‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 267 sur 657 · HYG · texte numérisé non relu

HYG

(Christian), fils du précédent, né à La Haye, 1629- 1695, à 22 ans, publia son Traité sur la quadrature de l'hyperbole, et à 25, ses Découvertes sur la grandeur du cercle. Les découvertes d'un satellite de Saturne, de l'anneau qui entoure cette planète, de la nébuleuse d'Orion, le rendirent célèbre. On lui doit, en mécanique, la première application du pendule aux horloges, et du ressort spiral aux montres ; il inventa le micromètre, pour mesurer le diamètre apparent des planètes. il perfectionna la machine pneumatique et le baromètre, etc. Louis XIV lui accorda une pension, et le nomma un des premiers membres de l'Académie des sciences. 11 composa à Paris sa Dioptrique, son Traité de la percussion, un Discours sur la cause de la pesanteur, etc. De retour dans sa patrie, après la révocation de redit de Nantes, 16S5. il publia son Traité de la lumière, 1690.

Huyot (Jean-Nicolas), architecte français, né a Paris, 1780-18 iO, fut professeur à l'école d'architecture et membre de l'Institut en 1823; il fut chargé de continuer les travaux de J'arc de triomphe de l'Etoile et dressa les plans de la restauration du Palais de Justice de Paris.

Huysmans (Cornélis), dit de Malines, peintre belge, né à Anvers, 1648, mort à Malines, 1727, élève de Gaspard de YVitt et de Jacques van Artois, devint un bon paysagiste et excella surtout à peindre les montagnes.

Hujsse, v. de la Flandre orientale (Belgique), a 16 kil. S.-O. de Gand; 4,500 hab.

Huysnm (Jean van), peintre de fleurs et de fruits, né à Amsterdam, 1682-1749, est considéré comme le dernier grand peintre de l'école hollandaise. Nul ne sut mieux que lui distribuer les ombres et la lumière, grouper gracieusement ses fruits et ses fleurs. Ses dessins sont très recherchés.

Huzard (Jean-Baptiste), vétérinaire, né à Paris, 1755-1839, membre de l'Institut, etc., a fondé à Paris un célèbre établissement de maréchalerie.

Hven, île sur la côte de Suède, dans le Sund. Elle est à 24 kil. N -E. de Copenhague. C'est là que Tycho-Brahé fit construire son observatoire célèbre d'Uranienburg.

Hvitfeid (Harrild ou HARRALD),né à Bergen, en Norvège, 1559-1609, chancelier du royaume, a laissé une Chronique du royaume de Danemark, qui va jusqu'en 1559, 10 vol. in-4<>.

Hyacinthe , prince lacédémonien d'une grande beauté. Apollon, qui l'aimait, le tua involontairement en jouant au palet avec lui. Il le changea en la fleur qui porte son nom.

Hyacinthe (Saint), né dans le diocèse de Breslau (Silésie), 1185-1257, fit de nombreuses conversions dans le nord de l'Europe, et alla prêcher l'Evangile jusqu'en Tartarie. On l'honore le 16 août.

Hyades, filles d'Atlas, roi de Mauritanie, moururent de chagrin en apprenant la mort de leur frère, Hyas, et furent changées en une constellation pluvieuse.

Hyantes, peuple primitif de la Béotie, sur le territoire duquel se trouvait l'Hélicon, l'une des demeures des Muses ; d'où leur surnom d'Hyantides.

Hybia. Trois anc. villes de Sicile ont porté ce nom : Hybla major, au N.-O. de Catane, auj. Paterno; — Hybla minor ou Herœa, au S.-E. de Catane, reuommée pour son miel, auj. Calatagirone;— et Hybla parva, sur la côte S.-E., au N. de Syracuse, appelée plus tard Megara.

Hyccara, anc. v. de Sicile, au N.

