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Hontheim (JeaK-NiCOLAS dej , plus Connu sous le pseudonyme de Justinus Febronias, né à Trêves, 1701-4790, devint évèque in partions de Myriophis, et coadjuteur du siège de Trêves. Il publia, en 1763, un ouvrage qui lit beaucoup de bruit : De Statu prœsentï Ecclesiœ et légitima potestate romani po?iti/îcis liber ; il y attaquait la papauté, et y prenait la défense des droits des Eglises particulières. Condamné par Clément XIII, 4764, il se rétracta plus tard, 1778. On lui doit encore : Historia Trevirensis, 1750-1757, 5 vol. in-fo.
Honthorst (Gérard), peintre hollandais d'histoire et de portraits, ne à Utrecht, 1592-1660. Il habita successivement Rome , la Hollande et l'Angleterre, où il peignit, à la demande de Charles 1er, des tableaux d'histoire et des portraits. iiood (Lord Samuel), baron de Catherington, né à Butleigh (Somerset), 1735-1816, était capitaine commandant de frégate, dès 1756. Toute sa carrière fut une suite de combats honorables. En 1792. à la tête d'une flotte nombreuse, il s'empara de Toulon sans coup férir, et ne se retira devant Dugommier qu'en emmenant ou brûlant 17 vaisseaux de ligne français et autant de frégates. Le blocus de Gênes et la conquête de la Corse, 1795, mirent le comble à sa popularité en Angleterre, où, à son retour, il fut fait vicomte, 1796, gouverneur de Greenwich, amiral du pavillon rouge, etc.
iiood (Thomas), poète et humoriste anglais, né à Londres, 1798-1845. Ses premiers essais parurent dans le Magazine de Dundee, puis il écrivit pour celui de Londres, et fut quelque temps directeur du Neiu Monthly- Magazine. Des ouvrages qu'il a écrits, les deux meilleurs sont les Whims and Oddities (Fantaisies et Singularités), qui eurent un grand succès, et The plea of Midsummer Fairies, son chef-d'œuvre.
Hooghe (Pieter de), peintre hollandais, mort vers 1643, excellait à représenter des intérieurs, des rues, des auberges, etc.
Hoogeveen, v. de la Drenthe (Pays-Bas).
Tourbières; 5,000 hab.
Hoogiède, bourg de Belgique (Flandre occid.), à22kil. N.-E. d'Ypres. Victoire de Pichegru et Macdonald sur Clairfayt, 1794 ; 4,500 hab.
Hoogstraeten (David Van), né à Rotterdam, 1658-1724. On lui doit un Dictionnaire hollandais-latin, et surtout un Grand Dictionnaire historique, 7 vol. in-fol.
Hoogviiet (Arnold), né à Vlaardingen, 1687- 4763, a laissé un poème épique en 12 chants, intitulé : Abraham le Patriarche.
Hook (Théodore-Edward) , né à Londres, 4788-1841, à 20 ans, avait déjà donné plusieurs pièces de théâtre. Il fut bientôt recherché par Ja plus haute aristocratie anglaise; le régent lui-même voulut le voir et en fut charmé. Nommé, 1812, receveur-trésorier de l'île Maurice, avec un traitement de 2,000 1. st., il fut convaincu d'avoir détourné ou laissé détourner une somme considérable ; rendu à la liberté, mais dénué de toute ressource, il se remit au travail. Grâce à Walter Scott, il fut nommé directeur d'un journal antidémocratique, qui parut sous le titre de John Bull, et obtint aussitôt un immense succès. Condamné à restituer au trésor 12,000 1. st., il passa deux années en prison, 1823. Il y écrivit ses Sayings and Doings, 1" et 2e séries, qui le placèrent tout d'un coup au premier rang, immédiatement après YValter Scott, 1825. La 3e série, puis Maxwell, la Vie de Sir David Baird, la Fille du Curé, et une foule d'autres romans, dont une partie parut dans le New Monthly-Magazine, qu'il dirigea à partir de 1836, se succédèrent sans interruption, jusqu'à sa mort. Il se jeta dans une vie de luxe et de dissipation qui abrégea ses jours. Il laissa sa famille dans un complet dénùment.
