IMP
IND
iim, affl. de la Saale, passe à Weimar, près d Auerstaedt ; — Affl. de droite du Danube, passe a Greisenfcld.
limon, lac de la Russie d'Europe près de Novgorod. Il communique par le Volkhov avec le lac Ladoga.
iiiiieiiau, v. du grand-duché de Saxe-Weimar sur 17/w, au pied du Thiiringerwald, à 30 kil. S.-O. de Weimar. Bains résineux aromatiques. Mines de fer et de manganèse; 4.000 hab.
Iiminster, v. du comté de Somerset (Angleterre), à 6 kil. de Bath. Draps; 4,000 hab.
lis, affl. de gauche du Danube, vient du Bœhmer-Wald et finit à Passau.
iius, fils de Tros, fonda Uion et trouva le Palladium. 11 lut père de Laomédon et aïeul de Priam.
Uva ou /Ethalia, anc. nom de l'île d'Elbe.
îivates ou Eiéates, peuple Ligure, qui habitait au S. de Tortone.
imam ou iman, ministre delà religion mahométane qui fait le service dans une mosquée. — Titre des califes et des sultans ottomans. — Chez les Sunnites il se donne à tout célèbre docteur orthodoxe.
imaùs. nom que les anciens donnèrent à deux chaînes de montagnes différentes. Strabon, Pline appellent Imaùs la partie de l'Himalava qui borde le Népaul ; Ptolémée l'applique à la* chaîne du Bolor.
imbabura, une des 10 provinces de la république de l'Equateur, ch.-l. Ibarro. Elle tire son nom de VImbabura, volcan de la chaîne des Andes, à 80 kil. N.-E. de Quito. Elle a 30,000 kil. carrés et 930,000 hab.
inxbert (Joseph-Gabrjel), né à Marseille, 1654-4740, élève de Van der Meulen et de Lebrun, se fit chartreux sans cesser d'être peintre.
Imbert (Barthélemy), né à Nîmes, 1747-1790, publia à 20 ans son Poème du Jugement de Paris, qui fonda sa réputation ; il mourut dans un état voisin de la misère.
Imbro (anc. Imbros), île de la Turquie d'Europe dans l'Archipel, a 12 kil. S.-O. de la presqu'île de Gallipoli. Elle était le siège du culte des Cabires ; 5,000 hab.
iméréthie, pays de la Russie du Caucase, ch.-l. Kutaïs, entré le Caucase au N., la Géorgie à l'E., l'Arménie au S., la Mingrélie à l'O. Elle est arrosée par le Rioni. Elle fait partie de la Russie depuis 1804.
imier ou immer, village du canton et à 40 kil. N.-O. de Berne (Suisse). Dentelles, horlogerie ; 2,600 hab. [Emèse.l
imiuse, anc. ville de Syrie, entre Antioche etj
Immonde (Golfe), Sinus immundus, sur le golfe Arabique entre la Nubie et l'Egypte.
imoia, anc. Forum Cornelii, v. de'la prov. et à 36 kil. S.-E. de Bologne (Italie), sur le Santerno. Evêche. Fabrication du crème de tartre ; 28,000 h.
Imparato (Frasçois), peintre napolitain du xvie s., élève, du Titien, s'est si bien approprié sa manière que l'on confond ses tableaux avec ceux du grand maître.
Impéria, célèbre courtisane romaine, de 1485 à 1511, joua a Rome dans le siècle de Léon X le rôle qu'Aspasie avait joué à Athènes dans le siècle de Périclès.
impériales (Villes), nom donné dans l'empire germanique aux villes libres et ne relevant que de l'empereur.