Hycsos (c'est-à-dire impurs), nom égyptien des pasteurs arabes ou chananéens, qui "envahirent l'Egypte plus de 2,000 ans av. J.-C. Ils occupèrent" le nord et le centre du pays; leurs rois s'établirent a Péluse et a Memphis; ils forment la 17e dynastie. Après 260 ans, ils furent

chassés par les rois de Thèbes, Misphragmoutosis et Thoutmosis.

Hydaspe, anc. nom du fleuve de l'Inde appelé auj. Chelum ou Djelem.

Hyde (Thomas) , né à Billingslev (York), 1636-1703, concourut à l'édition de la Bible polyglotte de Walton. 11 fut le premier orientaliste qui s'aventura sur le terrain de la religion et de l'histoire des grands empires de l'Asie centrale. Son principal ouvrage est : Veterum Persarum et Magorum religionis historia.

Hyde de Neuville (JEAN-GUILLAUME, baron),

né à la Charité-sur-Loire, 1776-1857, fils d'un père anglais d'origine, fut un des principaux agents, en France, du comte d'Artois, et fut compromis dans le complot de la rue Saint-Nicaise. Bevenu en France, en 1814, il fut envové à Londres pour y amener la réconciliation de l'Angleterre avec les Etats -Unis. Député de la Nièvre, il figura dans la Chambre introuvable parmi les plus ardents royalistes. Ambassadeur en Portugal, il protégea "le roi Jean YI contre les menées ambitieuses de son fils, dom Miguel. L'indépendance de son caractère et ses opinions libérales, si modérées qu'elles fussent, finirent par déplaire, et il tomba en disgrâce. Cependant il eut le département de la marine dans le cabinet formé par Martignac. On a de lui plusieurs écrits, presque tous de circonstance : Les amis de la liberté de la presse ; Des inconséquences ministérielles, 1827 ; De la question portugaise, 1830; Pétition aux Chambres pour demander l'abolition du serment politique, 1833, in-8».

Hyderabad, Hyder.Ali. V. HaÏDERARAD ,

Haïder-Ali.

Hydra, île de l'archipel grec, à 10 kil. de la côte de l'Argolide, dont elle est séparée par le détroit de l'Hermione ; ch.-l. , Hydra. Les Hydriotes prirent une part glorieuse à la guerre de l'indépendance.

Hydra, bon gort sur la côte N. de l'île du même nom, à 72 kil. S.-O. d'Athènes. Siège d'un métropolitain grec; 20,000 hab.

Hydraotes (auj. Havi), nom ancien de l'une des grandes rivières du Pendjab, se jetant dans ÏAcesines, affluent de l'Indus.

Hydre de Lerne, monstre fabuleux qu

avait neuf tètes, et qui fut mis à mort par Hercule. Il trempa le fer de ses flèches dans le sang de l'Hydre, ce qui leur donna la propriété de faire des blessures incurables.

Hydmntum, v. de l'Italie ancienne, dans l'Apulie méridionale ou Japygie. Aujourd'hui Otrante.

Hyères (Iles d'), anc. Stœchades, petit archipel de la Méditerranée, voisin de la côte S.-E. de France. Les îles Porquerolles, Bagneau , Port-Cros et Titan ou île du Levant sont renommées pour la douceur et la salubrité de leur climat; 1,000 hab.

Hyères, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. E. de Toulon (Var), et à 5 kil. d'une rade vaste et sûre, dans un pavs couvert d'orangers , de citronniers , d'oliviers et de figuiers. Grand commerce d'huile, d'eau de fleur d'oranger, etc. C'est une anc colonie de Marseille ; patrie de Massillon; 43,852 hab.

Hygie, fille ou femme d"Esculape, déesse mythologique de la santé, qu'on représentait tenant une coupe d'une main et un serpent de l'autre.

Hyginus ou Higinns (C. Julius), grammairien latin du ier s. ap. J.-C, né en Espagne ou à Alexandrie, fut placé, par Auguste qui l'affranchit, à la tête de la bibliothèque palatine. Il ne reste de ses ouvrages que quelques fragments. — Un écrivain du même nom, qu'on croit du ne siècle, a laissé un Liber fabularum, suite de légendes mythologiques, et le Poeticon astronomicum.