Hooke (Robert), né dans l'île de Wight, 4638- 1703, n'hésita pas, à l'âge de 15 ans, à entrer au collège de Christ-Church, à Oxford, en qualité d écolier-servant. Il devint membre et secrétaire perpétuel de la Société royale de Londres, professeur de mécanique a cette société, et de géométrie au collège de Gresham. Il inventa plusieurs instruments utiles, entre autres le baromètre à cadran, et en perfectionna beaucoup d'autres. Il aperçut, avant Newton, la loi de l'attraction des corps célestes. Il a laissé : Méthode pour mesurer la terre, Micrographie ou Description physiologique des plus petits êtres ; Traités des hélioscopes, etc.
Hooke (Nathaniel), né à Dublin, 1690-1763, écrivit une Histoire romaine, et rédigea les Mémoires de la duchesse de Marlborough.
Hooke (Luce-Joseph), fils du précédent, élevé en France, 4716-1796,présida, en sa qualité de docteur de Sorbonne, la fameuse thèse de l'abbé de Prades, 1751. Il a laissé : Religionis naturalis revelatœ et catholicœ principia, Paris, 1754, in-S° ; Principes sur la nature et l'essence du pouvoir de l'Eglise, Paris, 1791, in-8<>.
Hooker (Mont), l'un des sommets remarquables des Montagnes Rocheuses; 4,790 met.
Hope (Thomas), archéologue anglais, 1774-1835, a laissé divers ouvrages, entre autres : Ameublements et décors, 1805, in-fol. ; Costumes des anciens, 4809; Essai sur l'histoire de l 'architecture.
Hor, mont, de l'Arabie Pétrée, sur les contins de l'idumée, à moitié chemin entre la mer Morte et le golfe d'Akabah.
Hora ou Horta, déesse de la jeunesse chez les ano. Romains,
Horace (QUINTUS HORATIDS FLACCUS), né à
Venouse (Venusium), le 8 décembre, an de Rome 689 (65 av. J.-C.), mort à Rome, le 27 novembre 746 (8 av. J.-C). Fils d'un affranchi, il reçut, à Rome, l'instruction qu'on y donnait aux fils des meilleures familles, et alla ensuite étudier la philosophie à Athènes. Enrôlé un moment par Brutus dans l'armée des meurtriers de César, il se hâta de profiter de l'amnistie, après la bataille de Philippes, pour revenir à Rome, où il trouva confisquée une partie du patrimoine paternel. Mais ses premières poésies (des satires et des odes) le lièrent bientôt avec Virgile et Varius, qui le présentèrent à Mécène ; celui-ci en fit son ami et le présenta à son tour à Auguste. Les bienfaits de l'un et de l'autre permirent à Horace, dont les goûts étaient modestes, d'atteindre bientôt à cette médiocrité dorée qui suffisait à son ambition. Il passa la plus grande partie de sa vie, soit dans sa villa de Tibur, soit dans un petit domaine de la Sabine, composant à ses heures ces charmantes poésies qui ont immortalisé son nom, savoir : 4 livres d'odes, 4 d'épodes, 2 de satires et 2 d'épîtres, dont la dernière est généralement connue sous le nom d'Art poétique. Ses odes sérieuses se recommandent par une allure toujours noble et soutenue, tandis que ses odes légères- ont une grâce, une délicatesse inimitables. C'est dans ses épîtres qu'il s'est montré vraiment créateur et original. Aucun auteur de l'antiquité n'a été plus souvent édité et traduit.
Horaces, nom des trois guerriers que Rome, sous le roi Tullus Hostilius, opposa aux trois Curiaces choisis par Albe, pour décider laquelle de ces deux villes commanderait à l'autre. Deux des Horaces ayant succombé, le troisième sortit victorieux du combat, mais tua sa sœur, qui pleurait l'un des Curiaces, son fiancé ; condamné à mort par les Duumvirs, il fut acquitté par le peuple.
Horapoiion ou Homs Apoiio, grammairien grec , né à Phœnebytis, près de Panople (Egypte), vivait sous Théodose. On le croit l'auteur d'un livre intitulé Hieroglyphica.