Impériale.Lercari OU Lecari, doge de
Gênes, fut obligé, après le bombardement de Gênes, de venir (1684 ) s'humilier devant Louis XIV.
imphy, commune du canton, de l'arr. et à 10 kil. S.-E. de Nevers (Nièvre). Grande usine pour la fabrication du fer-blanc, du cuivre, du bronze, du zinc, etc. ; 2,530 hab.
imus Pyrenœns, v. de la Novempopulanie (Gaule), auj. St-Jean-Pied-de-Port.
ina, roi anglo-saxon de Wessex, 680-729, subjugua les Bretons de Cornouailles ; révisa et lit recueillir les lois . lit un pèlerinage à Rome, et à son retour s'enferma dans un cloître, où il mourut. [aurait fondé Argos.l
Inachus, probablement d'origine égyptien ne, J
luachus, riv. de l'Argolide. Auj. PÏunitza.
Inainbaii, riv. de l'Amérique du Sud. naît en Bolivie et se réunit au Béni ; cours de 450 kil.
Inarus, chef libyen, élu roi par les Egyptiens révoltés contre Artaxerxès Longue-Main, 463 av. J.-C, réussit à se soutenir jusqu'en 456 , il fut pris et mis en croix.
inca, v. de l'île de Majorque (Espagne), à 25 kil. N.-E. de Palma ; 5,000 hab.
incanaie, bourg, sur la rive droite de l'Adige, près du Monte-Baldo.
incas, nom de la dynastie qui régnait au Pérou avant la conquête espagnole. Ils se disaient fils du Soleil et avaient un pouvoir absolu. Atahualpa fut le dernier.
Inchbald (ELISABETH Simpson, mistress),
née à Standingfield (Suffolk), 1753-1821, épousa, en 1772 l'acteur Inchbald, auquel elle dut de paraître sur la scène; après la mort de son mari, 1778, elle écrivit 15 pièces de théâtre et 2 romans ; l'un d'eux. Simple Histoire, a fondé sa réputation. Elle a publié une collection de pièces, the British Théâtre, 25 vol. ; the Modem Théâtre, 10 vol. ; une collection de Farces, 7 vol.; et elle a laissé un Journal.
inchofer (Melchior), jésuite allemand, né à Vienne, 1584-1648, a laissé un grand nombre d'ouvrages de droit, d'histoire ecclésiastique, d'astronomie, etc.
income.Tax (Impôt sur les revenus), institué en Angleterre pour faire face aux dépenses de la guerre contre la république française.
ludais-Elf, riv. de Suède, qui forme cascades et lacs, et se jette dans le golfe de Bothnie, à 30 kil. S -O. d'Hernôsand.
Inde OU Indes orientales, nom donné à
deux grandes presqu'îles de l'Asie méridionale, l'Inde" cisgangétique ou l'Hindoustan, et l'Inde transgangetique ou Indo-Chine.
Inde cisgangetique OU Hindoustan,
immense presqu'île de l'Asie méridionale, en forme de triangle, dont la base est au mont Himalaya. Elle s'étend des limites du Thibet, depuis "le 35° lat. N., jusqu'au cap Comorin, vers 7» 31'; elle a pour bornes : au N.-O., les monts Soliman, vers l'Afghanistan, et les monts Hala, qui la séparent du Bétoutehistan ; au N.-E., le Brahmapoutra, ou plutôt la Birmanie ; à l'E. le golfe du Bengale; à l'O. la mer d'Oman. Sa superficie est d'environ 3,850,000 kil. carrés. Les côtes du golfe du Bengale (Bengale, Orissa, Coromandel) sont généralement mauvaises. Viennent ensuite les bas-fonds du détroit de Palk, et la ligne d'îlots et de rochers qu'on nomme le Pont d'Adam, puis le golfe de Manaar. qui séparent l'Inde de Ceylan. Au delà du cap Comorin, la mer d'Oman renferme les deux archipels des Maldives et des Laquedives, les côtes de Malabar et de Concan sont élevées et forment des ports assez nombreux; puis les golfes de Cambaye et de Kotch, qui enserrent la presqu'île de Goudjérate , enfin, le delta du Sind. — Outre les monts Himalaya, on y trouve les monts Vindhva. qui courent de l'E. à l'O., à travers le centre dé l'Hindoustan, et les deux chaînes des Ghàttes occidentales et des Ghàttes orientales. Les principaux cours d'eau sont : à l'Est, le Brahmapoutra, le Gange, le Mahanady, le Godavérv, la Kistna, le Penner, le Palar, le Pannair, le Cavérv, qui se jettent dans le golfe du Bengale; à l'Ouest, le Tapty, la Nerbuddah, le Saburmutti, l'Indus ou Sind, affluents de la mer
