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cause de ses violences tyranniques. II renonça au trône en faveur de son fils Lothaire et retourna en Provence. Il avait épousé la fameuse Marozie.
Hugues (Saint), d'une des plus nobles maisons de la Bourgogne, né a Semur, 1024-1109, devint général de l'ordre de Clunv, à la mort d'Odilon, 1049. Malgré les instances de Grégoire VII, il ne voulut pas sortir du rôle de médiateur dans la querelle du saint-siège avec l'Empire. On le fête le 29 avril.
Hugues (Saint), né a Chàteau-Neuf-sur-Lers,
Eres Valence, 1033-1132 ; élu évoque de Grenole, 1080, il établit saint Bruno dans la grande Chartreuse. Fête, le 1er avril.
Hugues de Fiavigny, bénédictin, 1005-1115, fut abbé de Fiavigny, en Bourgogne, 1097. Il a laissé une Chronique' de Verdun ou de Fiavigny.
Hugues de Fieury ou de Ste-Marie, mort Vers 1130, moine de Fieury ou St-Benoît-sur- Loire, n'est connu que par sa chronique, Chronicon Floriacense, et par son traité, de Potestate regali et de Sacerdotali dignitate.
Hugues de st-victor,né probablement près d'Ypres vers la fin du xie s., mort en 1140, religieux de l'abbaye de St-Victor de Paris, a laissé des œuvres publiées à Rouen , 1048 , 3 vol. in-fol.
Hugues des Payens {de Paganis), chevalier français, de la maison des comtes de Champagne, 1070-1136, fonda, pour la protection des pèlerins se rendant à Jérusalem, une société qui devint l'Ordre des Templiers.
Hugues d'Amiens, théologien, né vers la fin du xie s., mort en 1164, fut moine de Cluny, prieur de St-Martial de Limoges et archevêque de Rouen, 1130 ; il a laissé plusieurs ouvrages de théologie, entre autres un traité de Hœresibus sui temporis.
Hugues de Poitiers, moine de Vézelay, mort après 1101, a écrit une Chronique de Vézelay.
Huillard-Bréholles(JEAN-LouiS-ALPHONSE),
né à Paris, 1817-1870 , professeur au collège Charlemagne, devint chef de section aux Archives et membre de l'Académie des inscriptions. On lui doit : Recherches sur les monuments et l'histoire des Normands ; De la Fondation de la maison de Souabe dans l'Italie méridionale ; une traduction de la Grande Chronique de Mathieu Paris, 9 vol. in-8° ; Historia diplomatica Frederici secundi (aux frais du duc de Luynes), 5 vol. in-4» ; Vie et correspondance de Pierre de la Vigne; Titres de la maison ducale de Bourbon, etc.
Huisne (C), riv. de France, affluent de la Sarthe, naît près de Bellème (Orne), arrose Nogenl-le-Rotrou, la Ferté-Bernard , Monfort et finit au-dessous du Mans. Cours de 192 kil.
Hulin (Pierre-Auguste), né à Paris, 1758-1841, l'un des gardes françaises vainqueurs de la Bastille, au 14 juillet 1789, suivit Bonaparte en Italie, comme adjudant général. Il concourut au coup d'Etat du 18 brumaire, fut général de division, 1803, commandant de la garde consulaire, présida en 1804 le conseil de guerre qui condamna le duc d'Enghien, et fit échouer, en 1812, la conspiration de Malet. Il fut obligé de s'exiler en 1816, mais il reçut bientôt après l'autorisation de rentrer en France. Il a laissé des Explications au sujet de la commission militaire instituée pour juger le duc d'Enghien, Paris, 1833.
Hull OU Kingston-upon-Hull, Cité-COmté
et port d'Angleterre (York), à 250 kil. N. de Londres, au confluent et près de l'embouchure de l'Humber et die l'Hull. C'est l'un des principaux ports de l'Angleterre; il exporte des étoffes, de la coutellerie, du blé, du charbon, etc. Docks magnifiques; statues de Wilberforce, qui y est né, et de Guillaume III; 154,000 hab.
