obtenir, et vécut souvent dans la misère. La Restauration la ramena en Angleterre, 1660; elle conduisit à Paris sa fille, mariée au duc d'Orléans et mourut presque subitement à Chaillot. Bossue! a fait son oraison funèbre.

Henriette-Anne d'Angleterre, fille de la précédente et de Charles 1er, roi d'Angleterre, née à Exeter en 1644, duchesse d'Orléans, en 1661, morte à St-Cloud en 1670. Elevée à Paris, rentrée en Angleterre avec sa famille, elle revint bientôt pour épouser le duc d'Orléans, frère du roi. Quoiqu'elle ne fût pas absolument jolie, elle ne tarda pas, par son amabilité, son enjouement, les grâces de son esprit, à attirer autour d'elle la cour tout entière. Le duc de Buckingham, le duc de Guiche, et jusqu'à Louis XIV éprouvèrent pour elle une passion véritable; son mari seul résista à cette puissance de séduction, et eut même de l'antipathie pour elle. Henriette reçut de Louis XIV la mission secrète d'aller détacher son frère de la triple alliance et elle signa le traité de Douvres, 1670. A son relour, elle fut attaquée par un mal subit qui l'emporta 'en moins de 24 heures. Elle crut, et on crut à un empoisonnement; on accusa le chevalier de Lorraine; mais les médecins déclarèrent qu'elle avait succombé à une maladie qu'ils appelèrent choléra morbus. L'oraison funèbre que Bossuet lui consacra est un de ses chefs-d'œuvre.

Henrion (Denis), mort vers 1640, a fait connaître en France la théorie des logarithmes, et a publié un livre sur Y Usage du compas de proportion.

Henrion de Pansey (PieRRE-PacL-NiCOLAS),

né à Tréverav, près de Ligny (Meuse), 1742-1829; avocat au Parlement de Paris, sous l'anc. monarchie ; administrateur du dépt. de la Marne, sous le Directoire ; membre du tribunal de Cassation, sous le Consulat ; conseiller d'Etat, sous l'Empire, 1810 ; ministre de la justice, sous le gouvernement provisoire de 1814; premier président de la Cour de cassation, sous la Restauration, 1818, Henrion de Pansey fut surtout magistrat et savant jurisconsulte. Ses ouvrages sont écrits avec une rare élégance : de la Compétence des juges de paix ; Pouvoir municipal ; Biens communaux; Assemblées nationales; etc.

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flenriot (François), né à Nanterre, 4761-4794, débuta par être domestique d'un procureur, obtint un emploi de garde-barrière, entra dans la police, et se fit bientôt arrêter pour vol. Il prit part à la journée du 10 août, aux massacres du 2 septembre ; puis comme chef de la force armée de la section des Sans-Culottes, il dirigea l'insurrection de la nuit du 30 au 31 mai et celle du 2 juin ; élu commandant de la garde nationale de Paris, il devint l'exécuteur des ordres sanguinaires de la Convention. Au 9 thermidor, il essaya Vainement de sauver Robespierre et monta, le 10, sur l'échafaud.

Henriquez (Henri), né en Portugal, 1520-1600, l'un des premiers disciples d'Ignace de Loyola, voyagea 43 ans dans les Indes orientales comme missionnaire.

Henriquez (Crisostomo), historien espagnol, né à Madrid, 1594-1632, professeur dans l'ordre des Cisterciens , fut protégé par l'archiduc Albert, eut une grande réputation et a composé plus de 40 ouvrages parmi lesquels on peut citer : Thésaurus Evangelicus, seu de viris sanctitate egregiis congregationis Hispaniœ ; — Constantia catholica , seu de persecutionibus Hibernorum , Bruxelles, 1622, in-8°; — Albion-Iberœ,sive summa historico -politico, et genealogica motivorum amicitiœ et affinitatis inter Britannos et Hispanos ; etc. ; et surtout un grand nombre d'ouvrages en l'honneur de l'ordre auquel il appartenait.

Henry (Robert), né dans le comté de Stirling (Ecosse), 4718-1798, a laissé une histoire d'Angleterre qui s'arrête à Henri VIII, et a été traduite en français par Boulard et Cantwell, 1789- 4796, 6 vol. in-4o.

Henry (Patrick), né en Virginie, 1736-1797, fut successivement marchand , agriculteur et avocat. 11 montra tout à coup un immense talent oratoire ; à l'assemblée législative de Virginie, 1765, au congrès général de Philadelphie en 1774, il fut l'un des plus éloquents défenseurs des droits des colonies. Il fut élu quatre fois gouverneur de la Virginie. Dans les débats relatifs à la constitution, il joua un rôle important et fut un de ceux qu'on appela Fédéralistes.

Henry (Noel-Etienne), pharmacien-chimiste français, né à Beauvais» 1769-1832, a laissé d'utiles ouvrages : Manuel d'analyse chimique des Eaux minérales, médicinales, et destinées à l'éco- 'nomie domestique ; Pharmacopée raisonnée ; etc. Il participa à la rédaction du Codex Medicamentarius, et à sa traduction.

Héphestion , l'ami et le compagnon d'Alexandre le Grand, né vers 357 av. J.-C, mort à Ecbatane en 324. Alexandre lui fit élever à Babylone un magnifique tombeau.

Héphestion, grammairien grec d'Alexandrie, du temps de Vespasien, a laissé un Enchiridion de metris et poemate grœco et latino.

Heppenheim, v. de la Hesse-Darmstadt, à 30 kil S. de Darmstadt. Blanchisseries de toiles ; 4,000 hab.

Heptanomide, nom que les Grecs donnaient à l'Egypte centrale; elle comprenait 7 nomes. La capitale était Memphis.

Heptarchie. On appelle ainsi l'ensemble des 7 Etats que fondèrent, aux ve et vie siècles, dans la Grande-Bretagne, les Saxons et les Angles. Les 7 roy. étaient : 4 roy. fondés par les Saxons au S., Kent, Sussex, Wessex, Essex ; 3 roy. fondés par les Angles au N., Northumberland, Est-Anglie, Mercie. Elle cessa d'exister au commencement du ixe siècle.

Her, nom primitif de l'île de Noirmoutier.