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d'Oman. — Suivant les différences de latitude et de hauteur, on y rencontre toutes les diversités de température et de climat : au Sud, surtout sur les côtes, la chaleur est intolérable; la peste s'y développe, et plusieurs des épidémies, comme le choléra, nous sont venues de l'Hindoustan. 11 n'y a que deux saisons, l'une pluvieuse, l'autre sèche, qui correspondent aux moussons du S.-O. et du N.-E. ; la première, du milieu d'avril à septembre, la seconde, d'octobre à avril. — Dans la région montueuse de l'Himalaya, on trouve plusieurs pays, la vallée de Kachèmir, le Kanaor, le Gherwal je Kemaon, le Népaul, le Sikkîm et le Boulan, pays habités par des Hindous mêlés de Mongols, et par des Thibétains ; l'Assam, grande vallée arrosée par le Brahmapoutra, peuplée de tribus à demisauvages, est encore une région de transition entre l'Inde, le Thibet et l'Indo-Chine. Au sud de l'Himalaya, entre le Sind et le Brahmapoutra, est une vaste plaine longue de 2,000 kil., arrosée surtout par le Gange et ses affluents. Vient ensuite le plateau du Dekkan, haut de 500 à 700 mètres, qui constitue la presqu'île de l'Hindoustan. — L'Hindoustan renferme en abondance la plupart des richesses minérales ; l'agriculture est très arriérée ; cependant le sol est d'une grande fertilité naturelle dans toutes ies parties arrosées ; les forêts, partout dévastées, donnent encore de beaux bois ; le règne animai y est aussi riche que varié. L'industrie manufacturière des Hindous est assez prospère; leurs mousselines, percales, draps, taffetas, velours, châles, soieries brochées d'or, etc., sont fabriqués avec une élégance et une solidité telles, qu'on les recherche sur tous les marchés d'Europe. — La population est de plus de 250 millions d'habitants, Hindous, Afghans, Béloutchis, Malais, Mongols, Chinois, Guèbres ou Parsis, Arabes, Turcs et Européens, surtout Anglais. On y trouve encore, dans le Dekkan, à Geylan, des peuples tamouls ou dravidiens de racé thibétaine; dans le Nord, les Djàtes, de même origine, ainsi que les Gorkhas du Népaul, et quelques tribus sauvages de nègres, les Gonds, les Bhils, etc. Les principales religions sont le mahométisme, le brahmanisme, le bouddhisme, la religion des Sykhes, le culte de Zoroastre. le christianisme ; et ils les professent en toute liberté, car le gouvernement anglais a grand soin de ne pas inquiéter les croyances religieuses. Les Hindous parlent 50 dialectes différents parmi lesquels on distingue le hindi, le bengali, le mahratti, le malabar, etc., tous dérivés de deux langues mortes, le sanscrit et le pâli. Ils se divisent en 4 castes : les brahmines ou prêtres, les tchetris ou guerriers, les banians ou agriculteurs, enfin les artisans. Viennent ensuite les parias, dont le contact seul est regardé comme une souillure.
Les divisions territoriales de l'Inde ont souvent varié: nous nous contenterons d'indiquer les grandes divisions politiques actuelles : 4<> l'Hindoustan anglais, — 2o Les Etats indépendants, qui sont le Népaul et le Boutan ; —3° les colonies portugaises ; — 4° les colonies françaises. (V. Inde anglaise, française, portugaise, Népaul, Boutan, etc.)