IAP

IAS

Wjgin (Saint), pape, de 139 à 442. Fête, le 11 janvier.

Hylas, jeune homme d'une grande beauté, qui suivit Hercule dans l'expédition des Argonautes et se noya dans un fleuve, ou fut enlevé par les nymphes.

Hviius, hls d'Hercule, tua Eurysthée qui l'avait chassé du Péloponnèse.

Hymen ou Hyménée, dieu du mariage, fils de Bacchus et de Vénus ou d'Apollon et de Calliopc.

Hymette, montagne de l'Altique, à 11 kil. S.-E. d'Athènes, renommée pour son miel et ses marbres. Aujourd'hui Mavro-Vouni.

Hypanis, anc. fl. de Scythie, qui se jetait dans l'estuaire du Borysthène ; aujourd'hui Boug. — Anc. fl. de la Sarmatie d'Europe; aujourd'hui Kouban.

Hypatia, fille du mathématicien Théon, née à Alexandrie, entre 370 et 380 après J.-C... morte en 415, professa les mathématiques et la philosophie avec un grand succès. Accusée par saint Cyrille de pousser à la persécution des chrétiens, elle fut lapidée par le peuple.

Hyperboréens (au delà du Borée), peuples du Nord , habitant la région des monts Riphées.

Hypéride, né dans le dème de Collytus (Attique), 359-322 av. J.-C, fut, avec Démosthène, l'adversaire ardent de Philippe, puis l'un des principaux promoteurs de la ligue formée avec Thèbes contre Alexandre le Grand; enfin, le principal instigateur de la guerre Lamiaque. Après la défaite des Athéniens, il eut la langue arrachée et fut mis à mort par les ordres d'Antipater. — De ses discours, il n'en reste que trois, récemment découverts.

Hypérion, l'un des Titans, fils d'Uranus, et père du Soleil, de la Lune et de l'Aurore.

Hypermnestre, la seule des 50 Danaïdes qui épargna son époux, Lyncée, malgré les ordres de son père.

Hyphase, Hyphasis, lïv. de l'Inde, en deçà

du Gange, au N.-O., affluent de l'Acésines ; aujourd'hui Ghorra ou Beyah.

iiypseiis, v. de l'Egypte ancienne, dans la Thébaïde, sur la rive gauche du Nil.

Hypsîciès, mathématicien grec d'une époque incertaine; il ne reste de lui qu'un traité astronomique sur l'ascension droite des constellalions zodiacales.

Hypsipyie, fille de Thoas, roi de Lemnos, sauva et cacha son père, quand toutes les autres* femmes de l'île massacrèrent leurs maris; Jason l'épousa; puis elle fut vendue à Lycurgue, roi de Némée, qui lui confia son fils Archémore. Hypsipyie, l'ayant laissé seul un moment , trouva à son retour l'enfant mortellement blessé par un serpent. Les jeux Néméens durent leur naissance à cet événement.

Hyrcan i«r (Jean), souverain pontife et prince des Juifs, 135-106 av. J.-C., succéda à Simon Machabée, son père. Hyrcan se mit en devoir de venger la mort de son père et de ses frères; mais, attaqué par Antiochus Sidétès, roi de Syrie, il fut obligé de se soumettre 433. Il ne tarda pas à prendre sa revanche, triompha tour a tour des Syriens, des Iduméens, des Samaritains, et finit en paix son glorieux règne.

Hyrcan il, souverain pontife et roi des Juifs, 69-40 av. J.-C, fils d'Alexandre Jannée et petitfils du précédent, périt par l'ordre d'Hérodc, en l'an 30.

Uyrcanie, contrée de l'anc. Asie, sur la côte S.-E. de la mer Caspienne; elle forme aujourd'hui l'E. du Mazandéran et le S. du Daghestan.

Hyrcanienne (mer), anc. nom de la partie S. de la mer Caspienne.