Héraciée, anc. v. de Bithynie (Asie Mineure), sur la côte S. du Pont-Euxin, colonie de Milet; aujourd'hui Erekli. — Anc. v. de Lucanie (Italie), colonie de Tarente, près de laquelle Pyrrhus remporta sa première victoire sur les Romains, I 280 av. J.-C, aujourd'hui Policoro. — Anc. v. de '

Sicile, près d'Agrigente, au S., fondée par les Cretois et surnommée Minoa,

Héracléonas , empereur grec, second fils d'Héraclius I" et de Martine, né en 626, succéda à son père en 641, avec son frère Héraclius II Constantin, fils d'Eudoxie, première femme d'Héraclius. Héracléonas fut accusé d'avoir empoisonné Héraciius II, déposé et relégué dans un couvent.

Heracleopolis, v. de l'Egypte ancienne, sur le canal de Joseph, dans l'Heptanomide.

Héraclide de Pont, né à Héraciée, fut disciple de Platon, de Speusippe et d'Aristote , et composa des ouvrages sur la philosophie, les mathématiques, la musique, l'histoire, etc.

Héraclide ou Heraclite , grammairien alexandrin, d'une époque incertaine, dont il est resté un curieux ouvrage, les Allégories homériques.

Héraclides, nom commun à tous les descendants d'Hercule, et surtout à 4 dynasties célèbres : lo HÉRACLIDES DU PÉLOPONNÈSE. Repousses

de l'isthme de Corinthe, ils se retirèrent chez les Doriens, au S. de la Thessalie. Cent ans plus tard, ceux-ci, conduits par les arrière-

Çetits-fils d'Hyllus, fils d'Hercule, Aristodème, émène et Chresphonte, firent la conquête du Péloponnèse. — 2<> Héraclides de Corinthe, issus d'Alétas, petit-fils d'Hercule; ils s'emparent de Corinthe. — 3° Héraclides de Lydie, descendants d'Alcée, fils d'Hercule et d'Omphale ; ils occupèrent le trône jusqu'à Candaule- — 4° Héraclides de Macédoine, issus de l'Héraclide Témène, roi d'Argos, par Perdiccas, son fils, ou Caranus; ils régnèrent en Macédoine depuis le vme siècle av. J.-C. ; Philippe et Alexandre descendaient de cette famille.

Heraclite d'Ephèse, 540-480 av. J.-C, fils du premier magistrat d'Ephèse, s'adonna exclusivement à l'étude de la philosophie. D'une humeur naturellement sombre et mélancolique, il se tint de plus en plus à l'écart du commerce des hommes. 11 avait déposé dans le temple de Diane, à Ephèse, un livre qui contenait ses doctrines philosophiques et qui fut retrouvé, environ 467 ans après sa mort, par Cratès, l'académicien; il traitait de la nature et se divisait en trois parties : la physique, la politique et la morale ; il regardait le feu comme le principe universel et unique, tour à tour créateur et destructeur de toutes choses ; il rejetait le témoignage des sens comme trompeur, et plaçait le critérium de la vérité, non dans la raison individuelle, mais dans la raison universelle.

Héraciius ier, empereur d'Orient, né vers 575, mort en 641. Fils de l'exarque d'Afrique, il fut chargé par son père de conduire à Constantinople l'expédition qui détrôna Phocas, et reçut la couronne, 610. Les 12 premières années de son règne furent désastreuses. L'empire fut en proie aux invasions et aux ravages des Perses, des Avares, des Croates et des Serbes. Mais Héraclius prit une éclatante revanche, 622-628, fit tomber du trône de Perse Chosroès II, et obtint du fils de ce prince, Siroès, la restitution des provinces que Chosroès avait conquises. De nouveaux désastres marquèrent la fin de son règne ; les Arabes s'emparèrent de la Syrie, de Jérusalem, de la Mésopotamie, de l'Egypte.

Héraciius il (Constantin), fils du précédent, né en 612, empereur d'Orient , conjointement avec son frère Héracléonas, en 641, mourut au bout de trois mois et demi de règne.

Hérard, mort en 871, archevêque de Tours, en 855, jouissait d'une grande autorité dans l'Eglise française. On a de lui un recueil de Statuts synodaux fort curieux pour l'histoira du ixe siècle,

Hérard (Charles), homme de couleur, né au Port-Salut (Saint-Domingue), 1787-1850, prési-

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dent de ïa république Haïtienne à l'aide d'une révolution qui renversa Boyer, fut renversé à son tour an bout de 4 mois.

îiérat (Royaume de). Il est formé de la partie orientale du Rborassan, et a été démembré du grand empire des Afghans. Il est situé entre le Turkestan au N., la Perse à l'O., le roy. de Kaboul à TE. Il est arrosé au N. par le Héri-Roud et le Mourghab ; au S. par l'Helmend. Le sol est fertile, surtout en produits agricoles et en mûriers ; on y élève des chevaux estimés. On fabrique des étoffes de coton et de soie, des maroquins, des armes blanches. Le commerce est important. La population est d'environ 4,500,000 hab. , Tadjicks , Hazareh , Eimaks, Afghans ; la plupart sont musulmans sunnites ; les Hazareh, au N, sont schytes. Le pays est maintenant soumis aux Afghans de Kaboul.

Hérat ou Héraut , primitivement lléri , anc. Aria, v forte de l'Afghanistan, capit. du roy. de Hérat. sur l'Héri-roud, à 430 kil. O. de Kaboul, est l'entrepôt du comm. de la Perse, de la Turquie, du Kaboul, de l'Inde Fabr. de tapis, autrefois très renommées, de châles, d'armes ; 50,000 hab. Hérat existait déjà du temps d'Alexandre. Elle fut longtemps la capit. de l'empire fondé par Tamerlan.

Hérault , anc. Arauris , riv. de France, vient des Gévennes , et finit dans la Méditerranée, au port d'Agde. Cours de 197 kil. Il passe à Ganges, Saint-Guilhem, Pézenas.

Hérault (1/), départ, de la France méridionale, a 619,800 hect. et 441,527 hab. Il est traversé par les monts d'Espinous, et limité, au N, par les monts Garrigues ; les côtes, couvertes d'étangs , sont mauvaises ; il est arrosé par l'Hérault, le Lez, l'Orb, la "Vidourle, et par les canaux du Midi, de Lunel, de la Peyrade, des Etangs, de Beaucaire. On y exploite la houille, le fer, le plomb argentifère, le cuivre et le marbre; il y a des eaux thermales à Balaruc, Avesne, etc. La vigne donne d'abondantes récoltes ; on y fabrique beaucoup de vins, dits d'Espagne, et beaucoup d'eaux-de-vie. Manufactures de draps et de couvertures; fabriques de soie, toiles de coton, bougies ; fabriques de liqueurs ; tanneries, salines, pêche active. Il renferme 4 arrond. : Montpellier, Béziers , Lodève et Saint-Pons ; 36 cantons, 336 communes. Il forme le diocèse de Montpellier, fait partie de la Cour d'appel, de l'Académie de Montpellier, de la 5e préfecture maritime (Toulon) ; il faisait partie jadis du Bas-Languedoc; 16e région milit.