Les Hindous semblent venus du nord, du pays appelé l'Arye ou Ariane; les Brahmanes, au moins, seraient originaires de ces contrées, berceau de la race irido-germanique, et auraient soumis les autres populations de l'Inde. Les anciens, sous Darius 1er. Alexandre, Séleucus, n'ont connu que le N.-Ô. de l'Inde ; les Grecs, établis en Egypte sous les Ptolémées , les marchands d'Alexandrie, sous les empereurs romains, firent un commerce régulier avec l'Inde, par la mer Rouge et la mer Erythrée, à la faveur des moussons régulières. Les musul-
mans, depuis le vin», s., firent 43 invasions successives dans l'Inde. Puis vers la fin du xn« siècle, des conquérants afghans vinrent renverser ces conquérants mahométans; de 1193 à 1525, on compte une suite de 26 princes Afghans. Alors, en 1526. Baber, descendant de Timour. fonda une dynastie mongole. Après la mort d'Aurengzeb, le prince le plus brillant de cette dvnastie, 4707, la décadence de l'empire mongol commença ; les soubahs, nababs, rajahs , etc., se rendirent de toutes parts indépendants. — Depuis 4498, les Portugais, sous Vasco de Gama, étaient arrivés dans l'Inde par la route de mer ; ils l'avaient exploitée pendant le xvi« siècle; puis, ils avaient eu pour rivaux et pour successeurs les Hollandais, les Français, les Anglais. Les Européens se servirent, au xvme siècle, des divisions de l'Inde. Dupleix, le premier, en intervenant dans ces querelles intestines, essaya d'y fonder un empire français; les Anglais furent plus heureux ou plus habiles. Lord Clive, puis Warren Hastinps, établirent la domination anglaise sur l'Inde presque entière ; leurs successeurs n'ont fait que continuer leur œuvre. La terrible révolte des Indiens, en 4857, a été étouffée dans des flots de sang.
Inde anglaise (British Possessions of Indià), nom donné aux vastes territoires qui appartiennent à l'Angleterre dans les Indes orientales. Jusqu'en 4858, a l'exception de Ceylan, possession de la couronne, ils relevaient de la Compagnie des Indes orientales, East India Company ; ils sont maintenant sous la dépendance immédiate du gouvernement britannique. L'Hindoustan anglais se compose de pays qui appartiennent directement à l'Angleterre et des possessions de princes qui sont vassaux. Il est partagé en 3 grandes présidences, et 4 gouvernements inférieurs.
4° La présidence du Bengale comprend, dans les possessions immédiates:[Orissa), et l'Assam. l
Les provinces inférieures (Bengale, Behar etj
2° La vice-présidence des provinces supérieures ou du Nord-Ouest (Bénarès, Allahabad, Agrah, Delhi, Rohilcand, Kumaon, Gherwal, Simlah).
3° L'ancien royaume d'Aoude.
4° La vice présidence du Pendjab ou Pundjaub, formée de l'ancien royaume de Lahore et d'une partie de l'Afghanistan oriental.
5° Le Haut-Commissariat des provinces du centre (roy. de Nagpour, etc.).
Les Etats protégés ou possessions médiates sont :
Le royaume du Nizam ou du Dekkan.
Le royaume de Holkar.
Le rovaume de Scindiah.
Le royaume de Bhopaul ou Bôpal.
Les E'tats du Bundelkund.
Les Etats Radjepoutes.
Le royaume de Bahawalpour.
Le royaume de Kachèmir.
Le royaume de Sikkîm.
La partie de l'Indo-Chine anglaise, comprenait les provinces d'Arakan, du Pégou, de Ténasseriin, dépend de la présidence du Bengale dont le chef-lieu est Calcutta.
6<> La présidence de Bombay comprend, dans les possessions immédiates :
Des territoires situés dans les provinces du Concan, de Goudjérate, d'Aurengabad, de Bedjapour, de Kandeich et du Sind.
Les Etats protégés sont :
Le royaume de Kolapour.
Le royaume de Sawant-Warri.
Le royaume de Guykovar.
Le royaume de Cambaye.
Le royaume de Kotch."