Hysie, anc. v. du Péloponnèse (Argoîide). Il existe encore, sur une colline, près du bourg d'Aglado-Cambos, des restes de son Acropole.

Hjsudrus, anc. nom du Sutledge, ou Setledge, riv. de l'Inde.

Hythe, v. d'Angleterre, l*un des Cinq-Ports, à 24 kil. E. de Cantorbéry, à 1 kil. de la côte de la Manche. Port comblé; 7,000 hab.

Iablonoï (Monts). V. Stanovoï.

lacca, capit. des laccétans, anc. peuple de la Tarraconaise (Hispanie); auj. Jaca.

Iadera, anc. v. d'Illyrie; auj. Zara.

iaegerndorf, v. de ïa Silésie autrichienne, à 30 kil. N.-O. de Troppau. Les Prussiens y furent battus par les Russes en 1757; fabr. de" draps; 5,000 hab.

Iahde. V. JAHDE.

iaik. V. Oural.

iakoutes ou Yakouts, peuple de la Sibérie, dans la province d'Iakoutsk, sur les bords de la Lena et de la Kolima. Ils se rattachent à la race ougrienne, avec mélange d'éléments mongols.

Iakoutsk ou Yakoutsk, v. de Sibérie, sur la Lena; 5,000 hab. Foires importantes pour les fourrures et l'ivoire fossile ; — La province d'Iakoutsk comprend tout le N.-E. de la Sibérie.

lalysus, 1 une des trois villes doriennes de l'île de Rhodes, sur la côte N.-O.

Iana. fl. de Sibérie (Iakoutsk), vient des monts Stanovoï. se jette dans la mer Glaciale; cours de 1,100 kil.

Iapodes, peuple d'origine celtique, établi chez les Liburnes, en lllyrie. Les Romains le soumirent, 129 av. J.-C.

lapygïe, contrée de l'Italie ancienne (Apulie); v. pr. : Callipolis, Leucas, Hydruntum. —

Le cap Iapygium terminait la presqu'île italienne au S.-E. [vent d'O.-N.-O.]

lapyx, nom que donnaient les Romains auj

larbas, roi des Gétules, vendit à Didon le terrain où fut élevée Carthage. Elle aima mieux se donner la mort que de l'épouser. [980.]

laropolk i", grand-duc de Russie, de 973 àj

iaropoik il, grand-duc de Russie, de 4132 à

laroslav (George), dit le Sjge, fils de Vladimir Ier, grand duc de Russie, de 4016 à 4054, battit lioleslas II, roi de Pologne, et l'empereur Constantin Monomaque ; etc. Premier législateur des Russes, il maria sa fille Anne avec Henri 1er, roi de France.

laroslav, ch.-l. du gouvern. de ce nom (Russie), à 740 kil. S.-E. de Saint-Pétersbourg, avec une forteresse, sur le Volga; 30,000 hab. C'est, un des grands ateliers de l'empire russe pour la fabrication des toiles, le linge de table, les soieries et les maroquineries. — Le gouvernement d'iaroslav dans la Grande-Russie, a beaucoup de marais, de forets de bouleaux, de tilleuls, d'arbres résineux. On y cultive le lin avec succès depuis 4830; plus d'un million d'hab.

iarosiaw, v. de Galicie (Autriche), sur la San; 14,000 hab. Fabriques de toiles et de bougies.

lasos, île de la mer Egée, au fond du golfe

IDl

IBY

lasique ou Iassique, sur la côte de l'Asie Mineure.