Hérault de Séchelles (MARIE-JEAN), né à

Paris. 1760-1794, avocat du roi, avocat général sur la recommandation de la reine, fut membre de la Législative et de la Convention, qu'il présida à diverses reprises, et notamment, le 2 juin ; rédacteur de la constitution de 1793, président de la fête nationale du 10 août ; mais il ne put échapper au soupçon de modérantisme, lut dénoncé par Robespierre, accusé par Saint-Just et entraîné dans la chute de Danton. Il mourut avec lui sur l'échafaud.

Herbart (Jean-Frfdéric), né à Aldenbourg, 1776-1841, élève de Fichte à Iéna, précepteur à Berne, professeur à Gcettingue, 1805, à Kœnigsberg, 1809, fonda une école qui peut être considérée comme la continuation de l'école de Kant. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages, où il s'efforce de ramener la philosophie au bon sens ; c'est ce qui apparaît surtout dans sa Psychologie fondée sur l'expérience, et dans sa Philosophie pratique générale.

Herbas, v. de l'Estrémadure (Espagne), à 90 kil. N.-E. de Cacérès ; 6,000 hab.

Herbange, petit pays de l'ancienne France, sur les limites de la Bretagne et du Poitou, vers Machecoul.

Horbax&it, ch.-l. de canton de l'arr. et à

16 kil. O. de Blois (Loir-et-Cher) ; 85i habitants, Herbeiot (Barthélémy d'), né à Paris, 1625- 1695, professeur de syriaque au Collège de France, 1692, a laissé un ouvrage, unique en son genre, intitulé : Bibliothèque orientale, ou Dictionnaire universel, contenant tout ce qui fait connaître les peuples d'Orient, mis en ordre par Galland, Paris, 1697, in-fol.

Herberay des Essarts (NICOLAS DE), ni.

vers 1552, n'est connu que par des traductions, telles que celle des 8 premiers livres d'Amadis de Gaule, entreprise par l'ordre de François I«, celle de Flavius Josèphe, etc.

Herbers, Herbert OU Hébert, trouvère

français, de la première moitié du xme s. Il n'est connu que par un ouvrage intitulé Polopathos, roman ou recueil de nouvelles dans le goût oriental.

Herberstein ( SlGISMOND, baron D'), né à

Vippach (Styrie), 1486-1566, remplit plusieurs missions diplomatiques, notamment en Russie, et écrivit un livre, Rerum Moscoviticarum Commentarii, récemment traduit en français.

Herbert de Cberbury (Lord EDOUARD), né

au château do Montgomery (Galles), 1581-1648, fut envoyé, par Jacques 1er, en France comme ambassadeur d'Angleterre, créé pair d'Irlande en 1625, pair d'Angleterre en 1631, se prononça d'abord pour Charles 1er, puis combattit dans l'armée parlementaire. Il a laissé un traité : De veritate, prout distinguitur a revelatione, a verisimili, a falso, qui érige le déisme en système, et des Mémoires publiés par Horace Walpole.

Herbert (sir Thomas), né à York, vers 1610, mort en 1682, voyagea en Asie et en Afrique, visita une portion de l'Europe, prit parti dans la guerre civile, d'abord pour le Long-Parlement, puis pour Charles 1er. Il à écrit la Threnodia Carolina.

Herbes, bourg d'Espagne, dans la prov. de Cacérès. Le pays est fertile en vins. Draps communs ; 6,000 hab.

Herbiers (les), Herbadilla, ch.-l. de cant. de l'arr. et à 40 kil. N.-E. de la Roche-sur-Yon (Vendée) ; 3,611 hab.

Herbignae, ch.-l. de canton., arr. et au N. de Saint-Nazaire (Loire-Inférieure); 4,155 hab.

Herbiain (Saint-), commune du canton et de l'arr. de Nantes (Loire-Inférieure); 2,568 hab.

HerbioH (Saint-), ch.-l. de cant., arr. et à 10 kil. N.-E. d'Ancenis (Loire-Inférieure) 2,930 h.

Herbst (Jean-Frédéric-Guillaume), né à Pe>tershagen (principauté de Minden), 1743-1807, s'est acquis une grande célébrité comme entomologiste. On lui doit : Système naturel de tous les insectes connus, Berlin, 1783-1804, 11 vol. in-8».

Hercuianum , ville de l'anc. Campanie (Italie méridionale), sur la mer Tyrrhénienne, près et au S.-E. de Naples. Elle était devenue l'une des résidences favorites des riches patriciens de la Rome impériale, lorsque, sous le règne de Titus, en 79 ap. J.-C, le Vésuve, qui faisait sa première éruption historique, la couvrit d'une couche épaisse de lave sous laquelle elle resta ensevelie près de 17 siècles. Elle fut retrouvée en 1713 par l'architecte François Pichettide Naples. Les fouilles ont mis à découvert des maisons, des arcs de triomphe, un magnifique théâtre, une basilique, etc.