7° La présidence de Madras comprend, dans les possessions immédiates :
IND
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Des territoires situés dans les provinces des Circars du Nord, du Carnatic, de Coïmbétour, de Malabar, de Canara et de Balaghât.
Les principaux Etats protégés sont :
Le royaume de Mvsore.
Le roVaume de Cochin.
Le roVaume de Travancore.
Ajoutons à ces possessions continentales l'île de Ceylan, enlevée aux Hollandais par les Anglais, en 1795; les Laquedives, appartenant au souverain de Cananore, vassal des Anglais; les Maldives, dont le sultan est également tributaire, et les îles Chagos, plus au S., qui dépendent du gouvernement de Maurice.
La population doit dépasser 200 millions d'habitants, sans compter celle des Etats tributaires (50 millions environ).
Depuis la révolte de 1857, la Compagnie des Indes a été supprimée, après rachat de son capital. Un ministre secrétaire d'Etat pour les Indes est assisté d'un conseil consultatif de 15 membres. Un vice-roi ou gouverneur général des Indes réside à Calcutta; il y a un lieutenant gouverneur pour la présidence du Bengale, et des gouverneurs pour les présidences de Bombay et de Madras, assistés d'une sorte de ministère.
Chaque présidence est divisée en districts ou zillahs, dont le principal fonctionnaire est le collecteur des impôts, qui dirige également la justice, la police, les travaux publics, etc. Les
fjossessions médiates sont gouvernées nominaement par des princes indigènes, surveillés par des résidents anglais. —L'armée de l'Angleterre aux Indes s'élève à 120,000 hommes environ, dont 3,200 officiers anglais, 117,000 indigènes, pour la plupart Sykhes, Gorkbas ou Hindous, avec quelques régiments nègres. La dette est d'environ 3 milliards et demi; le revenu s'élève à plus de 1,370,000,000 fr. — Les voies de communication sont encore insuffisantes ; cependant ou a ouvert dans ces dernières années de grandes routes, qui relient les centres les plus importants.
On a construit plusieurs canaux de commerce et d'irrigation, surtout dans le haut bassin du Gange. De grandes lignes de chemins de fer vont de Calcutta à Dacca, de Calcutta à Bénarès, de Delhi à Mirzapour, de Mirzapour à Bombay, de Bombay à Kouratchi d'une part, à Madras de l'autre, de Madras à Bavpour, etc. En 1881, il y avait près de 16,000 kil.
Une ligne télégraphique va de Londres à Calcutta, enpassant par Douvres, Paris, Strasbourg, Vienne, Pesth, Constantinople, le câble du Bosphore, Diarbékir, Bagdad, Bassorah, le câble sous-marin de Bassorah a Gwadel (Beloutchistân), puis Kouratchi, Bombay, Mirzapour.
Inde danoise. Elle compYenait Tranquebar, Balasor, etc.; les îles Nicobar; mais, depuis 1845, elle appartient à l'Angleterre, à qui le Danemark l'a cédée.
Inde française. Elle comprend Pondichéry, Karikal, Yanàon, Chandernagor et Mahé, avec des loges ou comptoirs à Surate, Calicut, Masulipatam. Superficie. 50,000 hecl.; pop., 285,000 hab., dont 2,000 Européens. Notre commerce avec ces comptoirs est d'environ 25 millions de francs.
Inde néerlandaise. Nom de-S possessions
de la Hollande au S.-E. de l'Asie. Elles comprennent les îles de Sumatra, Java, Bornéo, les Célèbes, les Moluqucs, etc.
Inde portugaise. Elle ne se compose guère que de Goa, Diu et Damaun, débris peu importants des grandes possessions portugaises du xvie s.; la pop. est d'environ 470,000 hab.