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Horatins Cociès ou le Borgne, ainsi surnommé parce qu'il perdit un œil en défendant seul, contre l'armée de Porsenna, le pont sur le Tibre qui donnait accès dans Rome; 507 av. J.-C.
iioreb, mont, de l'anc. Arabie Pétree, à l'O., où Dieu apparut à Moïse, et où Elie, persécuté par Jezabel, se réfugia ; 2.477 m. de haut.
Hormisdas, nom commun à 4 rois de Perse de la dynastie des Sassanides. — Le Ier, 271-272 après J.-C. ; — le IIe régna de 303 à 311 ; — le Hle, 457-460, ayant usurpé le trône au déiriment de Firouz, son frère aîné, fut battu par lui et mis à mort ; — le l\e, 579-692, fils de Chosroès le Grand, fut renversé du trône et égorgé par ses frères.
Hormisdas, pape. 514-523. continua à mettre fin au schisme des Eutychéens.
iioi'n ou Hoom, pbrt de la Hollande septent. (Pays-Bas), sur le Zuiderzée, à 32 kil. N.-E. d'Amsterdam. Grand commerce de fromages ; 40,000 haD.
Hom (Cap), considéré comme l'extrémité S. de l'Amérique méridionale, est en réalité la pointe la plus méridionale de l'île de l'Ermite, appartenant au groupe de la Terre de Feu; Drake le découvrit, 1578, et Schouten, qui le doubla pour la première fois, lui donna le nom de sa ville natale. 1616.
Hom (îles de), nom de 2 îles de la Polynésie que découvrirent Lemaire et Schouten.
Hom (Gustave-Carlsson, comte de), général suédois, 1592-1657, alla se perfectionner en Hollande sous Maurice d'Orange; fit plusieurs campagnes en Livonie et en Allemagne et contribua au gain de la bataille de Leipzig, 1621. Fait prisonnier à la bataille de Nordlingen, 1634, il ne fui échangé qu en 1642. La reine Christine le nomma grand maréchal et ministre de la guerre, après une glorieuse campagne contre les Danois ; puis gouverneur de Livonie et de Scanie.
Hom (Arvid-Bernard, comte de), homme d'Etat suédois. 1664-1742. de la famille du précédent, l'un des auteurs de la révolution de 1719, devint chef du parti dévoué à l'Angleterre et à la Russie.
Hom (Georges), historien et géographe allemand, 1620-1670, a laissé, entre autres ouvrages tous écrits en latin, Historia ecclesiastica et politica, etc.
Hom (François-Christophe), littérateur allemand, 1781-1837, a écrit : Shakespeare's Schauspiele, examen critique sur le théâtre du grand dramaturge anglais. 5 vol. ; Histoire critique de la Poésie et de ^'Eloquence des Allemands depuis Luther jusqu'à nos Jours, 4 vol., et un roman, les Poètes.
Homeck (Ottokar de) ou Ottokar de Styrie, né à Horneek (Styrie), vers 1250, mort vers 1310, a écrit en vers une Chronique de son temps, 1266-1309.
Hoinemann (FRÉDÉRIC-CONRAD), né à Hîl-
desheim, 1772-1800 , mourut dans un voyage d'exploration de l'Egypte au Soudan. Il a laissé en allemand un journal de voyage, Tagebuch einer Reiser von Cairo nach Murzuck.
Homes, comté des anc. Pays-Bas, près de Ruremonde.
Homes (PHILIPPE II DE RIontmorency-Ki-
veiie, comte de), 1532-1568, le plus riche seigneur des Pays-Bas, se distingua aux batailles de St-Quentiri, 1557, et de Gravelines, 1558; il fut néanmoins condamné et décapité en même temps que le comte d'Egmont, pour avoir négocié avec la confédération des gueux, par ordre de Marguerite de Parme, gouvernante des Pays- Bas, le traité de 1566.
Homes (Antoine-Joseph, comte de), de l'illustre famille de ce nom, pendant la Régence, assassina dans la rue Quincampoix, à Paris, un
agioteur, pour lui voler 300.000 fr. Il fut condamné au supplice de la roue, 1720.