Hercule, nom de plusieurs personnages des mvthologies orientales, dont l'existence et les actions ont été singulièrement embellies par les traditions populaires et les fictions des premiers poètes. Diodore ne parle que de 3 Hercules, mais Cicéron en compte 6, et Varron va jusqu'à 42. L'Hercule des Grecs est le plus célèbre ; la Fable le fait naître de Jupiter et d'Alcmène. femme d'Amphitryon, fils d'Alcée, roi de Tirynthe, d'où son nom d'Alcide. Sa taille et sa force dépassèrent bientôt de beaucoup celles

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des hommes les plus grands et les plus forts de son temps. Elles lui permirent d'accomplir les 42 travaux qu'Eurysthée, son frère utérin, lui imposa par l'ordre de l'oracle de Delphes. Ainsi, il étouffa dans ses bras le lion de la forêt de Némée, il tua l'hydre de Lerne, en abattant d'un seul coup ses sept têtes; il prit vivant le sanglier d'Erymanthe ; il atteignit la biche aux pieds d'airain ; ii défit les Amazones et prit leur reine Hippolyte; il nettoya les étables d'Augias, roi d'Elide; il délivra les plaines de Marathon du Mino taure qui les ravageait ; il donna le roi Dicmède en pâture à ses propres chevaux ; il fit mourir Gérvon et s'empara de ses bœufs; il délivra Thésée des Enfers, et en ramena Cerbère enchaîné ; enfin, il ravit aux jardins des Hespérides leurs précieuses pommes d'or. A ces 42 travaux, les traditions fabuleuses en ajoutent beaucoup d'autres. Sa femme Déjanire, dans un accès de jalousie, lui envoya la robe empreinte du sang du centaure Nessus, sang qui était un poison mortel. Fou de douleur, Hercule se précipita lui-même dans les flammes d'un bûcher construit et allumé de ses mains, sur le sommet du mont OEta. Admis dans l'Olympe après sa mort, il épousa Hébé, déesse de la jeunesse. [daigne; auj. Asinara.~\

Hercule (lie d'), à la pointe N.-O. de la Sar-J

Herculis Liburni Portas, anc. nom de Livourne. [Monaco.!

Herculis Monœci Portus, anc. nom dej Hercynienne (Forêt), vaste forêt qui, au dire de César, couvrait la Germanie, entre les monts Hercyniens et le Rhin. [birge.l

Hercyniens (Monts), anc. nom de VEi'z-ge-i Hercjnio. Karpathien (Système). Il embrasse, selon Balbi, toutes les chaînes de montagnes comprises entre le Rhin, le Dnieper, le Danube, les plaines de l'Allemagne septentrionale et celles de la Pologne occidentale.

Herder (Jean-Gottfried), né à Mohrungen (Prusse orientale), 4744-4803. Littérateur, théologien, philosophe, critique, philologue, il s'efforça de réfuter les principaux ouvrages de Kant et mit à nu les défauts de sa Critique de la raison pure. On peut le ranger, avec Vico,

Farmi les fondateurs de la philosophie de histoire. Ses deux premiers ouvrages : Fragments sur la nouvelle littérature allemande, et Forêts critiques, étonnèrent ses contemporains et jetèrent les fondements d'une esthétique toute nouvelle. Mais son principal ouvrage, L'Esprit de la poésie hébraïque, contribua puissamment à la révolution dans l'histoire et la critique des œuvres de l'art et de la littérature. Ses Idées sur la philosophie de Vhumanité ont été traduites en français par Edgard Quinet, 4827, 3 vol. in-8o.

Herdonée, v. de l'anc. Apulie (Italie méridionale), au S.-E. de Luceria. Annibal y battit les Romains en 212 et 210 avant J.-C.

Herdonius, Sabin qui, à la tête de 4,000 bannis, surprit la nuit leCapitole, en 460 avant J.-C.

Herdonar, Hourdouar OU Hardonar, en anglais Hurdwar, v. sainte des Hindous, à 170 kil. N.-E. de Delhi, sur le Gange.

Heredia ( José-Maria ), né à Santiago de Cuba, 4803, mort à Toluca (Mexique), en 1839, poète dès l'enfance, fut condamné au bannissement pour avoir conspiré l'indépendance de sa patrie, 4823 et publia a New-York un volume de poésies remarquables. Le président du Mexique, Victoria, le nomma, dès 4826, ministre de la Audiencia. En 4834, il fit paraître ses Leciones tobre la historia universal; il put retourner à Cuba, en 1836; mais il fut bientôt rappelé au Mexique par les ministres qui réclamaient le concours de ses lumières. Dans ses odes, il semble se rapprocher de Lamartine; on cite sa tragédie de Tiberio et plusieurs tragédies tra-

duites de Voltaire, d'Alfieri, de Chénier. C'est l'un des grands poètes de l'Amérique espagnole.

Hereford, ch.-l. du comté de ce nom, sur la Wye, à 495 kil. N.-O. de Londres. Sa cathédrale, fondée en 825, rebâtie dans le xie s., est remarquable par sa tour carrée et son portail. Nel'l Gwinnd et David Garrick v naquirent Fabr. de gants; 46,000 hab. — Le comté, situé au S.-O, de l'Angleterre, sur la frontière du pays de Galles, est surnommé le Jardin de l'Angleterre. Céréales, pâturages, bestiaux.

Herencia, bourg de la prov. et à 60 kil. N.- E. de Ciudad-Real (Espagne), près de la rive droite de la Giguela. Grains, vins et huile, fabriques de savon et de chocolat; 7,500 hab.

Herennius (C. Pontius). général samnite qui, en 321 av. J.-C, fit passer sous le joug, dans le défilé de Caudium (Fourches Caudines), 2 armées romaines, et subit l'année suivante la même humiliation que lui infligea le consul Publilius Philo.

Herford, v. de la Westphalie (Prusse), au confl. de l'Aa et de la Rega avec la Werra, à 24 kil. S.-O. de Minden. Musée d'antiquités westphaliennes et tombeau de Witikind; 8,000 h.

Hergnies, commune du canton de Condé, arr. de Valenciennes (Nord) ; 3,135 hab,

Hériban (de l'allemand heer. armée, et bann, convocation), cri public par lequel un suzerain convoquait ses vassaux.

Héric, commune du canton de Nort, arr. de Châteaubriant (Loire-Inférieure) ; 4,241 hab.

Héricart de Thury (LoUIS-EtieNNE-FrAN-

çois, vicomte), né au village de Thury, près Senlis, 4777-1854. Ingénieur en chef des mines et directeur des travaux publics du département de la Seine, sous Napoléon 1er, il fit exécuter des travaux considérables dans les catacombes de Paris, dont il a laissé une intéressante description. Il fut, sous la Restauration, député, membre de l'Académie des Sciences, etc.

Héricourt du Vatier (LOUIS D'), né à Soissons, 4687-4752, entra dans l'ordre de Saint- Renoît et dans celui de l'Oratoire ; il finit par se faire recevoir avocat au parlement de Paris. Il a laissé : Les lois ecclésiastiques de France dans leur ordre naturel, et une Analyse des livres de Droit canonique conférés avec les usages de l'Eglise gallicane.