Iassy, capït. de la Moldavie (Rov. de Roumanie), sur le Bakioui, à 700 kil. N.-O. de Constantinople. Archevêché grec; traité célèbre de 4792 entre la Turquie et Catherine II ; 90,000 hab., parmi lesquels on compte 40,000 juifs.

iasz-uérény, v. de Hongrie (Empire d'Autriche), à 45 kil. E. de Bude ; 46,000 hab. intreb (latrippa), ancien nom de Médine.

iauer, v. de la Silésie prussienne, sur la Neisse, à 20 kil. S.-E. de Liegnitz. Ane. capitale d'une principauté indépendante jusqu'au xvie s.; 8,000 hab.

iaxarte, YAraxe d'Hérodote, le Tanaïs des Macédoniens, fleuve d'Asie qui servit de limite, du côté de la Scythie, à l'empire des Perses, puis, plus tard, à l'empire d'Alexandre. C'est aujourd'hui le Sihoun.

laxt (Cercle de 1'), un des quatre cercles du rovaume de Wurtemberg, a 5,139 kil. carrés et 407,000 hab. Villes pr. , Ellwangen, ch.-l., Hall et limund. Il tire son nom de I'Iaxt, qui l'arrose, et se jette dans le Neckar après un cours de 440 kil.

iazyges, peuple sarmate qui, vers le icr s. av. J.-C, s'établit entre le Tanaïs et le Borysthène, puis dans les plaines de la Hongrie actuelle. Attaqués par les Daces, subjugués par les Goths, puis par les Huns d'Attila, ils disparurent.

iazygie, district particulier, au centre de la Hongrie, habité par des Cumans , depuis le xiii s.; 70,000 hab. Ch.-l. Iasz-Bérény.

iba, ville de l'île de Luçon (Philippines), à 420 kil. N.-O. de Manille; 5,000 hab.

Ibaba , rivière de la Bolivie , affluent de gauche du Guapey. Cours de 470 kil.

ibaque ou f bague, v. de la Confédération Grenadine, à 440 kil. S.-O. de Santa-Fé de Bogota, dans les montagnes. On cultive aux environs la canne à sucre, le cacao, le riz ; on trouve des mines d'or, de cuivre, de mercure; 5,000 h.

ibar, affl. de la Morawa occidentale, arrose la plaine de Kossova, Pristina, passe près de Novi-Bazar.

ibarra (Joachim), célèbre imprimeur espagnol, né à Saragosse, 4725-1785.

Ibarra (San.Mignel-de-), V. de la prov.

et à 80 kil.N.-E. de Quito (République de l'Equateur); 42,000 hab.

ibeiin (Jean d'), mort vers 4270. On lui doit la rédaction du Recueil des assises de Jérusalem.

Ibara, anc. v. de la Tarraconaise (Espagne).

Ibère (Iberus) ; auj . Ebre.

Ibères (Iberi), peuple de l'Hispanie, que l'on croit originaire de la Gaule, d'où il aurait été chassé par les Celtes. D'autres les rattachent aux Berbères d'Afrique.

Ibérie, auj. Géorgie. Désignés par Hérodote sous le nom de Sapires, ses habitants ne prirent le nom d'Ibères qu'au i««- s. av. J.-C. Soumis à l'empire des Perses, et, plus tard, à celui d'Alexandre; réunis à l'empire romain par Pompée, 65 av. J.-C., ils paraissent, -sous Auguste, être

Earvenus à un degré de civilisation assez avancé. Tbérie fut, au vue s., soumise par les Arabes. V. Géorgie

Ibériques (Monts). V. ESPAGNE.

Ibiapara, chaîne de montagnes du Brésil, entre les provinces de Ceara et de Pcrnambuco à TE., celle de Piauhy à l'O. Elle tinit vers l'Océan Atlantique, renferme de belles forêts et a environ 660 kil. de développement.

Ibias, bourg de la prov. u'Oviedo (Espagne), sur la rive droite de la Navia. Bétail, grains ; 3,400 hab.

ibîcuy, riv. de l'Amérique du Sud. arrose le Brésil méridional et se jette dans l'Uruguay ; 400 kil. de cours.

Ibn.Aiatzyr, nom do trois frèrc6 dont le plus célèbre, surnommé Azie-eddin (Gloire de la religion), ne en Mésopotamie, 1160-1233, a laissé une Chronique du inonde depuis son origine, une Histoire des Atabeks, etc.