Home-Tooke (John), ne a Londres. 1736- 1812, iuto ans curé dans le comté de Kent, se ha avec le fameux agitateur Wilkcs, s,; lil <-,>udaniner a un an d'emprisonnement, demanda la reforme parlementaire, tout en repoussant le suffrage universel, 1780, et encra dans la chambre des communes, en 1801. Outre quelques pamphlets. politiques, il a laissé plusieurs ouvrages dont le plus important est intitulé : "ETiea 7TT£pO£VTa, Or the Diversions of Parley.
Hornoy, ch.-l. de cant., arr. et à 30 kil. S.-O. d'Amiens (Somme) ; 932 hab.
Homsey, v. du Middlesex (Angleterre) à 8 kil. N. de Londres; 5,000 hab.
Horodetz (Canal de), en Pologne, autrefois appelé canal de Brzesc ou de la Bépublique. Creusé vers la fin du xvnie s., pour réunir le Dnieper et la Vistule.
Horps (Le), ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. N.-E. de Mayenno (Mayenne); 1,532 hab.
Horrea OU ad Horrea, V. de la Gaule (Nar-
bonnaise 2e), auj. Cannes. [du Jourdain."]
Horréens, anc. peuple de la Palestine, àl E.J
Mois». V. HENGIST.
Horsens, v. du Jutland (Danemark), à 40 kil. S.-O. d'Aarhuus, sur le Horsens-fiord. Commerce assez important; 5,000 hab.
Horsham, v. d'Angleterre (Sussex), à 32 kil. N.-O. de Brighton ; 7,000 hab.
Horsiey (Samuel), 1733-1806, évêque de St- David, 1790, de Bochester, 1793, de St-Asaph, 1802, connu surtout par la guerre qu'il fit au matérialisme de Priestley.
Horst, v. du Limbourg (Pavs-Bas), à 24 kik N. de Buremonde; 5,000 hab. ÏAçores) ; 10,000 h.l
Horta, capit. et port fortifié de l'île Fayalj
Horten, v. de Norvège (prov. d'Aggerhuus), à 60 kil. S.-O. de Christiania. Vaste port sur la côle O. du golfe de Christiania, l'une des trois stations de la flotte militaire, arsenal maritime.
Mort en se (La reine) , Hortense- Eugénie de Beauhamais, née à Paris, 1783-1837, fille de Joséphine et d'Alex, de Beauharnais, sœur du prince Eugène, épousa, en 18t)2, Louis Bonaparte, et devint reine de Hollande, 1806. Quand ce royaume fut réuni à la France, elle revint habiter Paris. Après la seconde restauration, sous le nom de comtesse de Saint-Leu, elle résida tour à tour à Augsbourg, à Borne et en Suisse, au château d'Arenenberg, près du lac de Constance. Elle eut trois fils : le premier, Napoléon-Charles, mourut enfant; elle perdit l'aîné des deux autres, Napoléon-Louis, en 1831 ; le plus jeune a été l'empereur Napoléon III. Son corps repose dans l'église de Bueil, à côté de celui de sa mère, dont elle avait la bonté, les grâces, l'amabilité. Elle a laissé plusieurs romances dont elle avait composé les paroles et la musique.
Hortensius (Quintus), né en 114 av. J.-C, m. en 50, fut successivement questeur, 81 ; édile, 75 ; préteur, 72 ; enfin consul, 69. Longtemps le digne émule de Cicéron, il resta son ami jusqu'à sa mort; c'était un épicurien, ami du luxe et de l'aristocratie. Sa parole était séduisante, son style abondant, sa mémoire prodigieuse. Ses harangues ne nous sont pas parvenues.
Horus, en égyptien Or, Arouère ou Haroéri, dieu de l'anc. Egypte, qui le regardait comme Le fils d'Osiris et d'Isis.
Horus-Apollo, V. HORAPOLLON
Horwitz (Isaïe), né à Prague vers 1550, mort en 1629, rabbin à Francfort, à Posen, a Cracovie. à Prague, alla mourir à Tibériade. Son ouvrage le plus estimé des Juifs est intitulé : Schné Loukhoth habbrith (les deux Tables de l'alliance), Amsterdam, 1640, in-fol.