Héricourt et Saint-Valbert, ch.-l. de canton (Haute-Saône), arr. et à 27 kil. S.-E. de Lure, à 56 kil. de Vesoul. Filatures de coton, fab. de calicot, tanneries, etc. ; 3,646 hab.

Hérisau, Augia Domini, v. de Suisse, cant. et à 42 kil. N.-O. d'Appenzell; ch.-l. de l'Etat des Rhodes extérieures. Soieries, mousselines, dentelles; 9,000 hab.

Hérissant (Lodis-Théodore) , né à Paris, 4743-4844, avocat, a écrit quelques éloges, des fables, des mélanges littéraires, une Vie de Gesner, etc.

Hérissant (Louis-Antoine-Prosper) , frère du précédent, né à Paris, 4745-4769, a laissé, une Bibliothèque physique de la France.

Hérisson, ch.-l. de cant., arrond. et à 25 kil. N.-E. de Montluçon (Allier); 4,771 hab.

Héristai ou Herstai, v. de Relgique, sur la rive gauche de la Meuse, prov. et à 6 kil. N.-E. de Liège; 6,000 hab. Pépin, maire d'Austrasie, y eut un château fort, d'où lui vint le surnom d'Héristal.

Herius, nom latin de la Vilaine.

Herjas, afh. de droite du Tage, sépare l'Espagne du Portugal.

Herlicius (David) , né à Zeitz (Misnie) , 4558-4636, publia plusieurs ouvrages de médecine et des Ephémérides, où il prédisait les changements du temps. fdont elle dépend.!

Herm, petite île à 6 kil. E. de GuerneseyJ

HER

IIER

Hermeeum promoatorlum, cap de l'Afrique, à l'E. de Carthage ; aujourd'hui cap Bon.

Herman OU llennaun (ARMAND-MARTIAL-

Joseph), né à Saint-Pol (Artois), 1759-1795, fut substitut de l'avoeat général du conseil supérieur de l'Artois, juge et président criminel du Pas-de-Calais. Il subit l'influence de Robespierre, qui le fit nommer président du tribunal révolutionnaire, 1793.11 fut envoyé à l'échafaud, comme terroriste, après la chute de Robespierre.

Hermandad (la Sainte-) fut d'abord, en Espagne, une association volontaire de bourgeois qui veillaient à la sûreté des routes. Sous Ferdinand le Catholique, elle devint l'appui de la royauté contre les grands, et finit par être l'exécutrice des ordres de l'inquisition.

Hermanfroy OU Hermanfried, dernier roi

de Thuringe, assassina ses deux frères; mais Thierry, roi des Franks austrasiens, le fit précipiter du haut des murs de Tolbiac, 530, et réunit la Thuringe à ses Etats.

Hermangarde, fille de Didier, roi des Lombards, et femme de Chaiiemagne, qui la répudia au bout d'un an. — Première femme de Louis le Débonnaire, dont elle eut Lothaire, Pépin et Louis le Germanique. — Fille de Louis 11. roi d'Italie et empereur, née vers 859, épousa Boson, roi de la Bourgogne cisjurane,879, devint veuve, 889, et alla mourir dans un couvent, après avoir gouverné pendant la minorité de son fils, Louis l'Aveugle.

Hermann, en latin Arminius, fils de Segismer, chef des Chérusques, servit sous les aigles impériales, au temps de Tibère, et obtint, a 26 ans, le droit de citoyen et l'anneau de chevalier. Mais les Romains, sous Varus, voulaient romaniser la Germanie occidentale. Hermann, de retour dans sa patrie, souleva les Chérusques et quelques autres peuples voisins; il attira Varus au milieu de la forêt de Teutoburger, et lui fit subir une si terrible défaite, que 30,000 Romains restèrent sur la place, l'an 9 après J.-C. Sept ans après, Germanicus put racheter la honte de cette défaite par la sanglante victoire d'Idistavisus ; Hermann mourut bientôt après assassiné, 20 après J.-C. Un monument colossal lui a été élevé depuis peu, sur le sommet du Grotenburg, près de Detmold.

Hermann, dit Contractus, fut moine dans l'abbaye de Reichenau, 1013-1054. On a de lui une Chronique importante pour l'histoire de la fin du Xe siècle et du commencement du xie siècle.

Hermann, de Luxembourg, fils de Gilbert, comte de Luxembourg, fut élu empereur, 1080, en opposition à Henri IV; mais abandonné par son parti, il alla mourir dans un couvent, 1088.

Hermann 1", landgrave de Thuringe, mort en 1215, aima la poésie et protégea les poètes. Ce fut dans son château de la Wartbourg qu'eut lieu, 1207, le concours de Minnesinger, célèbre sous le nom de Combat de la Wartbouvg.

Hermann (Jean) , médecin et naturaliste français, 1738-1800, professa à Strasbourg, y forma une belle bibliothèque et de riches collections; il a écrit des ouvrages utiles sur les sciences naturelles.

Hermann ( JeaN-GoDEFROI-JaCQUES ) , né à

Leipzig, 1772-1848, professeur à l'Université de cette ville, associé étranger de l'Académie des inscriptions et belles-lettres de France depuis 1835, est connu par ses éditions et par ses excellents travaux sur la langue grecque.

Hermann (Charles-Frédéric), né à Francfort-sur-1'Oder, 1804-1855, professeur à Heidelberg, à Marbourg et à Goettingue, lut un philologue très érudit. Il a écrit : Quœstiones de Jure et auctoritate Magistratuum apud Athenienses ; Des rapports de la nouvelle Philosophie spécula-

tive avec l'Archéologie classique; Manuel des Antiquités grecques, 3 vol., etc.

Hermanric, roi des Gotlis, de la famille des Amales, 336-370, vaincu par les Huns, se tua de désespoir.

Hermanstadt, en hongrois Piagy Sicben, V. des Etats autrichiens, capit. de la Transylvanie, ch.-l. du pays des Saxons, sieye du gouvernement, à 580*kilom. S.-E. de Pesth, et 115 S.-E. de Klausenbourg, sur un affluent de l'Aluta. On y remarque une vaste cathédrale protestante, le palais national des Saxons, l'hôtel de ville, etc.; de nombreux établissements d'instruction et de bienfaisance ; fabriques de draps et de cuirs, 20,000 hab.

Hermant (Jean), né à Caen, 1650-1725, curé de Maltot, près de cette ville, a écrit : Histoire des Conciles, 4 vol. in-12; Histoire de l'établissement des ordres religieux et des congrégations régulières et séculières de l'Eglise; Histoire des hérésies, 4 vol. in-12.