Uuiot (Henri), jurisconsulte français, né à
Paris, 1732-1775, entreprit de traduire pour la première fois les Pandectes de Justinien ; mais au moment de voir paraître son œuvre, qui lui avait coûté 20 ans de travail, on lui relira le privilège de l'imprimer qu'il avait obtenu. Il mourut à la peine, et sa traduction ne put paraître que 30 ans plus tard, sous le titre de Cinquante livres du Digeste ou des Pandectes de l'empereur Justinien, Metz, 1803-1805, 7 vol. in-4» ou 35 vol. in-12.
Huiot (Etienne), général français, né à Mazerny (Ardennes), 1774-1850.
Huist, v. de la Zélande (Pavs-Bas), sur un bras de l'Escaut, jadis place forte; 2,000 hab.
Humber (jad. Abus), riv. d'Angleterre, formée par la réunion de l'Ouse et du Trent, entre les comtés d'York et de Lincoln ; se jette, après un cours de 60 kil., dans la mer du Nord, où son embouchure n'a pas moins de 10 kil. de largeur. L'Humber passe à Hull et à Grimsby.
Humbert ier, dauphin du Viennois, mort en 1307, appartenait à l'ancienne maison de la Tour-du-Pin ; il hérita du Viennois, 1281, à la mort du dauphin Guigues VII, dont il avait épousé la fille; il abdiqua en 1306.
Humbert il, dernier dauphin du Viennois 1312-1355, succéda à son frère, Guigues VIII, 1333. En 1343, après la mort de son jeune fils, qu'il avait laissé tomber de ses bras, il céda le Dauphiné à Philippe de Valois, sous la condition que l'aîné des lils des rois de France porterait à l'avenir le titre de dauphin. Entré dans l'ordre des Dominicains, il fut nommé patriarche d'Alexandrie, 1352, et administrateur de l'archevêché de Reims.
Humboidt (Charles-Guillaume, baron de), né à Potsdam en 1767, mort en 1835, consacra les quinze premières années de sa vie au culte des lettres, puis servit son pays dans la diplomatie et les hautes fonctions publiques pendant 17 ans. Il se démit, en 1819, de ses fonctions de ministre d'Etat, et retourna à ses travaux littéraires, où la philologie tint la principale place. Parmi ses ouvrages nous citerons : Idées sur un essai de déterminer les limites de l'action que doit exercer l'Etat; Essai sur les Grecs; Essais esthétiques sur /'Hermann et Dorothée de Goethe; Recherches sur les habitants primitifs de V Espagne au moyen de la langue basque; Introduction à l'étude de la langue Kawi.
Humboidt (Frédéric-Henri-Alexandre, baron de), frère du précédent, né à Berlin, 1769- 1859, renonça aux fonctions administratives, après la mort de sa mère, 1796, pour satisfaire sa passion des voyages scientifiques. Son premier grand voyage, qu'il fit avec Bonplana, le retint cinq ans (de 1799 à 1804) en Amérique, où il explora les contrées les moins étudiées avant lui, et recueillit les nombreux matériaux des ouvrages si neufs, si intéressants qu'il publia à Paris, pendant le séjour qu'il y fit, de 1805 à 1827. Son second grand voyage, qu'il entreprit en 1829, en compagnie de deux amis, Ehrenberg et Gustave Rose, le conduisit dans l'Asie centrale. Il se fixa définitivement à Berlin; mais, presque chaque année, il vint passer quelques semaines à Paris. Des nombreux et importants ouvrages qu'il a laissés, nous ne citerons que son Voyage aux régions équinoxiales du nouveau continent; ses Tableaux de la nature, et son Cosmos, véritable synthèse du monde physique, qu'il entreprit d'écrire à 80 ans, et qui n'en garde pas moins la fraîcheur de style et la vigueur d'imagination déployées dans les autres ouvrages de l'auteur.
Hume (David), né à Edimbourg, 1711-1776, s'adonna tout entier à la philosophie et à l'histoire. Ni son Traité sur la nature humaine, ni ses Essais moraux, politiques et littéraires, n'attirèrent sur lui l'attention publique. Ce fut son