Ibn.al-Faradhy (Abou-WaLID - AbD-Ai.I.AH),

écrivain arabe d'Espagne, né à Cordoue, périt lors de la prise de celte ville par les Berbères, en 4012. On lui doit une Chronique des savunts d'Espagne et une Histoire des poètes île ce pays.

ibn.ai-Khatib, surnommé Liçan-eddin (la langue de la religion), né a Grenade. 1313-1374 a laissé une Histoire de Grenade et de ses rois] une Biographie des écrivains espagnols, etc.

Ibn.al-Mokaffa (le recroquevillé), dont le vrai nom était Houzbek, Persan d'origine, quitta la religion des maaes pour l'islamisme; supplicié en 757, il a, le premier, traduit de l'arabe en persan le livre de Calilahs et Dimnah.

ibn-Batoutah, célèbre voyageur, né à Tanger, 4302-1378, a laissé une relation curieuse de ses voyages en Afrique.

IbQ-Bessam (AbouL-HassAN-Au-AS-Schantarini), historien arabe, né a Santarem, mort en 4447, médecin, a écrit Dzekhiret fi mahassin Ahl-al-Djeziret (Trésor ou qualités des habitants de la péninsule), le plus ancien ouvrage où il soit fait mention du Cid, etc.

Ibn-el-Awam (AbOU-ZaCCARIA YAH1A-BEN-

Mohammed ben Ahmed), savant arabe du xn* s., a composé un Livre d'Agriculture, ouvrage remarquable, trad. en espagnol par D. Banqmri, Madrid, 4802, 2 vol. in-fol.

ibn-Khaidoun, né à Tunis, 4332-4106, est auteur de plusieurs ouvrages d'histoire générale; on cite principalement une Histoire des Arabes et des Berbères.

ibn-Khailikan, né à Arbil , 4211-1282, a laissé un Recueil alphabétique des vies des hommes illustres.

Ibrahim, forme orientale du nom d'Abraham. Ibrahim, sultan des Turcs ottomans, de 4640 à 4648, entreprit en 4644 le siège d'Azov, et commença la guerre de Candie contre les Vénitiens. Ibrahim-Bey , né en Circassie, 4735-1816, l'un des chefs des Mameluks en Egypte, provoqua avec Mourad, son collègue, l'expédition du général Bonaparte, en 1798. Après l'expulsion des Français, après le massacre des Mamelucks, il se réfugia à Dongolah (Nubie), où il mourut. Ibrahim-Pacha, fils de Méhémet-Ali, viceroi d'Egypte, né à la Cavala (Boumélie), en 1789, reçut dii sultan, 4818, le titre de pacha de la Mecque après son expédition contre les Wahabites, au centre de l'Arabie; puis le gouvernement de la Morée et de Candie révoltées. 11 prit Navarin, Missolonghi, etc., et se serait assurément emparé de la Grèce, si la Bussie, la France et l'Angleterre, par la bataille de Navarin, 1827, puis l'armée française du général Maison, n'étaient venues l'obliger à retourner en Egypte, 1828. En 4832, il battit les Turcs à Koniéh ; le sultan l'arrêta par le traité de Kutayeh, mai 4833. Une nouvelle rupture amena pour Mahmoud de nouvelles défaites. Après la bataille de Nezib, 1S39, il fallut une seconde intervention des grandes puissances. Aussi remarquable par ses talents militaires que par ses facultés administratives, il était cruel et perfide. Il mourut au Caire le 10 novembre 1848. Ibrahim (\ahr-), anc. Adonis, riv. de Svrie, se jette dans la Méditerranée.

Ibsamboul OU Ebsamboul, village de la Nubie, sur la rive gauche du Nil. est célèbre par ses ruines magnifiques de temples, élevés au temps de Sésostris.

ibycus, poète lyrique grec du vi* s. at. J.-C., né à Rhegium, passa la plus crande partie de sa vie à la cour de Polycrate\ie Samos. Il ne reste de lui que quelques fragments.

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