Hermaphrodite, fils de Mercure et de Vénus.

Hermas, un des plus anciens Pères de l'Eglise, connu par un livre, le Pasteur, qu'il aurait écrit vers la fin du r*«" s. ap. J.-C, et qui contient, sous forme de dialogues, des instructions sur la pénitence, les aumônes, les bonnes œuvres; on en possède deux traductions latines.

Hermelin (Samuel-Gustave, baronV minéralogiste suédois, né à Stockholm, 17"44-1820, exécuta, ou fit exécuter à ses frais, 30 cartes géographiques détaillées des provinces de la Suède et de la Finlande; il a laissé, en outre, plusieurs ouvrages sur l'industrie, l'histoire naturelle, etc. , de quelques provinces de la Suède.

Hermenault (i/), ch.-l. de canton, arr. et à 10 kil. N.-O. de Fontenav-le-Comte (Vendée); 964 hab.

Herment, ch.-l. de canton, arr. et à 50 kil. O. de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme); 519 h.

Hermès, nom grec de Mercure.

Hermès Trismégiste. V. THOTH.

Hermès (Geohges), théologien catholique allemand, né à Dreyerwald (Westphalie),177o-1831, voulut substituer la raison à la foi dans l'interprétation des Ecritures ; il fut condamné à Rome. On a de lui Introduction à la théologie catholique.

Hermès (Jean-Auguste), théologien et prédicateur allemand, né a Magdebourg, 1736-1822, a écrit le Manuel de la religion, traduit en français par la reine Elisabeth de Prusse, femme de Frédéric II.

Hermesianax, né à ColopllOn. vivait du temps de Philippe et d'Alexandre II écrivit, vers l'an 336 av. J.-C, trois livres d'élégies qu'on ne connaît que par quelques extraits.

Hermias , souverain d'Atarné et d'Assos (Mvsie). né en Bithynie, vivait en 350 av. J.-C. ; il fut mis à mort, 345 av. J.-C. Aristote, dont il avait été le disciple et l'ami, et qui épousa sa sœur ou sa fille adoptive, a consacré une ode à sa mémoire.

Hermias, philosophe chrétien du ue siècle, connu par son ouvrage : Dérision des philosophes païens, contre l'insuffisance de la philosophie ancienne et ses contradictions sur toutes les questions importantes.

Hermias, philosophe platonicien du v« s., né à Alexandrie.

Hermida (BeMTO Y PoRRAS-BeRMUDEZ-MaL-

donadû), né a Santiago de Galice, 1736-1814, magistrat et administrateur, se retira à Saragosse, où il traduisit le Paradis perdu.

Hermies, comm. du canton de Bertincourt, arr. d'Arras (Pas-de-Calais); 2,617 hab.

Hermine (Sainte-), ch.-l. de canton, arr.

HÉR

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et à 22 kil. N.-O. de Fontenay-le-Comtc (Vendée) ; 1,866 h.

Hermioue, fille de Ménôlas et d'Hélène, dut épouser Pyrrhus, fils d'Achille, qui lui préféra Andromaque, sa captive. Après l'assassinat de ce prince, elle épousa Oreste ou Diomède.

Hermione, v. de l'anc. Argolide, avait un port sur le golfe Argolique et un beau temple de Cérès.

Hermitage (L'), coteau de France (Drôme), sur la rive gauche du Rhône, arr. et a 18 kil. N. de Valence, produit des vins très estimés.

Hermocrates, général et homme d'Etal syracusain, rendit d'éminents services à son pays, surtout pendant le siège de Syracuse par les Athéniens, 413 av. J.-C. Banni en 409, il périt, 407, en voulant rentrer de force à Syracuse.

Hermodore, philosophe grec, né à Ephèse, célèbre pour la part qu'il prit, dit-on, à la rédaction de la loi des XII tables.

Hermogène, né à Tarse (Cilicie), vers le milieu du ne s. ap. J.-C, dès l'âge de 15 ans, était déjà vanté comme un orateur de premier ordre ; a 25 ans, il perdit la mémoire. Il reste de lui cinq traités : Sur les points et questions qu'un orateur doit prendre en considération ; Sur l'invention; Sur les figures oratoires; Sur la méthode; Les modèles d'exercices oratoires.

Hermogène , jurisconsulte romain , sous Honorius et Théodose II, auteur du Codex qui porte son nom.

Hermon, chaîne de mont, de l'anc. Palestine, au S. du mont Thabor, auj. Djebel-el- Scheïk ,

Hermonthis, v. de la Thébaïde (ancienne Egypte), au S.-O. et près de Thèbes, auj. Ermoulh. Belles ruines.

Hermopoiis magna, anc. v. d'Egypte, à l'O. du Nil, dans l'Heptanomide. Auj. Ak/imounéïn.

Hermopolis parva, anc. v. de la Basse- Egypte, sur le canal d'Alexandrie. Auj. Damanhour.

Hermopolis, v. du royaume de Grèce, sur la côte E. de l'île de Syra; commerce très actif; une des stations de la navigation à vapeur. Evêché catholique; 21,000 hab.

Hermosilla (JOSÉ - MAMERTO - GOMEZ), né à

Madrid, 1777-1837, professeur distingué, fit connaître à l'Espagne la philosophie de Condillac et de ïracy. Il fut forcé par les événements

Îiolitiques de résider en France de 1808 à 1820. 1 a laissé de nombreux ouvrages : El arte de hablar en prosa y verso ; 1826; — une traduction de V Iliade, avec analyse du poème, son meilleur ouvrage ; Principios de gramatica gênerai; 4835; etc., etc.

Hermotime de Clazomène, philosophe grec, qui vivait vers 500 av. J.-C.

Hermundures, peuple de l'anc. Germanie, entre l'Elbe, la Saale et l'Unstrutt.

Hernani, ville de la prov. de Guipuzcoa (Espagne), à 6 kil. de Saint-Sébastien, près de rUrumea. Forges, fabriques de phosphore. Toiles, culture de lin; 2,600 hab.

Hernandez (GRÉGOIRE), Sculpteur espagnol,

né en Galice, mort vers 1614.

ffiernath ou Hemad, affl. de droite de la Thciss, passe a Eperies, Kaschau (Hongrie).

Berniques, peuples du Latium (anc. Italie) que les Romains fournirent, 486 av. J.-G. Leur capit. était Anagnia.