Inde transgangétique OU Inde au delà dn Gange, OU Indo-Chine. C'est la plus
orientale des trois grandes presqu'îles méridio- I
nales de l'Asie. Elle s'étend entre 1" et 20o lat. N., et entre 90<> et 107» long. E. Elle a pour bornes : au N.-O., le Thibet; au N., la Chine; à TE., la mer de Chine; au S., le détroit de Malacca; à l'O., le golfe de Bengale et l'Hindoustan. On trouve sur ses côtes : à l'E., dans la mer de Chine, le golfe de Tonkin, le cap Saint Jacques, le golfe de Siam et le cap de Cambodge; an S., la presqu'île de Malacca, réunie a L'Indo-Chine par l'isthme de Kraw, terminée au S. par les caps Bomania et Bourou, séparée de Sumatra par le détroit de Malacca; à l'O., dans le golfe de Bengale, le golfe de Martaban et le cap Né* grais. Les princ. îles sont : dans le golfe de Tonkin. les îles des Pirates; dans la mer de Chine ,' les îles Paracels; Poulo-Condore, au S. du cap Saint-Jacques; Singapour, au S. de la presqu'île de Malacca; Poulo-Pinang ou île du Prince-de-Galles, au N. du détroit de Malacca; l'archipel Mergui, à l'O.; les îles Nicobar et Andaman, dans le golfe du Bengale. — C'est une région eneore peu connue, où l'on trouve : au N.^une haute terre montueuse, couverte d'épaisses forêts, et sillonnée par cinq grandes chaînes de montagnes, qui se détachent du massif du Thibet oriental, et qui encaissent quatre longues vallées parallèles, dirigées du N. au S., arrosées par l'Aracan, l'Iraouaddy, le Salouen, lé Tenasserim, le Mé-klong, le Mé-nam, le Mékong, le Dong-naï et le Song-koï. La partie méridionale est couverte de jungles ou de riches plaines d'alluvion, basses, marécageuses et fécondes. Le climat est généralement chaud, mais débilitant pour les Européens, surtout dans les forêts et les plaines marécageuses. Les typhons sévissent fréquemment dans le golfe de Tonkin et sur les côtes de la Cochinchine, principalement dans la saison sèche, d'octobre à avril. — Les richesses minérales sont assez considérables, mais encore peu exploitées ; la terre est fertile et produit beaucoup de riz, de maïs, etc. Les forêts fournissent de précieuses essences, bois de teck, de santal, de fer, d'aigle, d'ébène, etc. Les animaux sauvages sont nombreux; il y a beaucoup de porcs et de volailles. — LTndo- Chine est peuplée: 1° par des nations indo-chinoises, Annamites, Kaomen, Siamois, Laotiens, Birmans, Mons et Karens; 2° par des Chinois établis dans le roy. de Siam, dans le Cambodge et à Singapour; 3° par des Malais, dans la presqu'île de Malacca, sur les côtes et dans les îles ; 4° par des nègres océaniens, dans les montagnes de la presqu'île de Malacca. — La civilisation hindoue a pénétré à l'O.; la civilisation chinoise à l'E.; le Mé-kong est comme la limite de ces deux influences diverses. Le bouddhisme est la religion dominante; dans le Tonkin et l'Annam, les lettrés et les mandarins suivent la doctrine de Confucius; les Malais sont musulmans; il y a environ 600,000 chrétiens, dirigés par sept évêques, assistés chacun d'un coadjuteur, français ou espagnol. — LTndo-Chine se divise en 7 parties :
Indo-Chine anglaise 2,500,000 hab.
Birmanie. . 6,000,000
Boy. de Siam . . . , 6,000,000
Empire d'Annam . . . 17.000,000
Cochinchine française.. ... 1,600,000
Boy. de Cambodge 1,500,000
Les 4 roy. malais de la presqu'île de Malacca 500,000
indo-Chine anglaise. Les possessions anglaises sont situées au N.-O. de l'Indo-Chine. Elles comprennent : 1° les provinces d'Aracan, du Pégou, de Tenasserim, enlevées aux Birmans et rattachées à la présidence du Bengale. 2° les îles Andaman; 3° le gouvernement des Détroits (île du Prince-de-Galles, province de Weilesley, Malacca, l'île de Singapour). Les v. princ. sont .
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