Hemœsand, port de Suède, sur la côte occidentale de l'île d'Hernœ (golfe de Bothnie), à 465 kil. N. de Stockholm; ch.-l. du lan de son nom. Evêché; 2,300 hab. Le lan, appelé aussi Wester-Korrland, a 25,046 kil. carr. et 169 ,000 hab.

Hérode, dit le Grand ou YAscalonite, roi des Juifs, né à Ascalon, 72 ans av. J.-C, mort 1 an après J.-G., était le second fils de l'Iduméen Antipater ; le sénat romain le nomma roi de la

Judée, 40; il chassa Antigone qui avait renversé Hyrcan II, et fit mourir l'usurpateur, le neveu de celui-ci, Aristobule, et jusqu'au vieil Hyrcan. Sa femme Mariamne périt victime de sa jalousie avec ses deux fils; il étouffa dans le sang les révoltes des Juifs soulevés; enfin, le meurtre de trois autres de ses fils, qu'il accusa de conspiration et le massacre des innocents, exécuté pour atteindre Jésus qui venait de naître, couronnèrent dignement cette suite de crimes.

Hérode.Antipas, fils du précédent, fut tétrarque de la Pérée et d'une partie de l'Iturée, bâtit Tébériade, épousa sa nièce, Hérodiade, fit, pour lui complaire, mourir saint Jean-Baptiste, et alla finir avec elle ses jours en Espagne, sur l'ordre de Caligula. Ce lut devant lui que Pilate renvoya Jésus.

Hérode^Agrippa 1er, petit-fils d'Hérode le

Grand, né 14 ans av. J.-C, mort en 44 de l'ère chrétienne, roi de Judée, par la grâce de Caligula, 37, fut le premier persécuteur des chrétiens.

Hérode, fils d'Aristobule et frère du précédent, mort 48 ans après J.-C, reçut de l'empereur Claude le royaume de Chalcis, et succéda à son frère dans la surveillance du temple de Jérusalem, 44.

Hérode - Agrippa il, roi des Juifs, fils d'Hérode-Agrippa 1er, 30-100 après J.-C, fut élevé à Rome. En 48, Claude lui donna Chalcis avec la surintendance du temple de Jérusalem Il assista, dans l'armée de Titus, à la prise de la ville, 70 après J.-C

Hérode Atticus. né à Marathon, vivait à la fin du ier siècle, découvrit un trésor, et fut. diton, l'un des plus riches citoyens de son temps.

Hérode Atticus (TlBERIUS CLAUDIUS), fils du

précédent, né à Marathon, 104-180. immensément riche, fut un rhéteur célèbre, et eut pour élève Marc-Aurèle. Antonin le nomma consul, 143. 11 orna Athènes d'un stade en marbre blanc! d'un magnifique théâtre, releva plusieurs villes de la Grèce, eut l'idée de couper l'isthme de Corinthe, et mérita par son éloquence la plus grande réputation. Ses ouvrages sont perdus.

Hérodiade, petite-fille d'Hérode le Grand, épousa ses deux oncles, Hérode-Philippe, puis Hérode-Antipas. C'est elle qui obtint la mort de saint Jean-Baptiste.

Hérodien, historien grec, né à Alexandrie, vivait dans le me s. après J.-C. Il résidait déjà depuis longtemps à Borne lorsqu'il entreprit d'écrire en grec l'histoire des empereurs romains, depuis la mort de Marc-Aurèle, 180, jusqu'à l'avènement de Gordien, 238.

Héi-odien, grammairien grec célèbre du ne s. après J.-C, né à Alexandrie.

Hérodore le Pontique, mythographe et géographe grec du v« s. av. J.-C, né à Héraclée, dans le Pont.

Hérodote, surnommé le Père de l'histoire, né à Halicarnasse (Asie Mineure), dans la dernière moitié du vc s. av. J.-C, mort à l'âge de 77 ans, au moins. Pour échapper a la tyrannie de Lygdamis, il se réfugia à Samos ; puis fit de longs voyages en Europe, en Asie, en Afrique, étudiant partout, avec un soin scrupuleux, l'histoire, les traditions, les lois, les mœurs, les connaissances des peuples qu'il visitait. Au retour de ses nombreux ouvrages, il paraît avoir résidé quelque temps à Athènes, et fit partie d'une colonie envoyée à Thurium, dans la Grande-Grèce, 444 av. J.-C; il y passa le reste de sa vie. Des 9 livres des Histoires, les 4 premiers semblent consacrés à faire connaître les différents peuples qui prirent part à la grande lutte, entre les Perses et les Grecs, que racontent le 5 derniers livres. Les critiques dont il. a été l'objet se sont évanouies l'une après l'autre devant les progrès des lumières, et aujourd'hui on reconnaît que tout ce qu'il avait

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vu par lui-même, il l'avait bien vu. Quant aux traditions qu'il raconte sur la foi d'autrui, il les donne comme telles et sans les garantir.

Héroid (Jean-Basile), né à Hochstœdt, 4511, mort vers 157U. On a de lui un grand nombre d'ouvrages; Originum ac Germanicarum antiquitatum libri, leges videlicet Salicœ, Iiipuariœ, Alemannorum, Bajoariorum, Saxonum, etc., Bàle, 1557, in-fol.

Héroid (Louis-Joseph-Ferdinand), né à Paris, 4791-1833, entra au Conservatoire à 17 ans; obtint le grand prix de Rome, 1812, et donna à Naplcs, 1815, son premier ouvrage : La Gioventù d'Enrico Quint o, qui obtint un grand succès. Revenu à Paris, 1816, il composa de nombreux opéras-comiques; plusieurs sont de vrais chefsd'œuvre : le Muletier, Marie, Zampa, le Pré aux Clercs. On a de lui, en outre, 2 symphonies, 3 quatuors, et un grand nombre de morceaux de musique pour le piano.

Héron l'Ancien, mécanicien et mathématicien d'Alexandrie, du ine siècle av. J.-C, composa un grand nombre d'ouvrages sur les mathématiques théoriques ou appliquées ; mais est surtout connu par deux inventions ingénieuses : la Fontaine de Héron, appareil pneumatique où l'air comprimé détermine un jet d'eau; et l'Eolipyle où la vapeur de l'eau chauffée fait tourner une petite sphère sur son axe.

Héron le Jeune, mathématicien grec, qu'on croit avoir vécu sous Héraclius, 610-641.

Héron de Villefosse (ANTOINE-MARIE, baron

de), né à Paris, 1774-1852, ingénieur ordinaire des mines dans le département de la Moselle, en 1801, visita les mines d'une partie de l'Europe ; fut maître des requêtes sous la Restauration, membre de l'Académie des sciences, 1816; conseiller d'Etat sous Charles X, inspecteur général des mines en 1832, etc. Au milieu de ses nombreux voyages et des travaux incessants que lui imposaient ses fonctions, il sut trouver le temps de publier beaucoup d'ouvrages, dont le plus important est intitulé : De la Richesse minérale de la France. Le 1er vol. parut en 1810 et le dernier en 1819.

Héroopolis, anc. ville de la Basse-Egypte, sur le canal de Néchao, près du golfe Hérôopolite, aujourd'hui golfe de Suez.

Hérophiie, médecin grec, né à Chalcédoine (Bithynie), vécut à Alexandrie du temps de Ptolémée Soter, vers 300 av. J.-C, et y fonda une école. Il fit faire à l'anatomie de 'très grands progrès, et le premier peut-être disséqua des cadavres humains.

Hérouville de Claye (ANTOINE de Ri-

couart, comte d'), né à Paris, 1713-1782, lieutenant général, a laissé un Traité des légions.

Mener» (Fernando de), poète lyrique et élégiaque espagnol, surnommé le divin, 1554-1597, entra dans les ordres, mais s'occupa surtout de littérature. Il voulut enrichir la langue, mais fut souvent obscur, guindé et de mauvais goût. Ses élégies sont ce qu'il a écrit de meilleur, et quelques-unes sont des chefs-d'œuvre. Herrera a laissé quelques ouvrages en prose, entre autres, la Relation de la bataille de Lépante.

Herrera (Jean), architecte espagnol, né à Movella (Asturies), mort à Madrid en 1597, acheva l'Escurial.

Herrera y Tordesillas (ANTONIO DE), né à

Cuellar, près de Ségovie, en 1559, historiographe des Indes et de Castille, sous Philippe II, Philippe III, et Philipe IV, a écrit : Hist or -ia gênerai de los Hechos de los Castellanos en las Islas y tierra firme del mar Oceano, 4 vol. in-fol.

Herrera (François), dit le Vieux, né a Séville, 1576-1656, peintre d'un talent fougueux, a composé des tableaux remarquables par le mouvement des figures, l'entente du clair-obscur, la largeur de la composition.

Herrera (François), dit le Jeune, fils du précèdent, né a Séville, 4622-4685, se lit connaître en Italie, ou il s'était réfugié pour échapper aux violences de son père: il l'égala dans les tableaux de chevalet, et le surpassa dans la représentation des fleurs et des animaux.

Herreros (don MANUEL BRETON DE LOS), 1790-

1873, né à Quel (Province de Logrono), destitué à cause de ses opinions libérales, se voua tout entier au théâtre. Il n'a cessé de produire avec une fécondité parfois heureuse, imitant ou remaniant un grand nombre d'anciens drames nationaux, traduisant beaucoup de pièces françaises et italiennes, mais composant aussi des œuvres originales. Il a également réussi dans la satire ; il a composé un recueil de Poésies lyriques et un poème assez long, la Desverguenza, Madrid, 1858, 111-80.

Herrgott (Jean-Jacques), en religion, Marquard, né à Fribourg en Brisgau, 1694-1763, entra au couvent de Saint-Biaise dans la Forêt- Noire, 1714, fut consacré prêtre à Rome, et reçut à Vienne le titre d'historiographe, 1736. On a de lui plusieurs ouvrages consacrés, pour la plupart, à l'histoire de l'Autriche. Le plus curieux est sa Genealogia diplomatica augustœ g.entis Absburgiciœ, 3 vol. in-fol.

Herring (John-Frédéric), né dans le comté de Surrey, 1795-1865, a été le peintre officiel et populaire du sport anglais.

Hermhut, village du royaume de Saxe (cercle de Bautzen), a 18 kil. N.-O. de Zittau, au pied du mont Hutberg. Les frères Moraves y eurent leur premier établissement, d'où leur vint leur nom de Hermhut ter ou Herrnhuttes ;

Herry, comm. du canton de Sancergues, arr. de Sancerre (Cher) ; 2,693 hab:

Hersan (Marc-Antoine), né à Compiègne, 1652-1727, professeur au collège du Plessis. à Paris, fut le maître de Rollin. On a de lui une Oraison funèbre du chancelier Le Tellier, plusieurs pièces de vers latins, des Pensées édifiantes sur la mort, etc.

Herschel (William), né à Hanovre, 1738-18-22. fils d'un musicien, destiné à donner des leçons de musique, s'occupa d'astronomie et construisit lui-même un télescope de grande dimension. Sa première découverte fut celle d'une planète jusque-là inaperçue et qu'on nomme indifféremment Herschel ou Uranus, 1781 ; elle lui valut une pension de George III. Il a publié, dans les Transactions philosophiques, de 1780 à 1822, 71 mémoires qui sont les témoignages de ses nombreuses observations. La Société royale de Londres, l'Académie des sciences de Paris, et toutes les autres Sociétés savantes tinrent à honneur de le compter au nombre de leurs membres.

Herschel (John-Frédéric-William), fils de l'illustre astronome de ce nom, né près de Windsor , 1792-1871. Ses recherches sur les étoiles lui valurent la grande médaille d'or de la Société astronomique. Il publia dès lors : Traité du son, 1830; Traité de la théorie de la lumière; Traité d'astronomie, 1833; Catalogue des nébuleuses, etc., etc. De 1834 à 18c8, il s'établit près du cap de Bonne-Espérance et étudia l'hémisphère céleste austral ; il publia le résultat de ses nombreuses observations en 1847, Créé baronnet, il fut appelé à la direction des monnaies, 1850-55. — Il a depuis écrit plusieurs ouvrages, notamment : Manuel scientifique pour les navigateurs, 1858; Abrégé d'astronomie, etc.

Hersent (Louis), né à Paris, 1777-1860. élève de J.-B. Regnault, de l'Académie des Beaux-arts, professeur à l'Ecole des Beaux-arts, se recommande plus par le soin et le fini de sa peinture, la correction et l'élégance de son dessin, que par l'éclat de son coloris. On cite parmi ses

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